Les messagers arméniens ont atteint les postes de commandement russes, lesquels envoient quelques troupes renforcer la ville de Van. Première bataille de Krithia aux Dardanelles : les alliés tentent de percer vers l'intérieur des terres, mais ils sont épuisés, démoralisés, mal commandés, mal préparés, et manquent de communications, ce qui fait totalement échouer l'attaque. Le gouvernement Sud-Africain publie un Livre bleu par rapport à la rébellion Maritz.
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mardi 28 avril 2015
vendredi 30 janvier 2015
30 janvier 1915 - Fin de la rébellion Maritz
En Afrique du Sud, les derniers combattants de la rébellion Maritz se
rendent, celle-ci est terminée. L'amirauté britannique conseille aux
navires marchands britanniques d'éviter les bâtiments neutres ou sans
pavillon, tandis qu'un sous-marin allemand coule quatre bâtiments de
commerce au large du Lancashire.
samedi 24 janvier 2015
24 janvier 1915 - Bataille de Dogger Bank
En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz lancent une
dernière attaque, sur Upington. Au Nyasaland, la révolte Chilembwe
s'essouffle déjà : ceux-ci ne tentent aucune action ce jour-là, le
mouvement ne prend pas dans la population, et les Britanniques appellent
des renforts. Bataille de Dogger Bank : les Allemands lancent un
nouveau raid maritime sur les côtes anglaises, avec une force très
importante comprenant en particulier quatre croiseurs de bataille.
Cette fois, les Britanniques apprennent l'opération en interceptant une
communication radio, et envoie à leur rencontre une force plus
importante encore (presque une cinquantaine de bâtiments), basée à Scapa
Flow. Les deux flottes se rencontrent sur le Dogger Bank, en mer du
Nord, et les Allemands prennent la fuite, parvenant seulement à
endommager le croiseur britannique Lion. Les Britanniques, mieux armés
et plus rapides, parviennent eux à endommager les croiseurs de bataille
Seydlitz et Blücher. Ce dernier est immobilisé et coule sur place,
tandis que le reste de la flotte tente de fuir. Les Britanniques
auraient pu les rattraper, mais une erreur de transmission des ordres
par drapeaux leur fait perdre du temps, et leur adversaire leur échappe.
Les Britanniques ont ainsi stoppé pour un temps les raids allemands sur
leurs côtes, mais ils ne font rien pour remédier aux carences que ce
combat a mis en lumière dans leur propre flotte : outre les problèmes
inhérents à la transmission des ordres, moins de 10% de leurs obus ont
touché leur objectif...
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| Le croiseur de bataille allemand SMS Blücher en train de couler. La photo est prise depuis le croiseur britannique HMS Arethusa. International Film Service, domaine public. |
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mardi 13 janvier 2015
13 janvier 1915 - Séisme
A Crouy, la contre-attaque n'a pas beaucoup de succès, mais arrive à
ralentir suffisamment les Allemands pour faire sauter les derniers ponts
sur l'Aisne devant eux. Cependant, il n'a pas été possible d'évacuer
toutes les troupes de la rive Nord : certains essaient sans succès de
traverser à la nage, mais les autres restent bloqués pour l'instant,
sans possibilité de fuite ou de renfort. En Afrique du Sud, les rebelles
de Maritz s'avancent une dernière fois vers
le Sud du pays. Le Conseil Britannique demande à l'Amirauté de préparer
une action contre les Dardanelles pour février. Un séisme à Avezzano,
en Italie, fait 30000 victimes.
dimanche 28 décembre 2014
28 décembre 1914 - Arrêt en Artois
Après une dernière attaque française puis contre-attaque allemande,
l'offensive s'arrête définitivement en Artois. Des attaques en Champagne
n'ont aucun effet significatif. Dans le Caucase, les Ottomans sont
aux portes de Sarikamish, leur objectif. Toutefois, ils sont épuisés,
affamés, et à court d'armes et de munitions. La rébellion Maritz en
Afrique du Sud est sensiblement désorganisée.
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| Une carte postale du nouvel an allemande. Celle-ci a été envoyée depuis l'hôpital de Gelnhausen, en Hesse, le 28 décembre 1914. © http://lescollectionsdewab.blogspot.fr |
lundi 22 décembre 2014
22 décembre 1914 - Contre-offensive dans le Caucase
Approfondissement de l'offensive ottomane dans le Caucase, avec la
troisième armée. La bataille principale se jouera à Sarikamish, que les
Ottomans espèrent atteindre le 25 décembre avec des marches de 30 km par
jour, alors que les routes sont dans un état déplorable, dans une
région montagneuse avec des cols à 2500 m d'altitude. En Afrique du Sud,
les forces de la rébellion Maritz se sont reformées en Afrique
occidentale allemande, même si une partie a du traverser le désert du Kalahari avec plus d'un tiers de pertes. Elles attaquent à nouveau à travers la rivière Orange.
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| Une batterie de mortiers de tranchée française pendant l'offensive de Champagne (la photo n'est pas datée). On constate l'aspect rudimentaire de la tranchée. Malgré la légende, il ne s'agit pas de crapouillots, nettement plus gros et apparus en 1915, mais de lance-bombes Cellerier. Il s'agit d'un mortier mis en service début novembre 1914, tenant surtout du système D. Au tout début de la guerre de tranchée, les soldats avaient perçu de vieux mortiers de bronze parfois sortis de musées, et il s'agit ici du premier mortier conçu spécialement pour cette guerre : Cellerier, un capitaine d'artillerie polytechnicien, a l'idée de récupérer comme mortier des corps d'obus de 77 mm allemands, disponibles en masse après chaque bombardement et montés sur une petite caisse en bois, et d'utiliser comme projectile une douille d'obus de 65 mm français remplie de grenaille et d'explosif. Même s'il s'agit d'un bricolage manquant de précision, il est tout de même suffisamment efficace pour que Joffre lui-même recommande d'en généraliser l'usage fin novembre, en attendant les crapouillots. © http://www.cheminots.net/ |
lundi 8 décembre 2014
08 décembre 1914 - Bataille des Falklands
Les Autrichiens retraitent jusqu'à Valjevo. Les Serbes pensaient qu'ils
auraient préparé des tranchées, mais rien n'a été fait. Ils ont juste
massé de l'artillerie dans la ville, mais n'ont pas non plus fortifié
les collines alentours, où les Serbes s'installent et encerclent la
ville. Depuis trois jours, les Serbes ont capturé 20000 autrichiens,
dont une cinquantaine d'officiers, 40 canons et une grande quantité de
matériel. A Qurna, les Britanniques ont trouvé
un passage sur l'Euphrate leur permettant d'encercler les ottomans.
Ceux-ci reculent alors franchement, et dans la nuit envoient une
délégation aux Britanniques. Ceux-ci exigent une reddition sans
condition, ce qui irrite les Ottomans, mais ils n'ont pas d'autre choix
que d'accepter. En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz
sont encore une fois défaites, sur la rivière Vaal. Bataille des
Falklands : Deux nouveaux croiseurs britanniques, les HMS Invincible et
Inflexible, supérieurs en armement et en vitesse aux meilleurs bâtiments
allemands, ont rejoint l'escadre de l'Atlantique Sud, composée à
présent de huit bâtiments et stationnée dans les Malouines (ou
Falklands). L'escadre allemande de von Spee, avec cinq bâtiments dont le
Scharnhorst et le Gneisenau, passe justement par là en rentrant en
Allemagne depuis le Pacifique, et décide de bombarder le poste radio de
l'île. Ils sont accueillis par les tirs britanniques et décident de
fuir. Von Spee a identifié les nouveaux croiseurs britanniques, qu'il
sait plus rapides que lui. Pour donner une chance aux autres bâtiments,
il engage ses deux meilleurs navires, le Scharnhorst et le Gneisenau,
dans un combat de retardement. Surclassés, les deux croiseurs de
bataille sont perdus : le Scharnhorst, en feu et criblé d'une quinzaine
d'impacts de 305 mm, coule à 16h15 avec tout son équipage, dont l'amiral
von Spee. Le Gneisenau se saborde une heure plus tard, à court de
munitions, les survivants étant repêchés par les britanniques. Pendant
ce temps, le reste de l'escadre britannique est parti à la chasse aux
navires allemands restants, et en coule deux sur les trois. Les
Britanniques déplorent 10 morts, les Allemands plus de 1800. Le marine
allemande de surface ne pourra désormais plus rien faire pour gêner le
commerce allié dans l'Atlantique, opérant à présent seulement dans la
mer du Nord, et seuls les sous-marins pourront désormais être utilisés.
Le gouvernement français est revenu intégralement à Paris.
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| Le HMS Inflexible récupère les survivants du SMS Gneisenau lors de la bataille des Falklands. Imperial War Museum, domaine public. |
vendredi 5 décembre 2014
05 décembre 1914 - Mitrailleuses et chiens
Les Autrichiens ont déjà perdu 15000 hommes et 19 canons lors de la
contre-attaque serbe. Le gouvernement serbe déclare qu'il ne signera pas
de paix sans le consentement des Alliés. En Afrique du Sud, les
rebelles demandent à négocier, le gouvernement exige une capitulation
sans condition.
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| Des mitrailleurs belges transportent leur arme dans une carriole tirée par des chiens, le 5 décembre. © http://www.1914-1918.net/ |
mardi 2 décembre 2014
02 décembre 1914 - Kangourou
Les Allemands tentent de relancer une offensive en Pologne. Belgrade
étant située sur le flanc droit serbe, les Autrichiens y massent
l'intégralité d'une de leurs deux armées pour effectuer une manœuvre
d’encerclement, laissant l'autre (la 6e armée) seule pendant quelques
jours pour tenir tout le front. Pendant ce temps, les Serbes ont enfin
reçu des munitions depuis la France et la Grèce, et sentant la
désorganisation autrichienne préparent une contre-attaque générale pour le lendemain. En Afrique du Sud, les Britanniques capturent de Wet, le nouveau meneur
de la rébellion Maritz. La Serbie déclare la guerre à l'Empire ottoman.
mardi 28 octobre 2014
28 octobre 1914 - Raid sur Penang
Les Russes reprennent Łódź, en Pologne. En Afrique du Sud, les forces de
la rébellion Maritz essuient un nouveau revers. Le croiseur allemand
Emden effectue un raid sur Penang, en Malaise britannique, et coule le
croiseur russe Zhemchug ainsi que le destroyer français Mousquet.
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| Des soldats britanniques occupent une tranchée dans le Nord de la France, le 28 octobre. On note l'aspect rudimentaire de cette tranchée dans un secteur encore nouveau et agité : il n'y a aucun aménagement spécifique (banquette de tir, etc), la tranchée est quasiment droite et non en ligne brisée, et les parapets ne sont formés que de la terre de la tranchée. ©http://avaxnews.net |
vendredi 24 octobre 2014
24 octobre 1914 - Bois du Polygone
A Ypres, les Alliés essaient à nouveau de percer, dans le Bois du
Polygone, encore une fois sans résultat probant ni pour eux, ni pour la
contre-attaque allemande. Les combats sont toujours aussi violents sur
l'Yser, avec des troupes fraîches côté allemand : quinze assauts sur
Dixmude sont repoussés. En Afrique du Sud, la rébellion Maritz subit son
premier revers important, son chef partant se réfugier dans la colonie
allemande voisine. Fondation des Northern Rhodesia Rifles, à partir de
volontaires britanniques inscrits dans les clubs de tir de Rhodésie.
| Une évocation des inondations causées par l'ouverture des vannes dans le secteur de l'Yser, pour freiner l'avancée allemande. © http://www.14-18.bruxelles.be |
dimanche 12 octobre 2014
12 octobre 1914 - Les spahis de Lille
A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en
direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans
succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer
non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers
Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne
reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et
bombardés par les Allemands, qui finissent
par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et
Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie :
ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer
significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée
contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le
gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé.
Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un
capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a
désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire.
Il a été réhabilité en 1922.
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| Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr |
mardi 7 octobre 2014
07 octobre 1914 - Révolte de Maritz
Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le
gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des
reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils
bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule
pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de
refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements
aux alentours du canal de La Bassée, dans les
Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les
Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont
arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours,
les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en
Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En
Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres
des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la
situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette
fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute
proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur.
Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa,
un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de
l'ennemi.
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| Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/ |
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