Fin de l'offensive en Woëvre : elle n'a eu aucun résultat stratégique, même si elle a causé des pertes assez importantes aux Allemands. Les Allemands accusent les Français d'avoir utilisé des gaz toxiques près de Verdun, ce qui est infondé mais vise à préparer la première utilisation des gaz quelques jours plus tard par les Allemands, à Ypres. Les Britanniques indiquent que les Dominions seront consultés par rapport aux termes de paix. Le Japon informe les Britanniques que les Allemands réfléchissent à une offre de paix séparée. Les Grecs rejettent l'offre des alliés.
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mardi 14 avril 2015
samedi 21 mars 2015
21 mars 1915 - Raid sur Paris
lundi 12 janvier 2015
12 janvier 1915 - Obus empoisonnés
La situation à Crouy est critique : les Allemands contre-attaquent, et
les Français sont coupés de leurs lignes de ravitaillement par la crue
de l'Aisne. Il ne reste plus qu'un pont en dur à Soissons pour passer,
et la retraite s'organise par échelon, les artilleurs faisant feu en tir
direct sur les troupes allemandes, lorsqu'ils ont encore des munitions.
Une contre-attaque avec deux divisions, confiée à Nivelle, est montée
un peu plus loin pour stopper l'avancée
allemande. Le bruit court à Paris que les Allemands auraient utilisé des
obus empoisonnés. Il n'est pas encore question de gaz de combat à
l'époque : seules des grenades et obus au gaz lacrymogène étaient
employés, depuis août 1914.
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| Extrait du Journal du 60e régiment d'infanterie, en première ligne à Crouy. Ce passage relate le bombardement d'artillerie allemand qui précède l'attaque, entre 7h30 et 8h30. Le roman autobiographique Le feu, d'Henri Barbusse, est dédié aux hommes tombés lors de ce combat. Directement inspiré des notes prises par l'auteur dans son carnet, il sera publié à partir d'août 1916 sous forme de feuilleton, son réalisme provoquant l'enthousiasme des soldats et les protestations des civils. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr |
vendredi 19 décembre 2014
19 décembre 1914 - Bataille de Givenchy
Bataille de Givenchy : dans le cadre des opérations entourant
l'offensive de Champagne, une division indienne déclenche de violents
combats dans le secteur de La Bassée et capture deux lignes de tranchées
allemandes. En Egypte, les Britanniques, qui ont proclamé leur
protectorat il y a quelques jours, déposent le sultan et nomment Hussein
Kamel Pasha à la place. Ils instituent également une assemblée qui a
pour but de limiter ses pouvoirs. La garnison autrichienne de Przemyśl
tente une sortie, sans succès.
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| Des conscrits de la classe 1915 quittent Paris vers le front, le 19 décembre. © http://www.parisenimages.fr |
mercredi 10 décembre 2014
10 décembre 1914 - Débandade autrichienne
Les Serbes atteignent les rives de la Drina. Les Autrichiens traversent
précipitamment à la nage. Ils ne s'arrêteront qu'à Banat, derrière le
Danube. Les Autrichiens sont également défaits par les Russes dans la
région de Cracovie. Le maréchal allemand von der Goltz est envoyé en
Mésopotamie pour aider à réorganiser l'armée ottomane. Les français
planifient la première grande offensive pour percer le réseau de
tranchées allemand, à la fois dans l'Artois et en Champagne. Cependant, ils manquent d'artillerie lourde, et les conditions hivernales sont particulièrement difficiles.
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| Organisation d'une vente pour offrir des présents de Noël aux militaires blessés à Paris. Le pathos est mis en avant plus que la situation des blessés, avec la participation d'une adolescente de 13 ans amputée d'une jambe suite au lâcher d'une bombe par un Taube sur le 16e arrondissement le 27 septembre. Le Petit Parisien, 3 décembre 1914, p.4 ; © http://pages14-18.mesdiscussions.net |
dimanche 7 décembre 2014
07 décembre 1914 - Bourse de Paris
Les Autrichiens lancent des escarmouches autour de Belgrade, sur le flanc serbe. Réouverture de la bourse de Paris.
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| Un groupe de soldats du 1er régiment de marche des zouaves se repose dans le Pas-de-Calais. Quelques-uns tentent de tirer sur un avion allemand. La photographie n'est pas datée ; le caporal Thinnes, qui monte la garde au premier plan et a annoté l'image, a été tué dans ce secteur le 7 décembre 1914, son corps n'a pas été retrouvé. © http://www.europeana1914-1918.eu |
lundi 1 décembre 2014
01 décembre 1914 - Entrée à Belgrade
Les Autrichiens entrent dans Belgrade, célébrant leur victoire à Vienne,
sous les applaudissements allemands. Quant aux serbes, ils sont 60000 à
s'être repliés un peu plus loin, militaires et civils, et accueillent
la nouvelle sans sourciller puisqu'il s'agit d'une manœuvre préparée :
il est clair que les lignes d'approvisionnement autrichiennes sont trop
distendues, et leur armée trop éparpillée. Le roi George V vient visiter
les troupes britanniques sur le continent.
mardi 18 novembre 2014
18 novembre 1914 - Cap Sarytch
A Łódź, les Allemands se sont avancés trop profondément en Pologne :
avec les renforts venus de Silésie, les Russes les attaquent à la fois
sur leurs flancs Nord et Sud, menaçant de les encercler. La température
chute à -12° C. Les Autrichiens lancent un assaut important contre les
Serbes sur la Kolubara. Bataille du cap Sarytch : en mer Noire, la
flotte russe composée d'une vingtaine de bâtiments rencontre les
croiseurs ottomans Goeben et Breslau (n'ayant de
turc que le pavillon, le matériel et l'équipage restant intégralement
allemands). Ceux-ci doivent battre en retraite, le Goeben est endommagé.
Compte tenu de l'échec à Ypres, Erich von Falkenhayn considère qu'il
n'est plus possible pour l'Allemagne de gagner la guerre, et il appelle à
une solution diplomatique. Tous les décideurs militaires et civils
allemands refusent. Le gouvernement français, alors à Bordeaux, commence
à revenir à Paris.
samedi 11 octobre 2014
11 octobre 1914 - Fusillé pour l'exemple
Dans les Flandres, les Britanniques attaquent dans le secteur de La
Bassée, et s'établissent fermement autour de Béthune. Deux Taube
survolent Paris et larguent des bombes, faisant 3 morts et 14 blessés.
Face à l'avancée des austro-allemands, les Russes sont contraints de
lever le siège de Przemyśl et de battre en retraite. Un sous-marin
allemand coule le croiseur russe Pallada dans la Baltique. Le Nusa, un
yacht armé australien, capture la canonnière allemande
Komet en Nouvelle-Poméranie : il s'agit du dernier acte militaire dans
les eaux autralasiennes. Jean-Julien Chapelant est fusillé pour
l'exemple. Ce mitrailleur avait été blessé et capturé après une semaine
de combats ininterrompus dans la Somme, mais était parvenu à s'enfuir et
à regagner les lignes françaises ; il a été condamné à son retour pour
"capitulation en rase campagne" et fusillé sur son brancard. Il a été
déclaré "Mort pour la France" en 2012, mais jamais réhabilité
officiellement. Le même jour est fusillé Ben Zineb Amar, tirailleur
marocain, pour abandon de poste en présence de l'ennemi.
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| Le front Ouest le 11 octobre. On observe clairement le déroulement du front vers le Nord, dans les Flandres, avec des unités de cavalerie françaises (en bleu clair) et surtout des divisions britanniques (en orange). Celles-ci sont au contact des Allemands du 14e Corps d'Armée vers La Bassée, et les unités se préparent encore sur une vingtaine de kilomètres au Nord, jusqu'à Saint-Omer. A noter également la petite unité de spahis prise au piège à Lille, qui se rendra le lendemain. © http://www.carto1418.fr/ |
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jeudi 2 octobre 2014
02 octobre 1914 - Contre-attaque à Arras
A Anvers, quatre fort tombent ou sont évacués par leurs défenseurs dans
la journée, sous l'effet des bombardements ou suite à aux attaques à la
mines des pionniers allemands. Les Belges établissent une ligne de
défense derrière la Nèthe. Il s'agit de gagner le maximum de temps et de
retraiter le plus tard possible : le front français se déployant vers
le Nord, il sera d'autant plus proche et donc rapide à atteindre au
moment de quitter la ville. L'offensive d'Arras tourne court : alors que
les Français atteignent Douai, les Allemands contre-attaquent et
commencent à les repousser vers leur point de départ.
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| L'étalage d'un fripier à Paris, le 2 octobre. On note que de nombreux hommes restent dans la vie civile. © http://www.parisenimages.fr |
mercredi 10 septembre 2014
10 septembre 1914 - Guerre de course
Retraite générale allemande depuis la Marne, notamment à l'Ouest et au
centre où leur offensive dans les marais de Saint-Gond a fini par être
stoppée. En particulier, la VIe armée française ne rencontre plus de
résistance sérieuse sur l'Ourcq, avance de 15 kilomètres et dégage
définitivement Paris. Les français commencent à contre-attaquer à Nancy.
Aux lacs Mazuriques en Prusse orientale, tout espoir de victoire des
russes est perdu : leur flanc Sud aurait pu déborder les Allemands, mais
ceux-ci ont reçu des renforts et les dépassent maintenant en tous
points. Le croiseur léger allemand Emden, basé à Tsingtao avant la
guerre, fait sa première victime en tant que corsaire dans l'Océan
Indien, le charbonnier grec Pontoporos.
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| Le SMS Emden photographié en janvier 1914, à Tsingtao. Domaine public. |
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VIe armée
vendredi 5 septembre 2014
05 septembre 1914 - Taxis de la Marne
La VIe armée française, basée à Paris, attaque vers l'Ourcq ; l'écrivain
Charles Péguy, alors lieutenant, est tué pendant cette offensive. Une
brigade d'infanterie participant à l'opération est transportée par les
taxis parisiens réquisitionnés par Gallieni : ces "taxis de la Marne"
sont un grand coup médiatique, même si leur importance dans les
opérations est anecdotique. A Nancy, la bataille se poursuit, avec les
mêmes résultats : les Allemands ne parviennent
pas à remporter de succès décisif, et n'atteignent pas le Grand
Couronné qui était leur objectif. Le croiseur léger britannique H.M.S.
Pathfinder est torpillé en mer du Nord par le sous-marin allemand U-21,
devenant le premier navire coulé de cette manière. Les Allemands sont
repoussés à Abercorn, en Rhodésie. Par le pacte de Londres, la Russie,
la France et la Grande-Bretagne s'engagent à ne pas conclure de paix
séparée, et deviennent donc officiellement alliés.
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VIe armée
jeudi 4 septembre 2014
04 septembre 1914 - Bataille du Grand Couronné
Les défenses de Maubeuge sont à bout de force. Les Belges ouvrent les
digues autour d'Anvers pour ralentir l'avance allemande. L'armée
allemande occupe Reims. Toutefois, dans son mouvement tournant, elle ne
peut pas protéger son flanc droit, les troupes chargées de le faire
ayant été retenues trop longtemps en Belgique, face à Anvers notamment.
Le général Gallieni, commandant de Paris, y voit une opportunité et
donne l'ordre à la VIe armée, devant initialement
défendre Paris, de se porter en avant et d'attaquer un point faible
dans le flanc allemand sur l'Ourcq. Début de la bataille du Grand
Couronné à Nancy. Il s'agit d'une ligne de défense qui empêche les
allemands d'encercler Nancy par le Sud. La prise de la ville est
importante surtout pour le prestige de l'armée allemande, à tel point
que l'empereur Guillaume II vient en personne assister aux opérations.
Les Allemands lancent une violente attaque qui oblige les défenseurs à
se replier, mais ceux-ci tiennent bon voire parviennent à
contre-attaquer.
mercredi 3 septembre 2014
03 septembre 1914 - Habemus papam
Deux aviateurs français découvrent que les Allemands ont infléchit leur
route vers l'Est de Paris, délaissant ainsi le "camp retranché" de
Paris. Leur lieutenant-colonel, qui se trouve être Alfred Dreyfus, les
envoie prévenir directement l’État-major. Les Allemands sont sur la
Marne et la passent à Château-Thierry. Offensive russe en Galicie
orientale : prise de Lvov, ainsi que de Lemberg. Élection du pape Benoît XV, succédant à Pie X décédé le 20 août.
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| Annonce du général Gallieni, chargé de défendre Paris que l'on pensait jusqu'alors être l'objectif des Allemands. Photographie de presse, agence Rol. |
mardi 2 septembre 2014
02 septembre 1914 - Coup de faux
Maubeuge, totalement isolée sur la frontière belge, est toujours
lourdement bombardée. Les Allemands sont à 80 km à peine de Paris. Von
Moltke ordonne de pousser l'armée française à l'Est de Paris.
Conformément au plan Schlieffen, il ne vise pas la capitale mais compte
obliquer vers l'Est de la région parisienne pour prendre en "coup de
faux" toute l'armée française. Joffre, qui a remplacé les généraux qu'il
jugeait incompétents (le lendemain, Franchet d'Esperey
prendra la tête de la Ve armée à la place de Lanrezac), annonce qu'il
compte se rétablir sur la Seine et l'Aube, où il envoie déjà des
renforts. Fin de la bataille de Lemberg en Galice, les Autrichiens sont
défaits et perdent 130000 hommes. Ils ne semblent pas adaptés à la
guerre moderne et sont dépendants des Allemands. Les japonais débarquent
leurs troupes d'assaut à Tsingtao. La Chine proteste puisque les
Japonais débarquent sur son territoire alors qu'elle est neutre, mais ne
fait rien pour empêcher les opérations. Le gouvernement français est
installé en entier à Bordeaux.
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| Le plan Schlieffen dans sa version 1905. En 1914, le mouvement de la première armée, la plus à gauche, n'est pas appliqué. Le 2 septembre, les Allemands sont globalement sur l'Aisne. Domaine public. |
samedi 30 août 2014
30 août 1914 - Splendeur et misère russes
A Maubeuge, la poudrière du fort de Boussois explose, le fort est
abandonné temporairement mais sera réoccupé dès le lendemain. Le
bombardement continue à Givet, le fort ne peut pas riposter, ses pièces
sont trop endommagées et les Allemands sont hors de portée. A 10h, les
éléments de la Ve armée à Guise se retirent : s'ils ont repoussé les
Allemands au Nord de l'Oise, ils ne sont pas assez assurés pour tenir
cette position plus longtemps. Paris reçoit ses premières
bombes lancées par des Taube allemands. Fin de la bataille de
Tannenberg. La deuxième armée russe n'existe plus. Elle a perdu presque
80000 hommes tués ou blessés, et encore plus de prisonniers, contre
12000 pour les Allemands. Fin de la bataille de Gnila Lipa. L'attaque
autrichienne est un désastre et les Russes contre-attaquent
victorieusement, faisant 20000 prisonniers.
![]() |
| Le front Ouest le 30 août. Si la situation n'a pas énormément progressé en Alsace et Lorraine, la Trouée de Charmes n'ayant pu être que très peu exploitée, l'avancée allemande est par contre plus nette dans les Ardennes, et spectaculaire en Belgique et dans le Nord de la France. Les quelques troupes alliées encore présentes à cet endroit doivent impérativement ralentir les Allemands pour éviter que ceux-ci n'enveloppent entièrement l'aile gauche. © http://www.carto1418.fr/ |
vendredi 29 août 2014
29 août 1914 - Bataille de Guise
Les Allemands prennent Amiens. Début du bombardement du fort de Givet,
et font sauter une poudrière dès 13h. Les Allemands commencent à
bombarder Maubeuge, toujours avec les mêmes pièces ayant servi à Liège
et Namur, qui arrivent progressivement. Bataille de Guise : les combats
sont violents toute la journée, mais les Français sont combatifs et
parviennent à repousser les Allemands au Nord de l'Oise. Des unités de
réserve françaises parviennent même à faire reculer
la Garde impériale allemande. L'objectif de stopper momentanément les
Allemands et d'éviter le contournement est donc atteint. La bataille de
Tannenberg n'est pas encore terminée, mais les Russes se font massacrer
et l'issue est tellement certaine que Ludendorff réfléchit déjà à la
manière de vaincre la première armée montée sur Königsberg. A Gnila
Lipa, les Autrichiens tentent de nouveau d'attaquer, alors que les
Russes sont deux à trois fois plus nombreux qu'eux. Au Cameroun
allemand, les Britanniques, qui ont envahi le pays depuis le 25,
arrivent devant la forteresse allemande de Garua et commencent à
l'attaquer. Les Néo-zélandais, en tant que membre du Commonwealth
britannique, occupent les Samoa allemandes. Le gouvernement allemand
refuse de céder l'île, mais les Allemands sur place n'offrent aucune
résistance. Le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux.
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| Prisonniers russes lors de la bataille de Tannenberg. Domaine public. |
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mardi 26 août 2014
26 août 1914 - Bataille de Tannenberg
Longwy
succombe : la ville et ses défenses sont ravagées, il n'y a aucun
espoir de secours, et il n'y a de toute façon presque plus d'artillerie.
La place se rend à 10h30 avec les honneurs. Les Allemands arrivent en
vue de Maubeuge, défendue par 14 forts, mais leurs troupes sont déjà
éprouvées et il n'est pas possible de commencer immédiatement un siège.
Bataille du Cateau menée par les
Britanniques à l'extrémité gauche du dispositif allié. Bien qu'ils
soient largement en infériorité numérique, ils bloquent les Allemands
pendant 12 heures et évitent l'encerclement, avec des pertes très
élevées (20%). A l'extrême gauche du dispositif allié, une VIe armée
française est constituée à partir de la garnison de Paris, couvrant le
Nord-Est de cette ville. La capitale reçoit le général Gallieni comme
gouverneur. Début de la bataille de Tannenberg, en Prusse orientale. Ce
nom marque une vision de revanche vis-à-vis de la première bataille de
Tannenberg de 1410, lors de laquelle les chevaliers Teutoniques avait
été défaits par les russes, même si l'affrontement se déroule cette fois
sur une zone beaucoup plus large. Les Allemands disposent de 200000
hommes, contre deux armées de 400000 hommes chacune pour les Russes.
Hindenburg profite du réseau de chemin de fer pour retirer ses troupes
face à la première armée russe, au Nord, et les faire renforcer celles
qui font face à la deuxième armée, au Sud ; il appelle de plus des
renforts depuis l'Ouest. Plus au Sud, en Galicie, les Autrichiens
profitent de la désorganisation des Russes après leur défaite à Krasnik
pour les attaquer de nouveau, au Nord à Komarów, et au Sud à Gnila Lipa.
Les Russes s'attendant à une attaque sur Lemberg, ils ont massé leurs
troupes au Sud, et seule la première attaque réussit. Combat naval de
l’île d’Odensholm, en Baltique. Le croiseur allemand Magdeburg, en plein
brouillard, s'échoue sur cette île et ne parvient pas à se dégager.
Deux croiseurs russes prévenus par les gardiens du phare de l'île n'ont
aucun mal à le neutraliser, et mettent la main sur un exemplaire du code
de la Marine allemande qui était censé avoir été détruit. Les Allemands
ignoreront toute la guerre cet élément et ne changeront jamais leur
code. Les Allemands capitulent à Kamina, au Togo. Alors que l'invasion
avait commencé dès le 7 août, ils s'étaient regroupé dans cette ville où
se situait l'émetteur radio permettant le contact avec l'extérieur. La
chute de cette place entraîne la capitulation du Togo entier, que se
partagent Français et Britanniques. Dernière exaction allemande
d'importance à Frasnes-lez-Couvin, en Wallonie. Depuis le début de la
guerre, principalement en Belgique mais également en France, celles-ci
ont coûté la vie à 5000 civils dans plus d'une centaine de localités,
avec 15000 maisons détruites. Le gouvernement français démissionne pour
former un ministère de la défense nationale, intégrant des socialistes
et concrétisant ainsi l'Union sacrée.
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| Hommes et chevaux britanniques morts sur le champ de bataille du Cateau. Domaine public. |
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dimanche 27 juillet 2014
27 juillet 1914 - Réunion
A Londres, Grey propose encore une fois une rencontre entre les
différentes puissances. Les représentants anglais, français, italiens et
russes répondent présents, mais pas les allemands. Suite à ces
défilements successifs, Grey confirme à l'Allemagne que si son pays
venait à s'engager dans la guerre, ce qui n'est pas encore décidé, ce
serait du côté de l'Entente ; dans le même temps la France réaffirme son
soutien militaire total à la Russie. Le président français Poincaré
annule ses visites en Scandinavie pour rentrer en France, tandis que des
manifestations contre la guerre se déroulent à Paris. Les allemands
rappellent des réservistes, alors que l'empereur Guillaume II vient de
rentrer de croisière.
| La police contient les manifestants à Paris, boulevard Poissonnière. Photographie de presse, agence Rol. |
mardi 15 juillet 2014
15 juillet 1914 - Mexico
Départ de Paris du président Poincaré et de Viviani, président du
Conseil et ministre des Affaires étrangères. Ils vont prendre le bateau
pour la Russie, où une rencontre aura lieu avec le tsar Nicolas II, et
seront de retour le 29 juillet.
| Fac-simile du discours de renonciation à la présidence du général Victoriano Huerta. Le 15 juillet, dans le cadre de la révolution mexicaine menée entre autres par Pancho Villa et Emiliano Zapata, celui-ci se voit contraint d'abandonner sa dictature et Mexico face à l'avancée militaire des constitutionnalistes. El Liberal, 25 août 1914, photo http://tlamatqui.blogspot.fr |
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