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jeudi 7 mai 2015

07 mai 1915 - Torpillage du Lusitania

A Gallipoli, l'ANZAC ne parvient plus à avancer malgré l'arrivée de renforts. Le front se stabilise alors, les deux belligérants étant épuisés et à court de ravitaillement. Toutefois, les tranchées ne sont séparées parfois que de quelques mètres et des raids à la grenade se déroulent encore régulièrement, en plus de l'activité des tireurs de précisions des deux côtés, qui visent en priorité les officiers. Torpillage du RMS Lusitania. Ce paquebot transatlantique de la Cunard, lancé en 1906, était l'un des plus modernes et puissants de l'époque. Il avait été modifié en 1913 pour pouvoir être converti en croiseur auxiliaire armé. D'autres navires du même type, en particulier le Mauritania et l'Aquitania, furent officiellement employés dans ce rôle dès le début de la guerre, mais le Lusitania put continuer ses voyages commerciaux. A 14h25 le 7 mai, il se trouve à vitesse réduite dans la zone de guerre au Sud de l'Irlande, alors que le capitaine avait été prévenu de la présence d'un sous-marin allemand dans le secteur, et que le croiseur Juno censé l'escorter n'était pas là . De fait, il est repéré par le sous-marin U-20 qui, faute de mieux, lui envoie une torpille en bronze peu performante. D'après les témoignages de survivants et à l'étonnement des sous-mariniers, une forte détonation suit le premier impact de la torpille, initialement attribuée à l'explosion d'une chaudière. Toutefois, il est possible que le paquebot ait en réalité transporté une cargaison illégale d'explosifs, dont la nature reste controversée. Le paquebot coule alors très vite, avec environ 700 survivants sur un peu moins de 3000 personnes à bord. Bien que le paquebot soit britannique, il fut présenté comme neutre par la presse américaine, dénonçant l'attaque allemande qui avait coûté la vie à 128 américains. Bien que l'Allemagne ait par la suite restreint son activité sous-marine contre les navires neutres pour éviter plus de polémique, cet événement marqua le début de l'évolution de l'opinion publique américaine, auparavant réservée, vers un engagement dans la guerre. Le Japon présente à la Chine une liste revue des « treize demandes », avec un ultimatum ; cette fois, les Chinois acceptent, car le Japon dispose déjà de fait de la plupart des privilèges demandés. Par contre, les puissances occidentales s'inquiètent de l'intérêt porté par le Japon sur la Chine.

Vue d'artiste des morts et survivants à la surface de l'Atlantique après le torpillage du Lusitania. William Wyllie, The track of Lusitania, National Maritime Museum, Greenwich, domaine public.

dimanche 18 janvier 2015

18 janvier 1915 - Bataille de Jassin

En Afrique orientale, les Allemands déclenchent une attaque sur la ville de Jassin, située sur leur territoire mais occupée par 300 indiens depuis novembre 1914. Les Allemands ont eux prévu 2000 soldats, 23 mitrailleuses et 4 canons. Après s'être mis en position sans se faire repérer, ils attaquent à 5h, mais les indiens résistent bien malgré les nombreuses positions inoccupées. Alors que les Allemands prennent les premiers bâtiments à 9h, les Britanniques tirent une fusée de détresse à destination d'une garnison située à quelque distance, qui envoie 800 hommes en renfort. Toutefois, à 10h Jassin est encerclée, et les combats se déroulent au corps-à-corps toute la journée, quasiment selon des tactiques de guérilla, l'environnement étant urbain et les Allemands commençant à manquer de munitions. Le Japon fait parvenir à la Chine les "Vingt et une demandes", une sorte d'ultimatum visant à faire de la Chine un protectorat japonais, mais sans date butoir : les Chinois n'y répondront qu'en avril.

Deux officiers allemands en Afrique orientale, en 1907. © http://charlesmccain.com

samedi 23 août 2014

23 août 1914 - Massacre de Dinant

Les Allemands pilonnent Namur toute la journée, et l'infanterie s'avance à partir de 10h. Deux des forts se rendent, totalement écrasés, et l'infanterie belge abandonne la ville que les Allemands investissent prudemment. En Belgique, les troupes françaises se replient de Charleroi, et les Britanniques de Mons. Il s'agit du premier engagement important des Britanniques, qui parviennent tout de même à repousser des Allemands supérieurs en nombre avant de décrocher. Les Allemands franchissent la Meuse. Joffre annonce que l'offensive va reprendre, après avoir désigné ses généraux comme coupables de l'échec, mais les unités doivent d'abord se reformer. Le Zeppelin Z8 est abattu au-dessus des Vosges. Des massacres de civils ont encore lieu : on compte en particulier 674 victimes à Dinant (plus qu'à Oradour-sur-Glane en 1944), y compris femmes et enfants, et 218 à Ethe. Début de la bataille de Krasnik entre Russes et Autrichiens en Galicie. Les Russes progressent quelque peu sur les Allemands en Prusse orientale. Les Serbes pilonnent la ville de Šabac. L'ultimatum envoyé le 15 août ayant expiré, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne.

Le front Ouest le 23 août. Par rapport au 16 août, on note que si la situation n'a pas beaucoup bougé en Alsace, les Français ont largement reculé en Lorraine (dans la Trouée de Charmes), les deux armées sont au contact dans les Ardennes avec une amorce de recul français, et surtout la Belgique est presque entièrement traversée, les Allemands atteignant presque la frontière par endroits, et l'armée belge (en vert) n'existant pratiquement plus. © http://www.carto1418.fr/

dimanche 3 août 2014

03 août 1914 : France et Allemagne

A 7h, les Belges répondent par la négative à l'ultimatum allemand. L'armée allemande, qui n'a pourtant pas encore déclaré la guerre à la Belgique, y pénètre vers Aix-la-Chapelle. Le roi Albert Ier, à 11h, en réfère à la France et à la Grande-Bretagne censées garantir sa neutralité. Les anglais reçoivent la nouvelle en pleine séance du Conseil, et décident de mobiliser même s'ils ne déclarent pas immédiatement la guerre ; ils envoient un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de se retirer de Belgique. A 17h22, un avion allemand lâche 6 bombes sur Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, ne provoquant que des dégâts matériels. Peu après, l'Allemagne déclare la guerre à la France, sous le prétexte (inventé) qu'un avion français aurait bombardé Nuremberg. Les allemands prennent trois villes aux Russes, les Serbes et les Autrichiens continuent à s'affronter. Les anglais coupent les câbles de transmission sous-marins allemands, même si ceux-ci peuvent tout de même utiliser la TSF à longue portée.

Une des bombes lâchées sur Lunéville, qui n'a pas explosé. ©Le Mensonge du 3 Août 1914, 1917 ; cité par http://jmpicquart.pagesperso-orange.fr/

samedi 2 août 2014

02 août 1914 - Affiches

Le tsar déclare formellement la guerre à l'Allemagne, tandis que quelques escarmouches continuent entre les infanteries ainsi que des croiseurs des deux pays. Les troupes allemandes occupent le Luxembourg, et des patrouilles passent en quelques points la frontière française. Le gouvernement français proclame l'état de siège tandis que les dernières revendications pacifistes s'envolent, comme en Grande-Bretagne. La France coupe les lignes de chemin de fer en provenance d'Allemagne et de Belgique. Le Conseil britannique compte entrer en guerre si la Belgique est envahie. En attendant, il assure à la France que la flotte britannique protègera ses côtes dans tous les cas, et établit la censure militaire sur sa presse. A 20h, l'Allemagne envoie un ultimatum à la Belgique lui demandant la possibilité de traverser son territoire. Albert Ier, roi des Belges, réunit le Conseil avec l'intention de refuser. Des troupes sont mobilisées en Italie et au Canada. Signature d'un traité d'alliance secret germano-ottoman dirigé contre la Russie.

A Paris, la population prend connaissance des affiches de mobilisation. L'une d'elles à gauche annonce la réquisition des chevaux. Agence Rol, domaine public.

vendredi 1 août 2014

01 août 1914 - Allemagne et Russie

L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, en lui présentant accidentellement les deux versions du document prévues à l'avance (celle pour le cas où la Russie n'aurait pas répondu à l'ultimatum, ce qui est le cas, et celle comme quoi la réponse aurait été inacceptable) et mobilise. Il est cependant question un moment d'annuler l'invasion à l'Ouest pour se concentrer sur la Russie, alors même que certains éléments de l'armée se sont déjà mis en marche. Toutefois, à 19h, les premières troupes allemandes entrent au Luxembourg. Escarmouches entre patrouilles allemandes et russes en Prusse orientale. L'ordre de mobilisation générale est lancé en France, après une réponse évasive à l'ultimatum allemand. On prépare les affiches pour le lendemain, quelques-unes commencent à être placardées dans la soirée. La marine japonaise se prépare à la guerre, alors que le Canada prévoit de proposer des troupes à la Grande-Bretagne.

L'ordre de mobilisation générale allemand, signé par Guillaume II et Bethmann-Hollweg. © Bildarchiv Preußischer Kulturbesitz.

jeudi 31 juillet 2014

31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès

Les Russes font sauter les ponts de chemin de fer en provenance d'Autriche, tandis que les Serbes résistent tant bien que mal. A 13h, l'Allemagne proclame la loi martiale, et envoie deux ultimatums, en demandant à la Russie de stopper sa mobilisation sous 24h, et à la France de rester neutre en cédant temporairement à l'Allemagne les forts de Toul et Verdun. Les Français comptent bien refuser et prévoient de mobiliser le lendemain. Les Anglais demandent si la neutralité belge sera respectée : les Français acquiescent, les Allemands ne répondent pas. La Belgique et les Pays-Bas mobilisent, l'Italie décide de rester neutre. Panique financière à la bourse de Londres.

Plaque commémorative de l'assassinat de Jean Jaurès, au café Le Croissant dans le IIe arrondissement de Paris. Le meurtrier est Raoul Villain, un étudiant de l’École du Louvre proche de l'Action française et relativement déséquilibré mentalement, qui l’a abattu au revolver à la terrasse sans motif très clair. Il sera très largement acquitté en 1919 compte tenu du patriotisme ambiant, et la veuve Jaurès condamnée aux dépens. A partir de ce moment, une bonne part des pacifistes français se rallient à l'"Union sacrée" pour la guerre. ©Rémi Jouan, domaine public.

vendredi 25 juillet 2014

25 juillet 1914 - Réponse

Le conseil serbe se réunit en urgence et transmet sa réponse à l'ultimatum à 17h58. A la surprise générale, tous les points sont acceptés sauf celui portant sur la participation de fonctionnaires autrichiens à l'enquête ; et encore, il ne s'agit pas d'un refus net mais de la volonté d'en référer à un tribunal international qui statuera. L'Autriche considère tout de même qu'il s'agit d'un refus, et son ambassadeur signifie à la Serbie la rupture des relations diplomatiques avant de quitter le pays à 18h30. Tandis que Grey, de Londres, continue à proposer sa médiation en se détachant quelque peu de l'Entente, la plupart des puissances commencent les préparatifs de guerre. L'Autriche mobilise 8 corps d'armée en vue d'attaquer le 28, de même que la Serbie pour se défendre dès 15h, la Russie confirme son amorce de mobilisation pour 13 corps, et la France rappelle ses soldats en permission et ordonne aux troupes marocaines de rejoindre la métropole. Viviani, alors à Stockholm et que la France presse de rentrer, déclare qu'il suivra certainement la Russie dans la guerre. A Lyon, Jaurès prononce son avant-dernier discours, juste après avoir appris les nouvelles des Balkans ; il appelle à la grève générale dans toute l'Europe pour stopper la guerre.

La réponse - en français à l'origine - du gouvernement serbe sur les points litigieux. Il est reprécisé à la fin du document que la Serbie s'en remet au tribunal de La Haye si l'Autriche n'est pas satisfaite de la réponse. Austrian Red Book, 1920, p.43.

mercredi 23 juillet 2014

23 juillet 1914 - L'ultimatum

La délégation française quitte la Russie pour rentrer en France via la Scandinavie ; le contenu de leurs échanges avec le tsar est mal connu, si ce n'est qu'ils semblent partager le même point de vue sur la situation actuelle. A 18h, comme prévu, l'ambassadeur autrichien à Belgrade, Giesl von Gieslingen, remet l'ultimatum au gouvernement serbe avec un délais de réponse de 48 heures ; l'armée autrichienne commence déjà à se préparer. Les serbes s'empressent d'aller demander de l'aide aux russes, qui, pris de court puisque l'Autriche leur avait affirmé ne rien préparer, leur répondent d'accepter tout l'ultimatum pour ne pas déclencher de guerre.
Traduction de l'ultimatum autrichien. Pages d'histoire 1914 - Le guet-apens, 23-24-25 juillet, 1914, p.13-16.

mardi 22 juillet 2014

22 juillet 1914 - Procès

L'Autriche demande à ce que l'ambassadeur allemand à Belgrade présente à la Serbie l'ultimatum puis la déclaration de guerre, mais l'Allemagne refuse pour ne pas paraître trop impliquée. Le chef d'Etat-Major autrichien Conrad rentre en avance de ses vacances dans le Tyrol, ce qui éveille des soupçons à Vienne.

La une de l'Humanité. A droite, défrayant la chronique en ce moment, le procès Henriette Caillaux, qui avait assassiné le 16 mars Gaston Calmette, directeur du Figaro. A gauche, le décès de Mme de Castella, testant un parachute mis au point par son mari et qui, cette fois, ne s'est pas ouvert. L'Humanité, 22 juillet 1914, Gallica.

lundi 21 juillet 2014

21 juillet 1914 - Football

Le gouvernement allemand indique aux ambassadeurs français et russe à Berlin qu'il n'a aucune idée de la politique autrichienne à l'égard de la Serbie. En interne, le ministre des affaires étrangères Zimmermann doute que l'Autriche ose prendre les mesures de guerre qu'il espère. De fait, le texte de l'ultimatum n'est envoyé à Berlin qu'en fin de journée, après que François-Joseph l'ait approuvé lors d'une conférence à Bad Ischl. Sazonov, le ministre russe des Affaires étrangères, indique qu'il tentera de faire en sorte que la Serbie se montre raisonnable, mais qu'il ne doit pas être question d'ultimatum.

Premier match officiel de l'équipe de football brésilienne (en blanc), qui bat les anglais d'Exeter City 2-0 à Rio de Janeiro. Daily Mirror, domaine public.

samedi 19 juillet 2014

19 juillet 1914 - "Localisation"

Le Conseil autrichien approuve la version finale de l'ultimatum, et confirme la date du 23 pour son envoi à la demande des allemands. Ainsi, les français sur le chemin du retour de la Russie ne pourront pas s'entretenir facilement et rapidement avec le tsar lorsqu'ils l'apprendront. Le ministre des affaires étrangères allemand, von Jagow, cherche un moyen d'assurer l'avantage aux empire centraux : puisque l'effet de surprise a été perdu le temps que les autrichiens rédigent le texte, il publie une note dans le Norddeutsche Allgemeine Zeitung, un journal officieux, comme quoi un conflit entre l'Autriche et la Serbie devrait rester localisé et ne pas s'étendre à d'autres puissances ; il réalisera un peu tard que cela suppose qu'il ait connaissance des plans autrichiens puisque la guerre n'a jamais été officiellement envisagée à ce jour.

Extrait traduit du compte-rendu du conseil, fixant les modalités de remise de l'ultimatum, appelé la "note". Austrian Red Book, 1920, p.54.

jeudi 17 juillet 2014

17 juillet 1914 - L'Allemagne est prête

Berchtold confie à l'ambassadeur allemand qu'il craint que l'ultimatum ne soit rejeté et qu'il veut prendre le temps de bien le formuler en conséquence. Le ministre des affaires étrangères allemand, von Jagow, reçoit un rapport comme quoi l'armée est prête et peut entamer une guerre à tout moment.

En cas de mobilisation en vue d'une guerre, les socialistes de Jaurès prévoient de lancer une grève générale, ce qui n'est pas du goût de tous, comme ici dans un journal conservateur. L'Echo de Paris, 17 juillet 1914, p.2.

lundi 14 juillet 2014

14 juillet 1914 - Fête nationale

Réunion du Conseil autrichien. Par peur que l'Allemagne ne rompe son alliance avec l'Autriche, le premier ministre hongrois Tisza finit par accepter la guerre. L'Allemagne est mise au courant de l'avancée de la rédaction de l'ultimatum, dont l'acceptation est "pratiquement exclue". Le général en chef allemand von Moltke considère que l'armée allemande, mieux entraînée et équipée, pourra battre à la fois la Russie et la France en 1914. Compte tenu du sommet franco-russe et sur l'avis du général en chef autrichien Conrad, il est convenu que l'ultimatum sera envoyé le 23 juillet et expirera le 25.

Défilé du 14 juillet en France, sur l'hippodrome de Longchamp. Domaine public.

jeudi 10 juillet 2014

10 juillet 1914 - "Et ils ont le temps pour ça !"

Berchtold, ministre autrichien des Affaires étrangères, amorce la rédaction de l'ultimatum. Il en prévient l'ambassadeur allemand à Vienne, lequel fait remonter l'information jusqu'à Guillaume II. Celui-ci, d'après une note manuscrite en marge du télégramme, ne voit pas l'intérêt de perdre du temps à monter un simulacre de diplomatie.

Extrait de l'Humanité. Il est question du vote d'un budget à la Chambre pour doter l'armée d'un uniforme moins voyant, le futur "bleu horizon". Jean Jaurès, s'il n'y est pas opposé, souligne l'impact négatif d'une telle mesure sur les finances du pays. L'Humanité, 10 juillet 1914, p.2.

mercredi 9 juillet 2014

09 juillet 1914 - Record

Le ministre des Affaires étrangères autrichien Berchtold indique à l'empereur qu'il va mettre au point un ultimatum envers la Serbie conçu pour être rejeté. Les anglais, toujours en liaison avec l'ambassadeur allemand à Londres, ne sont pas pessimistes sur la situation. Un pilote allemand, Otto Linnekogel, établit un record d'altitude en avion à plus de 6000m ; français et allemands se livrent une course soutenue dans ce domaine.

Parade de la division wurtembourgeoise devant le Kronprinz (prince héritier allemand), le 9 juillet 1914. Carte postale, domaine public.

lundi 7 juillet 2014

07 juillet 1914 - Réunion du Conseil

Réunion du Conseil en Autriche, où est exposé le soutien allemand formulé les jours précédents. La guerre est acceptée par tous à l'exception du comte Tisza, premier ministre de Hongrie. Les débats portent en particulier sur l'opportunité d'envoyer un ultimatum ou d'attaquer directement. L'idée d'un ultimatum conçu pour être inacceptable finit par l'emporter.

Extrait traduit du compte-rendu du Conseil. Cette partie correspond à l'opinion du comte Tisza, opposé à la guerre. Austrian Red Book, 1920, p.23.