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mardi 14 avril 2015

14 avril 1915 - Fête de la gloire

Fin de l'offensive en Woëvre : elle n'a eu aucun résultat stratégique, même si elle a causé des pertes assez importantes aux Allemands. Les Allemands accusent les Français d'avoir utilisé des gaz toxiques près de Verdun, ce qui est infondé mais vise à préparer la première utilisation des gaz quelques jours plus tard par les Allemands, à Ypres. Les Britanniques indiquent que les Dominions seront consultés par rapport aux termes de paix. Le Japon informe les Britanniques que les Allemands réfléchissent à une offre de paix séparée. Les Grecs rejettent l'offre des alliés.

La "fête de la gloire" se tient sur le Trocadéro en l'honneur des blessés du camp retranché de Paris, lesquels sont présents : les "gueules cassées" font leur apparition dans le paysage de la capitale. © http://www.parisenimages.fr

samedi 21 mars 2015

21 mars 1915 - Raid sur Paris

Premier raid de Zeppelin sur Paris, visant la gare Saint-Lazare et la gare du Nord. L'Allemagne lance un deuxième emprunt de guerre, de 9 milliards de marks.

Des hommes de la première légion polonaise, servant dans l'armée austro-hongroise, le 21 mars. Domaine public.

lundi 12 janvier 2015

12 janvier 1915 - Obus empoisonnés

La situation à Crouy est critique : les Allemands contre-attaquent, et les Français sont coupés de leurs lignes de ravitaillement par la crue de l'Aisne. Il ne reste plus qu'un pont en dur à Soissons pour passer, et la retraite s'organise par échelon, les artilleurs faisant feu en tir direct sur les troupes allemandes, lorsqu'ils ont encore des munitions. Une contre-attaque avec deux divisions, confiée à Nivelle, est montée un peu plus loin pour stopper l'avancée allemande. Le bruit court à Paris que les Allemands auraient utilisé des obus empoisonnés. Il n'est pas encore question de gaz de combat à l'époque : seules des grenades et obus au gaz lacrymogène étaient employés, depuis août 1914.

Extrait du Journal du 60e régiment d'infanterie, en première ligne à Crouy. Ce passage relate le bombardement d'artillerie allemand qui précède l'attaque, entre 7h30 et 8h30. Le roman autobiographique Le feu, d'Henri Barbusse, est dédié aux hommes tombés lors de ce combat. Directement inspiré des notes prises par l'auteur dans son carnet, il sera publié à partir d'août 1916 sous forme de feuilleton, son réalisme provoquant l'enthousiasme des soldats et les protestations des civils. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

vendredi 19 décembre 2014

19 décembre 1914 - Bataille de Givenchy

Bataille de Givenchy : dans le cadre des opérations entourant l'offensive de Champagne, une division indienne déclenche de violents combats dans le secteur de La Bassée et capture deux lignes de tranchées allemandes. En Egypte, les Britanniques, qui ont proclamé leur protectorat il y a quelques jours, déposent le sultan et nomment Hussein Kamel Pasha à la place. Ils instituent également une assemblée qui a pour but de limiter ses pouvoirs. La garnison autrichienne de Przemyśl tente une sortie, sans succès.

Des conscrits de la classe 1915 quittent Paris vers le front, le 19 décembre. © http://www.parisenimages.fr

mercredi 10 décembre 2014

10 décembre 1914 - Débandade autrichienne

Les Serbes atteignent les rives de la Drina. Les Autrichiens traversent précipitamment à la nage. Ils ne s'arrêteront qu'à Banat, derrière le Danube. Les Autrichiens sont également défaits par les Russes dans la région de Cracovie. Le maréchal allemand von der Goltz est envoyé en Mésopotamie pour aider à réorganiser l'armée ottomane. Les français planifient la première grande offensive pour percer le réseau de tranchées allemand, à la fois dans l'Artois et en Champagne. Cependant, ils manquent d'artillerie lourde, et les conditions hivernales sont particulièrement difficiles.

Organisation d'une vente pour offrir des présents de Noël aux militaires blessés à Paris. Le pathos est mis en avant plus que la situation des blessés, avec la participation d'une adolescente de 13 ans amputée d'une jambe suite au lâcher d'une bombe par un Taube sur le 16e arrondissement le 27 septembre. Le Petit Parisien, 3 décembre 1914, p.4 ; © http://pages14-18.mesdiscussions.net

dimanche 7 décembre 2014

07 décembre 1914 - Bourse de Paris

Les Autrichiens lancent des escarmouches autour de Belgrade, sur le flanc serbe. Réouverture de la bourse de Paris.

Un groupe de soldats du 1er régiment de marche des zouaves se repose dans le Pas-de-Calais. Quelques-uns tentent de tirer sur un avion allemand. La photographie n'est pas datée ; le caporal Thinnes, qui monte la garde au premier plan et a annoté l'image, a été tué dans ce secteur le 7 décembre 1914, son corps n'a pas été retrouvé. © http://www.europeana1914-1918.eu

lundi 1 décembre 2014

01 décembre 1914 - Entrée à Belgrade

Les Autrichiens entrent dans Belgrade, célébrant leur victoire à Vienne, sous les applaudissements allemands. Quant aux serbes, ils sont 60000 à s'être repliés un peu plus loin, militaires et civils, et accueillent la nouvelle sans sourciller puisqu'il s'agit d'une manœuvre préparée : il est clair que les lignes d'approvisionnement autrichiennes sont trop distendues, et leur armée trop éparpillée. Le roi George V vient visiter les troupes britanniques sur le continent.

Un groupe de blessés à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, le 1er décembre. Celui du milieu est Louis-Ferdinand Céline : sous-officier, il a été blessé en novembre dans les Flandres, ce qui lui a valu la médaille qu'il porte sur la photo. Déclaré inapte au combat, il ne reverra plus le champ de bataille pour la suite de la guerre. © http://rosalielebel75

mardi 18 novembre 2014

18 novembre 1914 - Cap Sarytch

A Łódź, les Allemands se sont avancés trop profondément en Pologne : avec les renforts venus de Silésie, les Russes les attaquent à la fois sur leurs flancs Nord et Sud, menaçant de les encercler. La température chute à -12° C. Les Autrichiens lancent un assaut important contre les Serbes sur la Kolubara. Bataille du cap Sarytch : en mer Noire, la flotte russe composée d'une vingtaine de bâtiments rencontre les croiseurs ottomans Goeben et Breslau (n'ayant de turc que le pavillon, le matériel et l'équipage restant intégralement allemands). Ceux-ci doivent battre en retraite, le Goeben est endommagé. Compte tenu de l'échec à Ypres, Erich von Falkenhayn considère qu'il n'est plus possible pour l'Allemagne de gagner la guerre, et il appelle à une solution diplomatique. Tous les décideurs militaires et civils allemands refusent. Le gouvernement français, alors à Bordeaux, commence à revenir à Paris.

Un impact reçu par le cuirassé Evstafii lors de la bataille du cap Sarytch, provoqué par un tir du Goeben. Ce bâtiment, lancé en 1908, constitue le fleuron de la flotte russe de la mer Noire. Le combat de cette journée a en réalité eu lieu principalement entre l'Evstafii et le Goeben. Domaine public.

samedi 11 octobre 2014

11 octobre 1914 - Fusillé pour l'exemple

Dans les Flandres, les Britanniques attaquent dans le secteur de La Bassée, et s'établissent fermement autour de Béthune. Deux Taube survolent Paris et larguent des bombes, faisant 3 morts et 14 blessés. Face à l'avancée des austro-allemands, les Russes sont contraints de lever le siège de Przemyśl et de battre en retraite. Un sous-marin allemand coule le croiseur russe Pallada dans la Baltique. Le Nusa, un yacht armé australien, capture la canonnière allemande Komet en Nouvelle-Poméranie : il s'agit du dernier acte militaire dans les eaux autralasiennes. Jean-Julien Chapelant est fusillé pour l'exemple. Ce mitrailleur avait été blessé et capturé après une semaine de combats ininterrompus dans la Somme, mais était parvenu à s'enfuir et à regagner les lignes françaises ; il a été condamné à son retour pour "capitulation en rase campagne" et fusillé sur son brancard. Il a été déclaré "Mort pour la France" en 2012, mais jamais réhabilité officiellement. Le même jour est fusillé Ben Zineb Amar, tirailleur marocain, pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Le front Ouest le 11 octobre. On observe clairement le déroulement du front vers le Nord, dans les Flandres, avec des unités de cavalerie françaises (en bleu clair) et surtout des divisions britanniques (en orange). Celles-ci sont au contact des Allemands du 14e Corps d'Armée vers La Bassée, et les unités se préparent encore sur une vingtaine de kilomètres au Nord, jusqu'à Saint-Omer. A noter également la petite unité de spahis prise au piège à Lille, qui se rendra le lendemain. © http://www.carto1418.fr/

jeudi 2 octobre 2014

02 octobre 1914 - Contre-attaque à Arras

A Anvers, quatre fort tombent ou sont évacués par leurs défenseurs dans la journée, sous l'effet des bombardements ou suite à aux attaques à la mines des pionniers allemands. Les Belges établissent une ligne de défense derrière la Nèthe. Il s'agit de gagner le maximum de temps et de retraiter le plus tard possible : le front français se déployant vers le Nord, il sera d'autant plus proche et donc rapide à atteindre au moment de quitter la ville. L'offensive d'Arras tourne court : alors que les Français atteignent Douai, les Allemands contre-attaquent et commencent à les repousser vers leur point de départ.

L'étalage d'un fripier à Paris, le 2 octobre. On note que de nombreux hommes restent dans la vie civile. © http://www.parisenimages.fr

mercredi 10 septembre 2014

10 septembre 1914 - Guerre de course

Retraite générale allemande depuis la Marne, notamment à l'Ouest et au centre où leur offensive dans les marais de Saint-Gond a fini par être stoppée. En particulier, la VIe armée française ne rencontre plus de résistance sérieuse sur l'Ourcq, avance de 15 kilomètres et dégage définitivement Paris. Les français commencent à contre-attaquer à Nancy. Aux lacs Mazuriques en Prusse orientale, tout espoir de victoire des russes est perdu : leur flanc Sud aurait pu déborder les Allemands, mais ceux-ci ont reçu des renforts et les dépassent maintenant en tous points. Le croiseur léger allemand Emden, basé à Tsingtao avant la guerre, fait sa première victime en tant que corsaire dans l'Océan Indien, le charbonnier grec Pontoporos.

Le SMS Emden photographié en janvier 1914, à Tsingtao. Domaine public.

vendredi 5 septembre 2014

05 septembre 1914 - Taxis de la Marne

La VIe armée française, basée à Paris, attaque vers l'Ourcq ; l'écrivain Charles Péguy, alors lieutenant, est tué pendant cette offensive. Une brigade d'infanterie participant à l'opération est transportée par les taxis parisiens réquisitionnés par Gallieni : ces "taxis de la Marne" sont un grand coup médiatique, même si leur importance dans les opérations est anecdotique. A Nancy, la bataille se poursuit, avec les mêmes résultats : les Allemands ne parviennent pas à remporter de succès décisif, et n'atteignent pas le Grand Couronné qui était leur objectif. Le croiseur léger britannique H.M.S. Pathfinder est torpillé en mer du Nord par le sous-marin allemand U-21, devenant le premier navire coulé de cette manière. Les Allemands sont repoussés à Abercorn, en Rhodésie. Par le pacte de Londres, la Russie, la France et la Grande-Bretagne s'engagent à ne pas conclure de paix séparée, et deviennent donc officiellement alliés.

L'un des "taxis de la Marne", un Renault Type AG-1 (modèle lancé en 1905), exposé au musée de l'armée à Paris. Il s'agit du seul véhicule dont on soit certain qu'il ait bien participé aux opérations. Au total, 1100 voitures ont été réquisitionnées, pour la plupart des Renault de ce modèle, qui ont eu pour mission de convoyer environ 5000 hommes. Ceux-ci s'entassaient donc à 5 par véhicule (1 à côté du chauffeur et 4 à l'arrière, voire sur les marche-pieds). Ils ont effectué une cinquantaine de kilomètres en deux convois entre le 6 et le 8, de nuit, avant de rentrer sur Paris avec des blessés, et d'être payé par l’État au compteur, comme pour une course normale. © Rama, domaine public.

jeudi 4 septembre 2014

04 septembre 1914 - Bataille du Grand Couronné

Les défenses de Maubeuge sont à bout de force. Les Belges ouvrent les digues autour d'Anvers pour ralentir l'avance allemande. L'armée allemande occupe Reims. Toutefois, dans son mouvement tournant, elle ne peut pas protéger son flanc droit, les troupes chargées de le faire ayant été retenues trop longtemps en Belgique, face à Anvers notamment. Le général Gallieni, commandant de Paris, y voit une opportunité et donne l'ordre à la VIe armée, devant initialement défendre Paris, de se porter en avant et d'attaquer un point faible dans le flanc allemand sur l'Ourcq. Début de la bataille du Grand Couronné à Nancy. Il s'agit d'une ligne de défense qui empêche les allemands d'encercler Nancy par le Sud. La prise de la ville est importante surtout pour le prestige de l'armée allemande, à tel point que l'empereur Guillaume II vient en personne assister aux opérations. Les Allemands lancent une violente attaque qui oblige les défenseurs à se replier, mais ceux-ci tiennent bon voire parviennent à contre-attaquer.

Des soldats français, posant pour un photographe de presse, font mine de s'embusquer dans un fossé. La photographie n'est pas datée mais a été prise au moment de la bataille de la Marne, début septembre 1914. Agence Rol, domaine public.

mercredi 3 septembre 2014

03 septembre 1914 - Habemus papam

Deux aviateurs français découvrent que les Allemands ont infléchit leur route vers l'Est de Paris, délaissant ainsi le "camp retranché" de Paris. Leur lieutenant-colonel, qui se trouve être Alfred Dreyfus, les envoie prévenir directement l’État-major. Les Allemands sont sur la Marne et la passent à Château-Thierry. Offensive russe en Galicie orientale : prise de Lvov, ainsi que de Lemberg. Élection du pape Benoît XV, succédant à Pie X décédé le 20 août.

Annonce du général Gallieni, chargé de défendre Paris que l'on pensait jusqu'alors être l'objectif des Allemands. Photographie de presse, agence Rol.

mardi 2 septembre 2014

02 septembre 1914 - Coup de faux

Maubeuge, totalement isolée sur la frontière belge, est toujours lourdement bombardée. Les Allemands sont à 80 km à peine de Paris. Von Moltke ordonne de pousser l'armée française à l'Est de Paris. Conformément au plan Schlieffen, il ne vise pas la capitale mais compte obliquer vers l'Est de la région parisienne pour prendre en "coup de faux" toute l'armée française. Joffre, qui a remplacé les généraux qu'il jugeait incompétents (le lendemain, Franchet d'Esperey prendra la tête de la Ve armée à la place de Lanrezac), annonce qu'il compte se rétablir sur la Seine et l'Aube, où il envoie déjà des renforts. Fin de la bataille de Lemberg en Galice, les Autrichiens sont défaits et perdent 130000 hommes. Ils ne semblent pas adaptés à la guerre moderne et sont dépendants des Allemands. Les japonais débarquent leurs troupes d'assaut à Tsingtao. La Chine proteste puisque les Japonais débarquent sur son territoire alors qu'elle est neutre, mais ne fait rien pour empêcher les opérations. Le gouvernement français est installé en entier à Bordeaux.
Le plan Schlieffen dans sa version 1905. En 1914, le mouvement de la première armée, la plus à gauche, n'est pas appliqué. Le 2 septembre, les Allemands sont globalement sur l'Aisne. Domaine public.

samedi 30 août 2014

30 août 1914 - Splendeur et misère russes

A Maubeuge, la poudrière du fort de Boussois explose, le fort est abandonné temporairement mais sera réoccupé dès le lendemain. Le bombardement continue à Givet, le fort ne peut pas riposter, ses pièces sont trop endommagées et les Allemands sont hors de portée. A 10h, les éléments de la Ve armée à Guise se retirent : s'ils ont repoussé les Allemands au Nord de l'Oise, ils ne sont pas assez assurés pour tenir cette position plus longtemps. Paris reçoit ses premières bombes lancées par des Taube allemands. Fin de la bataille de Tannenberg. La deuxième armée russe n'existe plus. Elle a perdu presque 80000 hommes tués ou blessés, et encore plus de prisonniers, contre 12000 pour les Allemands. Fin de la bataille de Gnila Lipa. L'attaque autrichienne est un désastre et les Russes contre-attaquent victorieusement, faisant 20000 prisonniers.

Le front Ouest le 30 août. Si la situation n'a pas énormément progressé en Alsace et Lorraine, la Trouée de Charmes n'ayant pu être que très peu exploitée, l'avancée allemande est par contre plus nette dans les Ardennes, et spectaculaire en Belgique et dans le Nord de la France. Les quelques troupes alliées encore présentes à cet endroit doivent impérativement ralentir les Allemands pour éviter que ceux-ci n'enveloppent entièrement l'aile gauche. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 29 août 2014

29 août 1914 - Bataille de Guise

Les Allemands prennent Amiens. Début du bombardement du fort de Givet, et font sauter une poudrière dès 13h. Les Allemands commencent à bombarder Maubeuge, toujours avec les mêmes pièces ayant servi à Liège et Namur, qui arrivent progressivement. Bataille de Guise : les combats sont violents toute la journée, mais les Français sont combatifs et parviennent à repousser les Allemands au Nord de l'Oise. Des unités de réserve françaises parviennent même à faire reculer la Garde impériale allemande. L'objectif de stopper momentanément les Allemands et d'éviter le contournement est donc atteint. La bataille de Tannenberg n'est pas encore terminée, mais les Russes se font massacrer et l'issue est tellement certaine que Ludendorff réfléchit déjà à la manière de vaincre la première armée montée sur Königsberg. A Gnila Lipa, les Autrichiens tentent de nouveau d'attaquer, alors que les Russes sont deux à trois fois plus nombreux qu'eux. Au Cameroun allemand, les Britanniques, qui ont envahi le pays depuis le 25, arrivent devant la forteresse allemande de Garua et commencent à l'attaquer. Les Néo-zélandais, en tant que membre du Commonwealth britannique, occupent les Samoa allemandes. Le gouvernement allemand refuse de céder l'île, mais les Allemands sur place n'offrent aucune résistance. Le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux.

Prisonniers russes lors de la bataille de Tannenberg. Domaine public.

mardi 26 août 2014

26 août 1914 - Bataille de Tannenberg

Longwy succombe : la ville et ses défenses sont ravagées, il n'y a aucun espoir de secours, et il n'y a de toute façon presque plus d'artillerie. La place se rend à 10h30 avec les honneurs. Les Allemands arrivent en vue de Maubeuge, défendue par 14 forts, mais leurs troupes sont déjà éprouvées et il n'est pas possible de commencer immédiatement un siège. Bataille du Cateau menée par les Britanniques à l'extrémité gauche du dispositif allié. Bien qu'ils soient largement en infériorité numérique, ils bloquent les Allemands pendant 12 heures et évitent l'encerclement, avec des pertes très élevées (20%). A l'extrême gauche du dispositif allié, une VIe armée française est constituée à partir de la garnison de Paris, couvrant le Nord-Est de cette ville. La capitale reçoit le général Gallieni comme gouverneur. Début de la bataille de Tannenberg, en Prusse orientale. Ce nom marque une vision de revanche vis-à-vis de la première bataille de Tannenberg de 1410, lors de laquelle les chevaliers Teutoniques avait été défaits par les russes, même si l'affrontement se déroule cette fois sur une zone beaucoup plus large. Les Allemands disposent de 200000 hommes, contre deux armées de 400000 hommes chacune pour les Russes. Hindenburg profite du réseau de chemin de fer pour retirer ses troupes face à la première armée russe, au Nord, et les faire renforcer celles qui font face à la deuxième armée, au Sud ; il appelle de plus des renforts depuis l'Ouest. Plus au Sud, en Galicie, les Autrichiens profitent de la désorganisation des Russes après leur défaite à Krasnik pour les attaquer de nouveau, au Nord à Komarów, et au Sud à Gnila Lipa. Les Russes s'attendant à une attaque sur Lemberg, ils ont massé leurs troupes au Sud, et seule la première attaque réussit. Combat naval de l’île d’Odensholm, en Baltique. Le croiseur allemand Magdeburg, en plein brouillard, s'échoue sur cette île et ne parvient pas à se dégager. Deux croiseurs russes prévenus par les gardiens du phare de l'île n'ont aucun mal à le neutraliser, et mettent la main sur un exemplaire du code de la Marine allemande qui était censé avoir été détruit. Les Allemands ignoreront toute la guerre cet élément et ne changeront jamais leur code. Les Allemands capitulent à Kamina, au Togo. Alors que l'invasion avait commencé dès le 7 août, ils s'étaient regroupé dans cette ville où se situait l'émetteur radio permettant le contact avec l'extérieur. La chute de cette place entraîne la capitulation du Togo entier, que se partagent Français et Britanniques. Dernière exaction allemande d'importance à Frasnes-lez-Couvin, en Wallonie. Depuis le début de la guerre, principalement en Belgique mais également en France, celles-ci ont coûté la vie à 5000 civils dans plus d'une centaine de localités, avec 15000 maisons détruites. Le gouvernement français démissionne pour former un ministère de la défense nationale, intégrant des socialistes et concrétisant ainsi l'Union sacrée.

Hommes et chevaux britanniques morts sur le champ de bataille du Cateau. Domaine public.

dimanche 27 juillet 2014

27 juillet 1914 - Réunion

A Londres, Grey propose encore une fois une rencontre entre les différentes puissances. Les représentants anglais, français, italiens et russes répondent présents, mais pas les allemands. Suite à ces défilements successifs, Grey confirme à l'Allemagne que si son pays venait à s'engager dans la guerre, ce qui n'est pas encore décidé, ce serait du côté de l'Entente ; dans le même temps la France réaffirme son soutien militaire total à la Russie. Le président français Poincaré annule ses visites en Scandinavie pour rentrer en France, tandis que des manifestations contre la guerre se déroulent à Paris. Les allemands rappellent des réservistes, alors que l'empereur Guillaume II vient de rentrer de croisière.

La police contient les manifestants à Paris, boulevard Poissonnière. Photographie de presse, agence Rol.

mardi 15 juillet 2014

15 juillet 1914 - Mexico

Départ de Paris du président Poincaré et de Viviani, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères. Ils vont prendre le bateau pour la Russie, où une rencontre aura lieu avec le tsar Nicolas II, et seront de retour le 29 juillet.

Fac-simile du discours de renonciation à la présidence du général Victoriano Huerta. Le 15 juillet, dans le cadre de la révolution mexicaine menée entre autres par Pancho Villa et Emiliano Zapata, celui-ci se voit contraint d'abandonner sa dictature et Mexico face à l'avancée militaire des constitutionnalistes. El Liberal, 25 août 1914, photo http://tlamatqui.blogspot.fr