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samedi 30 mai 2015

30 mai 1915 - Attaque sur Przemyśl

Les Italiens progressent dans le Trentin et lancent un raid aérien sur Pola. Les austro-allemands attaquent directement les forts de Przemyśl. Les Russes parviennent à contre-attaquer sur la San. Les Britanniques s'assurent le contrôle du lac Nyassa en Afrique orientale allemande, tandis que de sérieux combats ont lieu au Cameroun. Décret ottoman de déportation des Arméniens dans les déserts d'Irak et de Syrie : la moitié des deux millions d'Arméniens vivant dans l'Empire à cette date aura péri en 1918, les autres fuyant pour une grande part en Syrie, en Mésopotamie ou dans le Caucase, puis en Europe. Après la guerre, il reste 70000 Arméniens au Moyen-Orient.

Ce qui reste de l'église de Carency, dans le Nord-Pas-de-Calais, le 30 mai. Le village a été totalement détruit pendant la bataille de l'Artois, courant mai. © http://www.delcampe.net

lundi 25 mai 2015

25 mai 1915 - Traités chinois

En Artois, une nouvelle tentative de lancer une attaque à grande échelle échoue : les Allemands ont amené des renforts, il n'y a plus d'effet de surprise, et le temps a manqué pour l'organisation. Fin de la bataille d'Ypres, après l'échec de la dernière poussée allemande de la veille. Les Allemands ont perdu 35000 hommes pour progresser de 5 km. Les pertes alliées s'élèvent à presque 80000 hommes, en grande majorité britanniques. Dans les Dardanelles, après le Goliath, c'est au tour du HMS Triumph d'être coulé par le sous-marin allemand U-21. Traité entre la Chine et la Japon : ce dernier domine divers territoires dont la Mandchourie et la Mongolie-Intérieure, alors que la Chine recevra Jaiozhou à la fin de la guerre. De plus la Chine signe un traité avec la Russie et la Mongolie, par lequel la Mongolie conserve son autonomie et son administration théocratique et féodale, mais renonce à son unification.

Vue d'artiste du torpillage du transport ottoman Stamboul dans le détroit du Bosphore par le sous-marin britannique E11. Illustrated London News ; domaine public.

mercredi 20 mai 2015

20 mai 1915 - Livre vert

Les principaux centres de la province de Van sont aux mains des Russes. Toutefois, ils ne contrôlent pas la campagne elle-même, dont se chargent les milices arméniennes. Création du sous-secrétariat d'Etat français à l'Artillerie et aux Munitions. L'Italie publie un « Livre vert » de ses négociations avec l'Autriche-Hongrie.

Deux fusiliers écossais du 1st Battalion Cameronians tentent de disperser le gaz allemand pendant la seconde bataille d'Artois, le 20 mai. Le soldat qui tient le réserve pompe le liquide du « Vermorel » de la main gauche. Imperial War Museum, domaine public.

lundi 18 mai 2015

18 mai 1915 - Pas de repli

En Artois, il est proposé de faire reculer les lignes alliées à cause des pertes trop élevées, mais Foch refuse et continue la même stratégie. Le sous-marin allemand UB-8 arrive dans les eaux ottomanes, une première.

Tranchée de la première brigade de la Légion Polonaise dans le secteur de Konary, le 18 mai. Muzeum Narodowe w Kielcach, domaine public.

vendredi 15 mai 2015

15 mai 1915 - Festubert

Nouvelle attaque dan l'Artois, à Festubert, après une préparation d'artillerie de 60 heures. Les britanniques perdent 16000 hommes pour gagner moins d'un kilomètre, et l'offensive n'avance plus après cette date, même si les combats se poursuivent encore pendant un mois.

Photo : Une « reconstitution » pour la presse de l'attaque sur l'éperon de Notre-Dame-de-Lorette en Artois, le 15 mai. © http://www.histoire-image.org

mercredi 13 mai 2015

13 mai 1915 - Goliath vs. Muâvenet-i Millîye

Les Alliés font quelques progrès en Artois, notamment grâce à un repli tactique allemand, mais plus aucune avancée importante n'est réalisée dans les jours qui suivent. Le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères italiens démissionnent, laissant au roi la décision de déclarer la guerre. Celui-ci les rappelle. Dans les Dardanelles, le cuirassé britannique HMS Goliath est coulé par le destroyer ottoman Muâvenet-i Millîye. François Bihouise, soldat du 88e RI, est fusillé pour l'exemple à Maizy (Aisne).

Le HMS Goliath, à une date inconnue. Imperial War Museum, domaine public.

mardi 12 mai 2015

12 mai 1915 - Loi martiale

En Artois, malgré les projets du général Pétain, les unités alliées sont trop épuisées pour relancer la moindre attaque d'importance, avec parfois moins de la moitié des hommes encore présents. En Afrique occidentale allemande, le commandant sud-africain déclare la loi martiale et divise son armée en quatre colonnes qui séparent ce qui reste du contingent allemand dans le Nord du pays.

Une délégation russe visite l'hôpital d'évacuation de Cuperly, dans la Marne, le 12 mai. Archives municipales de Toulouse, 49Fi1874/37, domaine public.

lundi 11 mai 2015

11 mai 1915 - Prise de Malazgirt

En Artois, les Allemands ont renforcé leurs positions, alors que les Alliés ont du mal à faire monter les renforts en ligne. Ils parviennent encore à grapiller du terrain, mais sont rapidement stoppés. Les Russes prennent la ville de Malazgirt, sur le chemin pour secourir Van. Les lignes de ravitaillement ottomanes sont alors coupées. Les Russes parviennent à leur position de repli sur la rivière San, face aux austro-allemands.

La Légion polonaise traverse la rivière Nida, un affluent de la Vistule, le 11 mai. Tadeusz Langer, domaine public.

dimanche 10 mai 2015

10 mai 1915 - Chasse gardée en Adriatique

Les troupes alliées font encore quelques progrès en Artois, bien que le support d'artillerie soit difficile car les artilleurs ignorent les positions des fantassins. Signature d'une convention entre l'Italie et les Alliés, faisant de l'Adriatique la chasse gardée des Italiens. Le torpillage du Lusitania provoque des émeutes anti-allemandes à Londres et Liverpool.

L'axe principal de l'offensive d'Artois, en direction des hauteurs de Vimy. La ligne rouge indique les positions de départ alliées, et la bleu celles atteintes au soir du 9 mai. © http://fred003610.free.fr

samedi 9 mai 2015

09 mai 1915 - Bataille d'Artois

Après six jours de bombardement, la 10e armée française attaque en Artois et avance de cinq kilomètres en atteignant les hauteurs de Vimy, leur objectif. Toutefois, il reste des mitrailleuses allemandes non détruites, et l'avance est très inégale : certains secteurs n'ont quasiment pas pu avancer, d'autres ont connu un beau succès, et beaucoup doivent finalement se replier car les Allemands bombardent le terrain perdu. De leur côté, les britanniques et indiens lancent une attaque de soutien, mais la préparation d'artillerie a été insuffisante et ils sont décimés par les mitrailleuses.

La vue depuis la colline de Notre-Dame de Lorette, une position allemande dans le secteur des hauteurs de Vimy, le 9 mai. German Federal Archives, domaine public.

lundi 4 mai 2015

04 mai 1915 - Préparation d'artillerie

A Ypres, les troupes canadiennes sont enfin relevées par des troupes britanniques, françaises et indiennes. Début de la préparation d'artillerie en vue de l'offensive d'Artois. Depuis décembre 1914, le calme du secteur d'Arras avait été mis à profil pour renforcer les défenses en profondeur et préparer une offensive majeure. Les détails tactiques sont également bien préparés : reconnaissances aériennes, bonne connaissance du terrain par les unités, objectifs clairs et connus de chaque soldat/ L'attaque est prévue pour le 7 mai, avec la collaboration des unités anglaises, mais le mauvais temps la fait reporter au 9. En attendant, une préparation d'artillerie de tous calibres vise à réduire la résistance allemande. Dans le cadre de l'offensive Gorlice-Tarnów, les empires centraux parviennent à percer le front russe. Les Russes se replient sur la rivière San, entre la Vistule et les Carpathes, en manœuvrant en permanence et en contre-attaquant dès que possible afin d'éviter l'encerclement. Ils n'ont cependant aucune capacité d'observation aérienne, au contraire des austro-allemands, ce qui fait une différence importante dans la conduite des opérations.

Une vue du secteur des Eparges, côté allemand, le 4 mai. ©  http://www.delcampe.net

mardi 10 mars 2015

10 mars 1915 - Bataille de Neuve-Chapelle

Bataille de Neuve-Chapelle, dans l'Artois. Les Britanniques tentent de percer les lignes allemandes pour progresser en direction de Lille ; les français étaient censés effectuer des attaques de soutien, qui ont été annulées. Pour la première fois, des photographies aériennes sont effectuées sur 1,4 km de profondeur, les cartes correspondantes étant distribuées à toutes les unités. Malgré les mauvaises conditions climatiques, l'aviation britannique gagne rapidement la maîtrise aérienne et commence à bombarder les réserves et chemins de fer allemands. L'attaque commence par une demi-heure de bombardement qui bouleverse les tranchées allemandes, suivi d'un assaut à 8h, avec une bonne moitié d'unités indiennes, qui se déroule plutôt bien. La première ligne allemande est enlevée en une heure, à part dans un secteur qui n'a pas été attaqué, les unités d'assaut s'étant trompé de direction. Neuve-Chapelle, l'objectif, est prise à 10h, mais le manque de moyens de communications, l'absence d'initiative des commandants sur le terrain (qui ont bien la carte mais ne savent pas quoi faire avec si aucun ordre ne vient de leurs supérieurs), et la présence de nids de résistance allemands, font que la brèche est impossible à exploiter. Second assaut allemand au mont Zwinin.

Un nid de mitrailleuse fortifié allemand à Neuve-Chapelle. Celui-ci n'a pas été endommagé par le premier bombardement et a infligé des pertes sévères au 2e Scottish Rifles. Il n'a été détruit par un tir de mortier que lors d'un second bombardement. © http://www.gutenberg-e.org

dimanche 28 décembre 2014

28 décembre 1914 - Arrêt en Artois

Après une dernière attaque française puis contre-attaque allemande, l'offensive s'arrête définitivement en Artois. Des attaques en Champagne n'ont aucun effet significatif. Dans le Caucase, les Ottomans sont aux portes de Sarikamish, leur objectif. Toutefois, ils sont épuisés, affamés, et à court d'armes et de munitions. La rébellion Maritz en Afrique du Sud est sensiblement désorganisée.

Une carte postale du nouvel an allemande. Celle-ci a été envoyée depuis l'hôpital de Gelnhausen, en Hesse, le 28 décembre 1914. © http://lescollectionsdewab.blogspot.fr

mercredi 17 décembre 2014

17 décembre 1914 - Offensive en Artois

Déclenchement d'une offensive en Artois, ainsi que dans les Vosges, pour supporter l'attaque principale en Champagne. Aucune n'a beaucoup de succès, et toutes sont très coûteuses en vies. Les Ottomans débutent une contre-offensive dans le Caucase, repoussant les Russes.

Le lieutenant autrichien Fiedler, basé en Afrique occidentale allemande; prend une photo depuis son avion alors qu'il bombarde un camp militaire sud-africain près de la gare de Tschaukaib. Koloniales Bildarchiv, domaine public.

mercredi 10 décembre 2014

10 décembre 1914 - Débandade autrichienne

Les Serbes atteignent les rives de la Drina. Les Autrichiens traversent précipitamment à la nage. Ils ne s'arrêteront qu'à Banat, derrière le Danube. Les Autrichiens sont également défaits par les Russes dans la région de Cracovie. Le maréchal allemand von der Goltz est envoyé en Mésopotamie pour aider à réorganiser l'armée ottomane. Les français planifient la première grande offensive pour percer le réseau de tranchées allemand, à la fois dans l'Artois et en Champagne. Cependant, ils manquent d'artillerie lourde, et les conditions hivernales sont particulièrement difficiles.

Organisation d'une vente pour offrir des présents de Noël aux militaires blessés à Paris. Le pathos est mis en avant plus que la situation des blessés, avec la participation d'une adolescente de 13 ans amputée d'une jambe suite au lâcher d'une bombe par un Taube sur le 16e arrondissement le 27 septembre. Le Petit Parisien, 3 décembre 1914, p.4 ; © http://pages14-18.mesdiscussions.net