Premières actions françaises en Champagne et dans les Flandres, les
résultats sont très limités. Les Britanniques progressent en
Mésopotamie, atteignant la ville de Kotur.
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dimanche 14 décembre 2014
vendredi 7 novembre 2014
07 novembre 1914 - Capitulation de Tsingtao
Deux armées autrichiennes traversent la Drina en force. Les Serbes sont
très largement inférieurs en nombre et à court de munitions, et doivent
reculer. Capitulation de Tsingtao face à l'assaut japonais. Les Alliés
ont perdu 2000 hommes, contre 700 pour les Allemands, mais ils ont
capturé 3600 soldats. Les Ottomans lancent leur contre-offensive contre
les Russes dans le Caucase. En Mésopotamie, les Indiens avancent vers le
fort de Fao en essuyant les tirs de celui-ci. Ils repoussent
l'infanterie ottomane mais doivent se retrancher en attendant que leur
artillerie lourde débarque.
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| Des marines allemands sur une position de repos pendant le siège de Tsingtao. © German Federal Archives, domaine public. |
jeudi 6 novembre 2014
06 novembre 1914 - Mésopotamie
Le général d'Urbal considère que l'offensive allemande sur Ypres est
brisée. En réalité, ceux-ci se préparent pour une grande offensive
quatre jours plus tard. Les Autrichiens bombardent lourdement plusieurs
villes Serbes le long de la Drina, en vue d'une offensive massive le
lendemain. Les Japonais lancent leur assaut contre la forteresse de
Tsingtao. Les Britanniques débarquent une brigade indienne à Fao en
Mésopotamie ottomane (actuellement en Irak), au fond du Golfe persique.
Il s'y trouve un fort, qui constitue le principal point d'appui ottoman
dans la région. Mise en place du blocus économique de l'Allemagne.
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| Le Royal Warwickshire Regiment est amené par bus en renfort sur le secteur d'Ypres. Ils traversent ici le village de Dickebusch, le 6 novembre. © http://www.iwm.org.uk |
dimanche 2 novembre 2014
02 novembre 1914 - Offensive dans le Caucase
Dans le secteur d'Ypres, les deux camps sont épuisés et doivent se
reformer, se réapprovisionner et se renforcer. Le front devient
relativement calme pour une semaine. Les Russes pénètrent à nouveau en
Prusse orientale. La Russie et Serbie déclarent la guerre à l'Empire
ottoman. Les Russes débutent en conséquence une offensive dans le
Caucase. 8000 hommes de la force expéditionnaire indienne débarquent à
Tanga, en Afrique orientale allemande. Le croiseur autrichien Kaiserin Elizabeth est coulé dans la rade de Tsingtao.
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| Une cérémonie d'hommage le 2 novembre à Villeroy. Cette ville de Seine-et-Marne a été le théâtre de très violents combats le 5 septembre, pendant la bataille de la Marne, au cours desquels Charles Péguy a été tué. Il s'agit du point extrême de l'avancée allemande vers Paris en 1914, au moins symboliquement. © http://www.delcampe.net |
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samedi 1 novembre 2014
01 novembre 1914 : Bataille de Coronel
A Ypres, les Allemands lancent de nouvelles attaques massives au petit
matin pour déloger les Britanniques de leurs nouvelles lignes de
défense. Ils y parviennent, les effectifs adverses étant très affaiblis,
mais les Alliés se défendent bien et bombardent les positions qu'ils
viennent de quitter pour causer un maximum de pertes aux Allemands qui
les poursuivent. Au soir, les Allemands ont pris la ligne alliée mais
n'ont plus assez de force pour poursuivre l'attaque,
alors même que les Britanniques sont presque anéantis. Adolf Hitler,
caporal de 25 ans servant comme messager, fait partie de l'attaque
pendant laquelle son unité subit de très lourdes pertes. Il survit et
gagne une Croix de Fer 2e classe, mais sortira particulièrement marqué
par cette expérience. Bataille de Coronel : au large du Chili, une
escadre de cinq navires commandée par von Spee rencontre par hasard
quatre bâtiments britanniques. Cradock, le commandant britannique, suit
les ordres de se battre jusqu'au bout alors que tous les éléments jouent
contre lui : il doit certes trouver et détruire les Allemands, mais
tous ses bâtiments sont obsolètes et il ne peut certainement rien faire
contre l'escadre de von Spee au complet. Au final, les Britanniques
perdent deux croiseurs et 1500 hommes dont Cradock, alors que les
Allemands déplorent trois blessés. A Tsingtao, le fort Bismarck est
réduit au silence.
vendredi 31 octobre 2014
31 octobre 1914 - Statu-quo par inondation
L'inondation, couvrant avec un mètre d'eau sur une largeur de deux à
trois kilomètres, interrompt définitivement les opérations dans le
secteur de l'Yser ; celles-ci se déroulent à présent uniquement autour
d'Ypres. Dans ce secteur, les Britanniques lancent des contre-attaques
coûteuses mais qui leur permettent de se replier pour se reformer sur
des lignes plus solides dans certains secteurs. Fin de la bataille de la
Vistule : les Allemands ont été repoussés
sur leurs positions de départ. Cet échec n'empêche pas Hindenburg,
nommé au passage commandant de l'ensemble du front Est, de planifier une
nouvelle attaque avec le même objectif, Varsovie, pour dans dix jours.
Les Britanniques se préparent à intervenir contre l'Empire ottoman. A
Tsingtao, les Japonais et Britanniques commencent à bombarder
directement le fort et à creuser des tranchées d'approche. En Angola,
les Allemands attaquent par surprise à la mitrailleuse un avant-poste
portugais, tuant huit soldats et un civil. Il s'agit du premier acte
d'hostilité manifeste dans cette région. Le croiseur britannique Hermès
est coulé par un sous-marin dans le pas de Calais.
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| Avis de décès d'un chasseur alpin tué au combat dans le secteur de Sainte-Marie-aux-Mines, le 31 octobre 1914. Comme on peut le constater, celui-ci n'a été envoyé, et donc la famille informée, qu'en janvier 1916. © http://www.romanshistorique.fr |
vendredi 17 octobre 2014
17 octobre 1914 - Retraite à Varsovie
Sur le front de l'Yser, les Belges et Français résistent à Dixmude
malgré de fortes pertes. Outre l'importance stratégique de ne plus
reculer, l'opinion publique y voit également le symbole d'une défense
héroïque. A Messines, les Britanniques ne parviennent pas à enlever les
défenses allemandes. Les services de renseignement alliés détectent la
présence d'une grande armée allemande au niveau de l'Yser, qui s'était
constituée à leur insu. Malgré la proximité de
Varsovie, les Allemands sont dépassés sur le front de la Vistule face
aux renforts Russes, Hindenburg ordonne la retraite. Celle-ci s'effectue
en bon ordre, et l'armée en profite pour ravager le terrain, dans une
stratégie de terre brûlée. Le torpilleur allemand S-90 tente de forcer
le blocus de Tsingtao : il coule d'une seule torpille le croiseur
japonais Takachiho. Il est cependant incapable de remplir sa mission
puisqu'il tombe en panne de carburant et doit être sabordé. Quatre
destroyers allemands sont coulés dans la mer du Nord par une flottille
britannique. Dans le même temps, deux sous-marins britanniques entrent
pour la première fois en Baltique, alors que des sous-marins allemands
tentent d'attaquer la base de Scapa Flow.
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| Le destroyer britannique HMS Loyal en mer du Nord, le 17 octobre. Il s'agit de l'un des bâtiments ayant participé à la destruction des destroyers allemands. Domaine public. |
mercredi 15 octobre 2014
15 octobre 1914 - Jusqu'à la mer
Les troupes britanniques et allemandes entrent réellement en contact
dans le secteur de Messines. Il apparaît assez clairement que les
offensives qui se déroulent entre La Bassée et Ypres ne donnent pas de
résultats importants. Au Nord d'Ypres, les armées Belges en retraite
occupent une portion de front non encore stabilisée, mais qui atteint la
mer : la ligne de front est donc presque complétée de la Suisse à la
mer du Nord. En Belgique, les Allemands ont atteint
la côte, et capturé Ostende et Zeebrugge. En Pologne, les Allemands
stoppés et les Russes se battent pour Varsovie. A Tsingtao, les
non-combattants sont autorisés à quitter la ville, la situation commence
à devenir critique pour les Allemands. Le croiseur britannique Hawke
est coulé par le sous-marin allemand U-9.
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| Un détachement d'infanterie de marine allemand défile dans Ostende. © http://www.rtbf.be |
dimanche 28 septembre 2014
28 septembre 1914 - Croix noires
L'artillerie lourde commence à tirer sur quelques forts d'Anvers ; son
effet est immédiat : au fort de Sint-Katelijne-Waver, le principal visé,
les obus de 420 mm percent les 2,50 m de béton en endommagent fortement
l'infrastructure. A Albert, les Français parviennent à stopper les
Allemands et à établir une ligne défensive. Les Allemands appliquent
pour la première fois la croix pattée - sur leurs avions, alors qu'ils
se contentaient auparavant d'une bande
noire sur l'aile. Les alliés n'ont pas encore de signe distinctif
comparable. Les Russes avancent toujours en Pologne et en Galicie. La
Turquie ferme le détroit des Dardanelles aux pays de l'Entente. A
Tsingtao, la canonnière allemande Jaguar coule le croiseur japonais
Takashio, dans une tentative pour briser le blocus du port. Les
britanniques commencent les préparatifs pour envoyer une force, composée
de soldats indiens, au Moyen-Orient. Procès des assassins de l'archiduc
à Sarajevo.
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| Des soldats allemands transportent une aile de biplan sur laquelle apparaît la nouvelle croix pattée. La photographie a été prise à Saint-Quentin et n'est pas datée. Cet insigne restera en usage jusqu'en avril 1918, avant d'être remplacé par une "croix balkanique" aux branches droites qui servira jusqu'à l'adoption de l'emblème nazi. La croix pattée est de nouveau utilisée par l'armée allemande (de l'Ouest puis réunifiée) depuis 1955. © http://avaxnews.net/ |
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mardi 23 septembre 2014
23 septembre 1914 - Bataille de Picardie
Les Allemands, n'ayant que peu de défenses dans ce secteur à l'extrémité
de la ligne de front, sont bousculés en Picardie. A Saint-Mihiel, le
fort du Camp des Romains est pilonné et fortement endommagé ;
l'infanterie allemande attaque immédiatement et atteint la lisière de la
ville. Des troupes britanniques viennent renforcer les Japonais devant
Tsingtao.
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| Les attaques sur Saint-Mihiel entre le 23 et le 25 septembre. Entre Toul et Verdun, distantes de 75 km, la Meuse est flanquée d'une hauteur appelée les Hauts-de-Meuse et garnie d'une demi-douzaine de forts. Il s'agit de fortifications type Séré de Rivière, datant de 1880 et pour la plupart non modernisées depuis. La ville de Saint-Mihiel est située au milieu de cette ligne, et défendue par le fort du Camp des Romains. © http://www.sambre-marne-yser.be/ |
samedi 13 septembre 2014
13 septembre 1914 - Positions défensives
Les Belges sont repoussés à l'intérieur de la place d'Anvers. Les
Allemands, laissant Amiens aux Français, retraitent pour se fixer sur
l’Aisne, la Vesle et la Suippe, mettant en place les premiers réseaux de
tranchées. L'Argonne est un de leurs principaux points d'appui,
notamment le plateau de Craonne connu sous le nom de Chemin des Dames.
L'Aisne est un point crucial car il s'agit de l'extrémité occidentale de
la ligne de front : les Alliés veulent en profiter
pour passer plus à l'Ouest encore et contourner les lignes allemandes.
Depuis Nancy, les Français reprennent Pont-à-Mousson sans combat et
poussent jusqu'à la frontière allemande. Les Allemands se retranchent
sur la Seille, fixant le front à cet endroit pour les quatre années
suivantes. Fin de la bataille des lacs Mazuriques : les Russes sont
parvenus à s'échapper, ayant perdu un quart de leur demi-million
d'hommes. Ils sont donc repoussés en Russie, mettant fin à leur invasion
de la Prusse orientale. Ils se replient dans des forts à la frontière,
autour du Niemen et la situation se stabilise, mais l'avance Russe est
toujours nette plus au Sud, en Pologne et surtout en Galicie. Premières
attaques terrestres japonaises contre les Allemands à Tsingtao. Le Hela,
un aviso allemand effectuant des entraînement en principe en sûreté au
large de Heligoland, est coulé par le sous-marin britannique E-9 ; les
Allemands effectueront désormais leurs exercices en Baltique. En France,
première émission des bons de la défense nationale, des emprunts à 4%
d'intérêt auprès du grand public, qui continueront jusqu'à la fin de la
guerre.
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| Le front Ouest le 13 septembre. Les Allemands sont arrivés sur des positions de repli préparées à l'avance, les Français les poursuivant en ayant plus ou moins perdu le contact. On note des intervalles entre unités, signes de l'usure des troupes et de la nécessité de se reformer, et la position de trois divisions de cavalerie françaises (en bleu clair, vers Montdidier) menaçant le flanc Ouest des Allemands, sur l'Aisne. © http://www.carto1418.fr/ |
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mercredi 10 septembre 2014
10 septembre 1914 - Guerre de course
Retraite générale allemande depuis la Marne, notamment à l'Ouest et au
centre où leur offensive dans les marais de Saint-Gond a fini par être
stoppée. En particulier, la VIe armée française ne rencontre plus de
résistance sérieuse sur l'Ourcq, avance de 15 kilomètres et dégage
définitivement Paris. Les français commencent à contre-attaquer à Nancy.
Aux lacs Mazuriques en Prusse orientale, tout espoir de victoire des
russes est perdu : leur flanc Sud aurait pu déborder les Allemands, mais
ceux-ci ont reçu des renforts et les dépassent maintenant en tous
points. Le croiseur léger allemand Emden, basé à Tsingtao avant la
guerre, fait sa première victime en tant que corsaire dans l'Océan
Indien, le charbonnier grec Pontoporos.
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| Le SMS Emden photographié en janvier 1914, à Tsingtao. Domaine public. |
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samedi 6 septembre 2014
06 septembre 1914 - Bataille de la Marne
Maubeuge est submergée : cinq forts tombent dans la journée et les
Allemands sont aux portes de la ville. Les Français font sauter leur
arsenal à 22h, même s'ils continuent à se battre. Alors que les
Allemands atteignent Provins, le point le plus méridional de leur avance
en France, la VIe armée française arrête sa progression sur une ligne
allant de Bar-le-Duc à la Seine-et-Marne, et se prépare à lancer une
contre-attaque d'importance. Dans son ordre du jour,
Joffre demande à toutes les unités d'avancer, ou à défaut de tenir le
terrain quitte à se faire tuer sur place, mais de ne plus reculer. La
bataille de la Marne se divise en cinq fronts plus restreints, sur 225
km entre Paris et Verdun : d'Ouest en Est, l'Ourcq, les Deux Morins, les
Marais de Saint-Gond, Vitry et Revigny. Selon les cas, les unités
françaises sont toujours en train d'essayer de stopper les Allemands, ou
commencent déjà à contre-attaquer. A Nancy, la plupart des attaques
allemandes sont des échecs, surtout celles menées en masses compactes
musique en tête et fauchées par les mitrailleuses. Seule une division
française recule, ouvrant une brèche dangereuse. Les Serbes entrent en
Autriche dans la région de Syrmia. Combats dans la plaine de Tsavo, à la
frontière entre Afriques de l'Est britannique et allemande,
actuellement au Kenya. Première bataille air-mer de l'histoire à
Tsingtao : un hydravion japonais tente sans succès de bombarder deux
navires allemands.
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| Le front Ouest le 6 septembre. L'arc de cercle entre Paris et Verdun, constituant l'avancée extrême allemande et donc la bataille de la Marne, est bien visible, de même que les possibilités françaises d'attaque sur les flancs. La situation est stable en Lorraine. On devine Maubeuge assiégée à le frontière franco-belge, qui a pour intérêt d'immobiliser tout un corps d'armée allemand, de même que les unités allemandes au Nord de la carte qui tentent de prendre Anvers. © http://www.carto1418.fr/ |
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mardi 2 septembre 2014
02 septembre 1914 - Coup de faux
Maubeuge, totalement isolée sur la frontière belge, est toujours
lourdement bombardée. Les Allemands sont à 80 km à peine de Paris. Von
Moltke ordonne de pousser l'armée française à l'Est de Paris.
Conformément au plan Schlieffen, il ne vise pas la capitale mais compte
obliquer vers l'Est de la région parisienne pour prendre en "coup de
faux" toute l'armée française. Joffre, qui a remplacé les généraux qu'il
jugeait incompétents (le lendemain, Franchet d'Esperey
prendra la tête de la Ve armée à la place de Lanrezac), annonce qu'il
compte se rétablir sur la Seine et l'Aube, où il envoie déjà des
renforts. Fin de la bataille de Lemberg en Galice, les Autrichiens sont
défaits et perdent 130000 hommes. Ils ne semblent pas adaptés à la
guerre moderne et sont dépendants des Allemands. Les japonais débarquent
leurs troupes d'assaut à Tsingtao. La Chine proteste puisque les
Japonais débarquent sur son territoire alors qu'elle est neutre, mais ne
fait rien pour empêcher les opérations. Le gouvernement français est
installé en entier à Bordeaux.
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| Le plan Schlieffen dans sa version 1905. En 1914, le mouvement de la première armée, la plus à gauche, n'est pas appliqué. Le 2 septembre, les Allemands sont globalement sur l'Aisne. Domaine public. |
dimanche 31 août 2014
31 août 1914 - Contre-attaque au Cameroun
Les Allemands entrent à Compiègne ou encore à Noyon, Joffre abandonne
l'idée d'une défense sur la ligne Somme-Aisne. Le fort de Givet finit
par capituler : toute la garnison s'est sacrifiée dans une fortification
vieille de deux siècles, mais elle a retardé d'une semaine les troupes
allemandes devant passer par là. Fin de la bataille de Komarów en
Galicie : victoire Autrichienne écrasante, 20000 des meilleurs soldats
russes sont faits prisonniers, ce qui s'ajoute
au désastre de Tannenberg. Ceci étant, et malgré leur défaite à Gnila
Lipa la veille, les Autrichiens et Allemands sortiront un peu trop
confiants de cette période de victoires. Au Cameroun, une contre-attaque
allemande repousse les Britanniques de Garua. Les Japonais commencent à
bombarder les allemands dans Tsingtao et à creuser des tranchées
d'approche.
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| Des soldats camerounais et un officier allemand à Garua. La photographie n'est pas datée. Deutsche Kolonialgesellschaft, domaine public. |
mercredi 27 août 2014
27 août 1914 - Guerre en Chine
Alors que la retraite générale continue, Joffre espère pouvoir créer une
ligne d'arrêt sur un axe Amiens-Reims-Verdun ; il ordonne au général
Lanrezac, commandant la Ve armée à gauche du dispositif français, de
prendre de flanc les Allemands le 29 pour les empêcher de contourner son
armée. A Tannenberg, la première armée russe avance vers le Nord,
croyant à une retraite allemande vers Königsberg, et ne peut plus aider
la seconde. Celle-ci remonte elle-même vers
le Nord pour rejoindre la première qui n'y prête pas attention, et
s'enfonce dans le piège allemand. A Gnila Lipa, les Autrichiens sont
contraints de reculer avec de fortes pertes, mais les Russes doivent se
regrouper avant de pouvoir les poursuivre. Les Japonais, assistés des
Britanniques, mettent en place un siège naval et terrestre autour de la
position allemande de Tsingtao, en Chine.
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| Vues de la forteresse allemande à Tsingtao. Les photographies ne sont pas datées, mais datent certainement d'avant-guerre. Le Miroir, n°41, 6 septembre 1914, p.2. |
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