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| Le fort de Vaux après les bombardements du 26 février. Les forts de Verdun subissent quelques tirs d'artillerie de siège en février 1915. Le 26, 129 obus de 380 et 420 mm tombent sur celui de Vaux. Ceux-ci ne se reproduiront pas avant la bataille de Verdun proprement dite, l'année suivante. © http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr |
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jeudi 26 février 2015
26 février 1915 - Lance-flamme
Les Français tentent un assaut en forme de reconnaissance sur le
Hartmannswillerkopf, ne progressant que d'une centaine de mètres et sans
parvenir à repérer précisément la ligne allemande. Premier usage du
lance-flamme par les Allemands en Argonne. Si l'armée allemande intègre
le lance-flamme depuis 1911, il n'a pas été utilisé jusque-là, et
restera très anecdotique encore jusqu'à la mi-1916.
dimanche 15 février 2015
15 février 1915 - Mutinerie de Singapour
Explosion de deux fourneaux de mines français au niveau du saillant de
Verdun ; les mortiers de 420 mm allemands, les Grosses Bertha,
bombardent le fort de Douaumont. L'Entente suggère à la Grèce
d'intervenir pour aider la Serbie, en lui promettant une aide militaire.
samedi 27 septembre 2014
27 septembre 1914 - Siège d'Anvers
Les Allemands arrivent à distance de bombardement des premiers forts
d'Anvers, le siège direct de la ville va pouvoir commencer. Cette place
est considérée à l'époque comme la plus puissante au monde, avec deux
ceintures de forts jusqu'à 9 km de la ville, mettant celle-ci hors
d'atteinte d'un bombardement direct, et un millier de canons. Il y a au
total 17 forts principaux dans la ceinture extérieure, avec des redoutes
dans les intervalles, et 13 sur la ceinture
intérieure. Cependant, les travaux ne sont pas achevés, et ils ont les
mêmes défauts que la place de Liège : en particulier, le béton non armé
résiste aux canons de 210 mm, mais pas au-dessus. La défense de la ville
est assurée par 157000 hommes, capables d'effectuer des sorties ; les
allemands sont 130000, avec 126 canons de 100 à 210 mm, et surtout 9
mortiers de 305 mm et 4 obusiers de 420 mm. Fin de la bataille de
l'Aisne : les Allemands cessent leurs attaques et se retranchent
définitivement, en particulier sur le plateau du Chemin des Dames,
tellement imprenable qu'il ne sera de nouveau attaqué qu'en 1917 lors
des offensives Nivelle, se soldant par une boucherie. Les Allemands
continuent leur contre-offensive dans la Somme, et atteignent Thiepval.
En Galicie, les Russes poussent en direction de Cracovie d'une part, des
Carpates d'autre part. Les alliés prennent Duala, au Cameroun.
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| Le front Ouest le 27 septembre. Alors que la majorité du front est stable, on voit clairement se dessiner la "course à la mer" presque plein Nord qui se met en place au fur et à mesure des offensives de contournement avortées. On observe également l'avancée allemande dans la Meuse ayant créé le saillant de Saint-Mihiel, lequel a du même coup provoqué l'apparition d'un saillant français plus au Nord, celui de Verdun. © http://www.carto1418.fr/ |
jeudi 21 août 2014
21 août 1914 - Coup d'arrêt
A Namur, les forts sont bombardés toute la journée par l'artillerie
allemande, y compris les obusiers de 305 et 420 mm, recevant des
milliers de projectiles. Bien que les plus exposés perdent plusieurs
tourelles, tous tiennent bon. En Belgique, l'armée allemande progressant
vers le Sud et l'armée française venant à sa rencontre se trouvent près
de Charleroi ; les allemands s'établissent immédiatement sur de bonnes
positions. La même situation se répète dans les
Ardennes, à Longwy où les artilleurs allemands pilonnent leurs
homologues français, et Neufchâteau, avec quelques escarmouches dans un
épais brouillard. En Alsace, les Français approchent de Colmar, mais
l'avancée s'arrête car le flanc gauche est découvert, l'offensive en
Lorraine ayant tourné court. De fait, les armées décimées (elles ont
perdu plus de 20.000 hommes) y ont reculé d'une quinzaine de kilomètres
dans la journée, revenant sur la Meurthe et se préparant à détruire les
ponts derrière elles. Profitant de leur succès, les Serbes s'approchent
de la ville fortifiée de Šabac, sur leur territoire, pour la reprendre
aux Autrichiens. Les Allemands envahissent l'Afrique du Sud.
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| Une patrouille du 18e régiment de hussards britannique prend des informations auprès de la population de Mons. Domaine public. |
Libellés :
18th Royal Hussars,
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Mons,
Namur,
Neufchâteau,
Šabac
vendredi 15 août 2014
Focus n°1 : Pièces de siège et Grosse Bertha
Au début du conflit, les Allemands ont développé des moyens
importants en artillerie lourde. Le Plan Schlieffen prévoit l’attaque de
la Belgique et notamment la prise des forts autour de Liège. Cette
ceinture défensive de quarante kilomètres est équipée de 400 pièces de
calibres différents.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.
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| Modèle réduit de la Grosse Bertha, exposé au Musée de l'Armée à Paris. Domaine public. |
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| Symbole de cette pièce utilisé dans les plans tactiques allemands pendant la guerre. Domaine public. |
15 août 1914 - Explosion du fort de Loncin
A Liège, Boncelles et Lantin capitulent respectivement à 7h30 et 12h30,
totalement ravagés. La principale tragédie se joue à Loncin : à 10h, le
fort n'a plus de munition ; à partir de 15h, un obus de 420 mm s'abat
dessus toutes les quatre minutes, l'artillerie n'ayant plus à s'occuper
de Lantin. A 17h20, l'un de ceux-ci explose dans la poudrière qui
contenait encore 12 tonnes de poudre : le béton est arraché et retombe
sur les soldats, qui sont encore enterrés dessous
à ce jour. Bien que la quasi-totalité de la garnison ait été tuée, et
le général Leman inconscient dans le fossé, les quelques survivants
continuent à se battre dans les décombres et les Allemands doivent tout
de même prendre le fort d'assaut, ce qui est fait en quelques minutes.
En Belgique, les Allemands arrivent à Dinant, tenue par les troupes
françaises : ils bombardent la citadelle à partir de 6h et l'enlèvent à
11h45, mais une contre-attaque française parvient à reprendre la ville à
16h. En Lorraine, les Français continuent à avancer et contrôlent les
cols des Vosges, mais les Allemands sont bien établis sur des positions
défensives un peu en retrait. Suite à la promesse du tsar, les
nationaux-démocrates polonais se rallient aux Russes. Le Japon envoie un
ultimatum à l'Allemagne à propos de la restitution de la ville de
Jiaozhou à la Chine. La France a terminé la mobilisation. Inauguration
du Canal de Panama.
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| Une vue des décombres du fort de Loncin sur une carte postale allemande, de date inconnue. La tourelle de 210 mm pèse 40 tonnes. © http://1914-18.be |
mercredi 13 août 2014
13 août 1914 - Chaudfontaine, Pontisse et Embourg
A Liège, l'artillerie de siège ne laisse plus aucune chance aux Belges ;
l'obus de 420 mm monte à plus d'un kilomètre d'altitude avant de
redescendre, ce qui lui donne assez de vitesse pour percer le béton non
armé des forts, et détonne une seconde après l'impact, soit à
l'intérieur de la fortification. A 10h30, un obus tombe sur la poudrière
du fort de Chaudfontaine, le faisant exploser et capituler. Pontisse se
rend à midi avec les honneurs : il a encaissé 43
obus de 420 mm et la garnison suffoque. Embourg n'a plus d'artillerie
mais les Allemands mettent toute la journée à s'en apercevoir : le fort
ne se rend qu'à 19h15, alors qu'il allait être pris d'assaut. Fléron et
Lantin tiennent encore, mais n'ont eux aussi quasiment plus d'air ni
d'artillerie. A Loncin, une voiture récupère les 11 millions de francs
que le général Leman avait emporté avec lui et qui constituent le trésor
belge ; elle est poursuivie par les uhlans mais parvient à s'échapper.
Les Français, après avoir renforcé l'armée d'Alsace à Belfort,
commencent lentement à attaquer à nouveau, en espérant fixer les troupes
allemandes dans la région. Ceux-ci, de leur côté, progressent toujours
en Lorraine et en Belgique. En Afrique, les britanniques bombardent à
nouveau Dar-es-Salaam, et progressent au Togo. Quatre escadrons
britanniques survolent la Manche pour se positionner en France.
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| Coupe du fort de Embourg. Il intègre ici les améliorations des années 1930 mais la structure générale est restée la même. La construction est moderne mais présente plusieurs défauts. Une partie importante des espaces de vie se situent dans les glacis, et il faut traverser le fossé à découvert pour y accéder, ce qui est suicidaire sous un bombardement, voire impossible si celui-ci est obstrué par des débris. Les tourelles sont solides, en acier, mais non rétractables. Plus important encore, le béton n'est pas armé et la ventilation est peu efficace, surtout lors d'un bombardement où se mêlent la fumée des explosions, celle des tirs des canons du fort, et la poussière provenant des murs secoués par les impacts. © http://www.clham.org |
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mardi 12 août 2014
12 août 1914 - Bataille des Casques d'argent
A Liège, l'artillerie lourde de siège est enfin arrivée, et peut
commencer à tirer en fin de journée : elle comprend les deux obusiers de
420 mm, ainsi que quatre canons de 305 mm prêtés par l'Autriche. Les
forts de Chaudfontaine, Fléron, Embourg et Pontisse sont pilonnés toute
la journée ; les deux premiers résistent, le troisième n'a plus aucune
artillerie à la tombée de la nuit, et le dernier tient bon mais reçoit
la première dizaine d'obus de 420 mm à partir
de 17h30. Bataille des Casques d'argent : en vue d'arrêter la
progression allemande vers Anvers, une force de cavalerie belge fait
sauter un pont sur la Gette à Haelen puis se retranche dans un bois, à
pied avec mitrailleuses et artillerie. Les dragons, cuirassiers et
uhlans allemands chargent sabre au clair et se font décimer huit fois de
suite, leurs casques jonchant le terrain après l'assaut donnant son nom
à la bataille. Cette fois, la leçon sera retenue et on ne verra plus de
grandes charges de cavalerie sur le front Ouest. En Pologne, Józef
Piłsudski prend la ville de Kielce à la tête de forces paramilitaires.
Il essaie de profiter de la guerre pour obtenir l'indépendance de la
Pologne alors aux mains des Russes. En Serbie, les Autrichiens passent
enfin la rivière Drina, qui marque la frontière Nord-Ouest du pays, pour
lancer une importante offensive. La Grande-Bretagne et la France
déclarent la guerre à l'Autriche.
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dimanche 10 août 2014
10 août 1914 - Affaire de Mangiennes
A Liège, les troupes s'installent dans la ville, tandis que les
batteries pilonnent les différents forts toute la journée, lesquels
répliquent quand ils le peuvent. En soirée, le fort de Pontisse est
méconnaissable mais tient toujours bon. Les deux canons de 420 mm
arrivent en Belgique. L'aviation française repère d'importantes colonnes
allemandes dans le Luxembourg belge. Dans les Ardennes françaises, une
bataille de rencontre à Mangiennes permet aux généraux français
de remarquer que les tirs de mitrailleuses ravagent les troupes à
découvert. En Alsace, les Français abandonnent définitivement Mulhouse
et se replient sur Belfort. Par contre, ils avancent en Lorraine,
occasionnant des combats entre avant-postes à Cirey. En Prusse
orientale, les Russes sont à Tilsit. Des troupes allemandes effectuent
des raids sur les colonies britanniques d'Afrique du Sud.
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samedi 9 août 2014
09 août 1914 - Contre-attaque
L'artillerie allemande continue à pilonner les forts de Liège, mais même
ses plus gros canons ne parviennent pas à les entamer
significativement. Von Bülow demande alors l'envoi des obusiers de 420
mm, au nombre de deux à cette heure, les fameuses "Grosses Bertha"
fabriquées par Krupp. A Mulhouse, la 7e armée allemande contre-attaque
au petit matin, repoussant les Français ; une division de réserve
envoyée par Joffre arrivera trop tard pour conserver la ville. Au
large de l’Écosse, le croiseur britannique HMS Birmingham découvre le
sous-marin allemand U-15 stoppé en surface en essayant de réparer ses
moteurs ; après avoir manqué ses premiers tirs, le croiseur l'éperonne à
pleine vitesse, le coupant en deux. La première armée Russe progresse
en Prusse orientale, sans rencontrer de résistance. A cette date, les
Allemands ont perpétré des massacres de civils dans une vingtaine de
localités belges, prémédités ou causés par la crainte des francs-tireurs
selon les cas, début de ce que la propagande américaine a appelé "The
Rape of Belgium".
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| Les combats de nuit à Mulhouse, vision d'artiste sur une carte postale allemande. © Gallica. |
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