samedi 7 février 2015

07 février 1915 - Second bataille des Lacs Mazuriques

Début de la seconde bataille des Lacs Mazuriques. Hindenburg, avec des forces reconstituées (100000 hommes, soit encore deux fois moins que les Russes), tente de pousser les Russes vers la Vistule, pour peut-être les forcer à sortir de la guerre. En pleine tempête de neige, les Allemands attaquent violemment le Sud du dispositif russe, qui retraite en désordre pendant deux semaines, laissant de nombreux prisonniers et menaçant tout le reste de l'armée d'encerclement. Dans les Carpates, les Allemands, retranchés sur les pentes du mont Zwinin, lancent une première attaque d'envergure pour prendre les retranchements russes sur le sommet, sans succès. Deuxième journée d'action en France pour récolter des fonds : cette fois, il s'agit de la "journée du 75", où les souscripteurs recevaient un petit insigne représentant le canon, et qui sera prolongée étant donné son succès. Le Bureau des affaires étrangères britanniques justifie l'usage du drapeau américain par le Lusitania par la nécessité d'"éviter la capture" en mer. Garibaldi arrive en France pour organiser une "légion" à son nom.

Le général italien Ricciotti Garibaldi, fils de Giuseppe, passe en revue les troupes sur les Champs-Élysées, le 7 février. Illustration parue dans Pages de Gloire, 12, p.5, 21 février 1915 ; domaine public.

vendredi 6 février 2015

06 février 1915 - Lusitania à Liverpool

Malgré l'interdiction énoncée le 1er février, le paquebot britannique Lusitania arbore un drapeau américain en arrivant à Liverpool.

Un régiment d'infanterie bavarois défile à Péronne devant le roi Ludwig III de Bavière, le 6 février. © http://www.akpool.co.uk/

jeudi 5 février 2015

05 février 1915 - Vickers F.B.5

Mise en service du chasseur britannique Vickers F.B.5. Il s'agit du premier avion équipé d'une mitrailleuse, servie par un mitrailleur placé devant le pilote, sachant que l'hélice est située derrière ce dernier. Les gouvernements français, britannique et russe s'entendent pour mettre en commun leurs ressources financières. Le Royaume-Uni examine un projet de loi pour augmenter son armée à 3 millions d'hommes. Ils ont déjà perdu plus de 100000 hommes sur le front Ouest.

Un Vickers F.B.5 "Gunbus". On distingue nettement la place du mitrailleur ainsi que l'hélice à l'arrière. Domaine public.

mercredi 4 février 2015

04 février 1915 - Bataille de Zwinin

Au petit matin, les Britanniques découvrent que les Ottomans ont levé le camp sur le canal de Suez, à part une arrière-garde et quelques snipers. Ceux-ci, à la limite de leurs lignes de ravitaillement, se sont repliés dans le Sinaï après avoir perdu 1500 hommes, contre 32 pour les Britanniques. Ils notent la difficulté de retenter une telle entreprise, mais leurs adversaires ne les poursuivent pas non plus, manquant d'entraînement et de matériel. Dans les Carpates, les Allemands débutent la bataille de Zwinin : il s'agit de prendre le mont du même nom, les combats se déroulant entre 800 et 1100 mètres d'altitude, dans une neige pouvant atteindre 3 mètres et par -20° la nuit ; pour l'instant, les Allemands s'aperçoivent juste que les Russes ont fortifié le sommet, et sont contraints de s'enfouir dans la neige. Bataille de Kakamas, en Afrique du Sud. Quelques troupes britanniques empêchent les Allemands de prendre position d'un point de passage et d'invasion possible sur la rivière Orange. Les Allemands déclarent les eaux territoriales britanniques zone de guerre, et annoncent le début de la guerre sous-marine pour le 18 février.

Un groupe de soldats du 36e régiment d'infanterie coloniale, le 4 février. Certains ont leur quart à la main. © http://agonpre.free.fr

mardi 3 février 2015

03 février 1915 - Canal de Suez

En Champagne, une série de mines allemandes explosent, mais les tranchées enlevées dans l'attaque sont reprises, au prix de 2000 morts côté français. A 4h30 du matin, les sentinelles britanniques aperçoivent au clair de Lune les Ottomans avançant des ponts flottants et des barques sur le canal de Suez. Malgré des tentatives à plusieurs endroits, aucun soldat ne passe jusqu'à l'aube. A partir de 6h, des attaques plus importantes sont lancées mais échouent ou sont rapidement contre-attaquées. Les combats cessent en milieu d'après-midi, les Ottomans n'ont rien gagné et ont perdu l'effet de surprise.

Les entonnoirs de mines dans le secteur de la Main de Massiges. Après presque 6h de préparation d'artillerie, deux mines allemandes explosent à midi, envoyant des débris à 100 mètres de hauteur. La force de l'explosion est due au fait que les français comptaient eux-mêmes faire exploser des mines dans l'après-midi, qu'ils avaient déjà remplies d'explosifs : elles ont donc sauté en même temps que les mines allemandes. © http://www.lamaindemassiges.com

lundi 2 février 2015

02 février 1915 - Préparation britannique

Les Britanniques, qui ont détecté les mouvements ottomans, comprennent que ceux-ci attaqueront en priorité dans le secteur central, qu'ils renforcent. L'Allemagne envoie des financements à la Bulgarie.

Passage en revue à Llandudno, au Pays de Galles, le 2 février. © http://www.peoplescollectionwales.co.uk

dimanche 1 février 2015

01 février 1915 - Approche à Suez

Les Russes progressent sur l'ensemble du front, en Prusse et dans le Carpates. Sur le Canal de Suez, les Ottomans, qui se déplacent uniquement de nuit, sont persuadés d'être passés inaperçus, leurs éclaireurs ayant observé des officiers britanniques jouant au football. Ils établissent leur camp à 25 km du canal. Les bateaux neutres ont interdiction d'utiliser les ports britanniques. L'Allemagne rationne le pain.

Des troupes néo-zélandaises sur le canal de Suez, en février 1915. © http://nzetc.victoria.ac.nz