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mardi 2 septembre 2014

02 septembre 1914 - Coup de faux

Maubeuge, totalement isolée sur la frontière belge, est toujours lourdement bombardée. Les Allemands sont à 80 km à peine de Paris. Von Moltke ordonne de pousser l'armée française à l'Est de Paris. Conformément au plan Schlieffen, il ne vise pas la capitale mais compte obliquer vers l'Est de la région parisienne pour prendre en "coup de faux" toute l'armée française. Joffre, qui a remplacé les généraux qu'il jugeait incompétents (le lendemain, Franchet d'Esperey prendra la tête de la Ve armée à la place de Lanrezac), annonce qu'il compte se rétablir sur la Seine et l'Aube, où il envoie déjà des renforts. Fin de la bataille de Lemberg en Galice, les Autrichiens sont défaits et perdent 130000 hommes. Ils ne semblent pas adaptés à la guerre moderne et sont dépendants des Allemands. Les japonais débarquent leurs troupes d'assaut à Tsingtao. La Chine proteste puisque les Japonais débarquent sur son territoire alors qu'elle est neutre, mais ne fait rien pour empêcher les opérations. Le gouvernement français est installé en entier à Bordeaux.
Le plan Schlieffen dans sa version 1905. En 1914, le mouvement de la première armée, la plus à gauche, n'est pas appliqué. Le 2 septembre, les Allemands sont globalement sur l'Aisne. Domaine public.

jeudi 28 août 2014

28 août 1914 - Bataille d'Heligoland

Début du siège de Maubeuge. Faute d'avoir les moyens d'encercler totalement la place, les Allemands décident d'attaquer sur un point précis, dans un intervalle assez peu défendu entre deux forts. A Givet, à la frontière franco-belge, l'artillerie allemande s'installe devant le vieux fort qui défend le passage. Les troupes de la Ve armée manœuvrent pour se mettre en place en vue de la bataille du lendemain, mais se heurtent à des éléments allemands. Les britanniques à proximité refusent d'intervenir et le général Lanrezac devra se contenter d'une bataille d'arrêt à Saint-Quentin, pour repousser les Allemands sur Guise. A Tannenberg, la seconde armée russe est totalement encerclée et laissée à elle-même. Bataille de Heligoland entre les flottes allemande et britannique en mer du Nord, la première grande bataille navale de la guerre. Les Britanniques prévoyaient d'attirer les navires allemands hors de leur base sur cette île grâce à des sous-marins, puis de les couler avec leur flotte de surface à l'extérieur. Le début de l'attaque se passe bien mais les anglais ont du mal à se coordonner, ce qui entraîne une confusion dont profitent les allemands. Au final, les Britanniques se ressaisissent et reportent largement la bataille : sur leurs 49 navires, aucun n'a été perdu et ils ne déplorent que 35 morts. Les Allemands ont par contre perdu 4 de leurs 37 bâtiments, dont les croiseurs SMS Mainz, Cöln et Ariadne qui faisaient parti des principaux de leur flotte, et ont perdu plus de 700 hommes.

Le croiseur léger allemand SMS Mainz coule pendant la bataille du Heligoland. Le bâtiment à gauche est le HMS Lurcher, un destroyer britannique venu au secours des survivants. Domaine public.

mercredi 27 août 2014

27 août 1914 - Guerre en Chine

Alors que la retraite générale continue, Joffre espère pouvoir créer une ligne d'arrêt sur un axe Amiens-Reims-Verdun ; il ordonne au général Lanrezac, commandant la Ve armée à gauche du dispositif français, de prendre de flanc les Allemands le 29 pour les empêcher de contourner son armée. A Tannenberg, la première armée russe avance vers le Nord, croyant à une retraite allemande vers Königsberg, et ne peut plus aider la seconde. Celle-ci remonte elle-même vers le Nord pour rejoindre la première qui n'y prête pas attention, et s'enfonce dans le piège allemand. A Gnila Lipa, les Autrichiens sont contraints de reculer avec de fortes pertes, mais les Russes doivent se regrouper avant de pouvoir les poursuivre. Les Japonais, assistés des Britanniques, mettent en place un siège naval et terrestre autour de la position allemande de Tsingtao, en Chine.

Vues de la forteresse allemande à Tsingtao. Les photographies ne sont pas datées, mais datent certainement d'avant-guerre. Le Miroir, n°41, 6 septembre 1914, p.2.