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jeudi 14 mai 2015

14 mai 1915 - Faisceau autonome d'action révolutionnaire

A partir de cette date, en Argonne, au moins trois ou quatre explosions de mines ont lieu chaque jour, le no man's land dans le secteur de Bagatelle étant uniquement constitué d'entonnoirs ininterrompus. Généralement, chaque adversaire parvient à occuper un des rebords du cratère. Combats sur la San, dans le cadre de l'offensive Gorlice-Tarnów, à l'avantage des austro-allemands. Les unités ottomanes commencent à quitter Van, en Arménie, emportant des civils avec elle. Appel nationaliste à Rome pour l'entrée en guerre de l'Italie, accompagné de nombreuses manifestations populaires et de la fondation du Faisceau autonome d'action révolutionnaire par Mussolini. Le Conseil militaire britannique se réunit pour la dernière fois. Début des internements des étrangers venant de pays ennemis en Grande-Bretagne.

Photo : Une patrouille de lanciers polonais, le 14 mai. Domaine public.

samedi 28 février 2015

28 février 1915 - Tentative à Vauquois

Les Français tentent une attaque à Vauquois, en Argonne, qui échoue quatre fois de suite. Les Allemands bombardent les cathédrales de Reims et Soissons.

Toujours dans la cour des Invalides, c'est cette fois un Taube allemand capturé qui est présenté au public, le 28 février. © http://www.parisenimages.fr

jeudi 26 février 2015

26 février 1915 - Lance-flamme

Les Français tentent un assaut en forme de reconnaissance sur le Hartmannswillerkopf, ne progressant que d'une centaine de mètres et sans parvenir à repérer précisément la ligne allemande. Premier usage du lance-flamme par les Allemands en Argonne. Si l'armée allemande intègre le lance-flamme depuis 1911, il n'a pas été utilisé jusque-là, et restera très anecdotique encore jusqu'à la mi-1916.

Le fort de Vaux après les bombardements du 26 février. Les forts de Verdun subissent quelques tirs d'artillerie de siège en février 1915. Le 26, 129 obus de 380 et 420 mm tombent sur celui de Vaux. Ceux-ci ne se reproduiront pas avant la bataille de Verdun proprement dite, l'année suivante. © http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr

jeudi 29 janvier 2015

29 janvier 1915 - Walney Island

Violente attaque allemande dans l'Argonne, qui ne produit pas de résultat important. Première incursion d'un sous-marin allemand en mer d'Irlande. Celui-ci bombarde une batterie sur Walney Island. Le soldat Jules Émile Chipaux, du 42e RI, est fusillé dans l'Aisne.

Le terrain vu du côté allemand après l'attaque en Argonne, secteur de la 27e division d'infanterie allemande. © http://argonne1418.com

mercredi 28 janvier 2015

28 janvier 1915 - Crapouillot

Première utilisation du crapouillot dans les tranchées de l'Argonne. Un croiseur auxiliaire allemand coule un bâtiment américain. Le gouvernement britannique prend la décision définitive de mener une attaque navale sur les Dardanelles, avec la flotte de la Méditerranée.

Un crapouillot (mortier de 58 mm), avec son obus. Conçus pour effectuer un tir courbe et pouvoir toucher l'intérieur de la tranchée adverse, ils tirent des projectiles de 18 à 35 kg. 2500 unités étaient recensées dans l'armée française au 1er janvier 1918, sans compter ceux distribués à la Serbie ou aux Etats-Unis, et on en trouvera encore en dotation jusqu'en 1940. AlfvanBeem, domaine public.

mardi 27 janvier 2015

27 janvier 1915 - Balschwiller

Les combat se poursuivent sur l'ensemble des fronts : en France, particulièrement dans l'Argonne et dans les Vosges, mais aussi en Russie, et par intermittence en Arménie.

Le village de Balschwiller (et non Balswiller comme orthographié sur la carte), dans le Haut-Rhin a reçu des obus de 210 mm le 27 janvier, dont l'un a détruit cette maison. Bien que toujours habité, il est situé très près de la ligne de front puisque, d'après la légende, on aperçoit une position tenue par les Allemands dans le fond. Gallica, domaine public.

jeudi 8 janvier 2015

08 janvier 1915 - Attaque sur Crouy

Dernière action d'importance en Champagne et en Argonne : après de lourdes préparations d'artillerie, des attaques allemandes emportent des positions françaises, qu'il faudra toute la journée pour reprendre. Par contre, une attaque française importante est lancée à Crouy, dans le secteur de Soissons. Les tirailleurs marocains bousculent les Allemands. L'action prend place au niveau d'une tête de pont sur la rive Nord de l'Aisne, détail qui aura son importance par la suite. Les Britanniques commencent les opérations pour s'emparer de Mafia Island : il s'agit d'une île au large de l'Afrique orientale allemande, juste en face de la rivière Rufiji où s'est réfugié le Königsberg. Ils comptent s'en servir comme base pour les opérations visant à détruire ce bâtiment. Quelques compagnies débarquent à 6h30 sans heurt ; les défenseurs allemands de l'île ne sont pas plus d'une trentaine, dont une moitié de soldats de réserve et l'autre de policiers. Un rapport officiel français dénonce les crimes de guerre allemands depuis le début de la guerre.

La couverture du rapport sur les crimes de guerre allemands ; la commission chargée de l'enquête avait été instituée le 23 septembre 1914. On note l'emploi de la notion de "droit des gens", ancêtre de la notion de "droits de l'Homme" en droit international. © http://www.delcampe.net

lundi 5 janvier 2015

05 janvier 1915 - Légion garibaldienne

Dans l'Argonne, quelques tranchées allemandes sont enlevées, notamment par la Légion garibaldienne italienne, mais pour être aussitôt reprises. Les Allemands attaquent Edea, au Cameroun, tenue par une garnison française qui les repousse. Foch prend le commandement du groupe d'armée Nord en France.

Des soldats italiens de la Légion garibaldienne le 5 janvier, dans une tranchée de première ligne au ravin des Meurissons, dans l'Argonne. Au premier plan à droite se trouve une entrée de mine. © http://argonne1418.com

mercredi 31 décembre 2014

31 décembre 1914 - Contre-attaque en Champagne

Contre-attaque allemande d'envergure en Champagne. Ceux-ci sont repoussés avec de fortes pertes, mais les positions françaises sont lourdement bombardés et il n'y a plus beaucoup de munitions. La situation est sensiblement la même dans l'Argonne. A Sarikamish, les ottomans sont quasiment encerclés, et n'ont plus que quelques dizaines de canons et mitrailleuses. Les Serbes se préparent à recevoir une nouvelle invasion autrichienne, de même que les Britanniques face aux Ottomans en Egypte. A cette date, les Allemands ont perdu 750000 hommes. Le tirailleur Bellal Mohammed Ben Mohammed Ben Salem est fusillé dans l'Oise.

Un camp retranché britannique au bord du canal de Suez. Domaine public.

mardi 30 décembre 2014

30 décembre 1914 - Argonne

Attaque allemande dans l'Argonne, appuyée par des explosions de mines, mais sans avance durable. Des avions allemands attaquent Dunkerque.

Corps de soldats français tués lors d'une attaque. La photo n'est pas contextualisée, mais daterait du 30 décembre. Domaine public.

samedi 29 novembre 2014

29 novembre 1914 - Belgrade évacuée

Dans l'Argonne, les français ont repris quasiment tout le territoire conquis par les allemands en septembre et octobre. Belgrade est évacuée, les Autrichiens sont aux portes de la ville. Les sous-marins allemands font leur apparition devant Le Havre.

L'aviateur Adolphe Pégoud part en tournée de bombardement sur un Blériot XI. Il a fixé huit bombes sur son appareil, de chaque côté du fuselage au niveau des ailes. Pégoud avait été l'un des pionniers des figures acrobatiques en avion, démontrant en 1913 qu'il était possible de voler sur le dos ou encore de réaliser des loopings, et ayant testé le saut en parachute en cas d'avarie. Il sera le premier "As" de la guerre en juillet 1915, avec 6 avions abattus, et sera tué un mois après. Le Miroir, n°53, 29 novembre 1914, p.2 ; domaine public.

lundi 15 septembre 2014

15 septembre 1914 - Contre-attaques

Fin de la bataille de l'Aisne : les Français ne sont pas parvenus à percer les lignes allemandes, et ceux-ci ont ramené des renforts d'Alsace pour combler le ouvertures de leur ligne. Au contraire, les Allemands contre-attaquent sur l'Aisne, bombardant Soissons, ainsi qu'en Argonne. Sur le front de Prusse orientale, les Russes se préparent à repousser les Allemands sur le Niemen. Les Serbes repoussent encore une fois les Autrichiens au-delà de la Drina, sauf pour quelques têtes de pont.

Situation sur le front Est. La situation à la mi-septembre correspond globalement au trait rouge. Au Nord, les Russes sont repoussés au moins à la frontière après avoir avancé jusqu'à Tannenberg en Prusse orientale. Ils sont par contre encore bien avancés en Pologne, qui constitue une sorte de saillant, ainsi qu'en Galicie autrichienne. © http://www.robinsonlibrary.com

samedi 13 septembre 2014

13 septembre 1914 - Positions défensives

Les Belges sont repoussés à l'intérieur de la place d'Anvers. Les Allemands, laissant Amiens aux Français, retraitent pour se fixer sur l’Aisne, la Vesle et la Suippe, mettant en place les premiers réseaux de tranchées. L'Argonne est un de leurs principaux points d'appui, notamment le plateau de Craonne connu sous le nom de Chemin des Dames. L'Aisne est un point crucial car il s'agit de l'extrémité occidentale de la ligne de front : les Alliés veulent en profiter pour passer plus à l'Ouest encore et contourner les lignes allemandes. Depuis Nancy, les Français reprennent Pont-à-Mousson sans combat et poussent jusqu'à la frontière allemande. Les Allemands se retranchent sur la Seille, fixant le front à cet endroit pour les quatre années suivantes. Fin de la bataille des lacs Mazuriques : les Russes sont parvenus à s'échapper, ayant perdu un quart de leur demi-million d'hommes. Ils sont donc repoussés en Russie, mettant fin à leur invasion de la Prusse orientale. Ils se replient dans des forts à la frontière, autour du Niemen et la situation se stabilise, mais l'avance Russe est toujours nette plus au Sud, en Pologne et surtout en Galicie. Premières attaques terrestres japonaises contre les Allemands à Tsingtao. Le Hela, un aviso allemand effectuant des entraînement en principe en sûreté au large de Heligoland, est coulé par le sous-marin britannique E-9 ; les Allemands effectueront désormais leurs exercices en Baltique. En France, première émission des bons de la défense nationale, des emprunts à 4% d'intérêt auprès du grand public, qui continueront jusqu'à la fin de la guerre.

Le front Ouest le 13 septembre. Les Allemands sont arrivés sur des positions de repli préparées à l'avance, les Français les poursuivant en ayant plus ou moins perdu le contact. On note des intervalles entre unités, signes de l'usure des troupes et de la nécessité de se reformer, et la position de trois divisions de cavalerie françaises (en bleu clair, vers Montdidier) menaçant le flanc Ouest des Allemands, sur l'Aisne. © http://www.carto1418.fr/