Joffre met fin à l'offensive en Champagne. Il impute son échec à un
manque d'artillerie et d'infanterie, bien que des échelons inférieurs de
la hiérarchie parviennent des rapports soulignant l'inutilité des
grandes attaques de ce type. Les pertes sont difficiles à évaluer, mais
on peut les estimer à environ 10000 français pour 50000 allemands Une
armée ottomane traverse le Sinaï en vue d'une attaque sur le canal de
Suez. Celle-ci comprend 25000 hommes, les Britanniques
en alignant à peu près autant le long du canal. Il n'y a que trois
routes pour atteindre le canal depuis l'Est : deux côtières, qui
laisseraient les soldats sous le feu des navires britanniques, et la
dernière qu'ils sont de fait contraints d'emprunter, avec peu de points
d'eau, en plein désert. Le soldat Mardochée Louis Lévy est fusillé à
Maizy, dans l'Aisne.
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jeudi 15 janvier 2015
samedi 10 janvier 2015
10 janvier 1915 - Rationnement
A Crouy, les Français prennent deux lignes allemandes, et s'enfoncent
même plus loin par endroit. Ils se retrouvent cernés et, faute de
retraiter, se font massacrer sur place. En Allemagne, von Moltke remet à
l'Empereur un rapport sur la situation économique du pays, très
préoccupante. Des mesures de rationnement drastiques sont lancées en
conséquence. Des mouvement ottomans sont observés sur le canal de Suez.
16 avions allemands tentent d'aller bombarder l'Angleterre, mais ils se
perdent dans le brouillard et larguent finalement leurs bombes sur
Dunkerque.
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| Les soldats du 11e bataillon d'infanterie australien posent sur la Grande Pyramide de Gizey le 10 janvier 1915. Australian War Memorial, domaine public. |
lundi 27 octobre 2014
27 octobre 1914 - De Kindermord
Dans le secteur de l'Yser, l'eau commence à monter, mais le débit des
vannes ouvertes reste limité. Les allemands, sous l'oeil de Guillaume II
venu personnellement assister aux opérations, relancent la bataille
d'Ypres en engageant neuf nouvelles divisions d'un coup. Celles-ci sont
composées en grande partie d'unités de réserve encore en cours de
formation, composées en majorité de très jeunes gens (17 ans pour les
plus jeunes) totalement inexpérimentés et attaquant à découvert. Le
massacre qui en résulte a été appelé "De Kindermord" ("le massacre des
innocents"). Premier numéro de La Gazette des Ardennes, journal sous
contrôle allemand diffusé dans les régions françaises occupées.
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| Éditorial du premier numéro de la Gazette des Ardennes. © http://raymond57ri.canalblog.com |
dimanche 14 septembre 2014
14 septembre 1914 - Paquebot contre paquebot
Les Français tentent d'attaquer les positions allemandes, notamment dans
l'Aisne, mais ceux-ci sont bien retranchés et ne reculent globalement
plus. Les Allemands évacuent Reims, mais la bombardent, notamment la
cathédrale. Suite à l'échec de l'offensive sur la Marne, et à son état
d'épuisement personnel, l'empereur Guillaume II remplace von Moltke par
von Falkenhayn à la tête des armées allemandes. Dans l'Atlantique Sud,
le navire britannique Carmania coule
l'allemand Cap Trafalgar ; les deux sont d'anciens paquebots
commerciaux, armés pour être convertis en croiseurs auxiliaires. Les
Australiens, qui n'avaient pour l'instant pris qu'une île mineure de
Nouvelle-Guinée allemande, débarquent sur l'île principale, et
commencent à assiéger Toma, près de Rabaul avec 200 hommes, 1 canon et 1
croiseur en couverture, sans prendre de risques. L'amiral Graf von Spee
arrive en vue des Samoa allemandes, occupées par les néo-zélandais peu
entraînés et mal équipés, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau ;
il pourrait aisément reprendre la colonie, mais réalise que les Alliés
reviendraient dès son départ, et repart sans perdre plus de temps.
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jeudi 4 septembre 2014
04 septembre 1914 - Bataille du Grand Couronné
Les défenses de Maubeuge sont à bout de force. Les Belges ouvrent les
digues autour d'Anvers pour ralentir l'avance allemande. L'armée
allemande occupe Reims. Toutefois, dans son mouvement tournant, elle ne
peut pas protéger son flanc droit, les troupes chargées de le faire
ayant été retenues trop longtemps en Belgique, face à Anvers notamment.
Le général Gallieni, commandant de Paris, y voit une opportunité et
donne l'ordre à la VIe armée, devant initialement
défendre Paris, de se porter en avant et d'attaquer un point faible
dans le flanc allemand sur l'Ourcq. Début de la bataille du Grand
Couronné à Nancy. Il s'agit d'une ligne de défense qui empêche les
allemands d'encercler Nancy par le Sud. La prise de la ville est
importante surtout pour le prestige de l'armée allemande, à tel point
que l'empereur Guillaume II vient en personne assister aux opérations.
Les Allemands lancent une violente attaque qui oblige les défenseurs à
se replier, mais ceux-ci tiennent bon voire parviennent à
contre-attaquer.
vendredi 1 août 2014
01 août 1914 - Allemagne et Russie
L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, en lui présentant
accidentellement les deux versions du document prévues à l'avance (celle
pour le cas où la Russie n'aurait pas répondu à l'ultimatum, ce qui est
le cas, et celle comme quoi la réponse aurait été inacceptable) et
mobilise. Il est cependant question un moment d'annuler l'invasion à
l'Ouest pour se concentrer sur la Russie, alors même que certains
éléments de l'armée se sont déjà mis en marche. Toutefois,
à 19h, les premières troupes allemandes entrent au Luxembourg.
Escarmouches entre patrouilles allemandes et russes en Prusse orientale.
L'ordre de mobilisation générale est lancé en France, après une réponse
évasive à l'ultimatum allemand. On prépare les affiches pour le
lendemain, quelques-unes commencent à être placardées dans la soirée. La
marine japonaise se prépare à la guerre, alors que le Canada prévoit de
proposer des troupes à la Grande-Bretagne.
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| L'ordre de mobilisation générale allemand, signé par Guillaume II et Bethmann-Hollweg. © Bildarchiv Preußischer Kulturbesitz. |
mardi 29 juillet 2014
29 juillet 1914 - Monitor
L'Autriche bombarde Belgrade via l'artillerie de sa flottille du Danube.
Les serbes font sauter des ponts, empêchant l'infanterie autrichienne
de passer le fleuve. Le chancelier allemand Bethmann-Hollweg essaie de
conserver la neutralité anglaise, mais ceux-ci répondent que ce ne sera
pas possible en cas de guerre. Cependant, Grey propose la même
possibilité d'arrêt à Belgrade qu'avait exprimé Guillaume II
précédemment. Bethmann essaie donc de la transmettre
à l'Autriche mais se voit débouté. Pendant ce temps, Guillaume II
envoie une proposition de négociation à la Russie, sans que l'on sache
si elle est vraiment sérieuse. Le chef d’État-major Moltke demande la
mobilisation générale en Allemagne. Les anglais mettent leur flotte en
alerte, ainsi que celle d'Extrême-Orient, tout comme les allemands. Le
tsar donne l'ordre de mobilisation générale en Russie avant de revenir
dessus le soir même. Poincaré et Viviani reviennent enfin en France.
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| Les cuirassés monitor SMS Temes, Bodrog et Szamos en route pour aller bombarder Belgrade. Vue d'artiste, le Temes étant arrivé avant les deux autres. ©http://www.cityofart.net/bship/sms_donau.html |
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lundi 28 juillet 2014
28 juillet 1914 - Déclaration de guerre
Comme prévu, l'Autriche déclare la guerre à la Serbie à 11h, marquant
ainsi le début "officiel" de la première guerre mondiale. L'Angleterre
réitère encore ses offres de médiation, cette fois-ci directement de la
part du roi George V, mais ne crois plus vraiment en la possibilité
d'éviter une guerre mondiale. L'empereur Guillaume II, impressionné que
les serbes aient accepté quasiment tout l'ultimatum, propose à
l'Autriche de s'arrêter et d'organiser une médiation
dès que Belgrade sera prise. Chacun évalue ses alliés potentiels ou sa
neutralité. La Russie continue sur sa lancée, en prévision d'une
mobilisation totale, pendant que l'armée française s'annonce
opérationnelle et que les éléments d'active s'acheminent aux frontières.
La flotte anglaise rejoint sa base de guerre à Scapa Flow. Les
socialistes français et allemands manifestent toujours contre la guerre.
En France, fin du procès Caillaux, Henriette Caillaux est acquittée.
| La déclaration de guerre, toujours en français, publiée le jour même dans un journal autrichien. Wiener Zeitung, 28 juillet 1914. |
dimanche 27 juillet 2014
27 juillet 1914 - Réunion
A Londres, Grey propose encore une fois une rencontre entre les
différentes puissances. Les représentants anglais, français, italiens et
russes répondent présents, mais pas les allemands. Suite à ces
défilements successifs, Grey confirme à l'Allemagne que si son pays
venait à s'engager dans la guerre, ce qui n'est pas encore décidé, ce
serait du côté de l'Entente ; dans le même temps la France réaffirme son
soutien militaire total à la Russie. Le président français Poincaré
annule ses visites en Scandinavie pour rentrer en France, tandis que des
manifestations contre la guerre se déroulent à Paris. Les allemands
rappellent des réservistes, alors que l'empereur Guillaume II vient de
rentrer de croisière.
| La police contient les manifestants à Paris, boulevard Poissonnière. Photographie de presse, agence Rol. |
vendredi 11 juillet 2014
11 juillet 1914 - Anniversaire
Alors que les discussions continuent en Autriche pour s'assurer de la
conduite de la guerre, le ministère allemand des affaires étrangères
envoie un télégramme au roi Pierre Ier de Serbie pour lui souhaiter son
anniversaire. Cette action a été demandée par Guillaume II lui-même pour
ne pas éveiller de soupçon. Le roi Victor-Emmanuel III charge Luigi
Cadorna de réorganiser la médiocre armée italienne.
![]() |
| Le roi Pierre Ier de Serbie en 1914. Rotary Photographic Series No. 7119 A, domaine public. |
jeudi 10 juillet 2014
10 juillet 1914 - "Et ils ont le temps pour ça !"
Berchtold, ministre autrichien des Affaires étrangères, amorce la
rédaction de l'ultimatum. Il en prévient l'ambassadeur allemand à
Vienne, lequel fait remonter l'information jusqu'à Guillaume II.
Celui-ci, d'après une note manuscrite en marge du télégramme, ne voit
pas l'intérêt de perdre du temps à monter un simulacre de diplomatie.
dimanche 6 juillet 2014
06 juillet 1914 - Chèque en blanc
Fin des entretiens. Le chancelier allemand von
Bethmann et le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Zimmermann
confirment le "chèque en blanc" allemand à l'Autriche, en incitant
celle-ci à déclarer la guerre. Guillaume
II part comme prévu effectuer sa croisière annuelle en mer du Nord afin
de ne pas éveiller de soupçon. A Londres, l'ambassadeur allemand met
les britanniques au courant de la situation délicate dans les Balkans,
mais ces derniers espèrent une solution pacifique.
samedi 5 juillet 2014
05 juillet 1914 - Entretiens de Potsdam
Entretiens de Potsdam. Une lettre de
l'empereur d'Autriche François-Joseph stipule la nécessité d'"éliminer
la Serbie" pour éviter la désintégration de l'Empire. L'empereur
allemand Guillaume II indique lui que l'Allemagne
appuiera toute action Autrichienne contre la Serbie, y compris une
guerre de grande ampleur, et le ministre de la guerre allemand Erich von
Falkenhayn considère son pays comme prêt pour une guerre contre la
Russie et la France. D'autre part, l'enquête sur l'assassinat pointe
vers le major serbe Voja Tankosic, l'un des fondateurs de l'organisation
La Main noire. A Paris, des suffragettes manifestent aux Tuileries.
vendredi 4 juillet 2014
04 juillet 1914 - En finir avec la Serbie
L'empereur Guillaume II déclare qu'il faut dès
à présent en finir militairement avec la Serbie. Une rencontre entre
ses représentants et ceux de l'Autriche-Hongrie, mis au courant de ses
intentions, est prévue le lendemain au
palais de Potsdam. En Autriche, les corps de François-Ferdinand et de
Sophie sont inhumés, dans l'indifférence voire l'hostilité d'une bonne
partie de l'entourage impérial.
![]() |
| Les tombeaux du couple, dans la crypte du château d'Artstetten. "Cassius Chaerea", domaine public. |
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