Sur le flanc Ouest du front, les Français attaquent depuis Soissons vers
Noyon, pour essayer de tourner les Allemands. Mais ceux-ci ont
pleinement conscience de la manœuvre et se sont renforcés dans le
secteur. Von Falkenhayn prévoit également d'attaquer dans quelques jours
à Saint-Mihiel, dans la Meuse, pour distraire les Français de leur
stratégie de contournement. Sur le front Est, les Autrichiens ne peuvent
plus faire face aux Russes, que ce soit en Pologne
ou en Galicie, et retraitent partout. Les Allemands sont contraints de
les aider en envoyant toute une armée en soutient pour stopper les
Russes. Cette dispersion est d'autant plus préoccupante que, selon le
plan Schlieffen, les opérations en France aurait du se terminer et
permettre d'envoyer les troupes qui y étaient affectées contre les
Russes, ce qui n'est de fait pas possible. En Nouvelle-Guinée, la place
allemande de Toma se rend aux Australiens sans combat, et avec elle
toute la colonie.
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mercredi 17 septembre 2014
17 septembre 1914 - Nouvelle-Guinée
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mardi 2 septembre 2014
02 septembre 1914 - Coup de faux
Maubeuge, totalement isolée sur la frontière belge, est toujours
lourdement bombardée. Les Allemands sont à 80 km à peine de Paris. Von
Moltke ordonne de pousser l'armée française à l'Est de Paris.
Conformément au plan Schlieffen, il ne vise pas la capitale mais compte
obliquer vers l'Est de la région parisienne pour prendre en "coup de
faux" toute l'armée française. Joffre, qui a remplacé les généraux qu'il
jugeait incompétents (le lendemain, Franchet d'Esperey
prendra la tête de la Ve armée à la place de Lanrezac), annonce qu'il
compte se rétablir sur la Seine et l'Aube, où il envoie déjà des
renforts. Fin de la bataille de Lemberg en Galice, les Autrichiens sont
défaits et perdent 130000 hommes. Ils ne semblent pas adaptés à la
guerre moderne et sont dépendants des Allemands. Les japonais débarquent
leurs troupes d'assaut à Tsingtao. La Chine proteste puisque les
Japonais débarquent sur son territoire alors qu'elle est neutre, mais ne
fait rien pour empêcher les opérations. Le gouvernement français est
installé en entier à Bordeaux.
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| Le plan Schlieffen dans sa version 1905. En 1914, le mouvement de la première armée, la plus à gauche, n'est pas appliqué. Le 2 septembre, les Allemands sont globalement sur l'Aisne. Domaine public. |
samedi 16 août 2014
16 août 1914 - Chute de Liège
Les deux derniers forts de Liège, Hollogne et Flémalle, se rendent à 8h30 et 9h30 en apprenant la chute de Loncin. La ville est définitivement prise et les Allemands peuvent poursuivre leur mouvement à travers la Belgique. Toutefois, si elle démontre la capacité allemande à produire des armes révolutionnaires, la chute de Liège n'est pas un succès stratégique : ceux-ci ont une semaine de retard sur le plan Schlieffen et devraient déjà être en France, le délais permettant aux franco-britanniques de s'organiser. Des combats à Wavre entre Français et Allemands restent indécis, et la situation se maintient en Alsace. En Adriatique, le combat d'Antivari constitue première vraie bataille navale de la guerre. Le croiseur léger autrichien SMS Zenta, accompagné de trois autres bâtiments, est surpris par une armada d'une quarantaine de navires (cinq britanniques, les autres français), alors qu'il bombardait Antivari, au Monténégro. Le Zenta est coulé, les autres parviennent à s'enfuir ; l'escadre française cherchait une grande bataille contre la marine autrichienne mais ne parviendra jamais à l'obtenir. Début de la bataille du Cer entre Autriche et Serbie. Les Serbes ne cherchent pas à tout prix à défendre Belgrade mais prévoient plutôt les itinéraires de l'armée autrichienne en analysant leurs précédentes campagnes. Ils se placent en conséquence sur une position défensive avantageuse sur le mont Cer, et repoussent les premières vagues autrichiennes qui se présentent. Les Russes progressent en Prusse orientale, toujours sans rencontrer de résistance.
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| Le front Ouest le 16 août. Les Allemands sont en rouge, les Belges en vert, les Français en bleu (foncé pour l'infanterie, clair pour la cavalerie), et les Britanniques en orange. © http://www.carto1418.fr/ |
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vendredi 15 août 2014
Focus n°1 : Pièces de siège et Grosse Bertha
Au début du conflit, les Allemands ont développé des moyens
importants en artillerie lourde. Le Plan Schlieffen prévoit l’attaque de
la Belgique et notamment la prise des forts autour de Liège. Cette
ceinture défensive de quarante kilomètres est équipée de 400 pièces de
calibres différents.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.
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| Modèle réduit de la Grosse Bertha, exposé au Musée de l'Armée à Paris. Domaine public. |
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| Symbole de cette pièce utilisé dans les plans tactiques allemands pendant la guerre. Domaine public. |
mercredi 30 juillet 2014
30 juillet 1914 - Plan Schlieffen
Von Bethmann poursuit ses efforts pour essayer de faire accepter la voie
diplomatique, mais la Russie ordonne la mobilisation générale à 16h.
Cette action, perçue comme une provocation par Berlin, permet au chef
d’État-major von Moltke de convaincre les autrichiens de faire de même
et ainsi faire échouer toute tentative de conciliation. En conséquence,
l'Autriche ordonne la mobilisation générale dans la nuit, pour les
hommes jusqu'à 50 ans. A partir de cet instant,
les allemand s'en tiennent au plan Schlieffen, qui implique de prendre
les Russes de vitesse dans une guerre rapide. Les Belges approvisionnent
leurs forts tandis que les Pays-Bas se déclarent neutres. L'armée
française, sans connaître les mobilisations générales de la Russie et de
l'Autriche, se positionne à 10 km de la frontière allemande et se tient
prête.
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