lundi 7 juillet 2014

07 juillet 1914 - Réunion du Conseil

Réunion du Conseil en Autriche, où est exposé le soutien allemand formulé les jours précédents. La guerre est acceptée par tous à l'exception du comte Tisza, premier ministre de Hongrie. Les débats portent en particulier sur l'opportunité d'envoyer un ultimatum ou d'attaquer directement. L'idée d'un ultimatum conçu pour être inacceptable finit par l'emporter.

Extrait traduit du compte-rendu du Conseil. Cette partie correspond à l'opinion du comte Tisza, opposé à la guerre. Austrian Red Book, 1920, p.23.

dimanche 6 juillet 2014

06 juillet 1914 - Chèque en blanc

Fin des entretiens. Le chancelier allemand von Bethmann et le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Zimmermann confirment le "chèque en blanc" allemand à l'Autriche, en incitant celle-ci à déclarer la guerre. Guillaume II part comme prévu effectuer sa croisière annuelle en mer du Nord afin de ne pas éveiller de soupçon. A Londres, l'ambassadeur allemand met les britanniques au courant de la situation délicate dans les Balkans, mais ces derniers espèrent une solution pacifique.

La croisière sur le SMY Hohenzollern II, yacht officiel de l'empereur Guillaume II, en 1908. De gauche à droite : von Bülow (chancelier jusqu'en 1909), Guillaume II, von Valentini (chef du cabinet). © Archives fédérales d'Allemagne.

samedi 5 juillet 2014

05 juillet 1914 - Entretiens de Potsdam

Entretiens de Potsdam. Une lettre de l'empereur d'Autriche François-Joseph stipule la nécessité d'"éliminer la Serbie" pour éviter la désintégration de l'Empire. L'empereur allemand Guillaume II indique lui que l'Allemagne appuiera toute action Autrichienne contre la Serbie, y compris une guerre de grande ampleur, et le ministre de la guerre allemand Erich von Falkenhayn considère son pays comme prêt pour une guerre contre la Russie et la France. D'autre part, l'enquête sur l'assassinat pointe vers le major serbe Voja Tankosic, l'un des fondateurs de l'organisation La Main noire. A Paris, des suffragettes manifestent aux Tuileries.

Extrait traduit de la lettre de François-Joseph. Il y fait référence à un memorandum daté du 14 juin, donc avant l'attentat de Sarajevo, analysant clairement les risques de guerre européenne en cas d'agression de la Serbie mais recommandant tout de même cette action ; l'assassinat n'est ainsi vu que comme une confirmation tombant à point nommé. Austrian Red Book, 1920, p.13.

vendredi 4 juillet 2014

04 juillet 1914 - En finir avec la Serbie

L'empereur Guillaume II déclare qu'il faut dès à présent en finir militairement avec la Serbie. Une rencontre entre ses représentants et ceux de l'Autriche-Hongrie, mis au courant de ses intentions, est prévue le lendemain au palais de Potsdam. En Autriche, les corps de François-Ferdinand et de Sophie sont inhumés, dans l'indifférence voire l'hostilité d'une bonne partie de l'entourage impérial.

Les tombeaux du couple, dans la crypte du château d'Artstetten. "Cassius Chaerea", domaine public.

jeudi 3 juillet 2014

03 juillet 1914 - Veillée funèbre

L'attaché militaire saxon à Berlin confirme que l’État-major allemand souhaiterait le déclenchement immédiat d'une guerre. Les corps de François-Ferdinand et Sophie sont exposés à Vienne.

La veillée funéraire au palais impérial de Vienne. © Rue des Archives.

mercredi 2 juillet 2014

02 juillet 1914 - Convoi funéraire

Les avis sont partagés en Allemagne également. D'après une lettre de l'ambassadeur de Saxe à son gouvernement, les militaires souhaitent une guerre rapide pour prendre de court la Russie et la France, mais certains diplomates espèrent éviter le conflit. Ceci dit, l'ambassadeur d'Allemagne à Vienne assure le soutien de son pays à toute action ferme contre la Serbie. D'autre part, les corps de François-Ferdinand et de son épouse Sophie arrivent à Vienne.

Film : Le convoi funéraire à Trieste, entre le port où les corps ont été amenés par le cuirassier Viribus Unitis et la gare d'où ils sont partis pour Vienne.

mardi 1 juillet 2014

01 juillet 1914 - Avis divergents

Les avis sont partagés dans l'Empire sur l'attitude à tenir vis-à-vis de la Serbie. L'empereur François-Joseph attend les résultats de l'enquête, le général en chef Conrad von Hötzendorf est favorable à la guerre, et le ministre des affaires étrangères Leopold Berchtold craint les effets de la mobilisation sur la population.

Austrian Red Book, 1920, p.14.
Extrait traduit d'une lettre de István Tisza, premier ministre de la Hongrie, à François-Joseph.
Austrian Red Book, 1920, p.14.