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mercredi 27 mai 2015

27 mai 1915 - HMS Majestic

Le cuirassé britannique Majestic est coulé par le sous-marin allemand U-21 dans les Dardanelles. C'est le second bâtiment perdu de cette manière en deux jours, et les Alliés préfèrent mettre leur flotte en sécurité à l'île d'Imbros, malgré que le sous-marin ait en réalité quitté la zone. Par conséquent, le soutien d'artillerie de marine se fait beaucoup plus restreint pour l'infanterie débarquée à Gallipoli.

Le cuirassé HMS Majestic en train de couler. Alors qu'il se retourne progressivement, les gros bâtiments alentours envoient de petites embarcations pour sauver les survivants. The War Illustrated, 26 juin 1915 ; domaine public.

lundi 25 mai 2015

25 mai 1915 - Traités chinois

En Artois, une nouvelle tentative de lancer une attaque à grande échelle échoue : les Allemands ont amené des renforts, il n'y a plus d'effet de surprise, et le temps a manqué pour l'organisation. Fin de la bataille d'Ypres, après l'échec de la dernière poussée allemande de la veille. Les Allemands ont perdu 35000 hommes pour progresser de 5 km. Les pertes alliées s'élèvent à presque 80000 hommes, en grande majorité britanniques. Dans les Dardanelles, après le Goliath, c'est au tour du HMS Triumph d'être coulé par le sous-marin allemand U-21. Traité entre la Chine et la Japon : ce dernier domine divers territoires dont la Mandchourie et la Mongolie-Intérieure, alors que la Chine recevra Jaiozhou à la fin de la guerre. De plus la Chine signe un traité avec la Russie et la Mongolie, par lequel la Mongolie conserve son autonomie et son administration théocratique et féodale, mais renonce à son unification.

Vue d'artiste du torpillage du transport ottoman Stamboul dans le détroit du Bosphore par le sous-marin britannique E11. Illustrated London News ; domaine public.

vendredi 30 janvier 2015

30 janvier 1915 - Fin de la rébellion Maritz

En Afrique du Sud, les derniers combattants de la rébellion Maritz se rendent, celle-ci est terminée. L'amirauté britannique conseille aux navires marchands britanniques d'éviter les bâtiments neutres ou sans pavillon, tandis qu'un sous-marin allemand coule quatre bâtiments de commerce au large du Lancashire.

Une représentation artistique de l'attaque du sous-marin U-21 sur le Linda Blanche, un vapeur britannique. Le dessinateur, allemand, a représenté l'équipage du sous-marin en train de secourir les passagers, une procédure loin d'être toujours appliquée concrètement. Willy Stöwer, Kaperung und Versenkung des englischen Handelsdampfer Linda Blanche, 1915 ; domaine public.

vendredi 5 septembre 2014

05 septembre 1914 - Taxis de la Marne

La VIe armée française, basée à Paris, attaque vers l'Ourcq ; l'écrivain Charles Péguy, alors lieutenant, est tué pendant cette offensive. Une brigade d'infanterie participant à l'opération est transportée par les taxis parisiens réquisitionnés par Gallieni : ces "taxis de la Marne" sont un grand coup médiatique, même si leur importance dans les opérations est anecdotique. A Nancy, la bataille se poursuit, avec les mêmes résultats : les Allemands ne parviennent pas à remporter de succès décisif, et n'atteignent pas le Grand Couronné qui était leur objectif. Le croiseur léger britannique H.M.S. Pathfinder est torpillé en mer du Nord par le sous-marin allemand U-21, devenant le premier navire coulé de cette manière. Les Allemands sont repoussés à Abercorn, en Rhodésie. Par le pacte de Londres, la Russie, la France et la Grande-Bretagne s'engagent à ne pas conclure de paix séparée, et deviennent donc officiellement alliés.

L'un des "taxis de la Marne", un Renault Type AG-1 (modèle lancé en 1905), exposé au musée de l'armée à Paris. Il s'agit du seul véhicule dont on soit certain qu'il ait bien participé aux opérations. Au total, 1100 voitures ont été réquisitionnées, pour la plupart des Renault de ce modèle, qui ont eu pour mission de convoyer environ 5000 hommes. Ceux-ci s'entassaient donc à 5 par véhicule (1 à côté du chauffeur et 4 à l'arrière, voire sur les marche-pieds). Ils ont effectué une cinquantaine de kilomètres en deux convois entre le 6 et le 8, de nuit, avant de rentrer sur Paris avec des blessés, et d'être payé par l’État au compteur, comme pour une course normale. © Rama, domaine public.