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| Prisonniers russes lors de la bataille de Tannenberg. Domaine public. |
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vendredi 29 août 2014
29 août 1914 - Bataille de Guise
Les Allemands prennent Amiens. Début du bombardement du fort de Givet,
et font sauter une poudrière dès 13h. Les Allemands commencent à
bombarder Maubeuge, toujours avec les mêmes pièces ayant servi à Liège
et Namur, qui arrivent progressivement. Bataille de Guise : les combats
sont violents toute la journée, mais les Français sont combatifs et
parviennent à repousser les Allemands au Nord de l'Oise. Des unités de
réserve françaises parviennent même à faire reculer
la Garde impériale allemande. L'objectif de stopper momentanément les
Allemands et d'éviter le contournement est donc atteint. La bataille de
Tannenberg n'est pas encore terminée, mais les Russes se font massacrer
et l'issue est tellement certaine que Ludendorff réfléchit déjà à la
manière de vaincre la première armée montée sur Königsberg. A Gnila
Lipa, les Autrichiens tentent de nouveau d'attaquer, alors que les
Russes sont deux à trois fois plus nombreux qu'eux. Au Cameroun
allemand, les Britanniques, qui ont envahi le pays depuis le 25,
arrivent devant la forteresse allemande de Garua et commencent à
l'attaquer. Les Néo-zélandais, en tant que membre du Commonwealth
britannique, occupent les Samoa allemandes. Le gouvernement allemand
refuse de céder l'île, mais les Allemands sur place n'offrent aucune
résistance. Le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux.
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lundi 25 août 2014
25 août 1914 - Sac de Louvain
Les deux derniers forts de Namur se rendent. Ils ont résisté assez
longtemps pour permettre à la division d'infanterie belge qui occupait
la ville de s'échapper. Les Français contre-attaquent dans la Trouée de
Charmes, regagnant du terrain, bien que durement acquis. Ils privent
ainsi les Allemands de leurs succès initiaux alors qu'il s'agissait de
l'un des points d'offensive les plus cruciaux, et les font sérieusement
douter puisqu'ils pensaient avoir affaire à
une armée anéantie et incapable de combattre encore sérieusement.
Ailleurs, le repli en bon ordre continue, en particulier sur Nancy où
les Français s'établissent au Grand-Couronné, le tout ponctué de combats
pour les places clés. Les Allemands prennent notamment Sedan et
Mulhouse. Des exécutions sommaires, difficiles à quantifier, ont lieu
dans l'armée française sous divers motifs au cours de la retraite. La
bataille de Krasnik est remportée par les Autrichiens sur les Russes. En
Prusse orientale, les Russes arrivent au contact des Allemands. Leur
commandement transmet ses messages radio en clair, ce qui permet à
Ludendorff et Hindenburg interloqués d'apprendre qu'ils comptent avancer
sans trop se soucier de possibles contre-attaques ; les généraux
allemands prévoient alors de les prendre de flanc. Après avoir débordé
un poste allemand à Tepe, les Britanniques envahissent le Cameroun. Les
Allemands ravagent la ville de Louvain, en Belgique. Ils tuent 248
habitants et incendient la ville, y compris la bibliothèque de
l'université et ses 300000 livres et manuscrits médiévaux.
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| Les ruines de la bibliothèque de l'université de Louvain. © http://s2.lemde.fr/ |
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mercredi 20 août 2014
20 août 1914 - Contre-attaque allemande
Les Allemands déploient leur artillerie devant Namur. Les Belges
continuent leur repli sur Anvers, alors que les Allemands commencent
leur mouvement tournant vers le Sud, prenant au passage Bruxelles sans
combat. En Lorraine, les Allemands reposés, plus nombreux et placés en
hauteur contre-attaquent violemment à Sarrebourg et Morhange à 4h du
matin, à 11h les unités françaises sont en déroute (plus de 90% de
pertes dans certaines unités) et entament un repli général,
y compris de nuit. Les deux armées se rencontrent également dans les
Ardennes, où les Allemands sont bien retranchés : les attaques
françaises échouent avec de fortes pertes, notamment à cause de
l'artillerie allemande. La même situation se répète également dans les
Vosges, notamment au Petit Donon. Bataille de Gumbinnen en Prusse
orientale. Les Allemands, encouragés par leur précédent succès, lancent
une nouvelle attaque précipitée, sans avoir pris le temps de se préparer
correctement. L'artillerie lourde russe fait un carnage et von François
préfère reculer largement, même si son armée n'est pas poursuivie. Le
chef d’État-major von Moltke, furieux de cette retraite générale, confie
le commandement de cette armée à Hindenburg secondé par Ludendorff. Les
Serbes pourchassent les Autrichiens au-delà de la Drina, en territoire
autrichien.
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| Un train d'artillerie allemand traverse Bruxelles. © http://www.sambre-marne-yser.be, collection privée. |
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jeudi 7 août 2014
07 août 1914 : Appel aux femmes
La 14e brigade de Ludendorff entre dans Liège. Les allemands, qui ont annoncé la prise de la ville, mettent en place un dispositif de siège autour des forts avec 120.000 hommes, et malgré plusieurs échanges de tirs dans la journée permettent aux officiers belges d'aller jusqu'à la ville pour se rendre compte de la situation, en vue de capituler. En France, début de la Bataille des Frontières : en application du plan XVII, le VIIe Corps français attaque dans le Sud de l'Alsace, avec comme objectifs Mulhouse et Colmar, et reprend la ville de Thann qui restera jusqu'à la fin de la guerre la capitale de la petite partie de l'Alsace libérée. Le Corps expéditionnaire britannique, fort de 120.000 militaires de métier, commence à arriver en France. Lord Kitchener, ministre de la guerre, lance dans le même temps un appel aux volontaires. La première armée russe passe la frontière allemande en force. En France, le président du Conseil Vivani demande aux femmes de remplacer les hommes aux champs.
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| L'appel aux femmes de Viviani. Domaine public. |
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mercredi 6 août 2014
06 août 1914 - Drapeau blanc
A Liège, un petit détachement de la 34e brigade parvient à se faufiler
dans la ville en fin de nuit et atteint le QG belge ; le général Leman
parvient in extremis à s'échapper et va se réfugier dans le fort de
Loncin. A 8h, la 14e brigade, la seule à avoir réellement percé sous les
ordres de Ludendorff, s'établit à Jupille, à 3 km de Liège. Ceci permet
de bombarder la citadelle qui hisse le drapeau blanc au bout de deux
heures. Bien que les forts continuent à se
défendre, les troupes belges occupant Liège quittent la ville. Quelques
affrontements ont lieu en territoire français face au Luxembourg, les
Allemands avançant jusqu'à Longwy. Les Autrichiens sont à Obrenovac, à
25 km de Belgrade, mais sont repoussés avec de lourdes pertes. Français
et Britanniques envahissent le Togo allemand. Le parlement britannique
débloque 100 millions de livres pour envoyer un corps expéditionnaire en
France.
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