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jeudi 14 mai 2015

14 mai 1915 - Faisceau autonome d'action révolutionnaire

A partir de cette date, en Argonne, au moins trois ou quatre explosions de mines ont lieu chaque jour, le no man's land dans le secteur de Bagatelle étant uniquement constitué d'entonnoirs ininterrompus. Généralement, chaque adversaire parvient à occuper un des rebords du cratère. Combats sur la San, dans le cadre de l'offensive Gorlice-Tarnów, à l'avantage des austro-allemands. Les unités ottomanes commencent à quitter Van, en Arménie, emportant des civils avec elle. Appel nationaliste à Rome pour l'entrée en guerre de l'Italie, accompagné de nombreuses manifestations populaires et de la fondation du Faisceau autonome d'action révolutionnaire par Mussolini. Le Conseil militaire britannique se réunit pour la dernière fois. Début des internements des étrangers venant de pays ennemis en Grande-Bretagne.

Photo : Une patrouille de lanciers polonais, le 14 mai. Domaine public.

vendredi 8 mai 2015

08 mai 1915 : Frezenberg

Important bombardement allemand à Frezenberg, dans le secteur d'Ypres : les britanniques sont contraints de reculer et perdent la position.

Une tranchée allemande très bien aménagée dans le secteur de La Boisselle, dans la Somme, le 8 mai. L'endroit sera principalement connu pour être devenu un haut lieu de la guerre des mines en 1916. © http://www.delcampe.net

samedi 4 avril 2015

04 avril 1915 - Dragage

Les Russes progressent dans les Carpates et en Arménie.

Une vue d'artiste des opérations de dragage des mines dans les Dardanelles. Le Miroir, 4 avril 1915 ; © http://gallica.bnf.fr/.

vendredi 3 avril 2015

03 avril 1915 - Filets de barrage

En Woëvre, les Français lancent une deuxième série d'attaques préliminaires à une grande offensive. En Mer Noire, rencontre sans conséquence entre la flotte russe et le Goeben ottoman. La Grande-Bretagne achève la construction des filets de barrage dans le détroit de Douvres. Quatre hommes sont fusillés pour l'exemple à Saint-Amand-sur-Fion, dans la Marne. Les Etats-Unis rappellent leurs observateurs militaires envoyés du côté allemand.

Le croiseur ottoman Mecidiye a coulé sur une mine près d'Odessa, le 3 avril. Il sera renfloué par les Russes et utilisé dans leur marine jusqu'en 1918, date à laquelle il sera capturé par les Allemands et rendu aux Turcs. Il ne sera finalement rayé des effectifs qu'en 1947. Domaine public.

lundi 23 mars 2015

23 mars 1915 - Navire porte-ballon

Seconde et dernière tentative d'attaque sur le Reichakerkopf, sans plus de résultats que la veille. Les Allemands se réorganisent sur le mont Zwinin : les Russes ayant à présent des troupes disponibles après la chute de Przemyśl, les Allemands s'attendent à une attaque à tout moment, d'autant que la neige commence à dégeler et que des torrents de boue s'ajoutent au manque chronique de ravitaillement, notamment en nourriture. De fait, même si les Russes sont parvenus à creuser des mines sous les tranchées allemandes, leurs assauts de la fin mars sont repoussés. Une offensive générale est préparée pour le 9 avril. Le Manica, un cargo retiré du service, est relancé par la marine britannique en temps que premier navire porte-ballon, afin de guider les tirs d'artillerie dans les Dardanelles. Les gouvernements japonais et chinois traitent en secret de leur future politique concernant la Mandchourie.

Préparation du ballon du Manica, de type "Drachen", pendant les opérations à Gallipoli. Imperial War Museum, domaine public.

mercredi 18 mars 2015

18 mars 1915 - Fiasco aux Dardanelles

Nouvelle offensive françaises aux Eparges. La première ligne allemande est prise, mais la seconde est trop proche pour pouvoir être bombardée par l'artillerie sans toucher les fantassins, et l'assaut s'arrête là. Première attaque d'importance sur les Dardanelles, la flotte franco-britannique comprenant 18 navires de bataille, auxquels s'ajoutent des croiseurs et destroyers. Celle-ci est un fiasco : les démineurs, pilotés par des civils, sont pris sous le feu des ottomans et battent rapidement en retraite, sans avoir beaucoup nettoyé le champ de mine. Les navires britanniques Irresistible et Inflexible sont gravement endommagés par les mines, et le français Bouvet explose avec tout son équipage. Trois autres navires sont également perdus, et toute la flotte fait machine arrière. Les pertes en matériel ne sont pas trop graves, car il s'agit de vieux bâtiments obsolètes, mais il ne sera plus question de tenter de forcer le détroit uniquement par mer, un débarquement étant alors prévu pour fin avril. Accord entre la Grande-Bretagne, la France et la Russie sur le futur partage de l'empire ottoman, qui deviendra caduc lorsque la Russie conclura une paix séparée avec l'Allemagne.

L'Irresistible en train de couler. Après l'explosion de la mine, il dérive vers le rivage, sous le feu des canons ottomans. L'équipage est alors transféré sur l'Ocean, qui heurte lui-même une mine peu après. Au final, les deux équipages pourront être en grande partie sauvés. Domaine public.

lundi 16 mars 2015

16 mars 1915 - Batavier V

En Champagne, l'offensive française n'a pas brisé les Allemands, même si ceux-ci ne parviennent pas à contre-attaquer efficacement non plus. L'offensive est donc suspendue.

Le 16 mars, le sous-marin allemand U-28 arraisonne le paquebot hollandais Batavier V afin de l'amener à Zeebrugge, malgré la neutralité des Pays-Bas. Le W2 est un bateau pilote chargé d'escorter le paquebot à travers les champs de mine. La photo a été prise par un passager du Batavier V. Domaine public.

dimanche 8 mars 2015

08 mars 1915 - Mines supplémentaires

Le mouilleur de mines ottoman Nusrat rajoute discrètement une ligne de mines à l'entrée des Dardanelles, en plus du champ de mines préexistant. Les combats se poursuivent sur la Vistule, à l'avantage des Russes.

Le navire de bataille russe Tri Svyatitelya, faisant partie de l'escadre de la mer Noire, le 8 mars. Domaine public.

mardi 17 février 2015

17 février 1915 - Les Eparges

L'offensive se poursuit pendant trois jours en Champagne, avec toujours les mêmes objectifs, sensiblement les mêmes résultats, et des pertes très lourdes. Les Français décident de réduire le saillant allemand de Saint-Mihiel, au Sud de Verdun. Ils décident d'attaquer au Nord sur la crête des Eparges, un point avancé des Hauts-de-Meuse. Après une approche progressive réalisée pendant l'hiver, quatre mines sautent au matin, les troupes françaises parvenant à conquérir la crête dans la foulée. Toutefois, les Allemands bombardent lourdement les positions nouvellement acquises. Début des opérations en vue du débarquement des troupes de l'ANZAC aux Dardanelles (prévu pour avril) : un hydravion lancé depuis le HMS Ark Royal effectue une reconnaissance sur les positions ottomanes. Les Zeppelins allemands L3 et L4, employés pour des missions de reconnaissance en mer du Nord, sont détruits suite à un atterrissage d'urgence au Danemark lors d'une tempête.

Le secteur des Eparges. La zone en rose clair, correspondant au terrain sécurisé à la fin de la première attaque le 21 au soir, équivaut sensiblement à celui acquis dès le 17. © http://www.39-45.org/

dimanche 15 février 2015

15 février 1915 - Mutinerie de Singapour

Explosion de deux fourneaux de mines français au niveau du saillant de Verdun ; les mortiers de 420 mm allemands, les Grosses Bertha, bombardent le fort de Douaumont. L'Entente suggère à la Grèce d'intervenir pour aider la Serbie, en lui promettant une aide militaire.

Scène de la mutinerie de Singapour. Dans cette ville, la moitié des 850 sepoys indiens du 5th Native Light Infantry qui constituent la garnison se mutine contre les britanniques le 15 février. En une semaine, ils tuent 47 militaires britanniques et civils, avant que des compagnies européennes n'y mettent un terme par la force. 47 sepoys sont fusillés en mars, comme montré sur la photo. Domaine public.

mardi 3 février 2015

03 février 1915 - Canal de Suez

En Champagne, une série de mines allemandes explosent, mais les tranchées enlevées dans l'attaque sont reprises, au prix de 2000 morts côté français. A 4h30 du matin, les sentinelles britanniques aperçoivent au clair de Lune les Ottomans avançant des ponts flottants et des barques sur le canal de Suez. Malgré des tentatives à plusieurs endroits, aucun soldat ne passe jusqu'à l'aube. A partir de 6h, des attaques plus importantes sont lancées mais échouent ou sont rapidement contre-attaquées. Les combats cessent en milieu d'après-midi, les Ottomans n'ont rien gagné et ont perdu l'effet de surprise.

Les entonnoirs de mines dans le secteur de la Main de Massiges. Après presque 6h de préparation d'artillerie, deux mines allemandes explosent à midi, envoyant des débris à 100 mètres de hauteur. La force de l'explosion est due au fait que les français comptaient eux-mêmes faire exploser des mines dans l'après-midi, qu'ils avaient déjà remplies d'explosifs : elles ont donc sauté en même temps que les mines allemandes. © http://www.lamaindemassiges.com

mardi 5 août 2014

05 août 1914 - Bataille de Liège

Début de la bataille de Liège. La ville est protégée par 12 forts modernes se couvrant mutuellement. Des duels d'artillerie lourde ont lieu dans la matinée, notamment avec le fort de Fléron. Dans la nuit, les allemands engagent 39000 hommes, pensant pouvoir s'infiltrer entre des forts défendus par 9000 Belges. En réalité, les défenseurs sont quatre fois plus nombreux et seule une brigade allemande parvient à passer. En mer du Nord, le croiseur britannique Amphion coule le mouilleur de mines allemand Königin Luise, avant de sauter sur l'une des mines de ce dernier le lendemain. Des troupes britanniques attaquent des avant-postes allemands en Ouganda. L'Autriche déclare la guerre à la Russie. La Grande-Bretagne mobilise, Lord Kitchener devenant ministre de la guerre. La censure de la presse est établie en France.

La situation à Liège avant l'attaque. Les triangles rouges représentent les forts, les carrés verts les 6 brigades allemandes. Seule la 14e parviendra à dépasser les forts dans la nuit. © http://www.sambre-marne-yser.be, retravaillé.