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| Le front Ouest le 27 septembre. Alors que la majorité du front est stable, on voit clairement se dessiner la "course à la mer" presque plein Nord qui se met en place au fur et à mesure des offensives de contournement avortées. On observe également l'avancée allemande dans la Meuse ayant créé le saillant de Saint-Mihiel, lequel a du même coup provoqué l'apparition d'un saillant français plus au Nord, celui de Verdun. © http://www.carto1418.fr/ |
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samedi 27 septembre 2014
27 septembre 1914 - Siège d'Anvers
Les Allemands arrivent à distance de bombardement des premiers forts
d'Anvers, le siège direct de la ville va pouvoir commencer. Cette place
est considérée à l'époque comme la plus puissante au monde, avec deux
ceintures de forts jusqu'à 9 km de la ville, mettant celle-ci hors
d'atteinte d'un bombardement direct, et un millier de canons. Il y a au
total 17 forts principaux dans la ceinture extérieure, avec des redoutes
dans les intervalles, et 13 sur la ceinture
intérieure. Cependant, les travaux ne sont pas achevés, et ils ont les
mêmes défauts que la place de Liège : en particulier, le béton non armé
résiste aux canons de 210 mm, mais pas au-dessus. La défense de la ville
est assurée par 157000 hommes, capables d'effectuer des sorties ; les
allemands sont 130000, avec 126 canons de 100 à 210 mm, et surtout 9
mortiers de 305 mm et 4 obusiers de 420 mm. Fin de la bataille de
l'Aisne : les Allemands cessent leurs attaques et se retranchent
définitivement, en particulier sur le plateau du Chemin des Dames,
tellement imprenable qu'il ne sera de nouveau attaqué qu'en 1917 lors
des offensives Nivelle, se soldant par une boucherie. Les Allemands
continuent leur contre-offensive dans la Somme, et atteignent Thiepval.
En Galicie, les Russes poussent en direction de Cracovie d'une part, des
Carpates d'autre part. Les alliés prennent Duala, au Cameroun.
dimanche 17 août 2014
17 août 1914 - Bataille de Stallupönen
Les Français progressent en Lorraine, prenant Château-Salins ; certaines
attaques se font dans le vide, les Allemands ayant déjà reculé sur des
positions plus favorables. La bataille du Cer continue, les
contre-attaques serbes sont repoussées. Bataille de Stallupönen, premier
engagement sur le front oriental. Le général von François, commandant
les maigres troupes allemandes, désobéit aux ordres lui disant d'éviter
l'affrontement avec les Russes et de reculer en cas d'attaque, ce qu'il
avait fait jusque-là. La bataille est assez incertaine mais marque le
point de départ de la contre-offensive allemande. Le gouvernement belge
quitte Bruxelles pour Anvers.
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| Des soldats allemands sur la place Saint-Lambert à Liège, peu après la prise de la ville. © Bibliothèque Ulysse Capitaine, domaine public. |
samedi 16 août 2014
16 août 1914 - Chute de Liège
Les deux derniers forts de Liège, Hollogne et Flémalle, se rendent à 8h30 et 9h30 en apprenant la chute de Loncin. La ville est définitivement prise et les Allemands peuvent poursuivre leur mouvement à travers la Belgique. Toutefois, si elle démontre la capacité allemande à produire des armes révolutionnaires, la chute de Liège n'est pas un succès stratégique : ceux-ci ont une semaine de retard sur le plan Schlieffen et devraient déjà être en France, le délais permettant aux franco-britanniques de s'organiser. Des combats à Wavre entre Français et Allemands restent indécis, et la situation se maintient en Alsace. En Adriatique, le combat d'Antivari constitue première vraie bataille navale de la guerre. Le croiseur léger autrichien SMS Zenta, accompagné de trois autres bâtiments, est surpris par une armada d'une quarantaine de navires (cinq britanniques, les autres français), alors qu'il bombardait Antivari, au Monténégro. Le Zenta est coulé, les autres parviennent à s'enfuir ; l'escadre française cherchait une grande bataille contre la marine autrichienne mais ne parviendra jamais à l'obtenir. Début de la bataille du Cer entre Autriche et Serbie. Les Serbes ne cherchent pas à tout prix à défendre Belgrade mais prévoient plutôt les itinéraires de l'armée autrichienne en analysant leurs précédentes campagnes. Ils se placent en conséquence sur une position défensive avantageuse sur le mont Cer, et repoussent les premières vagues autrichiennes qui se présentent. Les Russes progressent en Prusse orientale, toujours sans rencontrer de résistance.
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| Le front Ouest le 16 août. Les Allemands sont en rouge, les Belges en vert, les Français en bleu (foncé pour l'infanterie, clair pour la cavalerie), et les Britanniques en orange. © http://www.carto1418.fr/ |
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vendredi 15 août 2014
Focus n°1 : Pièces de siège et Grosse Bertha
Au début du conflit, les Allemands ont développé des moyens
importants en artillerie lourde. Le Plan Schlieffen prévoit l’attaque de
la Belgique et notamment la prise des forts autour de Liège. Cette
ceinture défensive de quarante kilomètres est équipée de 400 pièces de
calibres différents.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.
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| Modèle réduit de la Grosse Bertha, exposé au Musée de l'Armée à Paris. Domaine public. |
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| Symbole de cette pièce utilisé dans les plans tactiques allemands pendant la guerre. Domaine public. |
15 août 1914 - Explosion du fort de Loncin
A Liège, Boncelles et Lantin capitulent respectivement à 7h30 et 12h30,
totalement ravagés. La principale tragédie se joue à Loncin : à 10h, le
fort n'a plus de munition ; à partir de 15h, un obus de 420 mm s'abat
dessus toutes les quatre minutes, l'artillerie n'ayant plus à s'occuper
de Lantin. A 17h20, l'un de ceux-ci explose dans la poudrière qui
contenait encore 12 tonnes de poudre : le béton est arraché et retombe
sur les soldats, qui sont encore enterrés dessous
à ce jour. Bien que la quasi-totalité de la garnison ait été tuée, et
le général Leman inconscient dans le fossé, les quelques survivants
continuent à se battre dans les décombres et les Allemands doivent tout
de même prendre le fort d'assaut, ce qui est fait en quelques minutes.
En Belgique, les Allemands arrivent à Dinant, tenue par les troupes
françaises : ils bombardent la citadelle à partir de 6h et l'enlèvent à
11h45, mais une contre-attaque française parvient à reprendre la ville à
16h. En Lorraine, les Français continuent à avancer et contrôlent les
cols des Vosges, mais les Allemands sont bien établis sur des positions
défensives un peu en retrait. Suite à la promesse du tsar, les
nationaux-démocrates polonais se rallient aux Russes. Le Japon envoie un
ultimatum à l'Allemagne à propos de la restitution de la ville de
Jiaozhou à la Chine. La France a terminé la mobilisation. Inauguration
du Canal de Panama.
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| Une vue des décombres du fort de Loncin sur une carte postale allemande, de date inconnue. La tourelle de 210 mm pèse 40 tonnes. © http://1914-18.be |
jeudi 14 août 2014
14 août 1914 : Raid aérien
A Liège, les forts de Fléron et Liers se rendent dans la matinée, mis
hors de combat par l'artillerie lourde. Dans l'après-midi, Boncelles et
Loncin sont encerclés et tirent à l'aveuglette faute d'observateurs. La
situation est identique à Lantin, sur lequel se concentrent les canons
allemands. Les Français atteignent Charleroi, en Belgique. Début de la
Bataille des frontières : en Lorraine, deux armées françaises marchent
sur Sarrebourg, Morhange et Mortagne, ainsi
que dans les Vosges, le tout défendu par deux armées allemandes sous le
commandement conjoint du Kronprinz. Celui-ci doit pour l'instant
simplement fixer les français en attendant que la Belgique soit
traversée. Les Français avancent également assez lentement en Alsace,
alors que les Allemands rapatrient le gros de leurs troupes en Lorraine
pour préparer une contre-offensive. Deux avions français bombardent des
hangars à Zeppelin à Metz. Les Russes repoussent les Autrichiens en
Galicie, et ces derniers progressent en Serbie. Le tsar promet
l'autonomie de la Pologne si les polonais se révoltent contre les
allemands.
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| Une leçon de pilotage sur Farman MF-7 à l'école de Buc (date inconnue). Les deux avions ayant effectué le raid sur le hangar de Frescaty à Metz étaient de ce modèle, conçu pour la reconnaissance et en service jusqu'en 1915. Ils sont partis de Verdun, ont subi des tirs au-dessus de la ville mais ont pu larguer chacun (à la main) leur unique bombe et rentrer sans dommage. Ils touchent effectivement le hangar visé, provoquant un incendie qui détruit les zeppelins LZ 9 et 12. Il s'agit de dirigeables géants, de respectivement 132 et 140 m de long, dont l'Allemagne possède neuf exemplaires mais qui se sont révélés décevants : mis en service en 1912, les LZ 9 et 12 venaient d'être retirés du service le 1er août car déjà obsolètes. © http://albindenis.free.fr/ |
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mercredi 13 août 2014
13 août 1914 - Chaudfontaine, Pontisse et Embourg
A Liège, l'artillerie de siège ne laisse plus aucune chance aux Belges ;
l'obus de 420 mm monte à plus d'un kilomètre d'altitude avant de
redescendre, ce qui lui donne assez de vitesse pour percer le béton non
armé des forts, et détonne une seconde après l'impact, soit à
l'intérieur de la fortification. A 10h30, un obus tombe sur la poudrière
du fort de Chaudfontaine, le faisant exploser et capituler. Pontisse se
rend à midi avec les honneurs : il a encaissé 43
obus de 420 mm et la garnison suffoque. Embourg n'a plus d'artillerie
mais les Allemands mettent toute la journée à s'en apercevoir : le fort
ne se rend qu'à 19h15, alors qu'il allait être pris d'assaut. Fléron et
Lantin tiennent encore, mais n'ont eux aussi quasiment plus d'air ni
d'artillerie. A Loncin, une voiture récupère les 11 millions de francs
que le général Leman avait emporté avec lui et qui constituent le trésor
belge ; elle est poursuivie par les uhlans mais parvient à s'échapper.
Les Français, après avoir renforcé l'armée d'Alsace à Belfort,
commencent lentement à attaquer à nouveau, en espérant fixer les troupes
allemandes dans la région. Ceux-ci, de leur côté, progressent toujours
en Lorraine et en Belgique. En Afrique, les britanniques bombardent à
nouveau Dar-es-Salaam, et progressent au Togo. Quatre escadrons
britanniques survolent la Manche pour se positionner en France.
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| Coupe du fort de Embourg. Il intègre ici les améliorations des années 1930 mais la structure générale est restée la même. La construction est moderne mais présente plusieurs défauts. Une partie importante des espaces de vie se situent dans les glacis, et il faut traverser le fossé à découvert pour y accéder, ce qui est suicidaire sous un bombardement, voire impossible si celui-ci est obstrué par des débris. Les tourelles sont solides, en acier, mais non rétractables. Plus important encore, le béton n'est pas armé et la ventilation est peu efficace, surtout lors d'un bombardement où se mêlent la fumée des explosions, celle des tirs des canons du fort, et la poussière provenant des murs secoués par les impacts. © http://www.clham.org |
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mardi 12 août 2014
12 août 1914 - Bataille des Casques d'argent
A Liège, l'artillerie lourde de siège est enfin arrivée, et peut
commencer à tirer en fin de journée : elle comprend les deux obusiers de
420 mm, ainsi que quatre canons de 305 mm prêtés par l'Autriche. Les
forts de Chaudfontaine, Fléron, Embourg et Pontisse sont pilonnés toute
la journée ; les deux premiers résistent, le troisième n'a plus aucune
artillerie à la tombée de la nuit, et le dernier tient bon mais reçoit
la première dizaine d'obus de 420 mm à partir
de 17h30. Bataille des Casques d'argent : en vue d'arrêter la
progression allemande vers Anvers, une force de cavalerie belge fait
sauter un pont sur la Gette à Haelen puis se retranche dans un bois, à
pied avec mitrailleuses et artillerie. Les dragons, cuirassiers et
uhlans allemands chargent sabre au clair et se font décimer huit fois de
suite, leurs casques jonchant le terrain après l'assaut donnant son nom
à la bataille. Cette fois, la leçon sera retenue et on ne verra plus de
grandes charges de cavalerie sur le front Ouest. En Pologne, Józef
Piłsudski prend la ville de Kielce à la tête de forces paramilitaires.
Il essaie de profiter de la guerre pour obtenir l'indépendance de la
Pologne alors aux mains des Russes. En Serbie, les Autrichiens passent
enfin la rivière Drina, qui marque la frontière Nord-Ouest du pays, pour
lancer une importante offensive. La Grande-Bretagne et la France
déclarent la guerre à l'Autriche.
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lundi 11 août 2014
11 août 1914 - Lagarde, mitrailleuses et cavalerie
A Liège, les Allemands concentrent leurs mortiers de 210 mm sur les
forts d'Embourg, qui subit un pilonnage de dix heures, et d'Evegnée. Ce
dernier, bombardé dès 6h le matin, perd sa dernière pièce lourde en
début d'après-midi. Les hommes commencent à s'évanouir à cause du manque
d'air, et la garnison se rend à 16h avec les honneurs militaires.
Pendant ce temps, la 2e division de cavalerie allemande, plus avancée
que le gros de l'armée, se heurte aux troupes belges
positionnées à mi-chemin entre Liège et Bruxelles (soit à 40 km de
chaque). En Lorraine, les Allemands lancent une contre-offensive depuis
Metz. S'ensuit un combat à Lagarde, dans lequel les mitrailleuses des
deux camps et une tactique dépassée provoquent encore une fois des
ravages, en particulier sur la cavalerie ; les généraux refusent de s'en
rendre compte et préfèrent accuser leurs hommes de lâcheté.
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| Un article paru dans le Melbourne Herald le 11 août 1914. L'Australie compte quelques clubs de tir féminins depuis le début du XXe siècle. Si la pratique des armes par les femmes est globalement mal vue, le premier ministre australien a indiqué dans un discours prononcé en mars 1914 qu'il était envisageable d'appeler celles-ci à combattre dans le cas où le pays serait envahi. © http://www.abc.net.au |
dimanche 10 août 2014
10 août 1914 - Affaire de Mangiennes
A Liège, les troupes s'installent dans la ville, tandis que les
batteries pilonnent les différents forts toute la journée, lesquels
répliquent quand ils le peuvent. En soirée, le fort de Pontisse est
méconnaissable mais tient toujours bon. Les deux canons de 420 mm
arrivent en Belgique. L'aviation française repère d'importantes colonnes
allemandes dans le Luxembourg belge. Dans les Ardennes françaises, une
bataille de rencontre à Mangiennes permet aux généraux français
de remarquer que les tirs de mitrailleuses ravagent les troupes à
découvert. En Alsace, les Français abandonnent définitivement Mulhouse
et se replient sur Belfort. Par contre, ils avancent en Lorraine,
occasionnant des combats entre avant-postes à Cirey. En Prusse
orientale, les Russes sont à Tilsit. Des troupes allemandes effectuent
des raids sur les colonies britanniques d'Afrique du Sud.
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samedi 9 août 2014
09 août 1914 - Contre-attaque
L'artillerie allemande continue à pilonner les forts de Liège, mais même
ses plus gros canons ne parviennent pas à les entamer
significativement. Von Bülow demande alors l'envoi des obusiers de 420
mm, au nombre de deux à cette heure, les fameuses "Grosses Bertha"
fabriquées par Krupp. A Mulhouse, la 7e armée allemande contre-attaque
au petit matin, repoussant les Français ; une division de réserve
envoyée par Joffre arrivera trop tard pour conserver la ville. Au
large de l’Écosse, le croiseur britannique HMS Birmingham découvre le
sous-marin allemand U-15 stoppé en surface en essayant de réparer ses
moteurs ; après avoir manqué ses premiers tirs, le croiseur l'éperonne à
pleine vitesse, le coupant en deux. La première armée Russe progresse
en Prusse orientale, sans rencontrer de résistance. A cette date, les
Allemands ont perpétré des massacres de civils dans une vingtaine de
localités belges, prémédités ou causés par la crainte des francs-tireurs
selon les cas, début de ce que la propagande américaine a appelé "The
Rape of Belgium".
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| Les combats de nuit à Mulhouse, vision d'artiste sur une carte postale allemande. © Gallica. |
vendredi 8 août 2014
08 août 1914 - Prise de Mulhouse
En Belgique, le gros de l'armée belge retraite derrière la Dyle, tandis
que trois divisions de cavalerie françaises sont en route pour la
rejoindre. Pendant ce temps, les Allemands entrent prudemment dans la
ville de Liège. Le général belge Leman a pu communiquer avec le
gouvernement pendant la trêve, et a appris que la France avait remis à
la ville la Grand-croix de la Légion d'Honneur ; il décide de résister
jusqu'au bout. Les Allemands concentrent alors leurs
mortiers de 210 mm sur le fort de Barchon, mettant hors-service ses
coupoles. Comme la plupart des forts de Liège, celui-ci souffre d'une
ventilation peu efficace, et à partir de 15h des gaz se répandent dans
les couloirs ; pour éviter l'asphyxie, la garnison se rend à 16h. En
Alsace, les Allemands effectuent un repli stratégique dans les bois
autour de Mulhouse, ce qui permet aux Français de prendre la ville
musique en tête et sans combat. Deux croiseurs britanniques bombardent
Dar es Salaam, en Afrique orientale allemande (actuellement Tanzanie).
Union sacrée en Russie, mais à la différence de la France et de la
Grande-Bretagne, les socialistes ne s'y rallient pas tous.
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| Proclamation du généralissime Joffre suite à la prise de Mulhouse, affichée dans la ville le jour même. ©http://www.psywarrior.com |
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jeudi 7 août 2014
07 août 1914 : Appel aux femmes
La 14e brigade de Ludendorff entre dans Liège. Les allemands, qui ont annoncé la prise de la ville, mettent en place un dispositif de siège autour des forts avec 120.000 hommes, et malgré plusieurs échanges de tirs dans la journée permettent aux officiers belges d'aller jusqu'à la ville pour se rendre compte de la situation, en vue de capituler. En France, début de la Bataille des Frontières : en application du plan XVII, le VIIe Corps français attaque dans le Sud de l'Alsace, avec comme objectifs Mulhouse et Colmar, et reprend la ville de Thann qui restera jusqu'à la fin de la guerre la capitale de la petite partie de l'Alsace libérée. Le Corps expéditionnaire britannique, fort de 120.000 militaires de métier, commence à arriver en France. Lord Kitchener, ministre de la guerre, lance dans le même temps un appel aux volontaires. La première armée russe passe la frontière allemande en force. En France, le président du Conseil Vivani demande aux femmes de remplacer les hommes aux champs.
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| L'appel aux femmes de Viviani. Domaine public. |
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mercredi 6 août 2014
06 août 1914 - Drapeau blanc
A Liège, un petit détachement de la 34e brigade parvient à se faufiler
dans la ville en fin de nuit et atteint le QG belge ; le général Leman
parvient in extremis à s'échapper et va se réfugier dans le fort de
Loncin. A 8h, la 14e brigade, la seule à avoir réellement percé sous les
ordres de Ludendorff, s'établit à Jupille, à 3 km de Liège. Ceci permet
de bombarder la citadelle qui hisse le drapeau blanc au bout de deux
heures. Bien que les forts continuent à se
défendre, les troupes belges occupant Liège quittent la ville. Quelques
affrontements ont lieu en territoire français face au Luxembourg, les
Allemands avançant jusqu'à Longwy. Les Autrichiens sont à Obrenovac, à
25 km de Belgrade, mais sont repoussés avec de lourdes pertes. Français
et Britanniques envahissent le Togo allemand. Le parlement britannique
débloque 100 millions de livres pour envoyer un corps expéditionnaire en
France.
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mardi 5 août 2014
05 août 1914 - Bataille de Liège
Début de la bataille de Liège. La ville est protégée par 12 forts
modernes se couvrant mutuellement. Des duels d'artillerie lourde ont
lieu dans la matinée, notamment avec le fort de Fléron. Dans la nuit,
les allemands engagent 39000 hommes, pensant pouvoir s'infiltrer entre
des forts défendus par 9000 Belges. En réalité, les défenseurs sont
quatre fois plus nombreux et seule une brigade allemande parvient à
passer. En mer du Nord, le croiseur britannique Amphion
coule le mouilleur de mines allemand Königin Luise, avant de sauter sur
l'une des mines de ce dernier le lendemain. Des troupes britanniques
attaquent des avant-postes allemands en Ouganda. L'Autriche déclare la
guerre à la Russie. La Grande-Bretagne mobilise, Lord Kitchener devenant
ministre de la guerre. La censure de la presse est établie en France.
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| La situation à Liège avant l'attaque. Les triangles rouges représentent les forts, les carrés verts les 6 brigades allemandes. Seule la 14e parviendra à dépasser les forts dans la nuit. © http://www.sambre-marne-yser.be, retravaillé. |
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lundi 4 août 2014
04 août 1914 : Grande-Bretagne et Allemagne
En Belgique, les Allemands arrivent devant les forts de Liège, appuyés
par l'armée placée dans les intervalles, qui ne comptent pas se rendre.
Deux avions allemands survolent Bruxelles dans la nuit. En Algérie
française, les croiseurs allemands Goeben et Breslau bombardent
respectivement Philippeville et Bône, tuant 21 personnes. La
Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne pour violation de la
neutralité belge. Les députés français votent à l'unanimité les crédits
de guerre en appelant à l'"Union sacrée", de même que leurs homologues
allemands, y compris les socialistes dans les deux camps.
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| Réquisition des tombereaux de Paris, le 4 août 1914. Photographie de presse, agence Rol, domaine public. |
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