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lundi 18 mai 2015

18 mai 1915 - Pas de repli

En Artois, il est proposé de faire reculer les lignes alliées à cause des pertes trop élevées, mais Foch refuse et continue la même stratégie. Le sous-marin allemand UB-8 arrive dans les eaux ottomanes, une première.

Tranchée de la première brigade de la Légion Polonaise dans le secteur de Konary, le 18 mai. Muzeum Narodowe w Kielcach, domaine public.

jeudi 14 mai 2015

14 mai 1915 - Faisceau autonome d'action révolutionnaire

A partir de cette date, en Argonne, au moins trois ou quatre explosions de mines ont lieu chaque jour, le no man's land dans le secteur de Bagatelle étant uniquement constitué d'entonnoirs ininterrompus. Généralement, chaque adversaire parvient à occuper un des rebords du cratère. Combats sur la San, dans le cadre de l'offensive Gorlice-Tarnów, à l'avantage des austro-allemands. Les unités ottomanes commencent à quitter Van, en Arménie, emportant des civils avec elle. Appel nationaliste à Rome pour l'entrée en guerre de l'Italie, accompagné de nombreuses manifestations populaires et de la fondation du Faisceau autonome d'action révolutionnaire par Mussolini. Le Conseil militaire britannique se réunit pour la dernière fois. Début des internements des étrangers venant de pays ennemis en Grande-Bretagne.

Photo : Une patrouille de lanciers polonais, le 14 mai. Domaine public.

lundi 11 mai 2015

11 mai 1915 - Prise de Malazgirt

En Artois, les Allemands ont renforcé leurs positions, alors que les Alliés ont du mal à faire monter les renforts en ligne. Ils parviennent encore à grapiller du terrain, mais sont rapidement stoppés. Les Russes prennent la ville de Malazgirt, sur le chemin pour secourir Van. Les lignes de ravitaillement ottomanes sont alors coupées. Les Russes parviennent à leur position de repli sur la rivière San, face aux austro-allemands.

La Légion polonaise traverse la rivière Nida, un affluent de la Vistule, le 11 mai. Tadeusz Langer, domaine public.

jeudi 2 avril 2015

02 avril 1915 - Le Poil Civil

Les Russes progressent en Pologne et dans les Carpates. La France commence à organiser le recensement de la classe 1917. La classe 1916 est elle appelée dans le courant du mois.

Premier numéro du "Poil civil", hebdomadaire publié par Tristan Bernard, auteur célèbre pour ses jeux de mots qui collaborera également au Canard enchaîné par la suite. © http://www.priceminister.com/

samedi 21 mars 2015

21 mars 1915 - Raid sur Paris

Premier raid de Zeppelin sur Paris, visant la gare Saint-Lazare et la gare du Nord. L'Allemagne lance un deuxième emprunt de guerre, de 9 milliards de marks.

Des hommes de la première légion polonaise, servant dans l'armée austro-hongroise, le 21 mars. Domaine public.

samedi 31 janvier 2015

31 janvier 1915 - Bataille de Bolimów

Bataille de Bolimów : attaque allemande d'envergure en Pologne afin de briser le saillant russe. Il s'agit de la première attaque par gaz toxiques : les Allemands envoient 18000 obus à gaz sur les lignes russes, mais le froid est tel que celui-ci gèle et ne fait quasiment pas de victimes. Les Russes profitent de cet échec pour lancer une contre-attaque, mais l'artillerie allemande les repousse avec 40000 morts, les Allemands en déplorant deux fois moins. Comme la plupart des combats sur le front russe dans cette période, cette bataille se termine donc sans résultat probant, mais elle fait partie de plan plus général pour tenter de pousser la Russie hors de la guerre. Les Ottomans occupent les îles Farasan, en mer Rouge. Les défenseurs britanniques du canal de Suez se préparent à recevoir l'attaque. Les Français annoncent qu'ils participeront aux opérations navales contre les Dardanelles, avec une flotte comprenant notamment quatre cuirassés.

Reconstitution de la bataille de Bolimów en 2011, permettant d'observer les embryons de masques à gaz (de simples tampons) prévus par les Allemands. © http://pawelpisarski.pl

jeudi 18 décembre 2014

18 décembre 1914 - Forte Roçadas

Nouveau coup de main allemand en Angola : 500 hommes attaquent le fort portugais de Forte Roçadas, à Naulila, tenu par quatre fois plus de Portugais. Ceux-ci, mal entraînés et commandés, se font décimer. Lorsqu'un obus fait exploser la réserve de munitions, et les portugais se replient de 70 km avec 69 morts, abandonnant toute la région en croyant être poursuivis. En réalité, les Allemands, qui n'ont eu que 12 morts, regagnent la frontière dès le lendemain. Les civils locaux en profitent pour récupérer des armes abandonnées dans le fort et s'en servir contre le régime colonial portugais. Les gains allemands sont en réalité également nuls : ce coup de main n'avait aucun intérêt, alors qu'ils étaient déjà en mauvaise posture dans leur propre colonie.

Des hommes de l'escadron de cavalerie polonais de Władysław Belina-Prażmowski, le 18 décembre. Celui-ci est un lieutenant qui a formé dès août un escadron afin de harceler les Russes, en vue de l'indépendance de la Pologne. Polish National Digital Archive, domaine public.

jeudi 4 décembre 2014

04 décembre 1914 - Les Martyrs de Vingré

Les Alliés tentent de lancer une offensive générale sur entre la mer du Nord et Verdun, en particulier à Ypres. Ils pensent profiter de leur supériorité numérique, les Allemands ayant du envoyer des troupes supplémentaires en Russie, mais les tranchées allemandes sont suffisamment bien conçues pour repousser tous les assauts. Les Serbes ont retrouvé le moral alors que les Autrichiens sont totalement débordés, ils reculent encore sous l'offensive qui continue. Les Allemands parviennent à progresser en Pologne. Une force expéditionnaire portugaise quitte Lisbonne pour l'Angola. Épisode des Martyrs de Vingré : un caporal et cinq soldats sont fusillés pour l'exemple. Lors d'une attaque allemande dans l'Aisne, le 27 novembre, 24 soldats s'étaient repliés dans une tranchée de seconde ligne sur ordre d'un sous-lieutenant, avant de reprendre leurs positions précédemment enlevées par les Allemands. Ils furent accusés d'abandon de poste en présence de l'ennemi, et le sous-lieutenant fut mis hors de cause, alors qu'il s'était replié le premier. Le 3 décembre, selon les directives du général Étienne de Villaret qui souhaitait redonner aux hommes le goût de l'obéissance, 6 des soldats furent tirés au sort, et fusillés le lendemain. Ils seront réhabilités en 1921 sous la pression de leurs veuves et anciens camarades. Le sous-lieutenant (seul officier à avoir été jugé pour son rôle dans une exécution) sera acquitté, et le général ne sera pas poursuivi.

Le monument aux martyrs de Vingré, dans le champ où ils ont été fusillés. Celui-ci date de 1925, on note le vocabulaire employé : leur innocence, l'identité des coupables ou encore l'absurdité de l'événement ne sont pas mentionnés, mais ils sont par contre censé être "tombés glorieusement". © http://crdp.ac-amiens.fr/

mardi 2 décembre 2014

02 décembre 1914 - Kangourou

Les Allemands tentent de relancer une offensive en Pologne. Belgrade étant située sur le flanc droit serbe, les Autrichiens y massent l'intégralité d'une de leurs deux armées pour effectuer une manœuvre d’encerclement, laissant l'autre (la 6e armée) seule pendant quelques jours pour tenir tout le front. Pendant ce temps, les Serbes ont enfin reçu des munitions depuis la France et la Grèce, et sentant la désorganisation autrichienne préparent une contre-attaque générale pour le lendemain.  En Afrique du Sud, les Britanniques capturent de Wet, le nouveau meneur de la rébellion Maritz. La Serbie déclare la guerre à l'Empire ottoman.

Les premières unités australiennes et néo-zélandaises arrivent dans la zone du canal de Suez le 2 décembre. Ici, le 9th Battalion du Royal Queensland Regiment, a amené avec lui un kangourou pour lui servir de mascotte. Beaucoup d'unités australiennes feront de même avec divers animaux typiquement australiens, et certains seront donnés au zoo du Caire lors du départ pour Gallipoli. Australian War Memorial, domaine public.

mardi 18 novembre 2014

18 novembre 1914 - Cap Sarytch

A Łódź, les Allemands se sont avancés trop profondément en Pologne : avec les renforts venus de Silésie, les Russes les attaquent à la fois sur leurs flancs Nord et Sud, menaçant de les encercler. La température chute à -12° C. Les Autrichiens lancent un assaut important contre les Serbes sur la Kolubara. Bataille du cap Sarytch : en mer Noire, la flotte russe composée d'une vingtaine de bâtiments rencontre les croiseurs ottomans Goeben et Breslau (n'ayant de turc que le pavillon, le matériel et l'équipage restant intégralement allemands). Ceux-ci doivent battre en retraite, le Goeben est endommagé. Compte tenu de l'échec à Ypres, Erich von Falkenhayn considère qu'il n'est plus possible pour l'Allemagne de gagner la guerre, et il appelle à une solution diplomatique. Tous les décideurs militaires et civils allemands refusent. Le gouvernement français, alors à Bordeaux, commence à revenir à Paris.

Un impact reçu par le cuirassé Evstafii lors de la bataille du cap Sarytch, provoqué par un tir du Goeben. Ce bâtiment, lancé en 1908, constitue le fleuron de la flotte russe de la mer Noire. Le combat de cette journée a en réalité eu lieu principalement entre l'Evstafii et le Goeben. Domaine public.

mardi 11 novembre 2014

11 novembre 1914 - Diversion à Łódź

L'attaque allemande sur Ypres se concentre sur Nonnebosschen et le Bois du Polygone, avec la prise de Dixmude par les Allemands. Les Britanniques ont du abandonner leurs premières lignes et n'arrivent pas à les reprendre, d'autant que certaines unités sont presque entièrement anéanties, mais ils ont pu s'aménager des points de résistance en arrière, que les Allemands ne parviennent pas à enlever. Hindenburg, qui a pu rassembler ses troupes depuis une semaine, lance une grande contre-offensive sur Łódź, en Pologne, pour briser l'avance Russe. Il met en déroute tout un corps d'armée russe et capture 12000 prisonniers. Les Russes arrêtent en conséquence leur offensive en Silésie pour pouvoir renforcer le front de Pologne. La retraite serbe s'accentue, car ils ont sous-estimé les Autrichiens : même sans contrôler les voies de chemin de fer, ceux-ci parviennent à faire acheminer leur approvisionnement par route, et même leur artillerie lourde. Les Serbes sont obligés de détruire les ponts derrière eux et d'abandonner tout leur matériel lourd. La France essaie de leur faire parvenir des fournitures et munitions. Dans le monde musulman, le Jihad est déclaré contre les Alliés.

Des blessés autrichiens arrivent en gare de Ljubljana (actuellement en Slovénie), le 11 novembre. Ilustrirani glasnik, 17/12/1914. © http://sistory.eu

samedi 8 novembre 2014

08 novembre 1914 - Prise de Fao

L'armée russe occupe l'intégralité de la Pologne. Les Allemands sont sur une ligne de repli, mais ils ont au moins réussi à sauver les Autrichiens du désastre en focalisant l'attention des Russes. Les Autrichiens attaquent durement les Serbes en plusieurs points, et se retranchent au pied du mont Cer. Le Conseil serbe se réunit dans la journée et reconnaît que la situation est cette fois désespérée ; il décide toutefois de ne pas se rendre et en conséquence de continuer la lutte. En Mésopotamie, l'artillerie lourde britannique est arrivée. Celle-ci ouvre rapidement une brèche dans les murs du fort de Fao, dans laquelle s'engouffre la brigade indienne. La place tombe après 45 minutes de corps-à-corps, 300 Ottomans étant faits prisonniers. Les Britanniques peuvent à présent débarquer toute une division en sécurité et prendre sans résistance les villes du pourtour du Golfe persique. La prochaine étape est de progresser dans les terres en direction de Bagdad. Henri Bourgund est fusillé pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Le champ de bataille de Mésopotamie. Fao est à l'extrémité Sud-Est de la carte, Bagdad à l'extrémité Nord-Ouest. Les opérations indiquées sont celles de la première moitié de l'année 1915. © http://histoiresmilitaires.blogspot.fr/

jeudi 30 octobre 2014

30 octobre 1914 - Drapeaux

Sur l'Yser, les Allemands tentent à nouveau d'attaquer mais sans résultat probant, à cause de l'inondation. Ils se replient dans la nuit. A Ypres, les Allemands tentent d'exploiter leur succès pour percer définitivement les lignes alliées : ils commencent à bombarder les unités britanniques à 6h, lesquelles se retrouvent souvent isolées à se battre seules pour leur survie. A 10h, les Allemands prennent Zandvoorde, et ils continuent d'avancer le reste de la journée. Ils font également pression le long de l'Aisne. Les Russes progressent de nouveau en Galicie, et continuent en Pologne. Les Autrichiens commencent à refaire quelques progrès face aux Serbes sur la Drina. Les deux navires ottomans continuent à bombarder les ports Russes en mer Noire, notamment Sébastopol. La Grande-Bretagne et la France durcissent leurs relations diplomatiques avec ce pays et lui envoient un ultimatum. En Afrique de l'Est, le croiseur corsaire allemand Königsberg s'était dissimulé dans la rivière Rufiji depuis un mois, le temps d'amasser assez de charbon pour rentrer en Allemagne ; les Britanniques le localisent enfin le 30 octobre et s'organisent pour pouvoir le couler.

Sept drapeaux allemands pris depuis le début de la guerre sont exposés dans la chapelle des Invalides, à Paris. Photographie de presse, agence Rol.

samedi 25 octobre 2014

25 octobre 1914 - Maître éclusier

Le roi des Belges Albert Ier prend la décision d’inonder totalement le secteur de l'Yser pour bloquer la progression allemande dans ce secteur. Il faut recourir au maître éclusier Karel Cogge, âgé de 60 ans, pour évaluer les possibilités techniques et manœuvrer les vannes. Les Allemands continuent leurs assauts sur toute la ligne de front de La Bassée à la mer, sans résultat. Ils retraitent totalement face aux Russes en Pologne. Les Ottomans, pour l'instant neutres, prévoient d'attaquer les ports russes en mer Noire d'ici peu de temps.

Le front Ouest le 25 octobre. Le front est complété, en particulier dans le secteur de l'Yser. Malgré les offensives de part et d'autre, il n'y aura plus aucun changement notable dans la ligne de front jusqu'au 21 mars 1918, date de la reprise de la guerre de mouvement sur une partie de la ligne, menant à la seconde bataille de la Marne. © http://www.carto1418.fr/


jeudi 23 octobre 2014

23 octobre 1914 - Bousculade sur l'Yser

Les français sont malmenés sur tous les points dans le secteur de l'Yser. Ils reculent également à La Bassée. Les Russes avancent de nouveau clairement sur l'ensemble du front polonais. Un nouveau manifeste allemand est publié, signé par 3000 professeurs allemands.

Une carte postale tamponnée le 23 octobre, aux Arcs, dans le Var. Même dans cette région éloignée de la guerre, on envoie des cartes postales patriotiques. © http://memoires-de-guerres.var.fr

mercredi 15 octobre 2014

15 octobre 1914 - Jusqu'à la mer

Les troupes britanniques et allemandes entrent réellement en contact dans le secteur de Messines. Il apparaît assez clairement que les offensives qui se déroulent entre La Bassée et Ypres ne donnent pas de résultats importants. Au Nord d'Ypres, les armées Belges en retraite occupent une portion de front non encore stabilisée, mais qui atteint la mer : la ligne de front est donc presque complétée de la Suisse à la mer du Nord. En Belgique, les Allemands ont atteint la côte, et capturé Ostende et Zeebrugge. En Pologne, les Allemands stoppés et les Russes se battent pour Varsovie. A Tsingtao, les non-combattants sont autorisés à quitter la ville, la situation commence à devenir critique pour les Allemands. Le croiseur britannique Hawke est coulé par le sous-marin allemand U-9.

Un détachement d'infanterie de marine allemand défile dans Ostende. © http://www.rtbf.be

dimanche 12 octobre 2014

12 octobre 1914 - Les spahis de Lille

A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et bombardés par les Allemands, qui finissent par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie : ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé. Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire. Il a été réhabilité en 1922.

Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr

dimanche 28 septembre 2014

28 septembre 1914 - Croix noires

L'artillerie lourde commence à tirer sur quelques forts d'Anvers ; son effet est immédiat : au fort de Sint-Katelijne-Waver, le principal visé, les obus de 420 mm percent les 2,50 m de béton en endommagent fortement l'infrastructure. A Albert, les Français parviennent à stopper les Allemands et à établir une ligne défensive. Les Allemands appliquent pour la première fois la croix pattée - sur leurs avions, alors qu'ils se contentaient auparavant d'une bande noire sur l'aile. Les alliés n'ont pas encore de signe distinctif comparable. Les Russes avancent toujours en Pologne et en Galicie. La Turquie ferme le détroit des Dardanelles aux pays de l'Entente. A Tsingtao, la canonnière allemande Jaguar coule le croiseur japonais Takashio, dans une tentative pour briser le blocus du port. Les britanniques commencent les préparatifs pour envoyer une force, composée de soldats indiens, au Moyen-Orient. Procès des assassins de l'archiduc à Sarajevo.

Des soldats allemands transportent une aile de biplan sur laquelle apparaît la nouvelle croix pattée. La photographie a été prise à Saint-Quentin et n'est pas datée. Cet insigne restera en usage jusqu'en avril 1918, avant d'être remplacé par une "croix balkanique" aux branches droites qui servira jusqu'à l'adoption de l'emblème nazi. La croix pattée est de nouveau utilisée par l'armée allemande (de l'Ouest puis réunifiée) depuis 1955. © http://avaxnews.net/

mercredi 17 septembre 2014

17 septembre 1914 - Nouvelle-Guinée

Sur le flanc Ouest du front, les Français attaquent depuis Soissons vers Noyon, pour essayer de tourner les Allemands. Mais ceux-ci ont pleinement conscience de la manœuvre et se sont renforcés dans le secteur. Von Falkenhayn prévoit également d'attaquer dans quelques jours à Saint-Mihiel, dans la Meuse, pour distraire les Français de leur stratégie de contournement. Sur le front Est, les Autrichiens ne peuvent plus faire face aux Russes, que ce soit en Pologne ou en Galicie, et retraitent partout. Les Allemands sont contraints de les aider en envoyant toute une armée en soutient pour stopper les Russes. Cette dispersion est d'autant plus préoccupante que, selon le plan Schlieffen, les opérations en France aurait du se terminer et permettre d'envoyer les troupes qui y étaient affectées contre les Russes, ce qui n'est de fait pas possible. En Nouvelle-Guinée, la place allemande de Toma se rend aux Australiens sans combat, et avec elle toute la colonie. 

Hermann Detzner, un lieutenant allemand pour le moins aventurier. A la capitulation de la Nouvelle-Guinée, il s'enfonce dans la jungle avec une vingtaine d'hommes et mènera une guérilla pendant toute la guerre. Il se rendra finalement le 5 janvier 1919, dans un grand uniforme impeccable. Ayant passé quatre années dans une zone totalement inexplorée, il publiera après la guerre un livre intitulé "Quatre ans chez les cannibales de Nouvelle-Guinée". La photo est issue de son ouvrage. DETZNER, Hermann, Vier jahre unter kannibalen, Berlin, A. Scherl, 1921, 338 p.

vendredi 15 août 2014

15 août 1914 - Explosion du fort de Loncin

A Liège, Boncelles et Lantin capitulent respectivement à 7h30 et 12h30, totalement ravagés. La principale tragédie se joue à Loncin : à 10h, le fort n'a plus de munition ; à partir de 15h, un obus de 420 mm s'abat dessus toutes les quatre minutes, l'artillerie n'ayant plus à s'occuper de Lantin. A 17h20, l'un de ceux-ci explose dans la poudrière qui contenait encore 12 tonnes de poudre : le béton est arraché et retombe sur les soldats, qui sont encore enterrés dessous à ce jour. Bien que la quasi-totalité de la garnison ait été tuée, et le général Leman inconscient dans le fossé, les quelques survivants continuent à se battre dans les décombres et les Allemands doivent tout de même prendre le fort d'assaut, ce qui est fait en quelques minutes. En Belgique, les Allemands arrivent à Dinant, tenue par les troupes françaises : ils bombardent la citadelle à partir de 6h et l'enlèvent à 11h45, mais une contre-attaque française parvient à reprendre la ville à 16h. En Lorraine, les Français continuent à avancer et contrôlent les cols des Vosges, mais les Allemands sont bien établis sur des positions défensives un peu en retrait. Suite à la promesse du tsar, les nationaux-démocrates polonais se rallient aux Russes. Le Japon envoie un ultimatum à l'Allemagne à propos de la restitution de la ville de Jiaozhou à la Chine. La France a terminé la mobilisation. Inauguration du Canal de Panama.

Une vue des décombres du fort de Loncin sur une carte postale allemande, de date inconnue. La tourelle de 210 mm pèse 40 tonnes. © http://1914-18.be