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samedi 10 janvier 2015

10 janvier 1915 - Rationnement

A Crouy, les Français prennent deux lignes allemandes, et s'enfoncent même plus loin par endroit. Ils se retrouvent cernés et, faute de retraiter, se font massacrer sur place. En Allemagne, von Moltke remet à l'Empereur un rapport sur la situation économique du pays, très préoccupante. Des mesures de rationnement drastiques sont lancées en conséquence. Des mouvement ottomans sont observés sur le canal de Suez. 16 avions allemands tentent d'aller bombarder l'Angleterre, mais ils se perdent dans le brouillard et larguent finalement leurs bombes sur Dunkerque.

Les soldats du 11e bataillon d'infanterie australien posent sur la Grande Pyramide de Gizey le 10 janvier 1915. Australian War Memorial, domaine public.

dimanche 14 septembre 2014

14 septembre 1914 - Paquebot contre paquebot

Les Français tentent d'attaquer les positions allemandes, notamment dans l'Aisne, mais ceux-ci sont bien retranchés et ne reculent globalement plus. Les Allemands évacuent Reims, mais la bombardent, notamment la cathédrale. Suite à l'échec de l'offensive sur la Marne, et à son état d'épuisement personnel, l'empereur Guillaume II remplace von Moltke par von Falkenhayn à la tête des armées allemandes. Dans l'Atlantique Sud, le navire britannique Carmania coule l'allemand Cap Trafalgar ; les deux sont d'anciens paquebots commerciaux, armés pour être convertis en croiseurs auxiliaires. Les Australiens, qui n'avaient pour l'instant pris qu'une île mineure de Nouvelle-Guinée allemande, débarquent sur l'île principale, et commencent à assiéger Toma, près de Rabaul avec 200 hommes, 1 canon et 1 croiseur en couverture, sans prendre de risques. L'amiral Graf von Spee arrive en vue des Samoa allemandes, occupées par les néo-zélandais peu entraînés et mal équipés, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau ; il pourrait aisément reprendre la colonie, mais réalise que les Alliés reviendraient dès son départ, et repart sans perdre plus de temps.

Le RMS Carmania, au premier plan, coule le SMS Cap Trafalgar, au fond. Les deux étaient avant la guerre des paquebots transatlantiques, le premier de la Cunard Line et le second de la Hamburg Süd. L'armement ajouté sur le Cap Trafalgar, qui en fait un croiseur auxiliaire, est composé de deux canons de 105 mm et de six de 37 mm. Charles Dixon, Carmania sinking Cap Trafalgar off Trinidad, September 14, 1914, 1923, National Maritime Museum, domaine public.

mardi 9 septembre 2014

09 septembre 1914 - Contre-attaque sur la Marne

Sur la Marne, les Britanniques et les Français sur l'Ourcq traversent la rivière à la poursuite des Allemands. Ceux-ci tentent une dernière offensive dans le secteur des marais de Saint-Gond, au centre de la bataille, mais les Français résistent. Von Moltke ordonne le repli de l'aile droite de son armée, sur l'Ourcq, et l'arrêt de l'offensive contre Nancy, qui est tout de même bombardée ce jour. En Rhodésie, les allemands sont repoussés d'Abercorn, alors que les premiers affrontements sérieux ont lieu dans le Nyassaland voisin (actuel Malawi).

Un autochrome (photographie en -vraies- couleurs) d'une compagnie d'aviateurs au complet, pris le 9 septembre. Jules Gervais-Courtellemont, bibliothèque municipale de Reims, domaine public.

mardi 2 septembre 2014

02 septembre 1914 - Coup de faux

Maubeuge, totalement isolée sur la frontière belge, est toujours lourdement bombardée. Les Allemands sont à 80 km à peine de Paris. Von Moltke ordonne de pousser l'armée française à l'Est de Paris. Conformément au plan Schlieffen, il ne vise pas la capitale mais compte obliquer vers l'Est de la région parisienne pour prendre en "coup de faux" toute l'armée française. Joffre, qui a remplacé les généraux qu'il jugeait incompétents (le lendemain, Franchet d'Esperey prendra la tête de la Ve armée à la place de Lanrezac), annonce qu'il compte se rétablir sur la Seine et l'Aube, où il envoie déjà des renforts. Fin de la bataille de Lemberg en Galice, les Autrichiens sont défaits et perdent 130000 hommes. Ils ne semblent pas adaptés à la guerre moderne et sont dépendants des Allemands. Les japonais débarquent leurs troupes d'assaut à Tsingtao. La Chine proteste puisque les Japonais débarquent sur son territoire alors qu'elle est neutre, mais ne fait rien pour empêcher les opérations. Le gouvernement français est installé en entier à Bordeaux.
Le plan Schlieffen dans sa version 1905. En 1914, le mouvement de la première armée, la plus à gauche, n'est pas appliqué. Le 2 septembre, les Allemands sont globalement sur l'Aisne. Domaine public.

mercredi 20 août 2014

20 août 1914 - Contre-attaque allemande

Les Allemands déploient leur artillerie devant Namur. Les Belges continuent leur repli sur Anvers, alors que les Allemands commencent leur mouvement tournant vers le Sud, prenant au passage Bruxelles sans combat. En Lorraine, les Allemands reposés, plus nombreux et placés en hauteur contre-attaquent violemment à Sarrebourg et Morhange à 4h du matin, à 11h les unités françaises sont en déroute (plus de 90% de pertes dans certaines unités) et entament un repli général, y compris de nuit. Les deux armées se rencontrent également dans les Ardennes, où les Allemands sont bien retranchés : les attaques françaises échouent avec de fortes pertes, notamment à cause de l'artillerie allemande. La même situation se répète également dans les Vosges, notamment au Petit Donon. Bataille de Gumbinnen en Prusse orientale. Les Allemands, encouragés par leur précédent succès, lancent une nouvelle attaque précipitée, sans avoir pris le temps de se préparer correctement. L'artillerie lourde russe fait un carnage et von François préfère reculer largement, même si son armée n'est pas poursuivie. Le chef d’État-major von Moltke, furieux de cette retraite générale, confie le commandement de cette armée à Hindenburg secondé par Ludendorff. Les Serbes pourchassent les Autrichiens au-delà de la Drina, en territoire autrichien.

Un train d'artillerie allemand traverse Bruxelles. © http://www.sambre-marne-yser.be, collection privée.

mercredi 30 juillet 2014

30 juillet 1914 - Plan Schlieffen

Von Bethmann poursuit ses efforts pour essayer de faire accepter la voie diplomatique, mais la Russie ordonne la mobilisation générale à 16h. Cette action, perçue comme une provocation par Berlin, permet au chef d’État-major von Moltke de convaincre les autrichiens de faire de même et ainsi faire échouer toute tentative de conciliation. En conséquence, l'Autriche ordonne la mobilisation générale dans la nuit, pour les hommes jusqu'à 50 ans. A partir de cet instant, les allemand s'en tiennent au plan Schlieffen, qui implique de prendre les Russes de vitesse dans une guerre rapide. Les Belges approvisionnent leurs forts tandis que les Pays-Bas se déclarent neutres. L'armée française, sans connaître les mobilisations générales de la Russie et de l'Autriche, se positionne à 10 km de la frontière allemande et se tient prête.

Les plans stratégiques allemand et français en vigueur. Chez les allemands, le plan Schlieffen, du nom de son concepteur, a été créé en 1905 et constamment mis à jour par von Moltke depuis. Il prévoit de ne conserver qu'une force minimale face à la Russie le temps que celle-ci mobilise, et de battre rapidement les français en passant par la Belgique neutre avant de se rabattre sur Paris. Côté français, le plan XVII (17e plan depuis 1870), datant de 1913, s'intéresse surtout aux conditions de mobilisation mais prévoit d'attaquer en Alsace-Lorraine et sur le Luxembourg. ©Arte, Le dessous des cartes.

mardi 29 juillet 2014

29 juillet 1914 - Monitor

L'Autriche bombarde Belgrade via l'artillerie de sa flottille du Danube. Les serbes font sauter des ponts, empêchant l'infanterie autrichienne de passer le fleuve. Le chancelier allemand Bethmann-Hollweg essaie de conserver la neutralité anglaise, mais ceux-ci répondent que ce ne sera pas possible en cas de guerre. Cependant, Grey propose la même possibilité d'arrêt à Belgrade qu'avait exprimé Guillaume II précédemment. Bethmann essaie donc de la transmettre à l'Autriche mais se voit débouté. Pendant ce temps, Guillaume II envoie une proposition de négociation à la Russie, sans que l'on sache si elle est vraiment sérieuse. Le chef d’État-major Moltke demande la mobilisation générale en Allemagne. Les anglais mettent leur flotte en alerte, ainsi que celle d'Extrême-Orient, tout comme les allemands. Le tsar donne l'ordre de mobilisation générale en Russie avant de revenir dessus le soir même. Poincaré et Viviani reviennent enfin en France.

Les cuirassés monitor SMS Temes, Bodrog et Szamos en route pour aller bombarder Belgrade. Vue d'artiste, le Temes étant arrivé avant les deux autres. ©http://www.cityofart.net/bship/sms_donau.html

lundi 14 juillet 2014

14 juillet 1914 - Fête nationale

Réunion du Conseil autrichien. Par peur que l'Allemagne ne rompe son alliance avec l'Autriche, le premier ministre hongrois Tisza finit par accepter la guerre. L'Allemagne est mise au courant de l'avancée de la rédaction de l'ultimatum, dont l'acceptation est "pratiquement exclue". Le général en chef allemand von Moltke considère que l'armée allemande, mieux entraînée et équipée, pourra battre à la fois la Russie et la France en 1914. Compte tenu du sommet franco-russe et sur l'avis du général en chef autrichien Conrad, il est convenu que l'ultimatum sera envoyé le 23 juillet et expirera le 25.

Défilé du 14 juillet en France, sur l'hippodrome de Longchamp. Domaine public.