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lundi 4 mai 2015

04 mai 1915 - Préparation d'artillerie

A Ypres, les troupes canadiennes sont enfin relevées par des troupes britanniques, françaises et indiennes. Début de la préparation d'artillerie en vue de l'offensive d'Artois. Depuis décembre 1914, le calme du secteur d'Arras avait été mis à profil pour renforcer les défenses en profondeur et préparer une offensive majeure. Les détails tactiques sont également bien préparés : reconnaissances aériennes, bonne connaissance du terrain par les unités, objectifs clairs et connus de chaque soldat/ L'attaque est prévue pour le 7 mai, avec la collaboration des unités anglaises, mais le mauvais temps la fait reporter au 9. En attendant, une préparation d'artillerie de tous calibres vise à réduire la résistance allemande. Dans le cadre de l'offensive Gorlice-Tarnów, les empires centraux parviennent à percer le front russe. Les Russes se replient sur la rivière San, entre la Vistule et les Carpathes, en manœuvrant en permanence et en contre-attaquant dès que possible afin d'éviter l'encerclement. Ils n'ont cependant aucune capacité d'observation aérienne, au contraire des austro-allemands, ce qui fait une différence importante dans la conduite des opérations.

Une vue du secteur des Eparges, côté allemand, le 4 mai. ©  http://www.delcampe.net

jeudi 9 avril 2015

09 avril 1915 - Fins des Eparges et du Zwinin

La crête des Eparges est pilonnée par l'artillerie française, et un nouvel assaut permet à nouveau d'enlever le point C, mais pas le point X. Celui-ci, qui était le but de l'offensive, ne sera jamais atteint et les tentatives s'arrêtent là. Après deux mois de combats, la bataille a fait 12000 morts au total, pour des résultats insignifiants puisque les Français ont enlevé toute la crête sauf le point qu'ils visaient. Jusqu'en avril 1917 cette région verra principalement une guerre des mines, avec 78 mines explosant sur un front de 800 mètres sans parvenir à modifier les lignes. Dernier combat sur le mont Zwinin : les conditions climatiques se sont améliorées, et à la fois les Allemands et les Russes décident de lancer une offensive ce jour-là. Les Allemands sortent finalement vainqueurs du combat, et conquièrent le sommet à 11h.

Quatre territoriaux allemands posent le 9 avril à Nordheim, dans le Hanovre. Ils sont équipés du vieux fusil Mauser 1871, qui n'est plus en service dans l'armée d'active (où il a été remplacé par le modèle 1898). © https://www.flickr.com/

mercredi 8 avril 2015

08 avril 1915 - Croix de Guerre

Les attaques françaises échouent aux Eparges. Le croiseur auxiliaire allemand Prinz Eitel Friedrich est interné à Newport News, en Virginie. Création de la Croix de Guerre en France.


Le champ de bataille le 8 avril dans le secteur de Saint-Mihiel, l'un de ceux ayant connu le plus de morts par mètre carré. La photo est prise depuis la première ligne française. La première ligne allemande est située à moins de 30 mètres, on la distingue à gauche de la photo. © http://www.stephanecompoint.com/

mardi 7 avril 2015

07 avril 1915 - Vers les Dardanelles

Poursuite de l'offensive en Woëvre, sans plus de résultat. Les Français s'aperçoivent que les retranchements allemands sont très soignés, entièrement bétonnés, et que l'artillerie ne peut pas les réduire. Il s'agira dès lors de maintenir la pression pour obliger les Allemands à conserver des réserves dans cette région. Une nouvelle contre-attaque allemande réussit aux Eparges, l'artillerie française n'ayant pas envoyé de barrage : les Français sont pour la deuxième fois repoussés sur leurs positions de départ. Les premières unités indiennes quittent l'Egypte en direction des Dardanelles. Les socialistes allemands publient un manifeste contre la guerre.

Vestiges de l'escalier d'un abris allemand dans le bois d'Hermeville, en Woëvre. © "Mort Homme", www.panoramio.com/

lundi 6 avril 2015

06 avril 1915 - Les Eparges

En Woëvre, l'attaque continue, sans aucun résultat. Aucun objectif n'est encore atteint. Une contre-attaque allemande reprend le terrain conquis par les Français aux Eparges, lesquels le reprennent une nouvelle fois à 15h, sans plus avancer que la veille. L'Autriche rejette une proposition italienne, consistant à échanger sa neutralité dans le conflit contre le Tyrol du Sud.
Une vue non datée d'une tranchée de première ligne aux Eparges, en 1915. © http://www.morvane.fr/

dimanche 5 avril 2015

05 avril 1915 - Offensive en Woëvre

Offensive générale en Woëvre, avec des succès mitigés : à cause du brouillard, de la pluie et de la boue, les fantassins avancent difficilement, l'artillerie a du mal à régler son tir, et les obus s'enfoncent dans le sol sans éclater. Reprise de l'attaque française aux Eparges, les objectifs sont le point C au milieu de la crête, et le point X dominant l'ensemble à terme. A 16h, le point C est enlevé, mais la boue bloquant les armes ainsi que le feu allemand ne permettent pas d'aller plus loin.

Explosion d'un obus de 220 mm français sur les lignes allemandes à Flirey, le 5 avril, pendant l'offensive en Woëvre. © http://pages14-18.mesdiscussions.net

vendredi 27 mars 2015

27 mars 1915 - Point X

Aux Eparges, une dernière attaque française permet de prendre 300 mètres de tranchée aux Allemands. Le point X, objectif de l'offensive, n'est plus qu'à 100 mètres, mais toujours imprenable. La flotte russe de mer Noire bombarde les forts ottomans du Bosphore.

Une tombe collective aménagée par les Allemands pour 17 "braves Français" (d'après les inscriptions sur la croix), appartenant pour la plupart au 166e RI et morts au combat le 27 mars à Marcheville-en-Wöevre, dans la Meuse. © http://pages14-18.mesdiscussions.net

vendredi 20 mars 2015

20 mars 1915 - Assaut sur le Zwinin

Les Français tentent une nouvelle fois d'attaquer aux Eparges, mais cette fois-ci sont arrêtés, entre autres, par leurs propres canons qui tirent trop court. Derniers épisodes des combats pour les sommets d'Alsace, pendant une semaine. Le 20 mars, les Allemands parviennent à enlever de nouveau le Reichakerkopf. Les Allemands parviennent enfin à prendre position au sommet du mont Zwinin, même si les Russes occupent toujours la moitié de la montagne. Combat à Jakalswater, en Afrique occidentale Allemande. Les Britanniques promettent aux Grecs que l'île de Lemnos, ottomane avant-guerre, leur reviendra après la guerre.

Une représentation d'artiste, non datée, d'un assaut allemand victorieux sur le Zwinin. Domaine public.

jeudi 19 mars 2015

19 mars 1915 - Dernière sortie à Przemyśl

Les Français tentent de prendre la seconde ligne allemande aux Eparges, mais un barrage d'artillerie lourde les arrête. La garnison autrichienne de Przemyśl tente une dernière attaque pour briser l'encerclement, qui échoue. Le gouvernement néerlandais proteste contre le blocus de l'Entente. Le soldat Auguste Gonsard est fusillé pour abandon de poste et automutilation : il s'était replié après avoir été blessé par une balle allemande, mais le médecin l'ayant examiné avait considéré que le tir avait été fait à bout portant. Il a été réhabilité en 1925.

Marché aux pommes de terre arrivant directement par le fleuve, à Munich, le 19 mars. © http://www.muenster.de

mercredi 18 mars 2015

18 mars 1915 - Fiasco aux Dardanelles

Nouvelle offensive françaises aux Eparges. La première ligne allemande est prise, mais la seconde est trop proche pour pouvoir être bombardée par l'artillerie sans toucher les fantassins, et l'assaut s'arrête là. Première attaque d'importance sur les Dardanelles, la flotte franco-britannique comprenant 18 navires de bataille, auxquels s'ajoutent des croiseurs et destroyers. Celle-ci est un fiasco : les démineurs, pilotés par des civils, sont pris sous le feu des ottomans et battent rapidement en retraite, sans avoir beaucoup nettoyé le champ de mine. Les navires britanniques Irresistible et Inflexible sont gravement endommagés par les mines, et le français Bouvet explose avec tout son équipage. Trois autres navires sont également perdus, et toute la flotte fait machine arrière. Les pertes en matériel ne sont pas trop graves, car il s'agit de vieux bâtiments obsolètes, mais il ne sera plus question de tenter de forcer le détroit uniquement par mer, un débarquement étant alors prévu pour fin avril. Accord entre la Grande-Bretagne, la France et la Russie sur le futur partage de l'empire ottoman, qui deviendra caduc lorsque la Russie conclura une paix séparée avec l'Allemagne.

L'Irresistible en train de couler. Après l'explosion de la mine, il dérive vers le rivage, sous le feu des canons ottomans. L'équipage est alors transféré sur l'Ocean, qui heurte lui-même une mine peu après. Au final, les deux équipages pourront être en grande partie sauvés. Domaine public.

vendredi 20 février 2015

20 février 1915 - Avions au Rufiji

Les opérations se calment pour quelques jours en Champagne, le temps de se réorganiser et d'acheminer des renforts. Les Français contre-attaquent sur le Reichakerkopf, sans résultat. Aux Eparges, les Français, qui n'ont pour l'instant pris que les premières lignes allemandes, lancent un assaut pour avancer plus profondément. Toutefois, même s'ils y parviennent dans un premier temps, les Allemands ont reçu des renforts et ils sont finalement repoussés sur leur position de départ. Les Français resteront donc sur les premières lignes allemandes sans rien tenter de plus, et ce jusqu'à la mi-mars. Deux avions arrivent de Grande-Bretagne dans la zone du Delta du Rufiji, pour aider à traquer le croiseur allemand Koenigsberg qui y est toujours dissimulé. Il est décidé d'employer les troupes Australiennes et Néo-Zélandaises stationnées en Egypte pour l'opération dans les Dardanelles. Reims est bombardée.

Le "point X" aux Eparges, but de l'attaque plusieurs mois durant, que les Français ne parviendront jamais à prendre. © http://patrimoine-de-france.com

jeudi 19 février 2015

19 février 1915 - Belridge

Cette fois, les Allemands ne parviennent pas à reprendre aux Français leurs tranchées sur la crête des Eparges. Les Allemands lancent une nouvelle opération en Alsace, enlevant le Reichakerkopf et obligeant les Français à appeler leurs réserves sur le sommet. L'escadre franco-britannique à l'entrée des Dardanelles commence à pilonner les positions ottomanes sur la côte. Premier torpillage d'un navire sans avertissement par un sous-marin allemand. La victime est le cargo norvégien Belridge ; la Norvège, neutre, perdra presque 2000 marins et la moitié de sa flotte de commerce suite aux torpillages allemands pendant le conflit.


Le navire de bataille britannique HMS Cornwallis tire sur les positions ottomanes dans les Dardanelles, le 19 février. Domaine public.

mercredi 18 février 2015

18 février 1915 - Blocus sous-marin

Après avoir bombardé la crête des Eparges toute la nuit, les Allemands lancent une contre-attaque et reprennent leurs positions à 8h. Ceci n'empêche pas les Français de relancer une nouvelle attaque à 15h, et de prendre à nouveau la crête. Les sous-marins allemands commencent le blocus de la Grande-Bretagne : la consigne est de détruit tout navire ennemi ou neutre, même civil, dans les eaux territoriales britanniques. Pendant six mois, les Allemands causent plus de pertes à l'Entente que ceux-ci ne peuvent construire de navires, mais causent également la colère des pays neutres et en particulier des Etats-Unis.

La zone de blocus allemand autour de la Grande-Bretagne. Österreichische Illustrierte Zeitung, 28 février 1915 ; domaine public.

mardi 17 février 2015

17 février 1915 - Les Eparges

L'offensive se poursuit pendant trois jours en Champagne, avec toujours les mêmes objectifs, sensiblement les mêmes résultats, et des pertes très lourdes. Les Français décident de réduire le saillant allemand de Saint-Mihiel, au Sud de Verdun. Ils décident d'attaquer au Nord sur la crête des Eparges, un point avancé des Hauts-de-Meuse. Après une approche progressive réalisée pendant l'hiver, quatre mines sautent au matin, les troupes françaises parvenant à conquérir la crête dans la foulée. Toutefois, les Allemands bombardent lourdement les positions nouvellement acquises. Début des opérations en vue du débarquement des troupes de l'ANZAC aux Dardanelles (prévu pour avril) : un hydravion lancé depuis le HMS Ark Royal effectue une reconnaissance sur les positions ottomanes. Les Zeppelins allemands L3 et L4, employés pour des missions de reconnaissance en mer du Nord, sont détruits suite à un atterrissage d'urgence au Danemark lors d'une tempête.

Le secteur des Eparges. La zone en rose clair, correspondant au terrain sécurisé à la fin de la première attaque le 21 au soir, équivaut sensiblement à celui acquis dès le 17. © http://www.39-45.org/