Affichage des articles dont le libellé est Amiens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Amiens. Afficher tous les articles

lundi 20 avril 2015

20 avril 1915 - Siège de Van

Bombardement allemand sur Ypres ; leurs adversaires ne le comprennent pas, mais il s'agit d'un bombardement préliminaire en vue d'une attaque deux jours plus tard. Début du siège de Van, en Arménie. Il s'agit de l'une des seules oppositions directes entre ottomans et arméniens dans le cadre du génocide, alors que celui-ci n'a pas encore réellement commencé. Suite à une nouvelle altercation entre Arméniens et Ottomans, ces derniers tirent à l'artillerie contre la ville de Van, de fait en état de siège. Les Ottomans entrent alors dans la ville, dans laquelle ils doivent faire face à deux pôles de résistance de la part des civils arméniens. Les Arméniens ont creusé des tranchées et fortifié des bâtiments, sans effectuer d'action offensive déterminante. Les Ottomans ne sont pas beaucoup plus efficaces, mais ont la supériorité en hommes et en armes. De fait, les Arméniens ne sont que 1500 en état de se battre, avec 1000 pistolets, 300 fusils et des armes antiques pour compléter. Avec trois camarades, le soldat Félix Baudy est fusillé pour l'exemple : la veille, leur compagnie déjà épuisée avait refusé d'attaquer une tranchée allemande alors qu'une première vague venait de se faire hacher sur place. Cinq soldats sont choisis pour passer en cour martiale, deux tirés au sort (dont l'un acquitté) et les trois autres à cause de leur appartenance à la CGT. Ils ont été réhabilité en 1934.

Une vue aérienne stéréoscopique d'Amiens depuis un biplan Farman, le 20 avril. Archives de Toulouse, 49Fi193, domaine public.

jeudi 16 avril 2015

16 avril 1915 - Excuses

Nombreux raids aériens : français contre Strasbourg et d'autres villes allemandes, et allemands sur l'Angleterre. Les Britanniques publient des excuses au Chili pour avoir coulé le Dresden dans leurs eaux territoriales.

Une bombe lancée d'un avion a creusé un trou dans les pavés de la rue Amiral-Combet à Amiens, le 16 avril. Domaine public.

lundi 13 avril 2015

13 avril 1915 - Retraite en Mésopotamie

Après plusieurs escarmouches, les Ottomans retraitent en Mésopotamie. Réunion d'un comité britannique sur les munitions.

M. Serajols bénit le biplan Farman de l'aviateur Paul Descoings avant son départ en mission, près d'Amiens. La photographie est stéréoscopique (les deux images sont légèrement décalées), permettant d'obtenir une vision tridimensionnelle lorsque placée dans un appareil approprié, un procédé que l'on rencontre assez régulièrement à l'époque. Domaine public.

mardi 30 septembre 2014

30 septembre 1914 - Inquiétude à Anvers

La situation devient très préoccupante à Anvers. Tous les forts faisant face aux Allemands sont fortement endommagés, la plupart de leurs pièces hors d'usage. Les troupes occupant les tranchées dans les intervalles ont du se replier, laissant certains forts isolés. Pourtant, l'infanterie allemande n'a encore rien fait, attendant que les forts soient totalement détruits pour intervenir. Les Français reprennent Arras, et concentrent une nouvelle armée dans la région d'Amiens et Lens. Ils occupent également Lille.

Un aperçu des dégâts causés par l'artillerie allemande sur le fort Sint-Katelijne-Waver, à Anvers. Comme on peut le constater, les forts sont construits presque entièrement en surface, même s'ils sont recouverts de terre, à cause de la nappe phréatique très proche de la surface. Ils tirent de plus à poudre noire, ce qui en fait des cibles parfaites, et sont construits en béton non armé donc ne résistent pas aux obus de gros calibres. © http://www.fortengordels.be

samedi 13 septembre 2014

13 septembre 1914 - Positions défensives

Les Belges sont repoussés à l'intérieur de la place d'Anvers. Les Allemands, laissant Amiens aux Français, retraitent pour se fixer sur l’Aisne, la Vesle et la Suippe, mettant en place les premiers réseaux de tranchées. L'Argonne est un de leurs principaux points d'appui, notamment le plateau de Craonne connu sous le nom de Chemin des Dames. L'Aisne est un point crucial car il s'agit de l'extrémité occidentale de la ligne de front : les Alliés veulent en profiter pour passer plus à l'Ouest encore et contourner les lignes allemandes. Depuis Nancy, les Français reprennent Pont-à-Mousson sans combat et poussent jusqu'à la frontière allemande. Les Allemands se retranchent sur la Seille, fixant le front à cet endroit pour les quatre années suivantes. Fin de la bataille des lacs Mazuriques : les Russes sont parvenus à s'échapper, ayant perdu un quart de leur demi-million d'hommes. Ils sont donc repoussés en Russie, mettant fin à leur invasion de la Prusse orientale. Ils se replient dans des forts à la frontière, autour du Niemen et la situation se stabilise, mais l'avance Russe est toujours nette plus au Sud, en Pologne et surtout en Galicie. Premières attaques terrestres japonaises contre les Allemands à Tsingtao. Le Hela, un aviso allemand effectuant des entraînement en principe en sûreté au large de Heligoland, est coulé par le sous-marin britannique E-9 ; les Allemands effectueront désormais leurs exercices en Baltique. En France, première émission des bons de la défense nationale, des emprunts à 4% d'intérêt auprès du grand public, qui continueront jusqu'à la fin de la guerre.

Le front Ouest le 13 septembre. Les Allemands sont arrivés sur des positions de repli préparées à l'avance, les Français les poursuivant en ayant plus ou moins perdu le contact. On note des intervalles entre unités, signes de l'usure des troupes et de la nécessité de se reformer, et la position de trois divisions de cavalerie françaises (en bleu clair, vers Montdidier) menaçant le flanc Ouest des Allemands, sur l'Aisne. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 29 août 2014

29 août 1914 - Bataille de Guise

Les Allemands prennent Amiens. Début du bombardement du fort de Givet, et font sauter une poudrière dès 13h. Les Allemands commencent à bombarder Maubeuge, toujours avec les mêmes pièces ayant servi à Liège et Namur, qui arrivent progressivement. Bataille de Guise : les combats sont violents toute la journée, mais les Français sont combatifs et parviennent à repousser les Allemands au Nord de l'Oise. Des unités de réserve françaises parviennent même à faire reculer la Garde impériale allemande. L'objectif de stopper momentanément les Allemands et d'éviter le contournement est donc atteint. La bataille de Tannenberg n'est pas encore terminée, mais les Russes se font massacrer et l'issue est tellement certaine que Ludendorff réfléchit déjà à la manière de vaincre la première armée montée sur Königsberg. A Gnila Lipa, les Autrichiens tentent de nouveau d'attaquer, alors que les Russes sont deux à trois fois plus nombreux qu'eux. Au Cameroun allemand, les Britanniques, qui ont envahi le pays depuis le 25, arrivent devant la forteresse allemande de Garua et commencent à l'attaquer. Les Néo-zélandais, en tant que membre du Commonwealth britannique, occupent les Samoa allemandes. Le gouvernement allemand refuse de céder l'île, mais les Allemands sur place n'offrent aucune résistance. Le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux.

Prisonniers russes lors de la bataille de Tannenberg. Domaine public.