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mardi 3 mars 2015

03 mars 1915 - Bombardement

Les Russes continuent d'attaquer sur le Niemen, faisant 6000 prisonniers.

L'église de Ville-en-Woëvre, dans la Meuse, sous un bombardement le 3 mars. La fumée ne correspond pas à un incendie mais à l'explosion d'un obus de 210 mm. © http://pages14-18.mesdiscussions.net

mardi 27 janvier 2015

27 janvier 1915 - Balschwiller

Les combat se poursuivent sur l'ensemble des fronts : en France, particulièrement dans l'Argonne et dans les Vosges, mais aussi en Russie, et par intermittence en Arménie.

Le village de Balschwiller (et non Balswiller comme orthographié sur la carte), dans le Haut-Rhin a reçu des obus de 210 mm le 27 janvier, dont l'un a détruit cette maison. Bien que toujours habité, il est situé très près de la ligne de front puisque, d'après la légende, on aperçoit une position tenue par les Allemands dans le fond. Gallica, domaine public.

samedi 27 septembre 2014

27 septembre 1914 - Siège d'Anvers

Les Allemands arrivent à distance de bombardement des premiers forts d'Anvers, le siège direct de la ville va pouvoir commencer. Cette place est considérée à l'époque comme la plus puissante au monde, avec deux ceintures de forts jusqu'à 9 km de la ville, mettant celle-ci hors d'atteinte d'un bombardement direct, et un millier de canons. Il y a au total 17 forts principaux dans la ceinture extérieure, avec des redoutes dans les intervalles, et 13 sur la ceinture intérieure. Cependant, les travaux ne sont pas achevés, et ils ont les mêmes défauts que la place de Liège : en particulier, le béton non armé résiste aux canons de 210 mm, mais pas au-dessus. La défense de la ville est assurée par 157000 hommes, capables d'effectuer des sorties ; les allemands sont 130000, avec 126 canons de 100 à 210 mm, et surtout 9 mortiers de 305 mm et 4 obusiers de 420 mm. Fin de la bataille de l'Aisne : les Allemands cessent leurs attaques et se retranchent définitivement, en particulier sur le plateau du Chemin des Dames, tellement imprenable qu'il ne sera de nouveau attaqué qu'en 1917 lors des offensives Nivelle, se soldant par une boucherie. Les Allemands continuent leur contre-offensive dans la Somme, et atteignent Thiepval. En Galicie, les Russes poussent en direction de Cracovie d'une part, des Carpates d'autre part. Les alliés prennent Duala, au Cameroun.

Le front Ouest le 27 septembre. Alors que la majorité du front est stable, on voit clairement se dessiner la "course à la mer" presque plein Nord qui se met en place au fur et à mesure des offensives de contournement avortées. On observe également l'avancée allemande dans la Meuse ayant créé le saillant de Saint-Mihiel, lequel a du même coup provoqué l'apparition d'un saillant français plus au Nord, celui de Verdun. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 15 août 2014

Focus n°1 : Pièces de siège et Grosse Bertha

Au début du conflit, les Allemands ont développé des moyens importants en artillerie lourde. Le Plan Schlieffen prévoit l’attaque de la Belgique et notamment la prise des forts autour de Liège. Cette ceinture défensive de quarante kilomètres est équipée de 400 pièces de calibres différents.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.

Modèle réduit de la Grosse Bertha, exposé au Musée de l'Armée à Paris. Domaine public.

Symbole de cette pièce utilisé dans les plans tactiques allemands pendant la guerre. Domaine public.

15 août 1914 - Explosion du fort de Loncin

A Liège, Boncelles et Lantin capitulent respectivement à 7h30 et 12h30, totalement ravagés. La principale tragédie se joue à Loncin : à 10h, le fort n'a plus de munition ; à partir de 15h, un obus de 420 mm s'abat dessus toutes les quatre minutes, l'artillerie n'ayant plus à s'occuper de Lantin. A 17h20, l'un de ceux-ci explose dans la poudrière qui contenait encore 12 tonnes de poudre : le béton est arraché et retombe sur les soldats, qui sont encore enterrés dessous à ce jour. Bien que la quasi-totalité de la garnison ait été tuée, et le général Leman inconscient dans le fossé, les quelques survivants continuent à se battre dans les décombres et les Allemands doivent tout de même prendre le fort d'assaut, ce qui est fait en quelques minutes. En Belgique, les Allemands arrivent à Dinant, tenue par les troupes françaises : ils bombardent la citadelle à partir de 6h et l'enlèvent à 11h45, mais une contre-attaque française parvient à reprendre la ville à 16h. En Lorraine, les Français continuent à avancer et contrôlent les cols des Vosges, mais les Allemands sont bien établis sur des positions défensives un peu en retrait. Suite à la promesse du tsar, les nationaux-démocrates polonais se rallient aux Russes. Le Japon envoie un ultimatum à l'Allemagne à propos de la restitution de la ville de Jiaozhou à la Chine. La France a terminé la mobilisation. Inauguration du Canal de Panama.

Une vue des décombres du fort de Loncin sur une carte postale allemande, de date inconnue. La tourelle de 210 mm pèse 40 tonnes. © http://1914-18.be

lundi 11 août 2014

11 août 1914 - Lagarde, mitrailleuses et cavalerie

A Liège, les Allemands concentrent leurs mortiers de 210 mm sur les forts d'Embourg, qui subit un pilonnage de dix heures, et d'Evegnée. Ce dernier, bombardé dès 6h le matin, perd sa dernière pièce lourde en début d'après-midi. Les hommes commencent à s'évanouir à cause du manque d'air, et la garnison se rend à 16h avec les honneurs militaires. Pendant ce temps, la 2e division de cavalerie allemande, plus avancée que le gros de l'armée, se heurte aux troupes belges positionnées à mi-chemin entre Liège et Bruxelles (soit à 40 km de chaque). En Lorraine, les Allemands lancent une contre-offensive depuis Metz. S'ensuit un combat à Lagarde, dans lequel les mitrailleuses des deux camps et une tactique dépassée provoquent encore une fois des ravages, en particulier sur la cavalerie ; les généraux refusent de s'en rendre compte et préfèrent accuser leurs hommes de lâcheté.

Un article paru dans le Melbourne Herald le 11 août 1914. L'Australie compte quelques clubs de tir féminins depuis le début du XXe siècle. Si la pratique des armes par les femmes est globalement mal vue, le premier ministre australien a indiqué dans un discours prononcé en mars 1914 qu'il était envisageable d'appeler celles-ci à combattre dans le cas où le pays serait envahi. © http://www.abc.net.au

vendredi 8 août 2014

08 août 1914 - Prise de Mulhouse

En Belgique, le gros de l'armée belge retraite derrière la Dyle, tandis que trois divisions de cavalerie françaises sont en route pour la rejoindre. Pendant ce temps, les Allemands entrent prudemment dans la ville de Liège. Le général belge Leman a pu communiquer avec le gouvernement pendant la trêve, et a appris que la France avait remis à la ville la Grand-croix de la Légion d'Honneur ; il décide de résister jusqu'au bout. Les Allemands concentrent alors leurs mortiers de 210 mm sur le fort de Barchon, mettant hors-service ses coupoles. Comme la plupart des forts de Liège, celui-ci souffre d'une ventilation peu efficace, et à partir de 15h des gaz se répandent dans les couloirs ; pour éviter l'asphyxie, la garnison se rend à 16h. En Alsace, les Allemands effectuent un repli stratégique dans les bois autour de Mulhouse, ce qui permet aux Français de prendre la ville musique en tête et sans combat. Deux croiseurs britanniques bombardent Dar es Salaam, en Afrique orientale allemande (actuellement Tanzanie). Union sacrée en Russie, mais à la différence de la France et de la Grande-Bretagne, les socialistes ne s'y rallient pas tous.

Proclamation du généralissime Joffre suite à la prise de Mulhouse, affichée dans la ville le jour même. ©http://www.psywarrior.com