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dimanche 14 décembre 2014

14 décembre 1914 - SMS Cormoran

Premières actions françaises en Champagne et dans les Flandres, les résultats sont très limités. Les Britanniques progressent en Mésopotamie, atteignant la ville de Kotur.

Le SMS Cormoran, à une date inconnue. Il s'agit à l'origine d'un navire civil russe lancé en 1909 sous le nom de Riazan. Le corsaire allemand Emden en a fait sa première prise de guerre dès le 4 août 1914, le Riazan étant alors emmené à Tsingtao pour être converti en croiseur auxiliaire. Il ne parvient toutefois pas à réaliser de prise, et, faute de charbon, est contraint de faire escale à Guam le 14 décembre. Il est aussitôt interné par les américains, et se sabordera en 1917 lorsque ceux-ci entreront en guerre, pour éviter d'être intégré à leur flotte. Son épave est actuellement un site de plongée réputé. Domaine public.

vendredi 7 novembre 2014

07 novembre 1914 - Capitulation de Tsingtao

Deux armées autrichiennes traversent la Drina en force. Les Serbes sont très largement inférieurs en nombre et à court de munitions, et doivent reculer. Capitulation de Tsingtao face à l'assaut japonais. Les Alliés ont perdu 2000 hommes, contre 700 pour les Allemands, mais ils ont capturé 3600 soldats. Les Ottomans lancent leur contre-offensive contre les Russes dans le Caucase. En Mésopotamie, les Indiens avancent vers le fort de Fao en essuyant les tirs de celui-ci. Ils repoussent l'infanterie ottomane mais doivent se retrancher en attendant que leur artillerie lourde débarque.

Des marines allemands sur une position de repos pendant le siège de Tsingtao. © German Federal Archives, domaine public.

jeudi 6 novembre 2014

06 novembre 1914 - Mésopotamie

Le général d'Urbal considère que l'offensive allemande sur Ypres est brisée. En réalité, ceux-ci se préparent pour une grande offensive quatre jours plus tard. Les Autrichiens bombardent lourdement plusieurs villes Serbes le long de la Drina, en vue d'une offensive massive le lendemain. Les Japonais lancent leur assaut contre la forteresse de Tsingtao. Les Britanniques débarquent une brigade indienne à Fao en Mésopotamie ottomane (actuellement en Irak), au fond du Golfe persique. Il s'y trouve un fort, qui constitue le principal point d'appui ottoman dans la région. Mise en place du blocus économique de l'Allemagne.

Le Royal Warwickshire Regiment est amené par bus en renfort sur le secteur d'Ypres. Ils traversent ici le village de Dickebusch, le 6 novembre. © http://www.iwm.org.uk

dimanche 2 novembre 2014

02 novembre 1914 - Offensive dans le Caucase

Dans le secteur d'Ypres, les deux camps sont épuisés et doivent se reformer, se réapprovisionner et se renforcer. Le front devient relativement calme pour une semaine. Les Russes pénètrent à nouveau en Prusse orientale. La Russie et Serbie déclarent la guerre à l'Empire ottoman. Les Russes débutent en conséquence une offensive dans le Caucase. 8000 hommes de la force expéditionnaire indienne débarquent à Tanga, en Afrique orientale allemande. Le croiseur autrichien Kaiserin Elizabeth est coulé dans la rade de Tsingtao.

Une cérémonie d'hommage le 2 novembre à Villeroy. Cette ville de Seine-et-Marne a été le théâtre de très violents combats le 5 septembre, pendant la bataille de la Marne, au cours desquels Charles Péguy a été tué. Il s'agit du point extrême de l'avancée allemande vers Paris en 1914, au moins symboliquement. © http://www.delcampe.net

samedi 1 novembre 2014

01 novembre 1914 : Bataille de Coronel

A Ypres, les Allemands lancent de nouvelles attaques massives au petit matin pour déloger les Britanniques de leurs nouvelles lignes de défense. Ils y parviennent, les effectifs adverses étant très affaiblis, mais les Alliés se défendent bien et bombardent les positions qu'ils viennent de quitter pour causer un maximum de pertes aux Allemands qui les poursuivent. Au soir, les Allemands ont pris la ligne alliée mais n'ont plus assez de force pour poursuivre l'attaque, alors même que les Britanniques sont presque anéantis. Adolf Hitler, caporal de 25 ans servant comme messager, fait partie de l'attaque pendant laquelle son unité subit de très lourdes pertes. Il survit et gagne une Croix de Fer 2e classe, mais sortira particulièrement marqué par cette expérience. Bataille de Coronel : au large du Chili, une escadre de cinq navires commandée par von Spee rencontre par hasard quatre bâtiments britanniques. Cradock, le commandant britannique, suit les ordres de se battre jusqu'au bout alors que tous les éléments jouent contre lui : il doit certes trouver et détruire les Allemands, mais tous ses bâtiments sont obsolètes et il ne peut certainement rien faire contre l'escadre de von Spee au complet. Au final, les Britanniques perdent deux croiseurs et 1500 hommes dont Cradock, alors que les Allemands déplorent trois blessés. A Tsingtao, le fort Bismarck est réduit au silence.

Un groupe de soldats du 16e régiment de réserve bavarois pose avec leur mascotte. Adolf Hitler est à l'extrémité gauche, sous la croix blanche. La photographie n'est pas datée, mais est postérieure au 1er novembre 1914 puisque Hitler porte le ruban de la croix de fer. Domaine public.

vendredi 31 octobre 2014

31 octobre 1914 - Statu-quo par inondation

L'inondation, couvrant avec un mètre d'eau sur une largeur de deux à trois kilomètres, interrompt définitivement les opérations dans le secteur de l'Yser ; celles-ci se déroulent à présent uniquement autour d'Ypres. Dans ce secteur, les Britanniques lancent des contre-attaques coûteuses mais qui leur permettent de se replier pour se reformer sur des lignes plus solides dans certains secteurs. Fin de la bataille de la Vistule : les Allemands ont été repoussés sur leurs positions de départ. Cet échec n'empêche pas Hindenburg, nommé au passage commandant de l'ensemble du front Est, de planifier une nouvelle attaque avec le même objectif, Varsovie, pour dans dix jours. Les Britanniques se préparent à intervenir contre l'Empire ottoman. A Tsingtao, les Japonais et Britanniques commencent à bombarder directement le fort et à creuser des tranchées d'approche. En Angola, les Allemands attaquent par surprise à la mitrailleuse un avant-poste portugais, tuant huit soldats et un civil. Il s'agit du premier acte d'hostilité manifeste dans cette région. Le croiseur britannique Hermès est coulé par un sous-marin dans le pas de Calais.

Avis de décès d'un chasseur alpin tué au combat dans le secteur de Sainte-Marie-aux-Mines, le 31 octobre 1914. Comme on peut le constater, celui-ci n'a été envoyé, et donc la famille informée, qu'en janvier 1916. © http://www.romanshistorique.fr

vendredi 17 octobre 2014

17 octobre 1914 - Retraite à Varsovie

Sur le front de l'Yser, les Belges et Français résistent à Dixmude malgré de fortes pertes. Outre l'importance stratégique de ne plus reculer, l'opinion publique y voit également le symbole d'une défense héroïque. A Messines, les Britanniques ne parviennent pas à enlever les défenses allemandes. Les services de renseignement alliés détectent la présence d'une grande armée allemande au niveau de l'Yser, qui s'était constituée à leur insu. Malgré la proximité de Varsovie, les Allemands sont dépassés sur le front de la Vistule face aux renforts Russes, Hindenburg ordonne la retraite. Celle-ci s'effectue en bon ordre, et l'armée en profite pour ravager le terrain, dans une stratégie de terre brûlée. Le torpilleur allemand S-90 tente de forcer le blocus de Tsingtao : il coule d'une seule torpille le croiseur japonais Takachiho. Il est cependant incapable de remplir sa mission puisqu'il tombe en panne de carburant et doit être sabordé. Quatre destroyers allemands sont coulés dans la mer du Nord par une flottille britannique. Dans le même temps, deux sous-marins britanniques entrent pour la première fois en Baltique, alors que des sous-marins allemands tentent d'attaquer la base de Scapa Flow.

Le destroyer britannique HMS Loyal en mer du Nord, le 17 octobre. Il s'agit de l'un des bâtiments ayant participé à la destruction des destroyers allemands. Domaine public.

mercredi 15 octobre 2014

15 octobre 1914 - Jusqu'à la mer

Les troupes britanniques et allemandes entrent réellement en contact dans le secteur de Messines. Il apparaît assez clairement que les offensives qui se déroulent entre La Bassée et Ypres ne donnent pas de résultats importants. Au Nord d'Ypres, les armées Belges en retraite occupent une portion de front non encore stabilisée, mais qui atteint la mer : la ligne de front est donc presque complétée de la Suisse à la mer du Nord. En Belgique, les Allemands ont atteint la côte, et capturé Ostende et Zeebrugge. En Pologne, les Allemands stoppés et les Russes se battent pour Varsovie. A Tsingtao, les non-combattants sont autorisés à quitter la ville, la situation commence à devenir critique pour les Allemands. Le croiseur britannique Hawke est coulé par le sous-marin allemand U-9.

Un détachement d'infanterie de marine allemand défile dans Ostende. © http://www.rtbf.be

dimanche 28 septembre 2014

28 septembre 1914 - Croix noires

L'artillerie lourde commence à tirer sur quelques forts d'Anvers ; son effet est immédiat : au fort de Sint-Katelijne-Waver, le principal visé, les obus de 420 mm percent les 2,50 m de béton en endommagent fortement l'infrastructure. A Albert, les Français parviennent à stopper les Allemands et à établir une ligne défensive. Les Allemands appliquent pour la première fois la croix pattée - sur leurs avions, alors qu'ils se contentaient auparavant d'une bande noire sur l'aile. Les alliés n'ont pas encore de signe distinctif comparable. Les Russes avancent toujours en Pologne et en Galicie. La Turquie ferme le détroit des Dardanelles aux pays de l'Entente. A Tsingtao, la canonnière allemande Jaguar coule le croiseur japonais Takashio, dans une tentative pour briser le blocus du port. Les britanniques commencent les préparatifs pour envoyer une force, composée de soldats indiens, au Moyen-Orient. Procès des assassins de l'archiduc à Sarajevo.

Des soldats allemands transportent une aile de biplan sur laquelle apparaît la nouvelle croix pattée. La photographie a été prise à Saint-Quentin et n'est pas datée. Cet insigne restera en usage jusqu'en avril 1918, avant d'être remplacé par une "croix balkanique" aux branches droites qui servira jusqu'à l'adoption de l'emblème nazi. La croix pattée est de nouveau utilisée par l'armée allemande (de l'Ouest puis réunifiée) depuis 1955. © http://avaxnews.net/

mardi 23 septembre 2014

23 septembre 1914 - Bataille de Picardie

Les Allemands, n'ayant que peu de défenses dans ce secteur à l'extrémité de la ligne de front, sont bousculés en Picardie. A Saint-Mihiel, le fort du Camp des Romains est pilonné et fortement endommagé ; l'infanterie allemande attaque immédiatement et atteint la lisière de la ville. Des troupes britanniques viennent renforcer les Japonais devant Tsingtao.

Les attaques sur Saint-Mihiel entre le 23 et le 25 septembre. Entre Toul et Verdun, distantes de 75 km, la Meuse est flanquée d'une hauteur appelée les Hauts-de-Meuse et garnie d'une demi-douzaine de forts. Il s'agit de fortifications type Séré de Rivière, datant de 1880 et pour la plupart non modernisées depuis. La ville de Saint-Mihiel est située au milieu de cette ligne, et défendue par le fort du Camp des Romains. © http://www.sambre-marne-yser.be/

samedi 13 septembre 2014

13 septembre 1914 - Positions défensives

Les Belges sont repoussés à l'intérieur de la place d'Anvers. Les Allemands, laissant Amiens aux Français, retraitent pour se fixer sur l’Aisne, la Vesle et la Suippe, mettant en place les premiers réseaux de tranchées. L'Argonne est un de leurs principaux points d'appui, notamment le plateau de Craonne connu sous le nom de Chemin des Dames. L'Aisne est un point crucial car il s'agit de l'extrémité occidentale de la ligne de front : les Alliés veulent en profiter pour passer plus à l'Ouest encore et contourner les lignes allemandes. Depuis Nancy, les Français reprennent Pont-à-Mousson sans combat et poussent jusqu'à la frontière allemande. Les Allemands se retranchent sur la Seille, fixant le front à cet endroit pour les quatre années suivantes. Fin de la bataille des lacs Mazuriques : les Russes sont parvenus à s'échapper, ayant perdu un quart de leur demi-million d'hommes. Ils sont donc repoussés en Russie, mettant fin à leur invasion de la Prusse orientale. Ils se replient dans des forts à la frontière, autour du Niemen et la situation se stabilise, mais l'avance Russe est toujours nette plus au Sud, en Pologne et surtout en Galicie. Premières attaques terrestres japonaises contre les Allemands à Tsingtao. Le Hela, un aviso allemand effectuant des entraînement en principe en sûreté au large de Heligoland, est coulé par le sous-marin britannique E-9 ; les Allemands effectueront désormais leurs exercices en Baltique. En France, première émission des bons de la défense nationale, des emprunts à 4% d'intérêt auprès du grand public, qui continueront jusqu'à la fin de la guerre.

Le front Ouest le 13 septembre. Les Allemands sont arrivés sur des positions de repli préparées à l'avance, les Français les poursuivant en ayant plus ou moins perdu le contact. On note des intervalles entre unités, signes de l'usure des troupes et de la nécessité de se reformer, et la position de trois divisions de cavalerie françaises (en bleu clair, vers Montdidier) menaçant le flanc Ouest des Allemands, sur l'Aisne. © http://www.carto1418.fr/

mercredi 10 septembre 2014

10 septembre 1914 - Guerre de course

Retraite générale allemande depuis la Marne, notamment à l'Ouest et au centre où leur offensive dans les marais de Saint-Gond a fini par être stoppée. En particulier, la VIe armée française ne rencontre plus de résistance sérieuse sur l'Ourcq, avance de 15 kilomètres et dégage définitivement Paris. Les français commencent à contre-attaquer à Nancy. Aux lacs Mazuriques en Prusse orientale, tout espoir de victoire des russes est perdu : leur flanc Sud aurait pu déborder les Allemands, mais ceux-ci ont reçu des renforts et les dépassent maintenant en tous points. Le croiseur léger allemand Emden, basé à Tsingtao avant la guerre, fait sa première victime en tant que corsaire dans l'Océan Indien, le charbonnier grec Pontoporos.

Le SMS Emden photographié en janvier 1914, à Tsingtao. Domaine public.

samedi 6 septembre 2014

06 septembre 1914 - Bataille de la Marne

Maubeuge est submergée : cinq forts tombent dans la journée et les Allemands sont aux portes de la ville. Les Français font sauter leur arsenal à 22h, même s'ils continuent à se battre. Alors que les Allemands atteignent Provins, le point le plus méridional de leur avance en France, la VIe armée française arrête sa progression sur une ligne allant de Bar-le-Duc à la Seine-et-Marne, et se prépare à lancer une contre-attaque d'importance. Dans son ordre du jour, Joffre demande à toutes les unités d'avancer, ou à défaut de tenir le terrain quitte à se faire tuer sur place, mais de ne plus reculer. La bataille de la Marne se divise en cinq fronts plus restreints, sur 225 km entre Paris et Verdun : d'Ouest en Est, l'Ourcq, les Deux Morins, les Marais de Saint-Gond, Vitry et Revigny. Selon les cas, les unités françaises sont toujours en train d'essayer de stopper les Allemands, ou commencent déjà à contre-attaquer. A Nancy, la plupart des attaques allemandes sont des échecs, surtout celles menées en masses compactes musique en tête et fauchées par les mitrailleuses. Seule une division française recule, ouvrant une brèche dangereuse. Les Serbes entrent en Autriche dans la région de Syrmia. Combats dans la plaine de Tsavo, à la frontière entre Afriques de l'Est britannique et allemande, actuellement au Kenya. Première bataille air-mer de l'histoire à Tsingtao : un hydravion japonais tente sans succès de bombarder deux navires allemands.

Le front Ouest le 6 septembre. L'arc de cercle entre Paris et Verdun, constituant l'avancée extrême allemande et donc la bataille de la Marne, est bien visible, de même que les possibilités françaises d'attaque sur les flancs. La situation est stable en Lorraine. On devine Maubeuge assiégée à le frontière franco-belge, qui a pour intérêt d'immobiliser tout un corps d'armée allemand, de même que les unités allemandes au Nord de la carte qui tentent de prendre Anvers. © http://www.carto1418.fr/

mardi 2 septembre 2014

02 septembre 1914 - Coup de faux

Maubeuge, totalement isolée sur la frontière belge, est toujours lourdement bombardée. Les Allemands sont à 80 km à peine de Paris. Von Moltke ordonne de pousser l'armée française à l'Est de Paris. Conformément au plan Schlieffen, il ne vise pas la capitale mais compte obliquer vers l'Est de la région parisienne pour prendre en "coup de faux" toute l'armée française. Joffre, qui a remplacé les généraux qu'il jugeait incompétents (le lendemain, Franchet d'Esperey prendra la tête de la Ve armée à la place de Lanrezac), annonce qu'il compte se rétablir sur la Seine et l'Aube, où il envoie déjà des renforts. Fin de la bataille de Lemberg en Galice, les Autrichiens sont défaits et perdent 130000 hommes. Ils ne semblent pas adaptés à la guerre moderne et sont dépendants des Allemands. Les japonais débarquent leurs troupes d'assaut à Tsingtao. La Chine proteste puisque les Japonais débarquent sur son territoire alors qu'elle est neutre, mais ne fait rien pour empêcher les opérations. Le gouvernement français est installé en entier à Bordeaux.
Le plan Schlieffen dans sa version 1905. En 1914, le mouvement de la première armée, la plus à gauche, n'est pas appliqué. Le 2 septembre, les Allemands sont globalement sur l'Aisne. Domaine public.

dimanche 31 août 2014

31 août 1914 - Contre-attaque au Cameroun

Les Allemands entrent à Compiègne ou encore à Noyon, Joffre abandonne l'idée d'une défense sur la ligne Somme-Aisne. Le fort de Givet finit par capituler : toute la garnison s'est sacrifiée dans une fortification vieille de deux siècles, mais elle a retardé d'une semaine les troupes allemandes devant passer par là. Fin de la bataille de Komarów en Galicie : victoire Autrichienne écrasante, 20000 des meilleurs soldats russes sont faits prisonniers, ce qui s'ajoute au désastre de Tannenberg. Ceci étant, et malgré leur défaite à Gnila Lipa la veille, les Autrichiens et Allemands sortiront un peu trop confiants de cette période de victoires. Au Cameroun, une contre-attaque allemande repousse les Britanniques de Garua. Les Japonais commencent à bombarder les allemands dans Tsingtao et à creuser des tranchées d'approche.

Des soldats camerounais et un officier allemand à Garua. La photographie n'est pas datée. Deutsche Kolonialgesellschaft, domaine public.

mercredi 27 août 2014

27 août 1914 - Guerre en Chine

Alors que la retraite générale continue, Joffre espère pouvoir créer une ligne d'arrêt sur un axe Amiens-Reims-Verdun ; il ordonne au général Lanrezac, commandant la Ve armée à gauche du dispositif français, de prendre de flanc les Allemands le 29 pour les empêcher de contourner son armée. A Tannenberg, la première armée russe avance vers le Nord, croyant à une retraite allemande vers Königsberg, et ne peut plus aider la seconde. Celle-ci remonte elle-même vers le Nord pour rejoindre la première qui n'y prête pas attention, et s'enfonce dans le piège allemand. A Gnila Lipa, les Autrichiens sont contraints de reculer avec de fortes pertes, mais les Russes doivent se regrouper avant de pouvoir les poursuivre. Les Japonais, assistés des Britanniques, mettent en place un siège naval et terrestre autour de la position allemande de Tsingtao, en Chine.

Vues de la forteresse allemande à Tsingtao. Les photographies ne sont pas datées, mais datent certainement d'avant-guerre. Le Miroir, n°41, 6 septembre 1914, p.2.