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mardi 9 septembre 2014

09 septembre 1914 - Contre-attaque sur la Marne

Sur la Marne, les Britanniques et les Français sur l'Ourcq traversent la rivière à la poursuite des Allemands. Ceux-ci tentent une dernière offensive dans le secteur des marais de Saint-Gond, au centre de la bataille, mais les Français résistent. Von Moltke ordonne le repli de l'aile droite de son armée, sur l'Ourcq, et l'arrêt de l'offensive contre Nancy, qui est tout de même bombardée ce jour. En Rhodésie, les allemands sont repoussés d'Abercorn, alors que les premiers affrontements sérieux ont lieu dans le Nyassaland voisin (actuel Malawi).

Un autochrome (photographie en -vraies- couleurs) d'une compagnie d'aviateurs au complet, pris le 9 septembre. Jules Gervais-Courtellemont, bibliothèque municipale de Reims, domaine public.

vendredi 5 septembre 2014

05 septembre 1914 - Taxis de la Marne

La VIe armée française, basée à Paris, attaque vers l'Ourcq ; l'écrivain Charles Péguy, alors lieutenant, est tué pendant cette offensive. Une brigade d'infanterie participant à l'opération est transportée par les taxis parisiens réquisitionnés par Gallieni : ces "taxis de la Marne" sont un grand coup médiatique, même si leur importance dans les opérations est anecdotique. A Nancy, la bataille se poursuit, avec les mêmes résultats : les Allemands ne parviennent pas à remporter de succès décisif, et n'atteignent pas le Grand Couronné qui était leur objectif. Le croiseur léger britannique H.M.S. Pathfinder est torpillé en mer du Nord par le sous-marin allemand U-21, devenant le premier navire coulé de cette manière. Les Allemands sont repoussés à Abercorn, en Rhodésie. Par le pacte de Londres, la Russie, la France et la Grande-Bretagne s'engagent à ne pas conclure de paix séparée, et deviennent donc officiellement alliés.

L'un des "taxis de la Marne", un Renault Type AG-1 (modèle lancé en 1905), exposé au musée de l'armée à Paris. Il s'agit du seul véhicule dont on soit certain qu'il ait bien participé aux opérations. Au total, 1100 voitures ont été réquisitionnées, pour la plupart des Renault de ce modèle, qui ont eu pour mission de convoyer environ 5000 hommes. Ceux-ci s'entassaient donc à 5 par véhicule (1 à côté du chauffeur et 4 à l'arrière, voire sur les marche-pieds). Ils ont effectué une cinquantaine de kilomètres en deux convois entre le 6 et le 8, de nuit, avant de rentrer sur Paris avec des blessés, et d'être payé par l’État au compteur, comme pour une course normale. © Rama, domaine public.