Les ottomans
contre-attaquent sur le Haut-Euphrate, et enfoncent un corps d'armée
russe. L'Italie publie l'ordre de mobilisation.
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vendredi 22 mai 2015
jeudi 27 novembre 2014
27 novembre 1914 - Mobilisation intempestive
Malgré certaines contre-attaques victorieuses, les Serbes ne peuvent
défendre un front devenu trop étendu, et leur commandement décide
d'abandonner Belgrade. Alors que Reims est à nouveau bombardé, le
président américain Wilson condamne les bombardements de villes non
fortifiées.
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| Une méprise qui a fait le tour de la France à cette époque. Un ordre de mobilisation générale est arrivé dans le canton d'Arracourt, en Meurthe-et-Moselle (à la frontière franco-allemande), le 27 novembre 1912 (d'où la date modifiée sur la carte postale, qui devrait bien être 1912 et non 1914). Le canton s'est très efficacement mobilisé avant que l'on ne s'aperçoive qu'il s'agissait d'une erreur, et que l'ordre de mobilisation générale avait été envoyé à la place d'un ordre de mobilisation partielle pour des manœuvres d'entraînement. © http://www.cartespostalesdelorraine.com |
dimanche 3 août 2014
03 août 1914 : France et Allemagne
A 7h, les Belges répondent par la négative à l'ultimatum allemand.
L'armée allemande, qui n'a pourtant pas encore déclaré la guerre à la
Belgique, y pénètre vers Aix-la-Chapelle. Le roi Albert Ier, à 11h, en
réfère à la France et à la Grande-Bretagne censées garantir sa
neutralité. Les anglais reçoivent la nouvelle en pleine séance du
Conseil, et décident de mobiliser même s'ils ne déclarent pas
immédiatement la guerre ; ils envoient un ultimatum à l'Allemagne lui
demandant de se retirer de Belgique. A 17h22, un avion allemand lâche 6
bombes sur Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, ne provoquant que des
dégâts matériels. Peu après, l'Allemagne déclare la guerre à la France,
sous le prétexte (inventé) qu'un avion français aurait bombardé
Nuremberg. Les allemands prennent trois villes aux Russes, les Serbes et
les Autrichiens continuent à s'affronter. Les anglais coupent les
câbles de transmission sous-marins allemands, même si ceux-ci peuvent
tout de même utiliser la TSF à longue portée.
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| Une des bombes lâchées sur Lunéville, qui n'a pas explosé. ©Le Mensonge du 3 Août 1914, 1917 ; cité par http://jmpicquart.pagesperso-orange.fr/ |
vendredi 1 août 2014
01 août 1914 - Allemagne et Russie
L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, en lui présentant
accidentellement les deux versions du document prévues à l'avance (celle
pour le cas où la Russie n'aurait pas répondu à l'ultimatum, ce qui est
le cas, et celle comme quoi la réponse aurait été inacceptable) et
mobilise. Il est cependant question un moment d'annuler l'invasion à
l'Ouest pour se concentrer sur la Russie, alors même que certains
éléments de l'armée se sont déjà mis en marche. Toutefois,
à 19h, les premières troupes allemandes entrent au Luxembourg.
Escarmouches entre patrouilles allemandes et russes en Prusse orientale.
L'ordre de mobilisation générale est lancé en France, après une réponse
évasive à l'ultimatum allemand. On prépare les affiches pour le
lendemain, quelques-unes commencent à être placardées dans la soirée. La
marine japonaise se prépare à la guerre, alors que le Canada prévoit de
proposer des troupes à la Grande-Bretagne.
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| L'ordre de mobilisation générale allemand, signé par Guillaume II et Bethmann-Hollweg. © Bildarchiv Preußischer Kulturbesitz. |
jeudi 31 juillet 2014
31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès
Les Russes font sauter les ponts de chemin de fer en
provenance d'Autriche, tandis que les Serbes résistent tant bien que
mal. A 13h, l'Allemagne proclame la loi martiale, et envoie deux
ultimatums, en demandant à la Russie de stopper sa mobilisation sous
24h, et à la France de rester neutre en cédant temporairement à
l'Allemagne les forts de Toul et Verdun. Les Français comptent bien
refuser et prévoient de mobiliser le lendemain. Les Anglais demandent si
la neutralité belge sera respectée :
les Français acquiescent, les Allemands ne répondent pas. La Belgique et
les Pays-Bas mobilisent, l'Italie décide de
rester neutre. Panique financière à la bourse de Londres.
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mercredi 30 juillet 2014
30 juillet 1914 - Plan Schlieffen
Von Bethmann poursuit ses efforts pour essayer de faire accepter la voie
diplomatique, mais la Russie ordonne la mobilisation générale à 16h.
Cette action, perçue comme une provocation par Berlin, permet au chef
d’État-major von Moltke de convaincre les autrichiens de faire de même
et ainsi faire échouer toute tentative de conciliation. En conséquence,
l'Autriche ordonne la mobilisation générale dans la nuit, pour les
hommes jusqu'à 50 ans. A partir de cet instant,
les allemand s'en tiennent au plan Schlieffen, qui implique de prendre
les Russes de vitesse dans une guerre rapide. Les Belges approvisionnent
leurs forts tandis que les Pays-Bas se déclarent neutres. L'armée
française, sans connaître les mobilisations générales de la Russie et de
l'Autriche, se positionne à 10 km de la frontière allemande et se tient
prête.
samedi 26 juillet 2014
26 juillet 1914 - Howth gun-running
En Grande-Bretagne, le ministre des Affaires étrangères Grey tente
toujours d'organiser une médiation, sans trop de succès, d'autant que
les allemands font en sorte que les russes traitent plutôt le problème
directement avec l'Autriche. L'Allemagne essaie d'autre part de garder
le conflit localisé tout en faisant croire qu'elle n'est pour rien dans
l'affaire, ce qui fonctionne de moins en moins. La Serbie se prépare
fébrilement, tandis que l'Autriche masse des
troupes à la frontière russe et rappelle au pays ses ressortissants
habitant aux États-Unis. La Russie se prépare également pour la
mobilisation générale, en espérant ainsi impressionner les Empires
centraux. Les marines anglaise, française et italienne se mettent en
condition. La Belgique, neutre, renforce tout de même son armée.
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| Les nationalistes Molly Childers et Mary Spring Rice à bord de l'Asgard pendant le "Howth gun-running", opération visant à approvisionner avec un millier de fusils Mauser en provenance d'Allemagne les insurgés irlandais, dans le cadre de la révolution qui dure depuis 1912. ©http://www.easter1916.ie/ |
vendredi 25 juillet 2014
25 juillet 1914 - Réponse
Le conseil serbe se réunit en urgence et transmet sa réponse à
l'ultimatum à 17h58. A la surprise générale, tous les points sont
acceptés sauf celui portant sur la participation de fonctionnaires
autrichiens à l'enquête ; et encore, il ne s'agit pas d'un refus net
mais de la volonté d'en référer à un tribunal international qui
statuera. L'Autriche considère tout de même qu'il s'agit d'un refus, et
son ambassadeur signifie à la Serbie la rupture des relations
diplomatiques avant de quitter le pays à 18h30. Tandis que Grey, de
Londres, continue à proposer sa médiation en se détachant quelque peu de
l'Entente, la plupart des puissances commencent les préparatifs de
guerre. L'Autriche mobilise 8 corps d'armée en vue d'attaquer le 28, de
même que la Serbie pour se défendre dès 15h, la Russie confirme son
amorce de mobilisation pour 13 corps, et la France rappelle ses soldats
en permission et ordonne aux troupes marocaines de rejoindre la
métropole. Viviani, alors à Stockholm et que la France presse de
rentrer, déclare qu'il suivra certainement la Russie dans la guerre. A
Lyon, Jaurès prononce son avant-dernier discours, juste après avoir
appris les nouvelles des Balkans ; il appelle à la grève générale dans
toute l'Europe pour stopper la guerre.
jeudi 24 juillet 2014
24 juillet 1914 - Réactions
Les différents pays européens, découvrant l'ultimatum le matin, se
montrent choqués,se rendant bien compte de la volonté martiale qui le
sous-tend et de l'impossibilité pour la Serbie d'y satisfaire. La
Grande-Bretagne et l'Italie proposent leur aide pour régler le différent
pacifiquement, l'Allemagne attendra que le délais de l'ultimatum soit
écoulé, et qu'il soit donc trop tard, pour y répondre. Zimmermann,
ministre des Affaires étrangères allemand, envoie
une note aux ambassadeurs allemands dans les différents pays leur
demandant d'éviter l'entrée en guerre des grandes puissances. La Serbie
commence à mobiliser, la Grande-Bretagne garde sa flotte prête. La
Russie mobilise 13 corps d'armée même si les différents ministres
admettent que l'armée n'est pas prête, comme l'a montré la guerre
russo-japonaise, et qu'elle doit déjà s'occuper de mouvements
révolutionnaires à Saint-Pétersbourg.
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| La situation vue depuis Salem, en Oregon. The Daily Capital Journal, 24 juillet 1914, p.1. |
mardi 1 juillet 2014
01 juillet 1914 - Avis divergents
Les avis sont partagés dans l'Empire sur
l'attitude à tenir vis-à-vis de la Serbie. L'empereur François-Joseph
attend les résultats de l'enquête, le général en chef Conrad von
Hötzendorf est favorable à la guerre, et le ministre des affaires étrangères Leopold Berchtold craint les effets de la mobilisation sur la population.
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| Extrait traduit d'une lettre de István Tisza, premier ministre de la Hongrie, à François-Joseph. Austrian Red Book, 1920, p.14. |
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