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| Une vue des décombres du fort de Loncin sur une carte postale allemande, de date inconnue. La tourelle de 210 mm pèse 40 tonnes. © http://1914-18.be |
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vendredi 15 août 2014
15 août 1914 - Explosion du fort de Loncin
A Liège, Boncelles et Lantin capitulent respectivement à 7h30 et 12h30,
totalement ravagés. La principale tragédie se joue à Loncin : à 10h, le
fort n'a plus de munition ; à partir de 15h, un obus de 420 mm s'abat
dessus toutes les quatre minutes, l'artillerie n'ayant plus à s'occuper
de Lantin. A 17h20, l'un de ceux-ci explose dans la poudrière qui
contenait encore 12 tonnes de poudre : le béton est arraché et retombe
sur les soldats, qui sont encore enterrés dessous
à ce jour. Bien que la quasi-totalité de la garnison ait été tuée, et
le général Leman inconscient dans le fossé, les quelques survivants
continuent à se battre dans les décombres et les Allemands doivent tout
de même prendre le fort d'assaut, ce qui est fait en quelques minutes.
En Belgique, les Allemands arrivent à Dinant, tenue par les troupes
françaises : ils bombardent la citadelle à partir de 6h et l'enlèvent à
11h45, mais une contre-attaque française parvient à reprendre la ville à
16h. En Lorraine, les Français continuent à avancer et contrôlent les
cols des Vosges, mais les Allemands sont bien établis sur des positions
défensives un peu en retrait. Suite à la promesse du tsar, les
nationaux-démocrates polonais se rallient aux Russes. Le Japon envoie un
ultimatum à l'Allemagne à propos de la restitution de la ville de
Jiaozhou à la Chine. La France a terminé la mobilisation. Inauguration
du Canal de Panama.
jeudi 14 août 2014
14 août 1914 : Raid aérien
A Liège, les forts de Fléron et Liers se rendent dans la matinée, mis
hors de combat par l'artillerie lourde. Dans l'après-midi, Boncelles et
Loncin sont encerclés et tirent à l'aveuglette faute d'observateurs. La
situation est identique à Lantin, sur lequel se concentrent les canons
allemands. Les Français atteignent Charleroi, en Belgique. Début de la
Bataille des frontières : en Lorraine, deux armées françaises marchent
sur Sarrebourg, Morhange et Mortagne, ainsi
que dans les Vosges, le tout défendu par deux armées allemandes sous le
commandement conjoint du Kronprinz. Celui-ci doit pour l'instant
simplement fixer les français en attendant que la Belgique soit
traversée. Les Français avancent également assez lentement en Alsace,
alors que les Allemands rapatrient le gros de leurs troupes en Lorraine
pour préparer une contre-offensive. Deux avions français bombardent des
hangars à Zeppelin à Metz. Les Russes repoussent les Autrichiens en
Galicie, et ces derniers progressent en Serbie. Le tsar promet
l'autonomie de la Pologne si les polonais se révoltent contre les
allemands.
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| Une leçon de pilotage sur Farman MF-7 à l'école de Buc (date inconnue). Les deux avions ayant effectué le raid sur le hangar de Frescaty à Metz étaient de ce modèle, conçu pour la reconnaissance et en service jusqu'en 1915. Ils sont partis de Verdun, ont subi des tirs au-dessus de la ville mais ont pu larguer chacun (à la main) leur unique bombe et rentrer sans dommage. Ils touchent effectivement le hangar visé, provoquant un incendie qui détruit les zeppelins LZ 9 et 12. Il s'agit de dirigeables géants, de respectivement 132 et 140 m de long, dont l'Allemagne possède neuf exemplaires mais qui se sont révélés décevants : mis en service en 1912, les LZ 9 et 12 venaient d'être retirés du service le 1er août car déjà obsolètes. © http://albindenis.free.fr/ |
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