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lundi 25 mai 2015

25 mai 1915 - Traités chinois

En Artois, une nouvelle tentative de lancer une attaque à grande échelle échoue : les Allemands ont amené des renforts, il n'y a plus d'effet de surprise, et le temps a manqué pour l'organisation. Fin de la bataille d'Ypres, après l'échec de la dernière poussée allemande de la veille. Les Allemands ont perdu 35000 hommes pour progresser de 5 km. Les pertes alliées s'élèvent à presque 80000 hommes, en grande majorité britanniques. Dans les Dardanelles, après le Goliath, c'est au tour du HMS Triumph d'être coulé par le sous-marin allemand U-21. Traité entre la Chine et la Japon : ce dernier domine divers territoires dont la Mandchourie et la Mongolie-Intérieure, alors que la Chine recevra Jaiozhou à la fin de la guerre. De plus la Chine signe un traité avec la Russie et la Mongolie, par lequel la Mongolie conserve son autonomie et son administration théocratique et féodale, mais renonce à son unification.

Vue d'artiste du torpillage du transport ottoman Stamboul dans le détroit du Bosphore par le sous-marin britannique E11. Illustrated London News ; domaine public.

mardi 12 mai 2015

12 mai 1915 - Loi martiale

En Artois, malgré les projets du général Pétain, les unités alliées sont trop épuisées pour relancer la moindre attaque d'importance, avec parfois moins de la moitié des hommes encore présents. En Afrique occidentale allemande, le commandant sud-africain déclare la loi martiale et divise son armée en quatre colonnes qui séparent ce qui reste du contingent allemand dans le Nord du pays.

Une délégation russe visite l'hôpital d'évacuation de Cuperly, dans la Marne, le 12 mai. Archives municipales de Toulouse, 49Fi1874/37, domaine public.

mercredi 11 mars 2015

11 mars 1915 - Projets pour Constantinople

A Neuve-Chapelle, les Allemands se sont renforcés, et les Britanniques ne font rien pour exploiter la brèche, préférant essayer d'attaquer à nouveau, et sans plus de résultat, là où les assauts de la veille avaient déjà échoué. Les Britanniques et Français donnent leur accord à une future annexion de Constantinople par la Russie.

Un groupe de poilus pose à Vrély, dans la Somme, le 11 mars. © http://www.delcampe.net

lundi 2 mars 2015

02 mars 1915 - Représailles

Combats importants sur le Niemen, les Russes tentent de reprendre l'offensive. La France et la Grande-Bretagne envoient une note à l'Allemagne l'informant de représailles face au blocus sous-marin ; les pays neutres protestent.

Vue d'artiste d'une tranchée russe parue dans un journal français. "L'Excelsior", 5 mars 1915, p.1 ; domaine public.

mardi 15 juillet 2014

15 juillet 1914 - Mexico

Départ de Paris du président Poincaré et de Viviani, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères. Ils vont prendre le bateau pour la Russie, où une rencontre aura lieu avec le tsar Nicolas II, et seront de retour le 29 juillet.

Fac-simile du discours de renonciation à la présidence du général Victoriano Huerta. Le 15 juillet, dans le cadre de la révolution mexicaine menée entre autres par Pancho Villa et Emiliano Zapata, celui-ci se voit contraint d'abandonner sa dictature et Mexico face à l'avancée militaire des constitutionnalistes. El Liberal, 25 août 1914, photo http://tlamatqui.blogspot.fr

samedi 12 juillet 2014

12 juillet 1914 - Etat des lieux

Szögyény, ambassadeur austro-hongrois à Berlin, dresse un état des lieux assez complet de la perception allemande de la situation : d'une part ni la Russie ni la France ne seraient prêtes pour une guerre, et la Grande-Bretagne craindrait tellement la guerre qu'elle ne devrait pas s'impliquer. Berchtold présente le premier jet de l'ultimatum, qui ne devrait pas être envoyé avant la fin du mois, un sommet franco-russe se tenant auparavant. L'Italie, premier pays à utiliser l'aviation dans une guerre contre la Turquie en 1911, se dote d'un "bataillon d'aviation".

Extrait traduit de la lettre de Szögyény à Berchtold. Austrian Red Book, 1920, p.42.

samedi 5 juillet 2014

05 juillet 1914 - Entretiens de Potsdam

Entretiens de Potsdam. Une lettre de l'empereur d'Autriche François-Joseph stipule la nécessité d'"éliminer la Serbie" pour éviter la désintégration de l'Empire. L'empereur allemand Guillaume II indique lui que l'Allemagne appuiera toute action Autrichienne contre la Serbie, y compris une guerre de grande ampleur, et le ministre de la guerre allemand Erich von Falkenhayn considère son pays comme prêt pour une guerre contre la Russie et la France. D'autre part, l'enquête sur l'assassinat pointe vers le major serbe Voja Tankosic, l'un des fondateurs de l'organisation La Main noire. A Paris, des suffragettes manifestent aux Tuileries.

Extrait traduit de la lettre de François-Joseph. Il y fait référence à un memorandum daté du 14 juin, donc avant l'attentat de Sarajevo, analysant clairement les risques de guerre européenne en cas d'agression de la Serbie mais recommandant tout de même cette action ; l'assassinat n'est ainsi vu que comme une confirmation tombant à point nommé. Austrian Red Book, 1920, p.13.