A Łódź, les Allemands se sont avancés trop profondément en Pologne :
avec les renforts venus de Silésie, les Russes les attaquent à la fois
sur leurs flancs Nord et Sud, menaçant de les encercler. La température
chute à -12° C. Les Autrichiens lancent un assaut important contre les
Serbes sur la Kolubara. Bataille du cap Sarytch : en mer Noire, la
flotte russe composée d'une vingtaine de bâtiments rencontre les
croiseurs ottomans Goeben et Breslau (n'ayant de
turc que le pavillon, le matériel et l'équipage restant intégralement
allemands). Ceux-ci doivent battre en retraite, le Goeben est endommagé.
Compte tenu de l'échec à Ypres, Erich von Falkenhayn considère qu'il
n'est plus possible pour l'Allemagne de gagner la guerre, et il appelle à
une solution diplomatique. Tous les décideurs militaires et civils
allemands refusent. Le gouvernement français, alors à Bordeaux, commence
à revenir à Paris.
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mardi 18 novembre 2014
mardi 2 septembre 2014
02 septembre 1914 - Coup de faux
Maubeuge, totalement isolée sur la frontière belge, est toujours
lourdement bombardée. Les Allemands sont à 80 km à peine de Paris. Von
Moltke ordonne de pousser l'armée française à l'Est de Paris.
Conformément au plan Schlieffen, il ne vise pas la capitale mais compte
obliquer vers l'Est de la région parisienne pour prendre en "coup de
faux" toute l'armée française. Joffre, qui a remplacé les généraux qu'il
jugeait incompétents (le lendemain, Franchet d'Esperey
prendra la tête de la Ve armée à la place de Lanrezac), annonce qu'il
compte se rétablir sur la Seine et l'Aube, où il envoie déjà des
renforts. Fin de la bataille de Lemberg en Galice, les Autrichiens sont
défaits et perdent 130000 hommes. Ils ne semblent pas adaptés à la
guerre moderne et sont dépendants des Allemands. Les japonais débarquent
leurs troupes d'assaut à Tsingtao. La Chine proteste puisque les
Japonais débarquent sur son territoire alors qu'elle est neutre, mais ne
fait rien pour empêcher les opérations. Le gouvernement français est
installé en entier à Bordeaux.
![]() |
| Le plan Schlieffen dans sa version 1905. En 1914, le mouvement de la première armée, la plus à gauche, n'est pas appliqué. Le 2 septembre, les Allemands sont globalement sur l'Aisne. Domaine public. |
vendredi 29 août 2014
29 août 1914 - Bataille de Guise
Les Allemands prennent Amiens. Début du bombardement du fort de Givet,
et font sauter une poudrière dès 13h. Les Allemands commencent à
bombarder Maubeuge, toujours avec les mêmes pièces ayant servi à Liège
et Namur, qui arrivent progressivement. Bataille de Guise : les combats
sont violents toute la journée, mais les Français sont combatifs et
parviennent à repousser les Allemands au Nord de l'Oise. Des unités de
réserve françaises parviennent même à faire reculer
la Garde impériale allemande. L'objectif de stopper momentanément les
Allemands et d'éviter le contournement est donc atteint. La bataille de
Tannenberg n'est pas encore terminée, mais les Russes se font massacrer
et l'issue est tellement certaine que Ludendorff réfléchit déjà à la
manière de vaincre la première armée montée sur Königsberg. A Gnila
Lipa, les Autrichiens tentent de nouveau d'attaquer, alors que les
Russes sont deux à trois fois plus nombreux qu'eux. Au Cameroun
allemand, les Britanniques, qui ont envahi le pays depuis le 25,
arrivent devant la forteresse allemande de Garua et commencent à
l'attaquer. Les Néo-zélandais, en tant que membre du Commonwealth
britannique, occupent les Samoa allemandes. Le gouvernement allemand
refuse de céder l'île, mais les Allemands sur place n'offrent aucune
résistance. Le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux.
![]() |
| Prisonniers russes lors de la bataille de Tannenberg. Domaine public. |
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