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| Les colonies européennes en Afrique en 1914. On note en noir les quatre colonies allemandes, qui constituent les points-clés de la guerre sur ce continent. © http://sunnycv.com |
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vendredi 19 septembre 2014
19 septembre 1914 - Colonies
La VIe armée française continue de tenter d'envelopper le flanc de la
ligne allemande, sans grand succès, d'autant que les munitions
commencent à manquer par endroits. De son côté, von Falkenhayn donne
l'ordre à toutes ses unités d'attaquer sur tout le front, avant de
revenir dessus en s'apercevant que ses troupes sont épuisées et que
personne ne bouge. Dans les Hauts-de-Meuse, les allemands se
positionnent sans résistance pour leur offensive, il n'y a qu'une
division de réserve et beaucoup d'intervalles vides côté français.
Lüderitzbucht, en Afrique occidentale allemande, est prise par les
forces sud-africaines qui y ont débarqué la veille. Les gouvernements
français et britanniques garantissent aux Belges l'intégrité de leurs
colonies.
mercredi 10 septembre 2014
10 septembre 1914 - Guerre de course
Retraite générale allemande depuis la Marne, notamment à l'Ouest et au
centre où leur offensive dans les marais de Saint-Gond a fini par être
stoppée. En particulier, la VIe armée française ne rencontre plus de
résistance sérieuse sur l'Ourcq, avance de 15 kilomètres et dégage
définitivement Paris. Les français commencent à contre-attaquer à Nancy.
Aux lacs Mazuriques en Prusse orientale, tout espoir de victoire des
russes est perdu : leur flanc Sud aurait pu déborder les Allemands, mais
ceux-ci ont reçu des renforts et les dépassent maintenant en tous
points. Le croiseur léger allemand Emden, basé à Tsingtao avant la
guerre, fait sa première victime en tant que corsaire dans l'Océan
Indien, le charbonnier grec Pontoporos.
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| Le SMS Emden photographié en janvier 1914, à Tsingtao. Domaine public. |
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samedi 6 septembre 2014
06 septembre 1914 - Bataille de la Marne
Maubeuge est submergée : cinq forts tombent dans la journée et les
Allemands sont aux portes de la ville. Les Français font sauter leur
arsenal à 22h, même s'ils continuent à se battre. Alors que les
Allemands atteignent Provins, le point le plus méridional de leur avance
en France, la VIe armée française arrête sa progression sur une ligne
allant de Bar-le-Duc à la Seine-et-Marne, et se prépare à lancer une
contre-attaque d'importance. Dans son ordre du jour,
Joffre demande à toutes les unités d'avancer, ou à défaut de tenir le
terrain quitte à se faire tuer sur place, mais de ne plus reculer. La
bataille de la Marne se divise en cinq fronts plus restreints, sur 225
km entre Paris et Verdun : d'Ouest en Est, l'Ourcq, les Deux Morins, les
Marais de Saint-Gond, Vitry et Revigny. Selon les cas, les unités
françaises sont toujours en train d'essayer de stopper les Allemands, ou
commencent déjà à contre-attaquer. A Nancy, la plupart des attaques
allemandes sont des échecs, surtout celles menées en masses compactes
musique en tête et fauchées par les mitrailleuses. Seule une division
française recule, ouvrant une brèche dangereuse. Les Serbes entrent en
Autriche dans la région de Syrmia. Combats dans la plaine de Tsavo, à la
frontière entre Afriques de l'Est britannique et allemande,
actuellement au Kenya. Première bataille air-mer de l'histoire à
Tsingtao : un hydravion japonais tente sans succès de bombarder deux
navires allemands.
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| Le front Ouest le 6 septembre. L'arc de cercle entre Paris et Verdun, constituant l'avancée extrême allemande et donc la bataille de la Marne, est bien visible, de même que les possibilités françaises d'attaque sur les flancs. La situation est stable en Lorraine. On devine Maubeuge assiégée à le frontière franco-belge, qui a pour intérêt d'immobiliser tout un corps d'armée allemand, de même que les unités allemandes au Nord de la carte qui tentent de prendre Anvers. © http://www.carto1418.fr/ |
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vendredi 5 septembre 2014
05 septembre 1914 - Taxis de la Marne
La VIe armée française, basée à Paris, attaque vers l'Ourcq ; l'écrivain
Charles Péguy, alors lieutenant, est tué pendant cette offensive. Une
brigade d'infanterie participant à l'opération est transportée par les
taxis parisiens réquisitionnés par Gallieni : ces "taxis de la Marne"
sont un grand coup médiatique, même si leur importance dans les
opérations est anecdotique. A Nancy, la bataille se poursuit, avec les
mêmes résultats : les Allemands ne parviennent
pas à remporter de succès décisif, et n'atteignent pas le Grand
Couronné qui était leur objectif. Le croiseur léger britannique H.M.S.
Pathfinder est torpillé en mer du Nord par le sous-marin allemand U-21,
devenant le premier navire coulé de cette manière. Les Allemands sont
repoussés à Abercorn, en Rhodésie. Par le pacte de Londres, la Russie,
la France et la Grande-Bretagne s'engagent à ne pas conclure de paix
séparée, et deviennent donc officiellement alliés.
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VIe armée
jeudi 4 septembre 2014
04 septembre 1914 - Bataille du Grand Couronné
Les défenses de Maubeuge sont à bout de force. Les Belges ouvrent les
digues autour d'Anvers pour ralentir l'avance allemande. L'armée
allemande occupe Reims. Toutefois, dans son mouvement tournant, elle ne
peut pas protéger son flanc droit, les troupes chargées de le faire
ayant été retenues trop longtemps en Belgique, face à Anvers notamment.
Le général Gallieni, commandant de Paris, y voit une opportunité et
donne l'ordre à la VIe armée, devant initialement
défendre Paris, de se porter en avant et d'attaquer un point faible
dans le flanc allemand sur l'Ourcq. Début de la bataille du Grand
Couronné à Nancy. Il s'agit d'une ligne de défense qui empêche les
allemands d'encercler Nancy par le Sud. La prise de la ville est
importante surtout pour le prestige de l'armée allemande, à tel point
que l'empereur Guillaume II vient en personne assister aux opérations.
Les Allemands lancent une violente attaque qui oblige les défenseurs à
se replier, mais ceux-ci tiennent bon voire parviennent à
contre-attaquer.
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