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mercredi 13 mai 2015

13 mai 1915 - Goliath vs. Muâvenet-i Millîye

Les Alliés font quelques progrès en Artois, notamment grâce à un repli tactique allemand, mais plus aucune avancée importante n'est réalisée dans les jours qui suivent. Le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères italiens démissionnent, laissant au roi la décision de déclarer la guerre. Celui-ci les rappelle. Dans les Dardanelles, le cuirassé britannique HMS Goliath est coulé par le destroyer ottoman Muâvenet-i Millîye. François Bihouise, soldat du 88e RI, est fusillé pour l'exemple à Maizy (Aisne).

Le HMS Goliath, à une date inconnue. Imperial War Museum, domaine public.

mercredi 18 mars 2015

18 mars 1915 - Fiasco aux Dardanelles

Nouvelle offensive françaises aux Eparges. La première ligne allemande est prise, mais la seconde est trop proche pour pouvoir être bombardée par l'artillerie sans toucher les fantassins, et l'assaut s'arrête là. Première attaque d'importance sur les Dardanelles, la flotte franco-britannique comprenant 18 navires de bataille, auxquels s'ajoutent des croiseurs et destroyers. Celle-ci est un fiasco : les démineurs, pilotés par des civils, sont pris sous le feu des ottomans et battent rapidement en retraite, sans avoir beaucoup nettoyé le champ de mine. Les navires britanniques Irresistible et Inflexible sont gravement endommagés par les mines, et le français Bouvet explose avec tout son équipage. Trois autres navires sont également perdus, et toute la flotte fait machine arrière. Les pertes en matériel ne sont pas trop graves, car il s'agit de vieux bâtiments obsolètes, mais il ne sera plus question de tenter de forcer le détroit uniquement par mer, un débarquement étant alors prévu pour fin avril. Accord entre la Grande-Bretagne, la France et la Russie sur le futur partage de l'empire ottoman, qui deviendra caduc lorsque la Russie conclura une paix séparée avec l'Allemagne.

L'Irresistible en train de couler. Après l'explosion de la mine, il dérive vers le rivage, sous le feu des canons ottomans. L'équipage est alors transféré sur l'Ocean, qui heurte lui-même une mine peu après. Au final, les deux équipages pourront être en grande partie sauvés. Domaine public.

vendredi 17 octobre 2014

17 octobre 1914 - Retraite à Varsovie

Sur le front de l'Yser, les Belges et Français résistent à Dixmude malgré de fortes pertes. Outre l'importance stratégique de ne plus reculer, l'opinion publique y voit également le symbole d'une défense héroïque. A Messines, les Britanniques ne parviennent pas à enlever les défenses allemandes. Les services de renseignement alliés détectent la présence d'une grande armée allemande au niveau de l'Yser, qui s'était constituée à leur insu. Malgré la proximité de Varsovie, les Allemands sont dépassés sur le front de la Vistule face aux renforts Russes, Hindenburg ordonne la retraite. Celle-ci s'effectue en bon ordre, et l'armée en profite pour ravager le terrain, dans une stratégie de terre brûlée. Le torpilleur allemand S-90 tente de forcer le blocus de Tsingtao : il coule d'une seule torpille le croiseur japonais Takachiho. Il est cependant incapable de remplir sa mission puisqu'il tombe en panne de carburant et doit être sabordé. Quatre destroyers allemands sont coulés dans la mer du Nord par une flottille britannique. Dans le même temps, deux sous-marins britanniques entrent pour la première fois en Baltique, alors que des sous-marins allemands tentent d'attaquer la base de Scapa Flow.

Le destroyer britannique HMS Loyal en mer du Nord, le 17 octobre. Il s'agit de l'un des bâtiments ayant participé à la destruction des destroyers allemands. Domaine public.