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| Avis de décès d'un chasseur alpin tué au combat dans le secteur de Sainte-Marie-aux-Mines, le 31 octobre 1914. Comme on peut le constater, celui-ci n'a été envoyé, et donc la famille informée, qu'en janvier 1916. © http://www.romanshistorique.fr |
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vendredi 31 octobre 2014
31 octobre 1914 - Statu-quo par inondation
L'inondation, couvrant avec un mètre d'eau sur une largeur de deux à
trois kilomètres, interrompt définitivement les opérations dans le
secteur de l'Yser ; celles-ci se déroulent à présent uniquement autour
d'Ypres. Dans ce secteur, les Britanniques lancent des contre-attaques
coûteuses mais qui leur permettent de se replier pour se reformer sur
des lignes plus solides dans certains secteurs. Fin de la bataille de la
Vistule : les Allemands ont été repoussés
sur leurs positions de départ. Cet échec n'empêche pas Hindenburg,
nommé au passage commandant de l'ensemble du front Est, de planifier une
nouvelle attaque avec le même objectif, Varsovie, pour dans dix jours.
Les Britanniques se préparent à intervenir contre l'Empire ottoman. A
Tsingtao, les Japonais et Britanniques commencent à bombarder
directement le fort et à creuser des tranchées d'approche. En Angola,
les Allemands attaquent par surprise à la mitrailleuse un avant-poste
portugais, tuant huit soldats et un civil. Il s'agit du premier acte
d'hostilité manifeste dans cette région. Le croiseur britannique Hermès
est coulé par un sous-marin dans le pas de Calais.
jeudi 30 octobre 2014
30 octobre 1914 - Drapeaux
Sur l'Yser, les Allemands tentent à nouveau d'attaquer mais sans
résultat probant, à cause de l'inondation. Ils se replient dans la nuit.
A Ypres, les Allemands tentent d'exploiter leur succès pour percer
définitivement les lignes alliées : ils commencent à bombarder les
unités britanniques à 6h, lesquelles se retrouvent souvent isolées à se
battre seules pour leur survie. A 10h, les Allemands prennent
Zandvoorde, et ils continuent d'avancer le reste de la journée.
Ils font également pression le long de l'Aisne. Les Russes progressent
de nouveau en Galicie, et continuent en Pologne. Les Autrichiens
commencent à refaire quelques progrès face aux Serbes sur la Drina. Les
deux navires ottomans continuent à bombarder les ports Russes en mer
Noire, notamment Sébastopol. La Grande-Bretagne et la France durcissent
leurs relations diplomatiques avec ce pays et lui envoient un ultimatum.
En Afrique de l'Est, le croiseur corsaire allemand Königsberg s'était
dissimulé dans la rivière Rufiji depuis un mois, le temps d'amasser
assez de charbon pour rentrer en Allemagne ; les Britanniques le
localisent enfin le 30 octobre et s'organisent pour pouvoir le couler.
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| Sept drapeaux allemands pris depuis le début de la guerre sont exposés dans la chapelle des Invalides, à Paris. Photographie de presse, agence Rol. |
mercredi 29 octobre 2014
29 octobre 1914 - Offensive d'Ypres
Les Alliés ouvrent une troisième et dernières série de vannes pour
compléter l'inondation de la plaine de l'Yser. A Ypres, les Allemands
lancent une grande offensive à 5h30, en plein brouillard, qui prend les
Britanniques totalement au dépourvu. Pourtant, les Allemands ne
perçoivent pas à quel point les défenses sont faibles et n'exploitent
pas réellement leur avantage : ils ne commencent l'exploitation de la
brèche qu'à 11h30, et avec peu de coordination. Les
Britanniques tentent de s'organiser pour résister, même s'il ne leur
reste que très peu de forces. Entrée en guerre de l'Empire ottoman
contre la Russie : les croiseurs Goeben et Breslau, auparavant allemands
et cédés à la marine ottomane le 16 août, bombardent le port d'Odessa
en mer Noire.
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| Un camion allemand roule difficilement dans la plaine de l'Yser inondée. © http://www.lesoir.be |
lundi 27 octobre 2014
27 octobre 1914 - De Kindermord
Dans le secteur de l'Yser, l'eau commence à monter, mais le débit des
vannes ouvertes reste limité. Les allemands, sous l'oeil de Guillaume II
venu personnellement assister aux opérations, relancent la bataille
d'Ypres en engageant neuf nouvelles divisions d'un coup. Celles-ci sont
composées en grande partie d'unités de réserve encore en cours de
formation, composées en majorité de très jeunes gens (17 ans pour les
plus jeunes) totalement inexpérimentés et attaquant à découvert. Le
massacre qui en résulte a été appelé "De Kindermord" ("le massacre des
innocents"). Premier numéro de La Gazette des Ardennes, journal sous
contrôle allemand diffusé dans les régions françaises occupées.
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| Éditorial du premier numéro de la Gazette des Ardennes. © http://raymond57ri.canalblog.com |
dimanche 26 octobre 2014
26 octobre 1914 - Inondation
Sur l'Yser, la situation devient désespérée et l'artillerie belge n'a
presque plus de munitions. Toutefois, suite à l'ouverture de nouvelles
vannes, l’inondation générale débute et les Allemands commencent à
s'enliser. Face à ce constat, ils décident de reporter leurs troupes sur
Ypres pour lancer une grande attaque dès le lendemain. Les Allemands
s'avancent discrètement en Angola portugais, alors que les Français
progressent au Cameroun allemand.
samedi 25 octobre 2014
25 octobre 1914 - Maître éclusier
Le roi des Belges Albert Ier prend la décision d’inonder totalement le
secteur de l'Yser pour bloquer la progression allemande dans ce secteur.
Il faut recourir au maître éclusier Karel Cogge, âgé de 60 ans, pour
évaluer les possibilités techniques et manœuvrer les vannes. Les
Allemands continuent leurs assauts sur toute la ligne de front de La
Bassée à la mer, sans résultat. Ils retraitent totalement face aux
Russes en Pologne. Les Ottomans, pour l'instant neutres, prévoient d'attaquer les ports russes en mer Noire d'ici peu de temps.
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| Le front Ouest le 25 octobre. Le front est complété, en particulier dans le secteur de l'Yser. Malgré les offensives de part et d'autre, il n'y aura plus aucun changement notable dans la ligne de front jusqu'au 21 mars 1918, date de la reprise de la guerre de mouvement sur une partie de la ligne, menant à la seconde bataille de la Marne. © http://www.carto1418.fr/ |
vendredi 24 octobre 2014
24 octobre 1914 - Bois du Polygone
A Ypres, les Alliés essaient à nouveau de percer, dans le Bois du
Polygone, encore une fois sans résultat probant ni pour eux, ni pour la
contre-attaque allemande. Les combats sont toujours aussi violents sur
l'Yser, avec des troupes fraîches côté allemand : quinze assauts sur
Dixmude sont repoussés. En Afrique du Sud, la rébellion Maritz subit son
premier revers important, son chef partant se réfugier dans la colonie
allemande voisine. Fondation des Northern Rhodesia Rifles, à partir de
volontaires britanniques inscrits dans les clubs de tir de Rhodésie.
| Une évocation des inondations causées par l'ouverture des vannes dans le secteur de l'Yser, pour freiner l'avancée allemande. © http://www.14-18.bruxelles.be |
jeudi 23 octobre 2014
23 octobre 1914 - Bousculade sur l'Yser
Les français sont malmenés sur tous les points dans le secteur de
l'Yser. Ils reculent également à La Bassée. Les Russes avancent de
nouveau clairement sur l'ensemble du front polonais. Un nouveau
manifeste allemand est publié, signé par 3000 professeurs allemands.
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| Une carte postale tamponnée le 23 octobre, aux Arcs, dans le Var. Même dans cette région éloignée de la guerre, on envoie des cartes postales patriotiques. © http://memoires-de-guerres.var.fr |
mardi 21 octobre 2014
21 octobre 1914 - Réponse aux professeurs allemands
Certains éléments allemands parviennent à passer l'Yser dans la nuit du
21 au 22, alors que Dixmude est toujours lourdement bombardée. Les
alliés ouvrent des vannes dans les polders pour inonder du terrain et
freiner l'avancée allemande. A Ypres, les Allemands lancent une nouvelle
attaque, plus violente encore que celle de la veille. Les Russes
causent de lourdes pertes aux Allemands ayant passé la Vistule. Les
Alliés se replient pour chercher une position plus tenable. Une réponse
au "manifeste des 93" allemand est signée par 120 professeurs
britanniques.
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| Publication dans le New York Times d'un compte-rendu du texte des professeurs britanniques. New York Times, 21 octobre 1914. |
dimanche 19 octobre 2014
19 octobre 1914 - Course à la mer
Début de la "course à la mer" à proprement parler : il s'agit
d'atteindre le plus vite possible des ports de Dunkerque,
Boulogne-sur-Mer et Calais. Les alliés ont érigé pour se défendre des
tranchées faites de sacs de terre, le terrain humide empêchant de
creuser, par exemple à La Bassée. Les britanniques sont installés à
Ypres, en Belgique ; ils sont peu nombreux mais il s'agit de soldats
professionnels, qui peuvent tirer partie des possibilités de retranchement
en zone urbaine. En face, les Allemands, pour pouvoir disposer d'une
armée nombreuse (ils sont à 6 contre 1 par rapport aux Alliés), ont fait
appel à de jeunes recrues (17 ans pour certains), inexpérimentées et
qui attaqueront à terrain découvert. Les premières unités indiennes
arrivent dans les Flandres. Un petit détachement allemand entre sans
autorisation en Angola portugais et est arrêté.
vendredi 17 octobre 2014
17 octobre 1914 - Retraite à Varsovie
Sur le front de l'Yser, les Belges et Français résistent à Dixmude
malgré de fortes pertes. Outre l'importance stratégique de ne plus
reculer, l'opinion publique y voit également le symbole d'une défense
héroïque. A Messines, les Britanniques ne parviennent pas à enlever les
défenses allemandes. Les services de renseignement alliés détectent la
présence d'une grande armée allemande au niveau de l'Yser, qui s'était
constituée à leur insu. Malgré la proximité de
Varsovie, les Allemands sont dépassés sur le front de la Vistule face
aux renforts Russes, Hindenburg ordonne la retraite. Celle-ci s'effectue
en bon ordre, et l'armée en profite pour ravager le terrain, dans une
stratégie de terre brûlée. Le torpilleur allemand S-90 tente de forcer
le blocus de Tsingtao : il coule d'une seule torpille le croiseur
japonais Takachiho. Il est cependant incapable de remplir sa mission
puisqu'il tombe en panne de carburant et doit être sabordé. Quatre
destroyers allemands sont coulés dans la mer du Nord par une flottille
britannique. Dans le même temps, deux sous-marins britanniques entrent
pour la première fois en Baltique, alors que des sous-marins allemands
tentent d'attaquer la base de Scapa Flow.
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| Le destroyer britannique HMS Loyal en mer du Nord, le 17 octobre. Il s'agit de l'un des bâtiments ayant participé à la destruction des destroyers allemands. Domaine public. |
jeudi 16 octobre 2014
16 octobre 1914 - Bataille de l'Yser
Les Allemands ont rattrapé les Belges qui se replient dans le secteur de
l'Yser. Le combat s'engage à Dixmude, à 15 km de la frontière. A La
Bassée, et pendant cinq jours, les deux camps reçoivent des renforts
importants et lancent des attaques, dont aucune ne remporte de succès
décisif. A Messines, la cavalerie britannique lance une attaque générale
sur la Lys. Les Allemands sont à 10 km de Varsovie, les Russes sont
prêts à évacuer. Les premières unités néo-zélandaises
quittent leur pays pour la France. Les Australiens feront de même le
lendemain. Deux soldats français sont fusillés pour l'exemple.
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| Une carte postale datée du 16 octobre 1914 : Gustave Fabre, caporal à la 1ère division marocaine, et dans le civil négociant en bestiaux dans le Var, écrit environ deux fois par semaine à sa famille. A cette date, il se trouve à Verzenay, près de Reims. © http://memoires-de-guerres.var.fr |
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