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mardi 11 novembre 2014

11 novembre 1914 - Diversion à Łódź

L'attaque allemande sur Ypres se concentre sur Nonnebosschen et le Bois du Polygone, avec la prise de Dixmude par les Allemands. Les Britanniques ont du abandonner leurs premières lignes et n'arrivent pas à les reprendre, d'autant que certaines unités sont presque entièrement anéanties, mais ils ont pu s'aménager des points de résistance en arrière, que les Allemands ne parviennent pas à enlever. Hindenburg, qui a pu rassembler ses troupes depuis une semaine, lance une grande contre-offensive sur Łódź, en Pologne, pour briser l'avance Russe. Il met en déroute tout un corps d'armée russe et capture 12000 prisonniers. Les Russes arrêtent en conséquence leur offensive en Silésie pour pouvoir renforcer le front de Pologne. La retraite serbe s'accentue, car ils ont sous-estimé les Autrichiens : même sans contrôler les voies de chemin de fer, ceux-ci parviennent à faire acheminer leur approvisionnement par route, et même leur artillerie lourde. Les Serbes sont obligés de détruire les ponts derrière eux et d'abandonner tout leur matériel lourd. La France essaie de leur faire parvenir des fournitures et munitions. Dans le monde musulman, le Jihad est déclaré contre les Alliés.

Des blessés autrichiens arrivent en gare de Ljubljana (actuellement en Slovénie), le 11 novembre. Ilustrirani glasnik, 17/12/1914. © http://sistory.eu

lundi 10 novembre 2014

10 novembre 1914 - Repli stratégique

Les Allemands lancent une nouvelle attaque d'envergure à Ypres : ils bombardent lourdement les positions alliées, notamment Dixmude, et sont encore en supériorité numérique. Cependant, ils n'ont pas fondamentalement changé leur tactique d'attaque, toujours en ordre serré. Les Serbes effectuent un repli stratégique, leur idée étant de laisser les Autrichiens s'enfoncer dans leur territoire tout en conservant le contrôle des voies de chemin de fer, afin de les couper de leurs lignes de ravitaillement.

Des canons de 75 mm serbes (d'origine française) capturés par les troupes autrichiennes pendant l'offensive. Library of Congress, domaine public.

lundi 3 novembre 2014

03 novembre 1914 - Bataille de Tanga

Dans le secteur d'Ypres, quelques attaques allemandes sont de nouveau lancées sur Dixmude, qui résiste. Les Britanniques minent la mer du Nord qu'ils déclarent "zone de guerre". Face à la faiblesse numérique de leur armée de terre, ils doivent en effet compter sur leur marine pour se défendre et établir un blocus offensif. Ils ramènent justement celle-ci à Scapa Flow, alors que le même jour les Allemands mènent leur premier raid naval contre les côtés britanniques, près de Yarmouth. Les Russes avancent toujours en Pologne. Les Britanniques bombardent des forts ottomans à l'entrée du détroit des Dardanelles. Les indiens ayant débarqué en Afrique orientale allemande prennent la ville de Tanga avant de se déplacer sur Longido. Les Allemands sont trois fois moins nombreux qu'eux mais bien retranchés sur les pentes du Kilimanjaro ; ils parviennent de plus à mettre en déroute la colonne de ravitaillement britannique. Ceux-ci se replient donc sur Tanga.

L'escadre de l'amiral von Spee quitte le port de Valparaiso, au Chili, à la suite de la bataille de Coronel. Les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau sont en tête, au fond de l'image. Domaine public.

vendredi 24 octobre 2014

24 octobre 1914 - Bois du Polygone

A Ypres, les Alliés essaient à nouveau de percer, dans le Bois du Polygone, encore une fois sans résultat probant ni pour eux, ni pour la contre-attaque allemande. Les combats sont toujours aussi violents sur l'Yser, avec des troupes fraîches côté allemand : quinze assauts sur Dixmude sont repoussés. En Afrique du Sud, la rébellion Maritz subit son premier revers important, son chef partant se réfugier dans la colonie allemande voisine. Fondation des Northern Rhodesia Rifles, à partir de volontaires britanniques inscrits dans les clubs de tir de Rhodésie.

Une évocation des inondations causées par l'ouverture des vannes dans le secteur de l'Yser, pour freiner l'avancée allemande. © http://www.14-18.bruxelles.be

mardi 21 octobre 2014

21 octobre 1914 - Réponse aux professeurs allemands

Certains éléments allemands parviennent à passer l'Yser dans la nuit du 21 au 22, alors que Dixmude est toujours lourdement bombardée. Les alliés ouvrent des vannes dans les polders pour inonder du terrain et freiner l'avancée allemande. A Ypres, les Allemands lancent une nouvelle attaque, plus violente encore que celle de la veille. Les Russes causent de lourdes pertes aux Allemands ayant passé la Vistule. Les Alliés se replient pour chercher une position plus tenable. Une réponse au "manifeste des 93" allemand est signée par 120 professeurs britanniques.

Publication dans le New York Times d'un compte-rendu du texte des professeurs britanniques. New York Times, 21 octobre 1914.

samedi 18 octobre 2014

18 octobre 1914 - Offensive sur Dixmude

Les Allemands débutent une offensive visant à repousser le front pour prendre les ports de Calais, Boulogne et Dunkerque, par lesquels sont acheminés les renforts anglais. Ils attaquent violemment au Sud d'Arras ainsi qu'entre Dixmude et la mer, et ce pendant 3 jours sans se soucier des pertes. Les alliés se défendent vigoureusement, lançant des contre-attaques et appuyés par des bateaux croisant au large. L'attaque britannique sur Messines est définitivement stoppée par les Allemands. A Armentières, le même scénario se déroulent, et les alliés commencent à s'enterrer. Des navires de guerre britanniques bombardent Ostende ; la flotte quitte Scapa Flow pour passer sur la côte Ouest de l'Ecosse. Les Autrichiens échouent à passer la rivière San en Galicie. Deux soldats sont fusillés pour mutilation volontaire alors qu'ils avaient été blessés au combat, et seront réhabilités en 1933 et 1934. L'un d'eux, François-Marie Laurent, n'a même pas pu tenter de se défendre puisqu'il ne parle que le breton.

Le front Ouest le 18 octobre. On aperçoit bien les deux armées allant jusqu'à la mer, avec les unités belge, en vert, à l'extrémité du front, et les Britanniques en orange autour d'Ypres. Les unités alliés semblent toutefois relativement désorganisées, alors qu'une importante armée allemande est massée juste devant. © http://www.carto1418.fr/


vendredi 17 octobre 2014

17 octobre 1914 - Retraite à Varsovie

Sur le front de l'Yser, les Belges et Français résistent à Dixmude malgré de fortes pertes. Outre l'importance stratégique de ne plus reculer, l'opinion publique y voit également le symbole d'une défense héroïque. A Messines, les Britanniques ne parviennent pas à enlever les défenses allemandes. Les services de renseignement alliés détectent la présence d'une grande armée allemande au niveau de l'Yser, qui s'était constituée à leur insu. Malgré la proximité de Varsovie, les Allemands sont dépassés sur le front de la Vistule face aux renforts Russes, Hindenburg ordonne la retraite. Celle-ci s'effectue en bon ordre, et l'armée en profite pour ravager le terrain, dans une stratégie de terre brûlée. Le torpilleur allemand S-90 tente de forcer le blocus de Tsingtao : il coule d'une seule torpille le croiseur japonais Takachiho. Il est cependant incapable de remplir sa mission puisqu'il tombe en panne de carburant et doit être sabordé. Quatre destroyers allemands sont coulés dans la mer du Nord par une flottille britannique. Dans le même temps, deux sous-marins britanniques entrent pour la première fois en Baltique, alors que des sous-marins allemands tentent d'attaquer la base de Scapa Flow.

Le destroyer britannique HMS Loyal en mer du Nord, le 17 octobre. Il s'agit de l'un des bâtiments ayant participé à la destruction des destroyers allemands. Domaine public.

jeudi 16 octobre 2014

16 octobre 1914 - Bataille de l'Yser

Les Allemands ont rattrapé les Belges qui se replient dans le secteur de l'Yser. Le combat s'engage à Dixmude, à 15 km de la frontière. A La Bassée, et pendant cinq jours, les deux camps reçoivent des renforts importants et lancent des attaques, dont aucune ne remporte de succès décisif. A Messines, la cavalerie britannique lance une attaque générale sur la Lys. Les Allemands sont à 10 km de Varsovie, les Russes sont prêts à évacuer. Les premières unités néo-zélandaises quittent leur pays pour la France. Les Australiens feront de même le lendemain. Deux soldats français sont fusillés pour l'exemple.

Une carte postale datée du 16 octobre 1914 : Gustave Fabre, caporal à la 1ère division marocaine, et dans le civil négociant en bestiaux dans le Var, écrit environ deux fois par semaine à sa famille. A cette date, il se trouve à Verzenay, près de Reims. © http://memoires-de-guerres.var.fr