En Pologne,les Allemands prennent Łódź, mais sont arrêtés une nouvelle
fois devant Varsovie, les Russes ayant préparé des retranchements à cet
endroit. Cette offensive s'arrête sans vraiment de vainqueur, les deux
armées ayant atteint une partie de leurs objectifs : les Russes ont
sauvé Varsovie, et les Allemands ont arrêté indirectement l'offensive en
Silésie. Les lignes autrichiennes sont totalement enfoncées, ceux-ci
reculent précipitamment en abandonnant
armes et matériel. Faute de mieux, ils essaient de se consolider autour
de Belgrade, sur le flanc serbe. Les Britanniques, ayant reçu des
renforts, relancent une attaque sur Qurna : encore une fois, ils
enlèvent les premières positions ottomanes mais ne parviennent pas à
percer.
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samedi 6 décembre 2014
vendredi 31 octobre 2014
31 octobre 1914 - Statu-quo par inondation
L'inondation, couvrant avec un mètre d'eau sur une largeur de deux à
trois kilomètres, interrompt définitivement les opérations dans le
secteur de l'Yser ; celles-ci se déroulent à présent uniquement autour
d'Ypres. Dans ce secteur, les Britanniques lancent des contre-attaques
coûteuses mais qui leur permettent de se replier pour se reformer sur
des lignes plus solides dans certains secteurs. Fin de la bataille de la
Vistule : les Allemands ont été repoussés
sur leurs positions de départ. Cet échec n'empêche pas Hindenburg,
nommé au passage commandant de l'ensemble du front Est, de planifier une
nouvelle attaque avec le même objectif, Varsovie, pour dans dix jours.
Les Britanniques se préparent à intervenir contre l'Empire ottoman. A
Tsingtao, les Japonais et Britanniques commencent à bombarder
directement le fort et à creuser des tranchées d'approche. En Angola,
les Allemands attaquent par surprise à la mitrailleuse un avant-poste
portugais, tuant huit soldats et un civil. Il s'agit du premier acte
d'hostilité manifeste dans cette région. Le croiseur britannique Hermès
est coulé par un sous-marin dans le pas de Calais.
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| Avis de décès d'un chasseur alpin tué au combat dans le secteur de Sainte-Marie-aux-Mines, le 31 octobre 1914. Comme on peut le constater, celui-ci n'a été envoyé, et donc la famille informée, qu'en janvier 1916. © http://www.romanshistorique.fr |
vendredi 17 octobre 2014
17 octobre 1914 - Retraite à Varsovie
Sur le front de l'Yser, les Belges et Français résistent à Dixmude
malgré de fortes pertes. Outre l'importance stratégique de ne plus
reculer, l'opinion publique y voit également le symbole d'une défense
héroïque. A Messines, les Britanniques ne parviennent pas à enlever les
défenses allemandes. Les services de renseignement alliés détectent la
présence d'une grande armée allemande au niveau de l'Yser, qui s'était
constituée à leur insu. Malgré la proximité de
Varsovie, les Allemands sont dépassés sur le front de la Vistule face
aux renforts Russes, Hindenburg ordonne la retraite. Celle-ci s'effectue
en bon ordre, et l'armée en profite pour ravager le terrain, dans une
stratégie de terre brûlée. Le torpilleur allemand S-90 tente de forcer
le blocus de Tsingtao : il coule d'une seule torpille le croiseur
japonais Takachiho. Il est cependant incapable de remplir sa mission
puisqu'il tombe en panne de carburant et doit être sabordé. Quatre
destroyers allemands sont coulés dans la mer du Nord par une flottille
britannique. Dans le même temps, deux sous-marins britanniques entrent
pour la première fois en Baltique, alors que des sous-marins allemands
tentent d'attaquer la base de Scapa Flow.
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| Le destroyer britannique HMS Loyal en mer du Nord, le 17 octobre. Il s'agit de l'un des bâtiments ayant participé à la destruction des destroyers allemands. Domaine public. |
jeudi 16 octobre 2014
16 octobre 1914 - Bataille de l'Yser
Les Allemands ont rattrapé les Belges qui se replient dans le secteur de
l'Yser. Le combat s'engage à Dixmude, à 15 km de la frontière. A La
Bassée, et pendant cinq jours, les deux camps reçoivent des renforts
importants et lancent des attaques, dont aucune ne remporte de succès
décisif. A Messines, la cavalerie britannique lance une attaque générale
sur la Lys. Les Allemands sont à 10 km de Varsovie, les Russes sont
prêts à évacuer. Les premières unités néo-zélandaises
quittent leur pays pour la France. Les Australiens feront de même le
lendemain. Deux soldats français sont fusillés pour l'exemple.
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| Une carte postale datée du 16 octobre 1914 : Gustave Fabre, caporal à la 1ère division marocaine, et dans le civil négociant en bestiaux dans le Var, écrit environ deux fois par semaine à sa famille. A cette date, il se trouve à Verzenay, près de Reims. © http://memoires-de-guerres.var.fr |
mercredi 15 octobre 2014
15 octobre 1914 - Jusqu'à la mer
Les troupes britanniques et allemandes entrent réellement en contact
dans le secteur de Messines. Il apparaît assez clairement que les
offensives qui se déroulent entre La Bassée et Ypres ne donnent pas de
résultats importants. Au Nord d'Ypres, les armées Belges en retraite
occupent une portion de front non encore stabilisée, mais qui atteint la
mer : la ligne de front est donc presque complétée de la Suisse à la
mer du Nord. En Belgique, les Allemands ont atteint
la côte, et capturé Ostende et Zeebrugge. En Pologne, les Allemands
stoppés et les Russes se battent pour Varsovie. A Tsingtao, les
non-combattants sont autorisés à quitter la ville, la situation commence
à devenir critique pour les Allemands. Le croiseur britannique Hawke
est coulé par le sous-marin allemand U-9.
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| Un détachement d'infanterie de marine allemand défile dans Ostende. © http://www.rtbf.be |
dimanche 12 octobre 2014
12 octobre 1914 - Les spahis de Lille
A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en
direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans
succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer
non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers
Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne
reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et
bombardés par les Allemands, qui finissent
par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et
Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie :
ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer
significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée
contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le
gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé.
Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un
capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a
désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire.
Il a été réhabilité en 1922.
![]() |
| Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr |
jeudi 9 octobre 2014
09 octobre 1914 - Evacuation d'Anvers
L'armée de campagne belge d'Anvers finit de quitter la ville, en menant
simplement des actions de retardement en arrière-garde contre les
Allemands. Les troupes de forteresses, qui partent en dernières,
trouvent elles refuge aux Pays-Bas, la frontière se trouvant à seulement
15 km, même si elles y seront internées. Pendant ce temps, les
autorités municipales prennent contact avec les Allemands en vue de la
reddition de la place. Les Britanniques de l'Aisne se
repositionnent au Nord de Béthune. Hindenburg atteint la Vistule, il
est à moins de 20 km de Varsovie, son objectif. Il apprend dans le même
temps d'un prisonnier que les Russes comptent lancer une nouvelle
offensive en Silésie et veut hâter le pas. Cependant, les Allemands ne
connaissent pas le terrain et manquent de renforts contrairement aux
Russes, ils ont donc de plus en plus de mal à progresser. Les forces
autrichiennes, aidées par les Allemands, arrivent de nouveau en vue de
Przemyśl assiégée dans le cadre de leur contre-attaque en Galicie. En
Afrique du Sud, les Boers révoltés, alliés aux Allemands, déclare la
guerre aux Britanniques et commencent à rassembler des troupes.
![]() |
| Le passage emprunté par l'armée belge entre Anvers et les lignes françaises. Ce journal allemand montre, en bleu, les positions allemandes au soir du 10. Jusqu'au 9, il n'y a donc pas de troupes à l'Ouest d'Anvers, ce qui laisse encore aux Belges un large couloir le long de la mer, via Bruges et Ostende, pour rejoindre en train le Nord de la France. On note également la proximité des Pays-Bas par rapport à la ville. © http://pages14-18.mesdiscussions.net/ |
lundi 29 septembre 2014
29 septembre 1914 - Du Niemen à la Vistule
A Anvers, les Belges ouvrent les digues et inondent une partie du
terrain, ce qui fait partie du plan de défense de la citadelle. Ceci
n'empêche pas la canonnade de continuer : le fort de
Sint-Katelijne-Waver reçoit un projectile de 420 mm toutes les 7
minutes, une poudrière explose et il est évacué en fin de journée. Dans
la nuit, les Belges utilisent la seule voie de chemin de fer restante
pour déplacer discrètement leur base d'opération plus à l'Ouest. Toutes
les offensives entreprises dans le Nord de la France sont arrêtées. Une
nouvelle est programmée, toujours à l'extrémité du front actuel,
c'est-à-dire dans la région d'Arras. Les Allemands abandonnent leur
offensive sur le Niemen, qui n'a pas abouti. Les Allemands attaquent les
Russes sur la Vistule, en Pologne, en direction de Varsovie. Ils n'ont
que 19 divisions contre 60 pour les Russes, mais parviennent tout de
même à les bousculer. Les Russes pénètrent en Hongrie.
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