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mardi 28 avril 2015

28 avril 1915 - Bataille de Krithia

Les messagers arméniens ont atteint les postes de commandement russes, lesquels envoient quelques troupes renforcer la ville de Van. Première bataille de Krithia aux Dardanelles : les alliés tentent de percer vers l'intérieur des terres, mais ils sont épuisés, démoralisés, mal commandés, mal préparés, et manquent de communications, ce qui fait totalement échouer l'attaque. Le gouvernement Sud-Africain publie un Livre bleu par rapport à la rébellion Maritz.

Un camp de prisonnier allemand à Zossen-Wünsdorf, près de Berlin, le 28 avril. Celui-ci accueille uniquement des prisonniers d'origine arabe, soit principalement des spahis de l'armée française. German Federal Archives, domaine public.

vendredi 30 janvier 2015

30 janvier 1915 - Fin de la rébellion Maritz

En Afrique du Sud, les derniers combattants de la rébellion Maritz se rendent, celle-ci est terminée. L'amirauté britannique conseille aux navires marchands britanniques d'éviter les bâtiments neutres ou sans pavillon, tandis qu'un sous-marin allemand coule quatre bâtiments de commerce au large du Lancashire.

Une représentation artistique de l'attaque du sous-marin U-21 sur le Linda Blanche, un vapeur britannique. Le dessinateur, allemand, a représenté l'équipage du sous-marin en train de secourir les passagers, une procédure loin d'être toujours appliquée concrètement. Willy Stöwer, Kaperung und Versenkung des englischen Handelsdampfer Linda Blanche, 1915 ; domaine public.

samedi 24 janvier 2015

24 janvier 1915 - Bataille de Dogger Bank

En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz lancent une dernière attaque, sur Upington. Au Nyasaland, la révolte Chilembwe s'essouffle déjà : ceux-ci ne tentent aucune action ce jour-là, le mouvement ne prend pas dans la population, et les Britanniques appellent des renforts. Bataille de Dogger Bank : les Allemands lancent un nouveau raid maritime sur les côtes anglaises, avec une force très importante comprenant en particulier quatre croiseurs de bataille. Cette fois, les Britanniques apprennent l'opération en interceptant une communication radio, et envoie à leur rencontre une force plus importante encore (presque une cinquantaine de bâtiments), basée à Scapa Flow. Les deux flottes se rencontrent sur le Dogger Bank, en mer du Nord, et les Allemands prennent la fuite, parvenant seulement à endommager le croiseur britannique Lion. Les Britanniques, mieux armés et plus rapides, parviennent eux à endommager les croiseurs de bataille Seydlitz et Blücher. Ce dernier est immobilisé et coule sur place, tandis que le reste de la flotte tente de fuir. Les Britanniques auraient pu les rattraper, mais une erreur de transmission des ordres par drapeaux leur fait perdre du temps, et leur adversaire leur échappe. Les Britanniques ont ainsi stoppé pour un temps les raids allemands sur leurs côtes, mais ils ne font rien pour remédier aux carences que ce combat a mis en lumière dans leur propre flotte : outre les problèmes inhérents à la transmission des ordres, moins de 10% de leurs obus ont touché leur objectif...

Le croiseur de bataille allemand SMS Blücher en train de couler. La photo est prise depuis le croiseur britannique HMS Arethusa. International Film Service, domaine public.

mardi 13 janvier 2015

13 janvier 1915 - Séisme

A Crouy, la contre-attaque n'a pas beaucoup de succès, mais arrive à ralentir suffisamment les Allemands pour faire sauter les derniers ponts sur l'Aisne devant eux. Cependant, il n'a pas été possible d'évacuer toutes les troupes de la rive Nord : certains essaient sans succès de traverser à la nage, mais les autres restent bloqués pour l'instant, sans possibilité de fuite ou de renfort. En Afrique du Sud, les rebelles de Maritz s'avancent une dernière fois vers le Sud du pays. Le Conseil Britannique demande à l'Amirauté de préparer une action contre les Dardanelles pour février. Un séisme à Avezzano, en Italie, fait 30000 victimes.

La Via Napoli à Avezzano, après le tremblement de terre. Cette région est particulièrement sismique, le dernier remontant à 1908 avec des conséquences similaires. A Avezzano, l'épicentre, 96% des habitants sont morts sur le coup, mais la secousse a été ressentie dans toute l'Italie centrale et méridionale. Le pays n'a pas accepté d'aide internationale à cause de la guerre, et un effort national s'est rapidement mis en place. Scribner's Magazine, 57, p.423 ; domaine public.

dimanche 28 décembre 2014

28 décembre 1914 - Arrêt en Artois

Après une dernière attaque française puis contre-attaque allemande, l'offensive s'arrête définitivement en Artois. Des attaques en Champagne n'ont aucun effet significatif. Dans le Caucase, les Ottomans sont aux portes de Sarikamish, leur objectif. Toutefois, ils sont épuisés, affamés, et à court d'armes et de munitions. La rébellion Maritz en Afrique du Sud est sensiblement désorganisée.

Une carte postale du nouvel an allemande. Celle-ci a été envoyée depuis l'hôpital de Gelnhausen, en Hesse, le 28 décembre 1914. © http://lescollectionsdewab.blogspot.fr

lundi 22 décembre 2014

22 décembre 1914 - Contre-offensive dans le Caucase

Approfondissement de l'offensive ottomane dans le Caucase, avec la troisième armée. La bataille principale se jouera à Sarikamish, que les Ottomans espèrent atteindre le 25 décembre avec des marches de 30 km par jour, alors que les routes sont dans un état déplorable, dans une région montagneuse avec des cols à 2500 m d'altitude. En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz se sont reformées en Afrique occidentale allemande, même si une partie a du traverser le désert du Kalahari avec plus d'un tiers de pertes. Elles attaquent à nouveau à travers la rivière Orange.

Une batterie de mortiers de tranchée française pendant l'offensive de Champagne (la photo n'est pas datée). On constate l'aspect rudimentaire de la tranchée. Malgré la légende, il ne s'agit pas de crapouillots, nettement plus gros et apparus en 1915, mais de lance-bombes Cellerier. Il s'agit d'un mortier mis en service début novembre 1914, tenant surtout du système D. Au tout début de la guerre de tranchée, les soldats avaient perçu de vieux mortiers de bronze parfois sortis de musées, et il s'agit ici du premier mortier conçu spécialement pour cette guerre : Cellerier, un capitaine d'artillerie polytechnicien, a l'idée de récupérer comme mortier des corps d'obus de 77 mm allemands, disponibles en masse après chaque bombardement et montés sur une petite caisse en bois, et d'utiliser comme projectile une douille d'obus de 65 mm français remplie de grenaille et d'explosif. Même s'il s'agit d'un bricolage manquant de précision, il est tout de même suffisamment efficace pour que Joffre lui-même recommande d'en généraliser l'usage fin novembre, en attendant les crapouillots. © http://www.cheminots.net/

lundi 8 décembre 2014

08 décembre 1914 - Bataille des Falklands

Les Autrichiens retraitent jusqu'à Valjevo. Les Serbes pensaient qu'ils auraient préparé des tranchées, mais rien n'a été fait. Ils ont juste massé de l'artillerie dans la ville, mais n'ont pas non plus fortifié les collines alentours, où les Serbes s'installent et encerclent la ville. Depuis trois jours, les Serbes ont capturé 20000 autrichiens, dont une cinquantaine d'officiers, 40 canons et une grande quantité de matériel. A Qurna, les Britanniques ont trouvé un passage sur l'Euphrate leur permettant d'encercler les ottomans. Ceux-ci reculent alors franchement, et dans la nuit envoient une délégation aux Britanniques. Ceux-ci exigent une reddition sans condition, ce qui irrite les Ottomans, mais ils n'ont pas d'autre choix que d'accepter. En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz sont encore une fois défaites, sur la rivière Vaal. Bataille des Falklands : Deux nouveaux croiseurs britanniques, les HMS Invincible et Inflexible, supérieurs en armement et en vitesse aux meilleurs bâtiments allemands, ont rejoint l'escadre de l'Atlantique Sud, composée à présent de huit bâtiments et stationnée dans les Malouines (ou Falklands). L'escadre allemande de von Spee, avec cinq bâtiments dont le Scharnhorst et le Gneisenau, passe justement par là en rentrant en Allemagne depuis le Pacifique, et décide de bombarder le poste radio de l'île. Ils sont accueillis par les tirs britanniques et décident de fuir. Von Spee a identifié les nouveaux croiseurs britanniques, qu'il sait plus rapides que lui. Pour donner une chance aux autres bâtiments, il engage ses deux meilleurs navires, le Scharnhorst et le Gneisenau, dans un combat de retardement. Surclassés, les deux croiseurs de bataille sont perdus : le Scharnhorst, en feu et criblé d'une quinzaine d'impacts de 305 mm, coule à 16h15 avec tout son équipage, dont l'amiral von Spee. Le Gneisenau se saborde une heure plus tard, à court de munitions, les survivants étant repêchés par les britanniques. Pendant ce temps, le reste de l'escadre britannique est parti à la chasse aux navires allemands restants, et en coule deux sur les trois. Les Britanniques déplorent 10 morts, les Allemands plus de 1800. Le marine allemande de surface ne pourra désormais plus rien faire pour gêner le commerce allié dans l'Atlantique, opérant à présent seulement dans la mer du Nord, et seuls les sous-marins pourront désormais être utilisés. Le gouvernement français est revenu intégralement à Paris.

Le HMS Inflexible récupère les survivants du SMS Gneisenau lors de la bataille des Falklands. Imperial War Museum, domaine public.

vendredi 5 décembre 2014

05 décembre 1914 - Mitrailleuses et chiens

Les Autrichiens ont déjà perdu 15000 hommes et 19 canons lors de la contre-attaque serbe. Le gouvernement serbe déclare qu'il ne signera pas de paix sans le consentement des Alliés. En Afrique du Sud, les rebelles demandent à négocier, le gouvernement exige une capitulation sans condition.

Des mitrailleurs belges transportent leur arme dans une carriole tirée par des chiens, le 5 décembre. © http://www.1914-1918.net/

mardi 2 décembre 2014

02 décembre 1914 - Kangourou

Les Allemands tentent de relancer une offensive en Pologne. Belgrade étant située sur le flanc droit serbe, les Autrichiens y massent l'intégralité d'une de leurs deux armées pour effectuer une manœuvre d’encerclement, laissant l'autre (la 6e armée) seule pendant quelques jours pour tenir tout le front. Pendant ce temps, les Serbes ont enfin reçu des munitions depuis la France et la Grèce, et sentant la désorganisation autrichienne préparent une contre-attaque générale pour le lendemain.  En Afrique du Sud, les Britanniques capturent de Wet, le nouveau meneur de la rébellion Maritz. La Serbie déclare la guerre à l'Empire ottoman.

Les premières unités australiennes et néo-zélandaises arrivent dans la zone du canal de Suez le 2 décembre. Ici, le 9th Battalion du Royal Queensland Regiment, a amené avec lui un kangourou pour lui servir de mascotte. Beaucoup d'unités australiennes feront de même avec divers animaux typiquement australiens, et certains seront donnés au zoo du Caire lors du départ pour Gallipoli. Australian War Memorial, domaine public.

mardi 28 octobre 2014

28 octobre 1914 - Raid sur Penang

Les Russes reprennent Łódź, en Pologne. En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz essuient un nouveau revers. Le croiseur allemand Emden effectue un raid sur Penang, en Malaise britannique, et coule le croiseur russe Zhemchug ainsi que le destroyer français Mousquet.

Des soldats britanniques occupent une tranchée dans le Nord de la France, le 28 octobre. On note l'aspect rudimentaire de cette tranchée dans un secteur encore nouveau et agité : il n'y a aucun aménagement spécifique (banquette de tir, etc), la tranchée est quasiment droite et non en ligne brisée, et les parapets ne sont formés que de la terre de la tranchée. ©http://avaxnews.net

vendredi 24 octobre 2014

24 octobre 1914 - Bois du Polygone

A Ypres, les Alliés essaient à nouveau de percer, dans le Bois du Polygone, encore une fois sans résultat probant ni pour eux, ni pour la contre-attaque allemande. Les combats sont toujours aussi violents sur l'Yser, avec des troupes fraîches côté allemand : quinze assauts sur Dixmude sont repoussés. En Afrique du Sud, la rébellion Maritz subit son premier revers important, son chef partant se réfugier dans la colonie allemande voisine. Fondation des Northern Rhodesia Rifles, à partir de volontaires britanniques inscrits dans les clubs de tir de Rhodésie.

Une évocation des inondations causées par l'ouverture des vannes dans le secteur de l'Yser, pour freiner l'avancée allemande. © http://www.14-18.bruxelles.be

dimanche 12 octobre 2014

12 octobre 1914 - Les spahis de Lille

A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et bombardés par les Allemands, qui finissent par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie : ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé. Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire. Il a été réhabilité en 1922.

Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr

mardi 7 octobre 2014

07 octobre 1914 - Révolte de Maritz

Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements aux alentours du canal de La Bassée, dans les Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours, les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur. Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa, un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/