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| Une illustration du principe des mines parue le 17 janvier. La véritable "guerre des mines", notamment à Vauquois, ne commencera que dans quelques mois, aussi l'installation présentée reste-t-elle très sommaire et limitée. On note également le périscope dans la tranchée allemande. Le Miroir, 17 janvier 1915. © http://guy.joly1.free.fr |
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samedi 17 janvier 2015
17 janvier 1915 - Fin des combats à Sarikamish
Les derniers restes d'unités ottomanes dans les bois autour de
Sarikamish sont débusqués par les Russes, ce qui signe la fin des
combats. Les Russes n'ont plus rien à craindre sur ce front pendant un
long moment, et les Ottomans n'auraient même pas grand chose à leur
opposer s'ils décidaient d'attaquer. Il est difficile d'évaluer les
pertes ; les deux armées ont engagé environ 100000 hommes, les Ottomans
en ont perdu la moitié (dont une bonne partie par le froid et une épidémie de typhus), et les Russes un tiers (là encore avec un tiers des pertes dues au froid).
mardi 6 janvier 2015
06 janvier 1915 - Déroute à Sarikamish
A Sarikamish, le quartier général ottoman lui-même est sous le feu de
l'artillerie russe ; le commandement ottoman ordonne enfin la retraite
générale. Trois divisions entières ont été faites prisonnières, avec
plus d'une centaine d'officiers dont huit supérieurs. Suite à un appel
du pape, les belligérants s'engagent à réaliser des échanges de
prisonniers inaptes.
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| Une bande dessinée publiée dans le Western Mail du 6 janvier 1915. Celle-ci montre bien le fonctionnement de la propagande, ici alliée : il s'agit de démonter la propagande adverse, en présentant des "faits" même lorsque ceux-ci sont également de la propagande. De plus, il ne faut justement pas présenter le moindre élément concret sur la guerre : lors de l'attaque sur Westende, qui a eu lieu le 4 janvier, les Britanniques ont en réalité perdu un sous-marin avec tout son équipage, mais cet élément est absent de ce qui est présenté comme la propagande allemande. Western Mail, 6 janvier 1915 ; © http://www.cartoonww1.org |
dimanche 4 janvier 2015
04 janvier 1915 - Cyclistes
A Sarikamish, les Ottomans ne savent même plus précisément lesquelles de leurs troupes sont encore en vie.
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| Un détachement de cyclistes dans le secteur de Perthes-les-Hurlus. © http://activitesdefrancette.blogspot.fr/ |
samedi 3 janvier 2015
03 janvier 1915 - Aveuglement
A Sarikamish, aucune retraite n'est ordonnée car le commandement ottoman
croît toujours la victoire possible. Pendant ce temps, les troupes
essaient de survivre, et l'étau russe se resserre.
vendredi 2 janvier 2015
02 janvier 1915 - Nushan Sahagian
L'armée ottomane en Irak passe sous le commandement de Süleyman Askeri
Bey. Celui-ci, réalisant que l'armée n'a aucune ressource supplémentaire
à allouer à cette région, demande aux cheiks arabes de l'aider contre
les Britanniques. A Sarikamish, les Ottomans sont à moitié encerclés,
lourdement bombardés par les Russes, et trop faibles pour attaquer ;
malgré les rapports de ses subordonnés, cela n'empêche pas leur général
de vouloir encore lancer une offensive
générale. Les Russes demandent tout de même à leurs alliés d'intervenir
contre les Ottomans, pour ne pas avoir à envoyer trop de troupes dans le
Caucase.
jeudi 1 janvier 2015
01 janvier 1915 - Baroud d'honneur à Sarikamish
A Sarikamish, les Ottomans tentent une dernière attaque avec les unités
qui le peuvent encore, avec des résultats catastrophiques : une division
perd 40% de ses hommes dans une tempête de neige, et des unités
entières sont faites prisonnières lorsqu'elles se retrouvent encerclées
dans les lignes russes après avoir avancé. Le cuirassé britannique HMS
Formidable, lancé en 1898, est torpillé dans la Manche par le sous-marin
allemand U-24.
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| Des soldats russes devant les corps gelés de soldats ottomans, pendant la bataille de Sarikamish. La photographie n'est pas datée. Domaine public. |
mercredi 31 décembre 2014
31 décembre 1914 - Contre-attaque en Champagne
Contre-attaque allemande d'envergure en Champagne. Ceux-ci sont
repoussés avec de fortes pertes, mais les positions françaises sont
lourdement bombardés et il n'y a plus beaucoup de munitions. La
situation est sensiblement la même dans l'Argonne. A Sarikamish, les
ottomans sont quasiment encerclés, et n'ont plus que quelques dizaines
de canons et mitrailleuses. Les Serbes se préparent à recevoir une
nouvelle invasion autrichienne, de même que les Britanniques face aux
Ottomans en Egypte. A cette date, les Allemands ont perdu 750000 hommes.
Le tirailleur Bellal Mohammed Ben Mohammed Ben Salem est fusillé dans
l'Oise.
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| Un camp retranché britannique au bord du canal de Suez. Domaine public. |
lundi 29 décembre 2014
29 décembre 1914 - Assaut sur Sarikamish
12000 ottomans tentent d'attaquer Sarikamish ; toutefois, après un
combat à la baïonnette, seuls 300 arrivent à passer les défenses russes,
et l'ensemble de l'assaut est repoussé. Les Ottomans ont perdu la
moitié de leurs hommes dans l'affaire, et les Russes se préparent à les
encercler.
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| Une tranchée russe dans les bois de Sarikamish. La photo n'est pas datée. Imperial War Museum, domaine public. |
dimanche 28 décembre 2014
28 décembre 1914 - Arrêt en Artois
Après une dernière attaque française puis contre-attaque allemande,
l'offensive s'arrête définitivement en Artois. Des attaques en Champagne
n'ont aucun effet significatif. Dans le Caucase, les Ottomans sont
aux portes de Sarikamish, leur objectif. Toutefois, ils sont épuisés,
affamés, et à court d'armes et de munitions. La rébellion Maritz en
Afrique du Sud est sensiblement désorganisée.
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| Une carte postale du nouvel an allemande. Celle-ci a été envoyée depuis l'hôpital de Gelnhausen, en Hesse, le 28 décembre 1914. © http://lescollectionsdewab.blogspot.fr |
vendredi 26 décembre 2014
26 décembre 1914 - Passe de Barduz
Les aviateurs français bombardent les terrains d'aviation allemands près
de Metz. Dans le Caucase, les Russes mènent des actions de retardement
avant de décrocher, et de laisser les Ottomans continuer à marcher.
Ceux-ci sont arrivés à 30 km de Sarikamish, que les Russes ont évacué
dans le calme en y laissant seulement un millier de défenseurs.
mercredi 24 décembre 2014
24 décembre 1914 - Bombes sur Douvres
Sur les différents secteurs de l'offensive de Champagne et des
offensives de soutien, les activités sont suspendues ou du moins
fortement ralenties pendant plusieurs jours, et les positions sont
améliorées. Un deuxième raid aérien allemand a lieu à Douvres, cette
fois les bombes tombent bien sur la terre, mais sans faire de victime.
Les troupes ottomanes ont parcouru 75 km en trois jours dans le Caucase,
mais n'ont tout de même pas atteint leur objectif, Sarikamish. Le
soldat Louis Abadie est fusillé dans l'Aisne, pour abandon de poste en
présence de l'ennemi et vol. La Russie a fait prisonniers plus de 350000
soldats des Empires centraux depuis le début de la guerre.
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| Des soldats de la 3e armée ottomane en décembre 1914, dans le Caucase. Domaine public. |
lundi 22 décembre 2014
22 décembre 1914 - Contre-offensive dans le Caucase
Approfondissement de l'offensive ottomane dans le Caucase, avec la
troisième armée. La bataille principale se jouera à Sarikamish, que les
Ottomans espèrent atteindre le 25 décembre avec des marches de 30 km par
jour, alors que les routes sont dans un état déplorable, dans une
région montagneuse avec des cols à 2500 m d'altitude. En Afrique du Sud,
les forces de la rébellion Maritz se sont reformées en Afrique
occidentale allemande, même si une partie a du traverser le désert du Kalahari avec plus d'un tiers de pertes. Elles attaquent à nouveau à travers la rivière Orange.
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| Une batterie de mortiers de tranchée française pendant l'offensive de Champagne (la photo n'est pas datée). On constate l'aspect rudimentaire de la tranchée. Malgré la légende, il ne s'agit pas de crapouillots, nettement plus gros et apparus en 1915, mais de lance-bombes Cellerier. Il s'agit d'un mortier mis en service début novembre 1914, tenant surtout du système D. Au tout début de la guerre de tranchée, les soldats avaient perçu de vieux mortiers de bronze parfois sortis de musées, et il s'agit ici du premier mortier conçu spécialement pour cette guerre : Cellerier, un capitaine d'artillerie polytechnicien, a l'idée de récupérer comme mortier des corps d'obus de 77 mm allemands, disponibles en masse après chaque bombardement et montés sur une petite caisse en bois, et d'utiliser comme projectile une douille d'obus de 65 mm français remplie de grenaille et d'explosif. Même s'il s'agit d'un bricolage manquant de précision, il est tout de même suffisamment efficace pour que Joffre lui-même recommande d'en généraliser l'usage fin novembre, en attendant les crapouillots. © http://www.cheminots.net/ |
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