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| Le front Ouest le 16 août. Les Allemands sont en rouge, les Belges en vert, les Français en bleu (foncé pour l'infanterie, clair pour la cavalerie), et les Britanniques en orange. © http://www.carto1418.fr/ |
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samedi 16 août 2014
16 août 1914 - Chute de Liège
Les deux derniers forts de Liège, Hollogne et Flémalle, se rendent à 8h30 et 9h30 en apprenant la chute de Loncin. La ville est définitivement prise et les Allemands peuvent poursuivre leur mouvement à travers la Belgique. Toutefois, si elle démontre la capacité allemande à produire des armes révolutionnaires, la chute de Liège n'est pas un succès stratégique : ceux-ci ont une semaine de retard sur le plan Schlieffen et devraient déjà être en France, le délais permettant aux franco-britanniques de s'organiser. Des combats à Wavre entre Français et Allemands restent indécis, et la situation se maintient en Alsace. En Adriatique, le combat d'Antivari constitue première vraie bataille navale de la guerre. Le croiseur léger autrichien SMS Zenta, accompagné de trois autres bâtiments, est surpris par une armada d'une quarantaine de navires (cinq britanniques, les autres français), alors qu'il bombardait Antivari, au Monténégro. Le Zenta est coulé, les autres parviennent à s'enfuir ; l'escadre française cherchait une grande bataille contre la marine autrichienne mais ne parviendra jamais à l'obtenir. Début de la bataille du Cer entre Autriche et Serbie. Les Serbes ne cherchent pas à tout prix à défendre Belgrade mais prévoient plutôt les itinéraires de l'armée autrichienne en analysant leurs précédentes campagnes. Ils se placent en conséquence sur une position défensive avantageuse sur le mont Cer, et repoussent les premières vagues autrichiennes qui se présentent. Les Russes progressent en Prusse orientale, toujours sans rencontrer de résistance.
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vendredi 15 août 2014
15 août 1914 - Explosion du fort de Loncin
A Liège, Boncelles et Lantin capitulent respectivement à 7h30 et 12h30,
totalement ravagés. La principale tragédie se joue à Loncin : à 10h, le
fort n'a plus de munition ; à partir de 15h, un obus de 420 mm s'abat
dessus toutes les quatre minutes, l'artillerie n'ayant plus à s'occuper
de Lantin. A 17h20, l'un de ceux-ci explose dans la poudrière qui
contenait encore 12 tonnes de poudre : le béton est arraché et retombe
sur les soldats, qui sont encore enterrés dessous
à ce jour. Bien que la quasi-totalité de la garnison ait été tuée, et
le général Leman inconscient dans le fossé, les quelques survivants
continuent à se battre dans les décombres et les Allemands doivent tout
de même prendre le fort d'assaut, ce qui est fait en quelques minutes.
En Belgique, les Allemands arrivent à Dinant, tenue par les troupes
françaises : ils bombardent la citadelle à partir de 6h et l'enlèvent à
11h45, mais une contre-attaque française parvient à reprendre la ville à
16h. En Lorraine, les Français continuent à avancer et contrôlent les
cols des Vosges, mais les Allemands sont bien établis sur des positions
défensives un peu en retrait. Suite à la promesse du tsar, les
nationaux-démocrates polonais se rallient aux Russes. Le Japon envoie un
ultimatum à l'Allemagne à propos de la restitution de la ville de
Jiaozhou à la Chine. La France a terminé la mobilisation. Inauguration
du Canal de Panama.
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| Une vue des décombres du fort de Loncin sur une carte postale allemande, de date inconnue. La tourelle de 210 mm pèse 40 tonnes. © http://1914-18.be |
jeudi 14 août 2014
14 août 1914 : Raid aérien
A Liège, les forts de Fléron et Liers se rendent dans la matinée, mis
hors de combat par l'artillerie lourde. Dans l'après-midi, Boncelles et
Loncin sont encerclés et tirent à l'aveuglette faute d'observateurs. La
situation est identique à Lantin, sur lequel se concentrent les canons
allemands. Les Français atteignent Charleroi, en Belgique. Début de la
Bataille des frontières : en Lorraine, deux armées françaises marchent
sur Sarrebourg, Morhange et Mortagne, ainsi
que dans les Vosges, le tout défendu par deux armées allemandes sous le
commandement conjoint du Kronprinz. Celui-ci doit pour l'instant
simplement fixer les français en attendant que la Belgique soit
traversée. Les Français avancent également assez lentement en Alsace,
alors que les Allemands rapatrient le gros de leurs troupes en Lorraine
pour préparer une contre-offensive. Deux avions français bombardent des
hangars à Zeppelin à Metz. Les Russes repoussent les Autrichiens en
Galicie, et ces derniers progressent en Serbie. Le tsar promet
l'autonomie de la Pologne si les polonais se révoltent contre les
allemands.
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| Une leçon de pilotage sur Farman MF-7 à l'école de Buc (date inconnue). Les deux avions ayant effectué le raid sur le hangar de Frescaty à Metz étaient de ce modèle, conçu pour la reconnaissance et en service jusqu'en 1915. Ils sont partis de Verdun, ont subi des tirs au-dessus de la ville mais ont pu larguer chacun (à la main) leur unique bombe et rentrer sans dommage. Ils touchent effectivement le hangar visé, provoquant un incendie qui détruit les zeppelins LZ 9 et 12. Il s'agit de dirigeables géants, de respectivement 132 et 140 m de long, dont l'Allemagne possède neuf exemplaires mais qui se sont révélés décevants : mis en service en 1912, les LZ 9 et 12 venaient d'être retirés du service le 1er août car déjà obsolètes. © http://albindenis.free.fr/ |
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mercredi 13 août 2014
13 août 1914 - Chaudfontaine, Pontisse et Embourg
A Liège, l'artillerie de siège ne laisse plus aucune chance aux Belges ;
l'obus de 420 mm monte à plus d'un kilomètre d'altitude avant de
redescendre, ce qui lui donne assez de vitesse pour percer le béton non
armé des forts, et détonne une seconde après l'impact, soit à
l'intérieur de la fortification. A 10h30, un obus tombe sur la poudrière
du fort de Chaudfontaine, le faisant exploser et capituler. Pontisse se
rend à midi avec les honneurs : il a encaissé 43
obus de 420 mm et la garnison suffoque. Embourg n'a plus d'artillerie
mais les Allemands mettent toute la journée à s'en apercevoir : le fort
ne se rend qu'à 19h15, alors qu'il allait être pris d'assaut. Fléron et
Lantin tiennent encore, mais n'ont eux aussi quasiment plus d'air ni
d'artillerie. A Loncin, une voiture récupère les 11 millions de francs
que le général Leman avait emporté avec lui et qui constituent le trésor
belge ; elle est poursuivie par les uhlans mais parvient à s'échapper.
Les Français, après avoir renforcé l'armée d'Alsace à Belfort,
commencent lentement à attaquer à nouveau, en espérant fixer les troupes
allemandes dans la région. Ceux-ci, de leur côté, progressent toujours
en Lorraine et en Belgique. En Afrique, les britanniques bombardent à
nouveau Dar-es-Salaam, et progressent au Togo. Quatre escadrons
britanniques survolent la Manche pour se positionner en France.
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| Coupe du fort de Embourg. Il intègre ici les améliorations des années 1930 mais la structure générale est restée la même. La construction est moderne mais présente plusieurs défauts. Une partie importante des espaces de vie se situent dans les glacis, et il faut traverser le fossé à découvert pour y accéder, ce qui est suicidaire sous un bombardement, voire impossible si celui-ci est obstrué par des débris. Les tourelles sont solides, en acier, mais non rétractables. Plus important encore, le béton n'est pas armé et la ventilation est peu efficace, surtout lors d'un bombardement où se mêlent la fumée des explosions, celle des tirs des canons du fort, et la poussière provenant des murs secoués par les impacts. © http://www.clham.org |
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mercredi 6 août 2014
06 août 1914 - Drapeau blanc
A Liège, un petit détachement de la 34e brigade parvient à se faufiler
dans la ville en fin de nuit et atteint le QG belge ; le général Leman
parvient in extremis à s'échapper et va se réfugier dans le fort de
Loncin. A 8h, la 14e brigade, la seule à avoir réellement percé sous les
ordres de Ludendorff, s'établit à Jupille, à 3 km de Liège. Ceci permet
de bombarder la citadelle qui hisse le drapeau blanc au bout de deux
heures. Bien que les forts continuent à se
défendre, les troupes belges occupant Liège quittent la ville. Quelques
affrontements ont lieu en territoire français face au Luxembourg, les
Allemands avançant jusqu'à Longwy. Les Autrichiens sont à Obrenovac, à
25 km de Belgrade, mais sont repoussés avec de lourdes pertes. Français
et Britanniques envahissent le Togo allemand. Le parlement britannique
débloque 100 millions de livres pour envoyer un corps expéditionnaire en
France.
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