mercredi 31 décembre 2014

31 décembre 1914 - Contre-attaque en Champagne

Contre-attaque allemande d'envergure en Champagne. Ceux-ci sont repoussés avec de fortes pertes, mais les positions françaises sont lourdement bombardés et il n'y a plus beaucoup de munitions. La situation est sensiblement la même dans l'Argonne. A Sarikamish, les ottomans sont quasiment encerclés, et n'ont plus que quelques dizaines de canons et mitrailleuses. Les Serbes se préparent à recevoir une nouvelle invasion autrichienne, de même que les Britanniques face aux Ottomans en Egypte. A cette date, les Allemands ont perdu 750000 hommes. Le tirailleur Bellal Mohammed Ben Mohammed Ben Salem est fusillé dans l'Oise.

Un camp retranché britannique au bord du canal de Suez. Domaine public.

mardi 30 décembre 2014

30 décembre 1914 - Argonne

Attaque allemande dans l'Argonne, appuyée par des explosions de mines, mais sans avance durable. Des avions allemands attaquent Dunkerque.

Corps de soldats français tués lors d'une attaque. La photo n'est pas contextualisée, mais daterait du 30 décembre. Domaine public.

lundi 29 décembre 2014

29 décembre 1914 - Assaut sur Sarikamish

12000 ottomans tentent d'attaquer Sarikamish ; toutefois, après un combat à la baïonnette, seuls 300 arrivent à passer les défenses russes, et l'ensemble de l'assaut est repoussé. Les Ottomans ont perdu la moitié de leurs hommes dans l'affaire, et les Russes se préparent à les encercler.

Une tranchée russe dans les bois de Sarikamish. La photo n'est pas datée. Imperial War Museum, domaine public.

dimanche 28 décembre 2014

28 décembre 1914 - Arrêt en Artois

Après une dernière attaque française puis contre-attaque allemande, l'offensive s'arrête définitivement en Artois. Des attaques en Champagne n'ont aucun effet significatif. Dans le Caucase, les Ottomans sont aux portes de Sarikamish, leur objectif. Toutefois, ils sont épuisés, affamés, et à court d'armes et de munitions. La rébellion Maritz en Afrique du Sud est sensiblement désorganisée.

Une carte postale du nouvel an allemande. Celle-ci a été envoyée depuis l'hôpital de Gelnhausen, en Hesse, le 28 décembre 1914. © http://lescollectionsdewab.blogspot.fr

samedi 27 décembre 2014

27 décembre 1914 - Renforts

Des renforts arrivent sur le front de Champagne, en vue d'une reprise de l'offensive quelques jours plus tard.

Une tranchée de première ligne en Champagne, pendant une période de calme. On note la faible profondeur et l'aspect rudimentaire de la fortification. Le photographie n'est pas datée. Le Miroir, n°57, 27 décembre 1914, p.5.

vendredi 26 décembre 2014

26 décembre 1914 - Passe de Barduz

Les aviateurs français bombardent les terrains d'aviation allemands près de Metz. Dans le Caucase, les Russes mènent des actions de retardement avant de décrocher, et de laisser les Ottomans continuer à marcher. Ceux-ci sont arrivés à 30 km de Sarikamish, que les Russes ont évacué dans le calme en y laissant seulement un millier de défenseurs.

Le 4e bataillon de volontaires arméniens de l'armée ottomane à la passe de Barduz, dans le Caucase. La photographie n'est pas datée mais pourrait avoir été prise le 26 décembre. Hikmet Ozdemir, "Issues missed in the 1915 Armenian debate", 2004 ; domaine public.

jeudi 25 décembre 2014

25 décembre 1914 - Trêve de Noël

Trêve de Noël sur certains secteurs du front. Celle-ci a eu lieu presque uniquement aux endroits où les tranchées alliées étaient tenues par les Britanniques, soit dans le secteur d'Ypres et notamment à Frelinghien. Lorsqu'ils n'étaient pas accompagnés par les Britanniques, les Français et Belges n'ont pas fraternisé avec les Allemands, probablement à cause des violences commises par ceux-ci sur les civils de leurs pays. Concrètement, les Britanniques et Français tenant les positions autour d'Ypres ont aperçu au matin du 25 décembre des arbres de Noël plantés le long des tranchées allemandes, pendant que ceux-ci étaient en train de chanter des chants de Noël. Les Allemands sortirent les premiers de leurs tranchées, appelèrent leurs ennemis. Des échanges de cadeaux, discussions, parties de football et même un récital eurent lieu jusqu'au matin du 26. Des trêves, ou le fait de se prévenir mutuellement de l'imminence des bombardements, continuèrent par endroit pendant une semaine avant que la hiérarchie militaire n'y mette fin, au besoin en bombardant les rassemblements. Les photos de l'événement ont presque toutes été détruites et aucun média n'a parlé de l'événement en France et en Allemagne, mais de nombreux journaux britanniques parvinrent à se procurer des clichés et en firent leur Une dans les jours suivants. Il faut cependant noter que des cas d'arrêts plus ou moins prolongés des combats, voire d'échanges ou d'entraides, ont eu lieu ponctuellement sur tous les fronts et pendant tout la guerre. Dans le Caucase, les Ottomans marchent pendant 14 heures sous la neige ; ils sont si épuisés et affamés qu'ils sont devenus totalement indifférents, ne se souciant plus ni des gelures et de l'hypothermie qui tuent des milliers d'entre eux, ni des mitrailleuses russes. Malgré cela, les Russes sont tout de même dépassés par le nombre et effectuent une retraite plus ou moins en bon ordre.

La Une du Daily Mirror du 8 janvier 1915, publiant la plus célèbre photographie de la trêve de Noël. © http://raglinen.com