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mardi 12 mai 2015

12 mai 1915 - Loi martiale

En Artois, malgré les projets du général Pétain, les unités alliées sont trop épuisées pour relancer la moindre attaque d'importance, avec parfois moins de la moitié des hommes encore présents. En Afrique occidentale allemande, le commandant sud-africain déclare la loi martiale et divise son armée en quatre colonnes qui séparent ce qui reste du contingent allemand dans le Nord du pays.

Une délégation russe visite l'hôpital d'évacuation de Cuperly, dans la Marne, le 12 mai. Archives municipales de Toulouse, 49Fi1874/37, domaine public.

vendredi 3 avril 2015

03 avril 1915 - Filets de barrage

En Woëvre, les Français lancent une deuxième série d'attaques préliminaires à une grande offensive. En Mer Noire, rencontre sans conséquence entre la flotte russe et le Goeben ottoman. La Grande-Bretagne achève la construction des filets de barrage dans le détroit de Douvres. Quatre hommes sont fusillés pour l'exemple à Saint-Amand-sur-Fion, dans la Marne. Les Etats-Unis rappellent leurs observateurs militaires envoyés du côté allemand.

Le croiseur ottoman Mecidiye a coulé sur une mine près d'Odessa, le 3 avril. Il sera renfloué par les Russes et utilisé dans leur marine jusqu'en 1918, date à laquelle il sera capturé par les Allemands et rendu aux Turcs. Il ne sera finalement rayé des effectifs qu'en 1947. Domaine public.

lundi 16 février 2015

16 février 1915 - Oyem

En Champagne, les Français réactivent leur offensive, notamment pour éviter que les Allemands ne puissent envoyer plus de troupes en Russie. Ils manquent toujours d'artillerie lourde et les conditions climatiques sont déplorables, les résultats sont donc variés selon les secteurs. Ils font également pression dans le secteur de Vauquois. Nouveaux raids aériens franco-britanniques sur les ports belges. Les Français occupent Oyem, au Cameroun.

Tombe provisoire du soldat Eugène Dieude, tué au combat le 16 février à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus, dans la Marne. © dzol'khan ; http://www.panoramio.com

dimanche 2 novembre 2014

02 novembre 1914 - Offensive dans le Caucase

Dans le secteur d'Ypres, les deux camps sont épuisés et doivent se reformer, se réapprovisionner et se renforcer. Le front devient relativement calme pour une semaine. Les Russes pénètrent à nouveau en Prusse orientale. La Russie et Serbie déclarent la guerre à l'Empire ottoman. Les Russes débutent en conséquence une offensive dans le Caucase. 8000 hommes de la force expéditionnaire indienne débarquent à Tanga, en Afrique orientale allemande. Le croiseur autrichien Kaiserin Elizabeth est coulé dans la rade de Tsingtao.

Une cérémonie d'hommage le 2 novembre à Villeroy. Cette ville de Seine-et-Marne a été le théâtre de très violents combats le 5 septembre, pendant la bataille de la Marne, au cours desquels Charles Péguy a été tué. Il s'agit du point extrême de l'avancée allemande vers Paris en 1914, au moins symboliquement. © http://www.delcampe.net

lundi 6 octobre 2014

06 octobre 1914 - Carte postale

A Anvers, les Allemands ont forcé les défenses de la Nèthe, avec une brèche de 26 km. Albert Ier décide de se replier sur l'Escaut. Les Allemands arrêtent définitivement leur offensive à Arras : la ligne s'est stabilisée, et les opérations se déroulent maintenant plus au Nord. Les Allemands se font en effet pressants vers Lille, et les Alliés se regroupent pour les stopper.

Une carte postale envoyée à sa famille par un soldat d'infanterie blessé. Celui-ci était cultivateur dans la Marne, près de Reims. Il a été blessé lors de la bataille de la Marne, envoyé à l'hôpital d'Albi d'où il écrit sa lettre, puis survivra à une autre blessure en 1917 et finalement à la guerre. Sa famille, dont il ignore la localisation, s'est réfugiée dans l'Ain pour fuir les combats. © http://www.europeana1914-1918.eu

dimanche 14 septembre 2014

14 septembre 1914 - Paquebot contre paquebot

Les Français tentent d'attaquer les positions allemandes, notamment dans l'Aisne, mais ceux-ci sont bien retranchés et ne reculent globalement plus. Les Allemands évacuent Reims, mais la bombardent, notamment la cathédrale. Suite à l'échec de l'offensive sur la Marne, et à son état d'épuisement personnel, l'empereur Guillaume II remplace von Moltke par von Falkenhayn à la tête des armées allemandes. Dans l'Atlantique Sud, le navire britannique Carmania coule l'allemand Cap Trafalgar ; les deux sont d'anciens paquebots commerciaux, armés pour être convertis en croiseurs auxiliaires. Les Australiens, qui n'avaient pour l'instant pris qu'une île mineure de Nouvelle-Guinée allemande, débarquent sur l'île principale, et commencent à assiéger Toma, près de Rabaul avec 200 hommes, 1 canon et 1 croiseur en couverture, sans prendre de risques. L'amiral Graf von Spee arrive en vue des Samoa allemandes, occupées par les néo-zélandais peu entraînés et mal équipés, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau ; il pourrait aisément reprendre la colonie, mais réalise que les Alliés reviendraient dès son départ, et repart sans perdre plus de temps.

Le RMS Carmania, au premier plan, coule le SMS Cap Trafalgar, au fond. Les deux étaient avant la guerre des paquebots transatlantiques, le premier de la Cunard Line et le second de la Hamburg Süd. L'armement ajouté sur le Cap Trafalgar, qui en fait un croiseur auxiliaire, est composé de deux canons de 105 mm et de six de 37 mm. Charles Dixon, Carmania sinking Cap Trafalgar off Trinidad, September 14, 1914, 1923, National Maritime Museum, domaine public.

vendredi 12 septembre 2014

12 septembre 1914 - Echappée russe

Les Allemands retraitent clairement à Nancy, couverts par leur artillerie. La bataille de la Marne est terminée, les Allemands retraitent sur tout le front, et les Français reprennent Soissons qu'ils ont évacué. Aux lacs Mazuriques, une rumeur de contre-attaque russe fait stopper les allemands pendant une demi-journée. Celle-ci n'était pas fondée et cet arrêt imprévu permet aux Russes d'échapper à l'encerclement. Les Allemands sont défaits à Kisi, en Afrique de l'Est britanniques.

Les ruines du village de Blesme. Celui-ci se trouve dans le département de la Marne, à l'Est de la bataille, près de Saint-Dizier. La photographie a été prise entre septembre 1914 et février 1915. Carte postale Gauthier, domaine public.

mercredi 10 septembre 2014

10 septembre 1914 - Guerre de course

Retraite générale allemande depuis la Marne, notamment à l'Ouest et au centre où leur offensive dans les marais de Saint-Gond a fini par être stoppée. En particulier, la VIe armée française ne rencontre plus de résistance sérieuse sur l'Ourcq, avance de 15 kilomètres et dégage définitivement Paris. Les français commencent à contre-attaquer à Nancy. Aux lacs Mazuriques en Prusse orientale, tout espoir de victoire des russes est perdu : leur flanc Sud aurait pu déborder les Allemands, mais ceux-ci ont reçu des renforts et les dépassent maintenant en tous points. Le croiseur léger allemand Emden, basé à Tsingtao avant la guerre, fait sa première victime en tant que corsaire dans l'Océan Indien, le charbonnier grec Pontoporos.

Le SMS Emden photographié en janvier 1914, à Tsingtao. Domaine public.

mardi 9 septembre 2014

09 septembre 1914 - Contre-attaque sur la Marne

Sur la Marne, les Britanniques et les Français sur l'Ourcq traversent la rivière à la poursuite des Allemands. Ceux-ci tentent une dernière offensive dans le secteur des marais de Saint-Gond, au centre de la bataille, mais les Français résistent. Von Moltke ordonne le repli de l'aile droite de son armée, sur l'Ourcq, et l'arrêt de l'offensive contre Nancy, qui est tout de même bombardée ce jour. En Rhodésie, les allemands sont repoussés d'Abercorn, alors que les premiers affrontements sérieux ont lieu dans le Nyassaland voisin (actuel Malawi).

Un autochrome (photographie en -vraies- couleurs) d'une compagnie d'aviateurs au complet, pris le 9 septembre. Jules Gervais-Courtellemont, bibliothèque municipale de Reims, domaine public.

lundi 8 septembre 2014

08 septembre 1914 - Les Lacs Mazuriques

Sur la Marne, les Allemands sont repoussés au Nord de la Marne là où ils l'avaient franchie. En particulier, la jonction entre les 1ère et 2e armées allemandes, à l'Ouest, manque d'être enfoncée. Ils reculent également à l'extrémité Est. Ils sont par contre plus victorieux au centre, dans les marais de Saint-Gond. A Nancy, l'arrivée de renforts français permet de colmater les brèches, la route de Nancy se referme pour les allemands épuisés. En Prusse orientale, après avoir brisé la 2e armée russe au Sud lors de la bataille de Tannenberg, Hindenburg lance ses troupes contre le flanc de la 1ère armée au Nord : c'est le début de la bataille des lacs Mazuriques. En Galicie, par contre, les Russes continuent à repousser les Autrichiens depuis Lemberg en direction des Carpates.

Un cliché pris le 8 septembre 1914 en plein combat, avec les troupes britanniques à Signy-Signets, dans le secteur de l'Ourcq. On distingue au premier plan des hommes du Cameronians, un bataillon de fusiliers écossais, et à l'arrière-plan une batterie de canons 18-pounder. Domaine public.

dimanche 7 septembre 2014

07 septembre 1914 - Les fusillés du 327e

Maubeuge est prise aux deux tiers, et ne peut plus résister. A midi, les Allemands refusent un armistice d'une journée et continuent le bombardement, aussi le drapeau blanc est hissé à 21h30. La place a résisté une dizaine de jours, immobilisant un corps d'armée allemand qui fait défaut sur la Marne au même moment. Sur la Marne justement, l'aile droite allemande, constituée par la Ière armée de von Kluck, est en difficulté et peine à maintenir le contact avec la deuxième armée de von Bülow plus à l'Est, lui-même menacé sur ses ailes. Si le centre avance toujours, dans le marais de Saint-Gond, l'aile gauche allemande est stoppée voire commence à retraiter dans le secteur des Deux Morins. Point culminant de la bataille pour Nancy : si certains résistent, d'autres secteurs français sont totalement enfoncés, ce qui ouvre des brèches directes vers la ville dont les allemands ne se rendent heureusement pas forcément compte. Les Autrichiens lancent une nouvelle offensive contre les serbes sur la Drina, avec deux armées : l'une des deux est repoussée mais la seconde parvient à prendre pied sur le territoire serbe. Des opérations navales alliées débutent au large du Cameroun, en vue d'un débarquement prévu pour la fin du mois. Un transport de troupes australien en provenance des Samoa récemment capturées approche de Nouvelle-Guinée allemande. Une escadre allemande commandée par Graf von Spee endommage les câbles de communications sous-marins britanniques dans le Pacifique. Affaire des fusillés du 327e RI : la veille, quelques soldats ont cédé à un mouvement de panique dans le marais de Saint-Gond. Sept d'entre eux ont été stoppés par un général de brigade et fusillés le 7, sans véritable enquête. L'un d'entre eux en sortira vivant et mourra au combat en juin 1915. Un seul sera réhabilité, en 1926 ; tous sont indiqués comme "tués à l'ennemi" sur leurs fiches militaires.

La fiche de décès d'Alfred Delsarte, l'un des "fusillés du 327e". Sur cette fiche et sur elle seule, la mention "Tué à l'ennemi" a été rayée et remplacée par "Mort pour la France", mais il n'y a tout de même aucune mention de la cause réelle de sa mort, et il ne s'agit pas du soldat réhabilité. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

mercredi 3 septembre 2014

03 septembre 1914 - Habemus papam

Deux aviateurs français découvrent que les Allemands ont infléchit leur route vers l'Est de Paris, délaissant ainsi le "camp retranché" de Paris. Leur lieutenant-colonel, qui se trouve être Alfred Dreyfus, les envoie prévenir directement l’État-major. Les Allemands sont sur la Marne et la passent à Château-Thierry. Offensive russe en Galicie orientale : prise de Lvov, ainsi que de Lemberg. Élection du pape Benoît XV, succédant à Pie X décédé le 20 août.

Annonce du général Gallieni, chargé de défendre Paris que l'on pensait jusqu'alors être l'objectif des Allemands. Photographie de presse, agence Rol.