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jeudi 21 mai 2015

21 mai 1915 - Evacuation de Przemsyl

Les Russes lancent une contre-offensive pour couvrir l'évacuation de Przemsyl, qui se trouve sous le feu de l'artillerie austro-allemande. Le général russe Yudenich reçoit les clés de la ville de Van, et confirme le gouvernement provisoire arménien. La ville étant en sécurité, les combats se déplacent vers l'Ouest pour l'été. Régis Rochelimagne, soldat du 238e RI, est fusillé pour l'exemple à Courmelles (Aisne), pour outrage à un supérieur.

La boulangerie de Gallipoli le 21 mai, à Bakery Beach, installée là à cause de la proximité d'une des seules sources de bois de la péninsule. © http://gallipoli.rte.ie

jeudi 29 janvier 2015

29 janvier 1915 - Walney Island

Violente attaque allemande dans l'Argonne, qui ne produit pas de résultat important. Première incursion d'un sous-marin allemand en mer d'Irlande. Celui-ci bombarde une batterie sur Walney Island. Le soldat Jules Émile Chipaux, du 42e RI, est fusillé dans l'Aisne.

Le terrain vu du côté allemand après l'attaque en Argonne, secteur de la 27e division d'infanterie allemande. © http://argonne1418.com

jeudi 15 janvier 2015

15 janvier 1915 - A travers le Sinaï

Joffre met fin à l'offensive en Champagne. Il impute son échec à un manque d'artillerie et d'infanterie, bien que des échelons inférieurs de la hiérarchie parviennent des rapports soulignant l'inutilité des grandes attaques de ce type. Les pertes sont difficiles à évaluer, mais on peut les estimer à environ 10000 français pour 50000 allemands Une armée ottomane traverse le Sinaï en vue d'une attaque sur le canal de Suez. Celle-ci comprend 25000 hommes, les Britanniques en alignant à peu près autant le long du canal. Il n'y a que trois routes pour atteindre le canal depuis l'Est : deux côtières, qui laisseraient les soldats sous le feu des navires britanniques, et la dernière qu'ils sont de fait contraints d'emprunter, avec peu de points d'eau, en plein désert. Le soldat Mardochée Louis Lévy est fusillé à Maizy, dans l'Aisne.

L'empereur Guillaume II le 15 janvier. Celui-ci compare les combats de Crouy, qui se sont finis la veille, à la victoire prussienne majeure de Saint-Privat (ou Gravelotte) de 1870, même s'il n'y a manifestement pas de quoi. Library of Congress, domaine public.

mercredi 14 janvier 2015

14 janvier 1915 - Stabilisation

Stabilisation de la situation à Crouy : les unités restées bloquées sur la rive Nord de l'Aisne forment une ligne défensive autour de Soissons que les Allemands ne parviennent pas à percer. Les Français ont reculé d'un peu moins de 2 km, sur une largeur de 4,5 km. Les Allemands célèbrent une grande victoire (ils ont capturé 5000 hommes et 14 canons), mais celle-ci reste en réalité très limitée, puisqu'ils n'ont même pas pris Soissons et encore moins percé le front. En Afrique du Sud, les Britanniques prennent Swakof-Mund, en Afrique occidentale allemande.

Les ruines de Crouy après la bataille. © http://chtimiste.com

mardi 13 janvier 2015

13 janvier 1915 - Séisme

A Crouy, la contre-attaque n'a pas beaucoup de succès, mais arrive à ralentir suffisamment les Allemands pour faire sauter les derniers ponts sur l'Aisne devant eux. Cependant, il n'a pas été possible d'évacuer toutes les troupes de la rive Nord : certains essaient sans succès de traverser à la nage, mais les autres restent bloqués pour l'instant, sans possibilité de fuite ou de renfort. En Afrique du Sud, les rebelles de Maritz s'avancent une dernière fois vers le Sud du pays. Le Conseil Britannique demande à l'Amirauté de préparer une action contre les Dardanelles pour février. Un séisme à Avezzano, en Italie, fait 30000 victimes.

La Via Napoli à Avezzano, après le tremblement de terre. Cette région est particulièrement sismique, le dernier remontant à 1908 avec des conséquences similaires. A Avezzano, l'épicentre, 96% des habitants sont morts sur le coup, mais la secousse a été ressentie dans toute l'Italie centrale et méridionale. Le pays n'a pas accepté d'aide internationale à cause de la guerre, et un effort national s'est rapidement mis en place. Scribner's Magazine, 57, p.423 ; domaine public.

lundi 12 janvier 2015

12 janvier 1915 - Obus empoisonnés

La situation à Crouy est critique : les Allemands contre-attaquent, et les Français sont coupés de leurs lignes de ravitaillement par la crue de l'Aisne. Il ne reste plus qu'un pont en dur à Soissons pour passer, et la retraite s'organise par échelon, les artilleurs faisant feu en tir direct sur les troupes allemandes, lorsqu'ils ont encore des munitions. Une contre-attaque avec deux divisions, confiée à Nivelle, est montée un peu plus loin pour stopper l'avancée allemande. Le bruit court à Paris que les Allemands auraient utilisé des obus empoisonnés. Il n'est pas encore question de gaz de combat à l'époque : seules des grenades et obus au gaz lacrymogène étaient employés, depuis août 1914.

Extrait du Journal du 60e régiment d'infanterie, en première ligne à Crouy. Ce passage relate le bombardement d'artillerie allemand qui précède l'attaque, entre 7h30 et 8h30. Le roman autobiographique Le feu, d'Henri Barbusse, est dédié aux hommes tombés lors de ce combat. Directement inspiré des notes prises par l'auteur dans son carnet, il sera publié à partir d'août 1916 sous forme de feuilleton, son réalisme provoquant l'enthousiasme des soldats et les protestations des civils. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

dimanche 11 janvier 2015

11 janvier 1915 - Mafia Island

A Crouy, les français ont pris fermement position dans les tranchées allemandes capturées, que l'artillerie allemande bombarde sans succès. Toutefois, dans la nuit, les puits torrentielles font déborder l'Aisne et arrachent les ponts de bateaux qui reliaient la tête de pont, sur la rive Nord, à l'arrière. Dans le Caucase, l'armée ottomane atteint enfin ses positions de repli après quatre jours de marche. Pour aggraver la situation, les bateaux devant leur apporter des renforts et du ravitaillement sont coulés par une escadre russe dans la Mer Noire. A Mafia Island, les Britanniques repèrent les Allemands à 9h. Ceux-ci se rendent après 4h de combat ; l'affrontement fait trois morts en tout. Les Britanniques se serviront à terme de l'île pour installer une petite base d'aviation.

Carte actuelle de la côte tanzanienne. Mafia Island (de l'arabe "morfiyeh", "archipel", ou du kiswahili "mahali pa afya", "endroit sain") est située juste à l'embouchure de la rivière Rufiji, où s'est réfugié le Königsberg. Domaine public.

jeudi 8 janvier 2015

08 janvier 1915 - Attaque sur Crouy

Dernière action d'importance en Champagne et en Argonne : après de lourdes préparations d'artillerie, des attaques allemandes emportent des positions françaises, qu'il faudra toute la journée pour reprendre. Par contre, une attaque française importante est lancée à Crouy, dans le secteur de Soissons. Les tirailleurs marocains bousculent les Allemands. L'action prend place au niveau d'une tête de pont sur la rive Nord de l'Aisne, détail qui aura son importance par la suite. Les Britanniques commencent les opérations pour s'emparer de Mafia Island : il s'agit d'une île au large de l'Afrique orientale allemande, juste en face de la rivière Rufiji où s'est réfugié le Königsberg. Ils comptent s'en servir comme base pour les opérations visant à détruire ce bâtiment. Quelques compagnies débarquent à 6h30 sans heurt ; les défenseurs allemands de l'île ne sont pas plus d'une trentaine, dont une moitié de soldats de réserve et l'autre de policiers. Un rapport officiel français dénonce les crimes de guerre allemands depuis le début de la guerre.

La couverture du rapport sur les crimes de guerre allemands ; la commission chargée de l'enquête avait été instituée le 23 septembre 1914. On note l'emploi de la notion de "droit des gens", ancêtre de la notion de "droits de l'Homme" en droit international. © http://www.delcampe.net

mercredi 24 décembre 2014

24 décembre 1914 - Bombes sur Douvres

Sur les différents secteurs de l'offensive de Champagne et des offensives de soutien, les activités sont suspendues ou du moins fortement ralenties pendant plusieurs jours, et les positions sont améliorées. Un deuxième raid aérien allemand a lieu à Douvres, cette fois les bombes tombent bien sur la terre, mais sans faire de victime. Les troupes ottomanes ont parcouru 75 km en trois jours dans le Caucase, mais n'ont tout de même pas atteint leur objectif, Sarikamish. Le soldat Louis Abadie est fusillé dans l'Aisne, pour abandon de poste en présence de l'ennemi et vol. La Russie a fait prisonniers plus de 350000 soldats des Empires centraux depuis le début de la guerre.

Des soldats de la 3e armée ottomane en décembre 1914, dans le Caucase. Domaine public.

mardi 23 décembre 2014

23 décembre 1914 - Boue

L'offensive à l'Ouest est paralysée par la boue. Seules les offensives secondaires, dans l'Aisne notamment, font parfois quelques progrès, mais souvent annulés par des contre-attaques allemandes. Les Russes reculent dans le Caucase. Dans le brouillard, deux divisions ottomanes se prennent mutuellement pour des Russes et se battent pendant quatre heures, avec 2000 morts à la clé.

Les troupes australiennes et néo-zélandaises défilent au Caire, ici les Canterbury Mounted Rifles néo-zélandais. Powles, The History of the Canterbury Mounted Rifles 1914-1919 ; domaine public.

vendredi 12 décembre 2014

12 décembre 1914 - Repli à Belgrade

Les Autrichiens ne peuvent plus tenir Belgrade, ordre est donné de battre en retraite. La seconde invasion russe en Hongrie est stoppée, les Autrichiens et Allemands commencent à contre-attaquer. Deux soldats sont fusillés ce jour dans l'Aisne, dont l'un encore une fois à Nouvron-Vingré.

Un groupe de conscrits, cette fois à Sarlat, en Dordogne. Il s'agit d'une photocarte, envoyée le 12 décembre. © http://www.europeana1914-1918.eu

jeudi 9 octobre 2014

09 octobre 1914 - Evacuation d'Anvers

L'armée de campagne belge d'Anvers finit de quitter la ville, en menant simplement des actions de retardement en arrière-garde contre les Allemands. Les troupes de forteresses, qui partent en dernières, trouvent elles refuge aux Pays-Bas, la frontière se trouvant à seulement 15 km, même si elles y seront internées. Pendant ce temps, les autorités municipales prennent contact avec les Allemands en vue de la reddition de la place. Les Britanniques de l'Aisne se repositionnent au Nord de Béthune. Hindenburg atteint la Vistule, il est à moins de 20 km de Varsovie, son objectif. Il apprend dans le même temps d'un prisonnier que les Russes comptent lancer une nouvelle offensive en Silésie et veut hâter le pas. Cependant, les Allemands ne connaissent pas le terrain et manquent de renforts contrairement aux Russes, ils ont donc de plus en plus de mal à progresser. Les forces autrichiennes, aidées par les Allemands, arrivent de nouveau en vue de Przemyśl assiégée dans le cadre de leur contre-attaque en Galicie. En Afrique du Sud, les Boers révoltés, alliés aux Allemands, déclare la guerre aux Britanniques et commencent à rassembler des troupes.

Le passage emprunté par l'armée belge entre Anvers et les lignes françaises. Ce journal allemand montre, en bleu, les positions allemandes au soir du 10. Jusqu'au 9, il n'y a donc pas de troupes à l'Ouest d'Anvers, ce qui laisse encore aux Belges un large couloir le long de la mer, via Bruges et Ostende, pour rejoindre en train le Nord de la France. On note également la proximité des Pays-Bas par rapport à la ville. © http://pages14-18.mesdiscussions.net/

mercredi 1 octobre 2014

01 octobre 1914 - Offensive d'Arras

A Anvers, les Allemands prennent sans combat le fort de Sint-Katelijne-Waver qui avait été évacué. Ailleurs, les Belges ont fortifié leurs positions et tiennent bon malgré les assauts et le bombardement. L'attaque de la nouvelle armée rassemblée à Arras est lancée. Les Français progressent efficacement en direction de Douai. Toutefois, trois corps d'armée allemands sont prêts à contre-attaquer. Au saillant de Saint-Mihiel, les Français parviennent à détruire les ponts que les Allemands avaient jeté sur la Meuse. Les troupes britanniques commencent à quitter l'Aisne, à présent stabilisée, pour se repositionner plus au Nord. Les Russes font pression sur les Allemands au niveau du Niemen. Des renforts Portugais arrivent en Angola, pour prévenir une attaque allemande.

Une batterie russe participant au siège de Przemyśl, le 1er octobre. © http://avaxnews.net


samedi 27 septembre 2014

27 septembre 1914 - Siège d'Anvers

Les Allemands arrivent à distance de bombardement des premiers forts d'Anvers, le siège direct de la ville va pouvoir commencer. Cette place est considérée à l'époque comme la plus puissante au monde, avec deux ceintures de forts jusqu'à 9 km de la ville, mettant celle-ci hors d'atteinte d'un bombardement direct, et un millier de canons. Il y a au total 17 forts principaux dans la ceinture extérieure, avec des redoutes dans les intervalles, et 13 sur la ceinture intérieure. Cependant, les travaux ne sont pas achevés, et ils ont les mêmes défauts que la place de Liège : en particulier, le béton non armé résiste aux canons de 210 mm, mais pas au-dessus. La défense de la ville est assurée par 157000 hommes, capables d'effectuer des sorties ; les allemands sont 130000, avec 126 canons de 100 à 210 mm, et surtout 9 mortiers de 305 mm et 4 obusiers de 420 mm. Fin de la bataille de l'Aisne : les Allemands cessent leurs attaques et se retranchent définitivement, en particulier sur le plateau du Chemin des Dames, tellement imprenable qu'il ne sera de nouveau attaqué qu'en 1917 lors des offensives Nivelle, se soldant par une boucherie. Les Allemands continuent leur contre-offensive dans la Somme, et atteignent Thiepval. En Galicie, les Russes poussent en direction de Cracovie d'une part, des Carpates d'autre part. Les alliés prennent Duala, au Cameroun.

Le front Ouest le 27 septembre. Alors que la majorité du front est stable, on voit clairement se dessiner la "course à la mer" presque plein Nord qui se met en place au fur et à mesure des offensives de contournement avortées. On observe également l'avancée allemande dans la Meuse ayant créé le saillant de Saint-Mihiel, lequel a du même coup provoqué l'apparition d'un saillant français plus au Nord, celui de Verdun. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 26 septembre 2014

26 septembre 1914 - Sandfontein

Dans l'Aisne, les Allemands tentent de déboucher du Chemin des Dames, mais sans succès. L'offensive d'Albert est un échec : les Allemands contre-attaquent et prennent Bapaume. A Saint-Mihiel, les Allemands ne parviennent pas à pousser plus loin que la ville et passer la Meuse. Les Allemands ne parviennent pas à passer le Niemen. A Przemyśl, les Russes cessent leurs assauts frontaux : ils ont attaqué sans relâche pendant trois jours et n'ont rien gagné d'autre que de perdre 40000 hommes. Ils installent donc un siège, tandis que les Autrichiens s'organisent pour envoyer des renforts vers la citadelle. L'invasion britannique en Afrique du Sud allemande tourne court : à Sandfontein, les britanniques se hâtent pour trouver de l'eau en s'enfonçant entre des collines fortement tenues par les Allemands. Ils sont pris sous le feu des mitrailleuses et de l’artillerie, retraitent en bon ordre dès le ravitaillement effectué et rentrent directement en Afrique du Sud sans avoir réellement combattu. Les premières unités indiennes débarquent à Marseille.

Des spahis (unité de cavalerie marocaine ou algérienne) pendant la bataille de l'Aisne. © http://avaxnews.net

jeudi 25 septembre 2014

25 septembre 1914 - Saint-Mihiel

Début de la bataille d'Albert : en lien avec les offensives dans l'Aisne et en Picardie, et encore plus au Nord, les Français attaquent dans la Somme, dans le secteur d'Albert. Dans l'Aisne justement, les Allemands attaquent énergiquement et les franco-britanniques ont beaucoup de mal à les contenir. A Saint-Mihiel, les Allemands débutent l'assaut sur le fort du Camp des Romains à 5h30. Au bout d'un quart d'heure le fossé est franchi et les deux camps parlementent à l'entrée d'une galerie. Le cessez-le-feu sonne à 8h30 et la garnison se rend avec les honneurs. Les Allemands capturent ainsi la ville, qui formera un saillant particulièrement gênant puisqu'il coupe la principale voie de ravitaillement de Verdun ; il ne sera réduit qu'en 1918. Début des opérations allemandes sur le Niemen. Hindenbourg prend le commandement en vue d'une opération combinée germano-autrichienne en Pologne et Galicie.

Des soldats allemands posent dans les décombres du fort du Camp des Romains après sa prise. La pile de gravas sur laquelle ils se trouvent bouche les entrées du rez-de-chaussée, ils sont donc devant les ouvertures du premier étage. © http://www.cartespostalesdelorraine.com/


mercredi 24 septembre 2014

24 septembre 1914 - Przemyśl

Dans l'Aisne, en plus de n'avoir quasiment aucun résultat, l'offensive tombe à court de munitions : elle en a tellement consommé qu'il ne sera pas possible de continuer la guerre plus de deux semaines à ce rythme. Des renforts allemands sont arrivés depuis la Lorraine en Picardie et prennent Péronne, l'avance française est stoppée et les deux camps s'enterrent : l'offensive est un échec. Saint-Mihiel est dans une position critique : le fort du Camp des Romains, bien que fortement défendu, est prêt à être pris d'assaut par les Allemands. En Galicie, les Russes atteignent la forteresse autrichienne de Przemyśl, actuellement en Pologne. Celle-ci est un verrou qui, s'il tombe, permettra aux Russes de foncer sur la Silésie, région allemande très industrielle. Il s'agira du plus long siège de la guerre, qui durera jusqu'en mars 1915. Pour l'instant, les Russes attaquent frontalement sans même attendre leur artillerie et se font décimer.

Plan de la forteresse de Przemyśl. La ville est entourée d'une soixantaine de fortifications de toutes tailles, en deux anneaux, reliées par un réseau complet de routes, et supportées par toutes les infrastructures logistiques nécessaires dans la ville. En bas, modélisation du fort I "Salis Soglio", situé au Sud-Est de la carte, au centre de la couronne de petits forts en vert clair. © http://www.przemysl.pl / http://wechselndeprojekte.de

lundi 22 septembre 2014

22 septembre 1914 - Alain-Fournier

Dans l'Aisne, bien que Joffre prescrive maintenant d'effectuer des attaques localisées et non plus générales, aucun progrès notable n'est effectué. Les Français essaient donc de déborder de nouveau la ligne allemande un peu plus loin, en Picardie. Dans la Meuse, les allemands tentent péniblement de mettre en batterie leur artillerie contre les forts de Saint-Mihiel : les pièces, jusqu'à 305 mm, s'embourbent dans les chemins. Premier raid aérien sur l'Allemagne : des appareils britanniques bombardent les bases de Zeppelin de Cologne et Düsseldorf. L'aviation britannique fait également le premier usage de la télégraphie sans fil entre un avion de reconnaissance et l'artillerie. Le sous-marin allemand U9 coule les croiseurs britanniques Aboukir, Hogue et Cressy au large de la Hollande. Von Spee, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau, atteint la Polynésie française et bombarde Papeete.

A Saint-Rémy-la-Calonne, dans les Hauts-de-Meuse, 21 soldats français sont tués dans des circonstances discutées lors d'une reconnaissance, dont l'écrivain Alain-Fournier. La fouille de leur fosse commune en 1991, ici en vue d'ensemble, marque l'un des actes de naissance de l'archéologie de la première guerre mondiale. © http://www.images-archeologie.fr/


dimanche 21 septembre 2014

21 septembre 1914 - Cathédrale de Reims

La contre-attaque allemande dans l'Aisne est bloquée, les Français reprennent Noyon. Les Allemands s'aperçoivent qu'il ne sera pas possible de percer et les combattants reçoivent l'ordre de s'enterrer dans des tranchées, marquant ainsi le début de la guerre de positions qui durera jusqu'en 1918. Les Allemands progressent toujours dans les Hauts-de-Meuse, et arrivent en vue des forts de Saint-Mihiel ; à 18h, le commandement français donne enfin les premiers ordres pour réagir, mais les divisions nécessaires se trouvent loin de la zone de combats. En Prusse orientale, les Allemands atteignent le Niemen où se sont retranchés les Russes.

La cathédrale de Reims à la suite des bombardements allemands. Domaine public.

samedi 20 septembre 2014

20 septembre 1914 - Zanzibar

Dans l'Aisne, une contre-attaque allemande permet à ceux-ci de reprendre pied sur le Chemin des Dames. Les Allemands attaquent violemment dans les Hauts-de-Meuse, prenant les réservistes français totalement par surprise ; ils avancent toute la journée sans rencontrer de résistance très sérieuse. Le bombardement de Reims et de sa cathédrale continue. Le croiseur allemand Königsberg est surpris en train de se réapprovisionner en charbon dans la port de Zanzibar par le croiseur britannique Pegasus, envoyé pour le détruire ; toutefois, les canons allemands ont une plus longue portée que les britanniques, et c'est le Pegasus qui coule.

Le front Ouest le 20 septembre. Le front est globalement stabilisé. Si les possibilités de contournement dans l'Aisne semblent évidentes, le manque de troupes pour l'effectuer l'est aussi. On devine également l'axe d'attaque allemand dans les Hauts-de-Meuse, formant un saillant de Metz vers Saint-Mihiel ; la représentation schématique pour les allemands ne permet pas de se rendre compte de la concentration de leurs forces, mais le manque de défenses françaises est flagrant. © http://www.carto1418.fr/