| La fiche de décès d'Alfred Delsarte, l'un des "fusillés du 327e". Sur cette fiche et sur elle seule, la mention "Tué à l'ennemi" a été rayée et remplacée par "Mort pour la France", mais il n'y a tout de même aucune mention de la cause réelle de sa mort, et il ne s'agit pas du soldat réhabilité. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr |
Affichage des articles dont le libellé est von Bülow. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est von Bülow. Afficher tous les articles
dimanche 7 septembre 2014
07 septembre 1914 - Les fusillés du 327e
Maubeuge est prise aux deux tiers, et ne peut plus résister. A midi, les
Allemands refusent un armistice d'une journée et continuent le
bombardement, aussi le drapeau blanc est hissé à 21h30. La place a
résisté une dizaine de jours, immobilisant un corps d'armée allemand qui
fait défaut sur la Marne au même moment. Sur la Marne justement, l'aile
droite allemande, constituée par la Ière armée de von Kluck, est en
difficulté et peine à maintenir le contact avec
la deuxième armée de von Bülow plus à l'Est, lui-même menacé sur ses
ailes. Si le centre avance toujours, dans le marais de Saint-Gond,
l'aile gauche allemande est stoppée voire commence à retraiter dans le
secteur des Deux Morins. Point culminant de la bataille pour Nancy : si
certains résistent, d'autres secteurs français sont totalement enfoncés,
ce qui ouvre des brèches directes vers la ville dont les allemands ne
se rendent heureusement pas forcément compte. Les Autrichiens lancent
une nouvelle offensive contre les serbes sur la Drina, avec deux armées :
l'une des deux est repoussée mais la seconde parvient à prendre pied
sur le territoire serbe. Des opérations navales alliées débutent au
large du Cameroun, en vue d'un débarquement prévu pour la fin du mois.
Un transport de troupes australien en provenance des Samoa récemment
capturées approche de Nouvelle-Guinée allemande. Une escadre allemande
commandée par Graf von Spee endommage les câbles de communications
sous-marins britanniques dans le Pacifique. Affaire des fusillés du 327e
RI : la veille, quelques soldats ont cédé à un mouvement de panique
dans le marais de Saint-Gond. Sept d'entre eux ont été stoppés par un
général de brigade et fusillés le 7, sans véritable enquête. L'un
d'entre eux en sortira vivant et mourra au combat en juin 1915. Un seul
sera réhabilité, en 1926 ; tous sont indiqués comme "tués à l'ennemi"
sur leurs fiches militaires.
Libellés :
327e RI,
câble,
Cameroun,
Deux Morins,
Drina,
fusillé,
Marais de Saint-Gond,
Marne,
Maubeuge,
Nancy,
Nouvelle-Guinée,
Samoa,
von Bülow,
von Kluck,
von Spee
samedi 9 août 2014
09 août 1914 - Contre-attaque
L'artillerie allemande continue à pilonner les forts de Liège, mais même
ses plus gros canons ne parviennent pas à les entamer
significativement. Von Bülow demande alors l'envoi des obusiers de 420
mm, au nombre de deux à cette heure, les fameuses "Grosses Bertha"
fabriquées par Krupp. A Mulhouse, la 7e armée allemande contre-attaque
au petit matin, repoussant les Français ; une division de réserve
envoyée par Joffre arrivera trop tard pour conserver la ville. Au
large de l’Écosse, le croiseur britannique HMS Birmingham découvre le
sous-marin allemand U-15 stoppé en surface en essayant de réparer ses
moteurs ; après avoir manqué ses premiers tirs, le croiseur l'éperonne à
pleine vitesse, le coupant en deux. La première armée Russe progresse
en Prusse orientale, sans rencontrer de résistance. A cette date, les
Allemands ont perpétré des massacres de civils dans une vingtaine de
localités belges, prémédités ou causés par la crainte des francs-tireurs
selon les cas, début de ce que la propagande américaine a appelé "The
Rape of Belgium".
![]() |
| Les combats de nuit à Mulhouse, vision d'artiste sur une carte postale allemande. © Gallica. |
dimanche 6 juillet 2014
06 juillet 1914 - Chèque en blanc
Fin des entretiens. Le chancelier allemand von
Bethmann et le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Zimmermann
confirment le "chèque en blanc" allemand à l'Autriche, en incitant
celle-ci à déclarer la guerre. Guillaume
II part comme prévu effectuer sa croisière annuelle en mer du Nord afin
de ne pas éveiller de soupçon. A Londres, l'ambassadeur allemand met
les britanniques au courant de la situation délicate dans les Balkans,
mais ces derniers espèrent une solution pacifique.
Inscription à :
Articles (Atom)

