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| Le front Ouest le 30 août. Si la situation n'a pas énormément progressé en Alsace et Lorraine, la Trouée de Charmes n'ayant pu être que très peu exploitée, l'avancée allemande est par contre plus nette dans les Ardennes, et spectaculaire en Belgique et dans le Nord de la France. Les quelques troupes alliées encore présentes à cet endroit doivent impérativement ralentir les Allemands pour éviter que ceux-ci n'enveloppent entièrement l'aile gauche. © http://www.carto1418.fr/ |
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samedi 30 août 2014
30 août 1914 - Splendeur et misère russes
A Maubeuge, la poudrière du fort de Boussois explose, le fort est
abandonné temporairement mais sera réoccupé dès le lendemain. Le
bombardement continue à Givet, le fort ne peut pas riposter, ses pièces
sont trop endommagées et les Allemands sont hors de portée. A 10h, les
éléments de la Ve armée à Guise se retirent : s'ils ont repoussé les
Allemands au Nord de l'Oise, ils ne sont pas assez assurés pour tenir
cette position plus longtemps. Paris reçoit ses premières
bombes lancées par des Taube allemands. Fin de la bataille de
Tannenberg. La deuxième armée russe n'existe plus. Elle a perdu presque
80000 hommes tués ou blessés, et encore plus de prisonniers, contre
12000 pour les Allemands. Fin de la bataille de Gnila Lipa. L'attaque
autrichienne est un désastre et les Russes contre-attaquent
victorieusement, faisant 20000 prisonniers.
vendredi 29 août 2014
29 août 1914 - Bataille de Guise
Les Allemands prennent Amiens. Début du bombardement du fort de Givet,
et font sauter une poudrière dès 13h. Les Allemands commencent à
bombarder Maubeuge, toujours avec les mêmes pièces ayant servi à Liège
et Namur, qui arrivent progressivement. Bataille de Guise : les combats
sont violents toute la journée, mais les Français sont combatifs et
parviennent à repousser les Allemands au Nord de l'Oise. Des unités de
réserve françaises parviennent même à faire reculer
la Garde impériale allemande. L'objectif de stopper momentanément les
Allemands et d'éviter le contournement est donc atteint. La bataille de
Tannenberg n'est pas encore terminée, mais les Russes se font massacrer
et l'issue est tellement certaine que Ludendorff réfléchit déjà à la
manière de vaincre la première armée montée sur Königsberg. A Gnila
Lipa, les Autrichiens tentent de nouveau d'attaquer, alors que les
Russes sont deux à trois fois plus nombreux qu'eux. Au Cameroun
allemand, les Britanniques, qui ont envahi le pays depuis le 25,
arrivent devant la forteresse allemande de Garua et commencent à
l'attaquer. Les Néo-zélandais, en tant que membre du Commonwealth
britannique, occupent les Samoa allemandes. Le gouvernement allemand
refuse de céder l'île, mais les Allemands sur place n'offrent aucune
résistance. Le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux.
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| Prisonniers russes lors de la bataille de Tannenberg. Domaine public. |
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jeudi 28 août 2014
28 août 1914 - Bataille d'Heligoland
Début du siège de Maubeuge. Faute d'avoir les moyens d'encercler
totalement la place, les Allemands décident d'attaquer sur un point
précis, dans un intervalle assez peu défendu entre deux forts. A Givet, à
la frontière franco-belge, l'artillerie allemande s'installe devant le
vieux fort qui défend le passage. Les troupes de la Ve armée manœuvrent
pour se mettre en place en vue de la bataille du lendemain, mais se
heurtent à des éléments allemands. Les britanniques
à proximité refusent d'intervenir et le général Lanrezac devra se
contenter d'une bataille d'arrêt à Saint-Quentin, pour repousser les
Allemands sur Guise. A Tannenberg, la seconde armée russe est totalement
encerclée et laissée à elle-même. Bataille de Heligoland entre les
flottes allemande et britannique en mer du Nord, la première grande
bataille navale de la guerre. Les Britanniques prévoyaient d'attirer les
navires allemands hors de leur base sur cette île grâce à des
sous-marins, puis de les couler avec leur flotte de surface à
l'extérieur. Le début de l'attaque se passe bien mais les anglais ont du
mal à se coordonner, ce qui entraîne une confusion dont profitent les
allemands. Au final, les Britanniques se ressaisissent et reportent
largement la bataille : sur leurs 49 navires, aucun n'a été perdu et ils
ne déplorent que 35 morts. Les Allemands ont par contre perdu 4 de
leurs 37 bâtiments, dont les croiseurs SMS Mainz, Cöln et Ariadne qui
faisaient parti des principaux de leur flotte, et ont perdu plus de 700
hommes.
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| Le croiseur léger allemand SMS Mainz coule pendant la bataille du Heligoland. Le bâtiment à gauche est le HMS Lurcher, un destroyer britannique venu au secours des survivants. Domaine public. |
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