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jeudi 28 août 2014

28 août 1914 - Bataille d'Heligoland

Début du siège de Maubeuge. Faute d'avoir les moyens d'encercler totalement la place, les Allemands décident d'attaquer sur un point précis, dans un intervalle assez peu défendu entre deux forts. A Givet, à la frontière franco-belge, l'artillerie allemande s'installe devant le vieux fort qui défend le passage. Les troupes de la Ve armée manœuvrent pour se mettre en place en vue de la bataille du lendemain, mais se heurtent à des éléments allemands. Les britanniques à proximité refusent d'intervenir et le général Lanrezac devra se contenter d'une bataille d'arrêt à Saint-Quentin, pour repousser les Allemands sur Guise. A Tannenberg, la seconde armée russe est totalement encerclée et laissée à elle-même. Bataille de Heligoland entre les flottes allemande et britannique en mer du Nord, la première grande bataille navale de la guerre. Les Britanniques prévoyaient d'attirer les navires allemands hors de leur base sur cette île grâce à des sous-marins, puis de les couler avec leur flotte de surface à l'extérieur. Le début de l'attaque se passe bien mais les anglais ont du mal à se coordonner, ce qui entraîne une confusion dont profitent les allemands. Au final, les Britanniques se ressaisissent et reportent largement la bataille : sur leurs 49 navires, aucun n'a été perdu et ils ne déplorent que 35 morts. Les Allemands ont par contre perdu 4 de leurs 37 bâtiments, dont les croiseurs SMS Mainz, Cöln et Ariadne qui faisaient parti des principaux de leur flotte, et ont perdu plus de 700 hommes.

Le croiseur léger allemand SMS Mainz coule pendant la bataille du Heligoland. Le bâtiment à gauche est le HMS Lurcher, un destroyer britannique venu au secours des survivants. Domaine public.

samedi 2 août 2014

02 août 1914 - Affiches

Le tsar déclare formellement la guerre à l'Allemagne, tandis que quelques escarmouches continuent entre les infanteries ainsi que des croiseurs des deux pays. Les troupes allemandes occupent le Luxembourg, et des patrouilles passent en quelques points la frontière française. Le gouvernement français proclame l'état de siège tandis que les dernières revendications pacifistes s'envolent, comme en Grande-Bretagne. La France coupe les lignes de chemin de fer en provenance d'Allemagne et de Belgique. Le Conseil britannique compte entrer en guerre si la Belgique est envahie. En attendant, il assure à la France que la flotte britannique protègera ses côtes dans tous les cas, et établit la censure militaire sur sa presse. A 20h, l'Allemagne envoie un ultimatum à la Belgique lui demandant la possibilité de traverser son territoire. Albert Ier, roi des Belges, réunit le Conseil avec l'intention de refuser. Des troupes sont mobilisées en Italie et au Canada. Signature d'un traité d'alliance secret germano-ottoman dirigé contre la Russie.

A Paris, la population prend connaissance des affiches de mobilisation. L'une d'elles à gauche annonce la réquisition des chevaux. Agence Rol, domaine public.

mardi 29 juillet 2014

29 juillet 1914 - Monitor

L'Autriche bombarde Belgrade via l'artillerie de sa flottille du Danube. Les serbes font sauter des ponts, empêchant l'infanterie autrichienne de passer le fleuve. Le chancelier allemand Bethmann-Hollweg essaie de conserver la neutralité anglaise, mais ceux-ci répondent que ce ne sera pas possible en cas de guerre. Cependant, Grey propose la même possibilité d'arrêt à Belgrade qu'avait exprimé Guillaume II précédemment. Bethmann essaie donc de la transmettre à l'Autriche mais se voit débouté. Pendant ce temps, Guillaume II envoie une proposition de négociation à la Russie, sans que l'on sache si elle est vraiment sérieuse. Le chef d’État-major Moltke demande la mobilisation générale en Allemagne. Les anglais mettent leur flotte en alerte, ainsi que celle d'Extrême-Orient, tout comme les allemands. Le tsar donne l'ordre de mobilisation générale en Russie avant de revenir dessus le soir même. Poincaré et Viviani reviennent enfin en France.

Les cuirassés monitor SMS Temes, Bodrog et Szamos en route pour aller bombarder Belgrade. Vue d'artiste, le Temes étant arrivé avant les deux autres. ©http://www.cityofart.net/bship/sms_donau.html

lundi 28 juillet 2014

28 juillet 1914 - Déclaration de guerre

Comme prévu, l'Autriche déclare la guerre à la Serbie à 11h, marquant ainsi le début "officiel" de la première guerre mondiale. L'Angleterre réitère encore ses offres de médiation, cette fois-ci directement de la part du roi George V, mais ne crois plus vraiment en la possibilité d'éviter une guerre mondiale. L'empereur Guillaume II, impressionné que les serbes aient accepté quasiment tout l'ultimatum, propose à l'Autriche de s'arrêter et d'organiser une médiation dès que Belgrade sera prise. Chacun évalue ses alliés potentiels ou sa neutralité. La Russie continue sur sa lancée, en prévision d'une mobilisation totale, pendant que l'armée française s'annonce opérationnelle et que les éléments d'active s'acheminent aux frontières. La flotte anglaise rejoint sa base de guerre à Scapa Flow. Les socialistes français et allemands manifestent toujours contre la guerre. En France, fin du procès Caillaux, Henriette Caillaux est acquittée.

La déclaration de guerre, toujours en français, publiée le jour même dans un journal autrichien. Wiener Zeitung, 28 juillet 1914.

dimanche 20 juillet 2014

20 juillet 1914 - Flottes

Poincaré et Viviani arrivent en Russie, à Kronstadt, où ils sont accueillis par Nicolas II et partent de là pour Saint-Pétersbourg. Le gouvernement allemand prévient deux compagnies de paquebots, la NDL et l'HAPAG, qu'une guerre pourrait commencer sous peu et qu'ils devraient rapatrier leurs bâtiments. La marine de guerre allemande commence également à se rassembler, tandis que Churchill garde la flotte anglaise groupée après la revue.

Le yacht royal débute la revue navale à Porthmouth. BNF.

vendredi 18 juillet 2014

18 juillet 1914 - Rumeurs

Des rumeurs se répandant concernant un ultimatum autrichien, le premier ministre serbe Pašić déclare qu'il n'acceptera rien qui compromettrait la souveraineté nationale serbe. L'ambassadeur allemand à Paris, von Schoen, peut voir l'ultimatum et note justement en marge que la Serbie n'acceptera jamais ses conditions, incompatibles avec sa dignité nationale, et qu'il devrait en résulter une guerre.

Regroupement de la flotte britannique en vue d'un passage en revue par le roi George V. Carte postale, probablement une vue d'artiste.