Affichage des articles dont le libellé est Nancy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nancy. Afficher tous les articles

samedi 13 septembre 2014

13 septembre 1914 - Positions défensives

Les Belges sont repoussés à l'intérieur de la place d'Anvers. Les Allemands, laissant Amiens aux Français, retraitent pour se fixer sur l’Aisne, la Vesle et la Suippe, mettant en place les premiers réseaux de tranchées. L'Argonne est un de leurs principaux points d'appui, notamment le plateau de Craonne connu sous le nom de Chemin des Dames. L'Aisne est un point crucial car il s'agit de l'extrémité occidentale de la ligne de front : les Alliés veulent en profiter pour passer plus à l'Ouest encore et contourner les lignes allemandes. Depuis Nancy, les Français reprennent Pont-à-Mousson sans combat et poussent jusqu'à la frontière allemande. Les Allemands se retranchent sur la Seille, fixant le front à cet endroit pour les quatre années suivantes. Fin de la bataille des lacs Mazuriques : les Russes sont parvenus à s'échapper, ayant perdu un quart de leur demi-million d'hommes. Ils sont donc repoussés en Russie, mettant fin à leur invasion de la Prusse orientale. Ils se replient dans des forts à la frontière, autour du Niemen et la situation se stabilise, mais l'avance Russe est toujours nette plus au Sud, en Pologne et surtout en Galicie. Premières attaques terrestres japonaises contre les Allemands à Tsingtao. Le Hela, un aviso allemand effectuant des entraînement en principe en sûreté au large de Heligoland, est coulé par le sous-marin britannique E-9 ; les Allemands effectueront désormais leurs exercices en Baltique. En France, première émission des bons de la défense nationale, des emprunts à 4% d'intérêt auprès du grand public, qui continueront jusqu'à la fin de la guerre.

Le front Ouest le 13 septembre. Les Allemands sont arrivés sur des positions de repli préparées à l'avance, les Français les poursuivant en ayant plus ou moins perdu le contact. On note des intervalles entre unités, signes de l'usure des troupes et de la nécessité de se reformer, et la position de trois divisions de cavalerie françaises (en bleu clair, vers Montdidier) menaçant le flanc Ouest des Allemands, sur l'Aisne. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 12 septembre 2014

12 septembre 1914 - Echappée russe

Les Allemands retraitent clairement à Nancy, couverts par leur artillerie. La bataille de la Marne est terminée, les Allemands retraitent sur tout le front, et les Français reprennent Soissons qu'ils ont évacué. Aux lacs Mazuriques, une rumeur de contre-attaque russe fait stopper les allemands pendant une demi-journée. Celle-ci n'était pas fondée et cet arrêt imprévu permet aux Russes d'échapper à l'encerclement. Les Allemands sont défaits à Kisi, en Afrique de l'Est britanniques.

Les ruines du village de Blesme. Celui-ci se trouve dans le département de la Marne, à l'Est de la bataille, près de Saint-Dizier. La photographie a été prise entre septembre 1914 et février 1915. Carte postale Gauthier, domaine public.

jeudi 11 septembre 2014

11 septembre 1914 - Bita Paka

Les Français poursuivent les Allemands en retraite de l'Ourcq à Verdun, reprenant notamment Epernay et Châlons. A Nancy, les Français avancent péniblement : les Allemands ont fortifié leurs arrières avec de nombreuses tranchées bien garnies de mitrailleuses. Aux lacs Mazuriques, les Russes sont repoussés en commencent à entrevoir la possibilité d'être encerclés par les Allemands : ils doivent se replier vers l'Est le plus vite possible pour l'éviter. En Galicie, fin de la bataille de Lemberg, les Autrichiens ont perdu un tiers du million d'hommes qu'ils avaient engagés et doivent se replier profondément dans les Carpates. Les Russes capturent 120000 hommes et 400 canons. Bataille de Bita Paka : environ 500 australiens cherchent à capturer un poste radio allemand sur une île de Nouvelle-Guinée, lequel est défendu par 61 réservistes allemands et 240 membres de la police mélanésienne peu entraînés. A la différence des Samoa, les défenseurs résistent, et les australiens doivent combattre pour s'emparer du poste, avec des pertes des deux côtés.

Un soldat australien ayant participé à la prise de Bita Paka. Il est ici photographié avec sa mère le 14 août, à Sydney, alors qu'il s'embarque en direction des îles indonésiennes. Domaine public.

mercredi 10 septembre 2014

10 septembre 1914 - Guerre de course

Retraite générale allemande depuis la Marne, notamment à l'Ouest et au centre où leur offensive dans les marais de Saint-Gond a fini par être stoppée. En particulier, la VIe armée française ne rencontre plus de résistance sérieuse sur l'Ourcq, avance de 15 kilomètres et dégage définitivement Paris. Les français commencent à contre-attaquer à Nancy. Aux lacs Mazuriques en Prusse orientale, tout espoir de victoire des russes est perdu : leur flanc Sud aurait pu déborder les Allemands, mais ceux-ci ont reçu des renforts et les dépassent maintenant en tous points. Le croiseur léger allemand Emden, basé à Tsingtao avant la guerre, fait sa première victime en tant que corsaire dans l'Océan Indien, le charbonnier grec Pontoporos.

Le SMS Emden photographié en janvier 1914, à Tsingtao. Domaine public.

mardi 9 septembre 2014

09 septembre 1914 - Contre-attaque sur la Marne

Sur la Marne, les Britanniques et les Français sur l'Ourcq traversent la rivière à la poursuite des Allemands. Ceux-ci tentent une dernière offensive dans le secteur des marais de Saint-Gond, au centre de la bataille, mais les Français résistent. Von Moltke ordonne le repli de l'aile droite de son armée, sur l'Ourcq, et l'arrêt de l'offensive contre Nancy, qui est tout de même bombardée ce jour. En Rhodésie, les allemands sont repoussés d'Abercorn, alors que les premiers affrontements sérieux ont lieu dans le Nyassaland voisin (actuel Malawi).

Un autochrome (photographie en -vraies- couleurs) d'une compagnie d'aviateurs au complet, pris le 9 septembre. Jules Gervais-Courtellemont, bibliothèque municipale de Reims, domaine public.

lundi 8 septembre 2014

08 septembre 1914 - Les Lacs Mazuriques

Sur la Marne, les Allemands sont repoussés au Nord de la Marne là où ils l'avaient franchie. En particulier, la jonction entre les 1ère et 2e armées allemandes, à l'Ouest, manque d'être enfoncée. Ils reculent également à l'extrémité Est. Ils sont par contre plus victorieux au centre, dans les marais de Saint-Gond. A Nancy, l'arrivée de renforts français permet de colmater les brèches, la route de Nancy se referme pour les allemands épuisés. En Prusse orientale, après avoir brisé la 2e armée russe au Sud lors de la bataille de Tannenberg, Hindenburg lance ses troupes contre le flanc de la 1ère armée au Nord : c'est le début de la bataille des lacs Mazuriques. En Galicie, par contre, les Russes continuent à repousser les Autrichiens depuis Lemberg en direction des Carpates.

Un cliché pris le 8 septembre 1914 en plein combat, avec les troupes britanniques à Signy-Signets, dans le secteur de l'Ourcq. On distingue au premier plan des hommes du Cameronians, un bataillon de fusiliers écossais, et à l'arrière-plan une batterie de canons 18-pounder. Domaine public.

dimanche 7 septembre 2014

07 septembre 1914 - Les fusillés du 327e

Maubeuge est prise aux deux tiers, et ne peut plus résister. A midi, les Allemands refusent un armistice d'une journée et continuent le bombardement, aussi le drapeau blanc est hissé à 21h30. La place a résisté une dizaine de jours, immobilisant un corps d'armée allemand qui fait défaut sur la Marne au même moment. Sur la Marne justement, l'aile droite allemande, constituée par la Ière armée de von Kluck, est en difficulté et peine à maintenir le contact avec la deuxième armée de von Bülow plus à l'Est, lui-même menacé sur ses ailes. Si le centre avance toujours, dans le marais de Saint-Gond, l'aile gauche allemande est stoppée voire commence à retraiter dans le secteur des Deux Morins. Point culminant de la bataille pour Nancy : si certains résistent, d'autres secteurs français sont totalement enfoncés, ce qui ouvre des brèches directes vers la ville dont les allemands ne se rendent heureusement pas forcément compte. Les Autrichiens lancent une nouvelle offensive contre les serbes sur la Drina, avec deux armées : l'une des deux est repoussée mais la seconde parvient à prendre pied sur le territoire serbe. Des opérations navales alliées débutent au large du Cameroun, en vue d'un débarquement prévu pour la fin du mois. Un transport de troupes australien en provenance des Samoa récemment capturées approche de Nouvelle-Guinée allemande. Une escadre allemande commandée par Graf von Spee endommage les câbles de communications sous-marins britanniques dans le Pacifique. Affaire des fusillés du 327e RI : la veille, quelques soldats ont cédé à un mouvement de panique dans le marais de Saint-Gond. Sept d'entre eux ont été stoppés par un général de brigade et fusillés le 7, sans véritable enquête. L'un d'entre eux en sortira vivant et mourra au combat en juin 1915. Un seul sera réhabilité, en 1926 ; tous sont indiqués comme "tués à l'ennemi" sur leurs fiches militaires.

La fiche de décès d'Alfred Delsarte, l'un des "fusillés du 327e". Sur cette fiche et sur elle seule, la mention "Tué à l'ennemi" a été rayée et remplacée par "Mort pour la France", mais il n'y a tout de même aucune mention de la cause réelle de sa mort, et il ne s'agit pas du soldat réhabilité. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

samedi 6 septembre 2014

06 septembre 1914 - Bataille de la Marne

Maubeuge est submergée : cinq forts tombent dans la journée et les Allemands sont aux portes de la ville. Les Français font sauter leur arsenal à 22h, même s'ils continuent à se battre. Alors que les Allemands atteignent Provins, le point le plus méridional de leur avance en France, la VIe armée française arrête sa progression sur une ligne allant de Bar-le-Duc à la Seine-et-Marne, et se prépare à lancer une contre-attaque d'importance. Dans son ordre du jour, Joffre demande à toutes les unités d'avancer, ou à défaut de tenir le terrain quitte à se faire tuer sur place, mais de ne plus reculer. La bataille de la Marne se divise en cinq fronts plus restreints, sur 225 km entre Paris et Verdun : d'Ouest en Est, l'Ourcq, les Deux Morins, les Marais de Saint-Gond, Vitry et Revigny. Selon les cas, les unités françaises sont toujours en train d'essayer de stopper les Allemands, ou commencent déjà à contre-attaquer. A Nancy, la plupart des attaques allemandes sont des échecs, surtout celles menées en masses compactes musique en tête et fauchées par les mitrailleuses. Seule une division française recule, ouvrant une brèche dangereuse. Les Serbes entrent en Autriche dans la région de Syrmia. Combats dans la plaine de Tsavo, à la frontière entre Afriques de l'Est britannique et allemande, actuellement au Kenya. Première bataille air-mer de l'histoire à Tsingtao : un hydravion japonais tente sans succès de bombarder deux navires allemands.

Le front Ouest le 6 septembre. L'arc de cercle entre Paris et Verdun, constituant l'avancée extrême allemande et donc la bataille de la Marne, est bien visible, de même que les possibilités françaises d'attaque sur les flancs. La situation est stable en Lorraine. On devine Maubeuge assiégée à le frontière franco-belge, qui a pour intérêt d'immobiliser tout un corps d'armée allemand, de même que les unités allemandes au Nord de la carte qui tentent de prendre Anvers. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 5 septembre 2014

05 septembre 1914 - Taxis de la Marne

La VIe armée française, basée à Paris, attaque vers l'Ourcq ; l'écrivain Charles Péguy, alors lieutenant, est tué pendant cette offensive. Une brigade d'infanterie participant à l'opération est transportée par les taxis parisiens réquisitionnés par Gallieni : ces "taxis de la Marne" sont un grand coup médiatique, même si leur importance dans les opérations est anecdotique. A Nancy, la bataille se poursuit, avec les mêmes résultats : les Allemands ne parviennent pas à remporter de succès décisif, et n'atteignent pas le Grand Couronné qui était leur objectif. Le croiseur léger britannique H.M.S. Pathfinder est torpillé en mer du Nord par le sous-marin allemand U-21, devenant le premier navire coulé de cette manière. Les Allemands sont repoussés à Abercorn, en Rhodésie. Par le pacte de Londres, la Russie, la France et la Grande-Bretagne s'engagent à ne pas conclure de paix séparée, et deviennent donc officiellement alliés.

L'un des "taxis de la Marne", un Renault Type AG-1 (modèle lancé en 1905), exposé au musée de l'armée à Paris. Il s'agit du seul véhicule dont on soit certain qu'il ait bien participé aux opérations. Au total, 1100 voitures ont été réquisitionnées, pour la plupart des Renault de ce modèle, qui ont eu pour mission de convoyer environ 5000 hommes. Ceux-ci s'entassaient donc à 5 par véhicule (1 à côté du chauffeur et 4 à l'arrière, voire sur les marche-pieds). Ils ont effectué une cinquantaine de kilomètres en deux convois entre le 6 et le 8, de nuit, avant de rentrer sur Paris avec des blessés, et d'être payé par l’État au compteur, comme pour une course normale. © Rama, domaine public.

jeudi 4 septembre 2014

04 septembre 1914 - Bataille du Grand Couronné

Les défenses de Maubeuge sont à bout de force. Les Belges ouvrent les digues autour d'Anvers pour ralentir l'avance allemande. L'armée allemande occupe Reims. Toutefois, dans son mouvement tournant, elle ne peut pas protéger son flanc droit, les troupes chargées de le faire ayant été retenues trop longtemps en Belgique, face à Anvers notamment. Le général Gallieni, commandant de Paris, y voit une opportunité et donne l'ordre à la VIe armée, devant initialement défendre Paris, de se porter en avant et d'attaquer un point faible dans le flanc allemand sur l'Ourcq. Début de la bataille du Grand Couronné à Nancy. Il s'agit d'une ligne de défense qui empêche les allemands d'encercler Nancy par le Sud. La prise de la ville est importante surtout pour le prestige de l'armée allemande, à tel point que l'empereur Guillaume II vient en personne assister aux opérations. Les Allemands lancent une violente attaque qui oblige les défenseurs à se replier, mais ceux-ci tiennent bon voire parviennent à contre-attaquer.

Des soldats français, posant pour un photographe de presse, font mine de s'embusquer dans un fossé. La photographie n'est pas datée mais a été prise au moment de la bataille de la Marne, début septembre 1914. Agence Rol, domaine public.

lundi 25 août 2014

25 août 1914 - Sac de Louvain

Les deux derniers forts de Namur se rendent. Ils ont résisté assez longtemps pour permettre à la division d'infanterie belge qui occupait la ville de s'échapper. Les Français contre-attaquent dans la Trouée de Charmes, regagnant du terrain, bien que durement acquis. Ils privent ainsi les Allemands de leurs succès initiaux alors qu'il s'agissait de l'un des points d'offensive les plus cruciaux, et les font sérieusement douter puisqu'ils pensaient avoir affaire à une armée anéantie et incapable de combattre encore sérieusement. Ailleurs, le repli en bon ordre continue, en particulier sur Nancy où les Français s'établissent au Grand-Couronné, le tout ponctué de combats pour les places clés. Les Allemands prennent notamment Sedan et Mulhouse. Des exécutions sommaires, difficiles à quantifier, ont lieu dans l'armée française sous divers motifs au cours de la retraite. La bataille de Krasnik est remportée par les Autrichiens sur les Russes. En Prusse orientale, les Russes arrivent au contact des Allemands. Leur commandement transmet ses messages radio en clair, ce qui permet à Ludendorff et Hindenburg interloqués d'apprendre qu'ils comptent avancer sans trop se soucier de possibles contre-attaques ; les généraux allemands prévoient alors de les prendre de flanc. Après avoir débordé un poste allemand à Tepe, les Britanniques envahissent le Cameroun. Les Allemands ravagent la ville de Louvain, en Belgique. Ils tuent 248 habitants et incendient la ville, y compris la bibliothèque de l'université et ses 300000 livres et manuscrits médiévaux.

Les ruines de la bibliothèque de l'université de Louvain. © http://s2.lemde.fr/