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dimanche 19 octobre 2014
19 octobre 1914 - Course à la mer
Début de la "course à la mer" à proprement parler : il s'agit
d'atteindre le plus vite possible des ports de Dunkerque,
Boulogne-sur-Mer et Calais. Les alliés ont érigé pour se défendre des
tranchées faites de sacs de terre, le terrain humide empêchant de
creuser, par exemple à La Bassée. Les britanniques sont installés à
Ypres, en Belgique ; ils sont peu nombreux mais il s'agit de soldats
professionnels, qui peuvent tirer partie des possibilités de retranchement
en zone urbaine. En face, les Allemands, pour pouvoir disposer d'une
armée nombreuse (ils sont à 6 contre 1 par rapport aux Alliés), ont fait
appel à de jeunes recrues (17 ans pour certains), inexpérimentées et
qui attaqueront à terrain découvert. Les premières unités indiennes
arrivent dans les Flandres. Un petit détachement allemand entre sans
autorisation en Angola portugais et est arrêté.
samedi 18 octobre 2014
18 octobre 1914 - Offensive sur Dixmude
Les Allemands débutent une offensive visant à repousser le front pour
prendre les ports de Calais, Boulogne et Dunkerque, par lesquels sont
acheminés les renforts anglais. Ils attaquent violemment au Sud d'Arras
ainsi qu'entre Dixmude et la mer, et ce pendant 3 jours sans se soucier
des pertes. Les alliés se défendent vigoureusement, lançant des
contre-attaques et appuyés par des bateaux croisant au large. L'attaque
britannique sur Messines est définitivement
stoppée par les Allemands. A Armentières, le même scénario se
déroulent, et les alliés commencent à s'enterrer. Des navires de guerre
britanniques bombardent Ostende ; la flotte quitte Scapa Flow pour
passer sur la côte Ouest de l'Ecosse. Les Autrichiens échouent à passer
la rivière San en Galicie. Deux soldats sont fusillés pour mutilation
volontaire alors qu'ils avaient été blessés au combat, et seront
réhabilités en 1933 et 1934. L'un d'eux, François-Marie Laurent, n'a
même pas pu tenter de se défendre puisqu'il ne parle que le breton.
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| Le front Ouest le 18 octobre. On aperçoit bien les deux armées allant jusqu'à la mer, avec les unités belge, en vert, à l'extrémité du front, et les Britanniques en orange autour d'Ypres. Les unités alliés semblent toutefois relativement désorganisées, alors qu'une importante armée allemande est massée juste devant. © http://www.carto1418.fr/ |
vendredi 17 octobre 2014
17 octobre 1914 - Retraite à Varsovie
Sur le front de l'Yser, les Belges et Français résistent à Dixmude
malgré de fortes pertes. Outre l'importance stratégique de ne plus
reculer, l'opinion publique y voit également le symbole d'une défense
héroïque. A Messines, les Britanniques ne parviennent pas à enlever les
défenses allemandes. Les services de renseignement alliés détectent la
présence d'une grande armée allemande au niveau de l'Yser, qui s'était
constituée à leur insu. Malgré la proximité de
Varsovie, les Allemands sont dépassés sur le front de la Vistule face
aux renforts Russes, Hindenburg ordonne la retraite. Celle-ci s'effectue
en bon ordre, et l'armée en profite pour ravager le terrain, dans une
stratégie de terre brûlée. Le torpilleur allemand S-90 tente de forcer
le blocus de Tsingtao : il coule d'une seule torpille le croiseur
japonais Takachiho. Il est cependant incapable de remplir sa mission
puisqu'il tombe en panne de carburant et doit être sabordé. Quatre
destroyers allemands sont coulés dans la mer du Nord par une flottille
britannique. Dans le même temps, deux sous-marins britanniques entrent
pour la première fois en Baltique, alors que des sous-marins allemands
tentent d'attaquer la base de Scapa Flow.
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| Le destroyer britannique HMS Loyal en mer du Nord, le 17 octobre. Il s'agit de l'un des bâtiments ayant participé à la destruction des destroyers allemands. Domaine public. |
jeudi 16 octobre 2014
16 octobre 1914 - Bataille de l'Yser
Les Allemands ont rattrapé les Belges qui se replient dans le secteur de
l'Yser. Le combat s'engage à Dixmude, à 15 km de la frontière. A La
Bassée, et pendant cinq jours, les deux camps reçoivent des renforts
importants et lancent des attaques, dont aucune ne remporte de succès
décisif. A Messines, la cavalerie britannique lance une attaque générale
sur la Lys. Les Allemands sont à 10 km de Varsovie, les Russes sont
prêts à évacuer. Les premières unités néo-zélandaises
quittent leur pays pour la France. Les Australiens feront de même le
lendemain. Deux soldats français sont fusillés pour l'exemple.
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| Une carte postale datée du 16 octobre 1914 : Gustave Fabre, caporal à la 1ère division marocaine, et dans le civil négociant en bestiaux dans le Var, écrit environ deux fois par semaine à sa famille. A cette date, il se trouve à Verzenay, près de Reims. © http://memoires-de-guerres.var.fr |
mercredi 15 octobre 2014
15 octobre 1914 - Jusqu'à la mer
Les troupes britanniques et allemandes entrent réellement en contact
dans le secteur de Messines. Il apparaît assez clairement que les
offensives qui se déroulent entre La Bassée et Ypres ne donnent pas de
résultats importants. Au Nord d'Ypres, les armées Belges en retraite
occupent une portion de front non encore stabilisée, mais qui atteint la
mer : la ligne de front est donc presque complétée de la Suisse à la
mer du Nord. En Belgique, les Allemands ont atteint
la côte, et capturé Ostende et Zeebrugge. En Pologne, les Allemands
stoppés et les Russes se battent pour Varsovie. A Tsingtao, les
non-combattants sont autorisés à quitter la ville, la situation commence
à devenir critique pour les Allemands. Le croiseur britannique Hawke
est coulé par le sous-marin allemand U-9.
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| Un détachement d'infanterie de marine allemand défile dans Ostende. © http://www.rtbf.be |
mardi 14 octobre 2014
14 octobre 1914 - Hauts-fourneaux
Les Britanniques continuent d'attaquer dans le secteur de La Bassée,
mais avec peu de succès et beaucoup de pertes. L'offensive fonctionne
mieux à Messines, au Nord. A la poursuite des Belges, les Allemands
atteignent Bruges.
dimanche 12 octobre 2014
12 octobre 1914 - Les spahis de Lille
A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en
direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans
succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer
non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers
Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne
reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et
bombardés par les Allemands, qui finissent
par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et
Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie :
ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer
significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée
contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le
gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé.
Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un
capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a
désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire.
Il a été réhabilité en 1922.
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| Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr |
vendredi 10 octobre 2014
10 octobre 1914 - Capitulation d'Anvers
Capitulation d'Anvers. Les Allemands, dépités, prennent la plus
importante place forte d'Europe, mais ne capturent pas un seul général,
et très peu d'hommes et de matériel : toutes les troupes se sont enfuies
à part celles des forts encore assiégés, et le matériel des autres
forts a été emporté ou saboté. De plus, les Allemands ont consommé
énormément de munitions : plus de 60000 coups, dont presque 20000
d'artillerie lourde contre seulement 8 forts. Dans les
Flandres, il ne reste qu'un espace d'environ 70 km qui ne soit pas
encore fixé. L'extrémité Sud est Béthune avec le secteur de La Bassée,
où les Britanniques se préparent à attaquer. A 25 km plus au Nord, des
mouvements ont lieu dans le secteur de Messines, le plus proche de Lille
et quasiment sur la frontière Belge. Les Allemands bombardent Lille.
Deux soldats français sont fusillés pour abandon de poste. Mort du roi
Carol Ier de Roumanie. Son neveu, Ferdinand Ier, lui succède. Carol
voulait entrer en guerre aux côtés des Empires centraux, avec lesquels
il avait signé un traité secret en ce sens en 1884 ; cependant, en 1914,
son gouvernement s'était opposé à son application en l'apprenant.
Ferdinand, lui, est originaire d'Allemagne et souhaite la victoire de
celle-ci, mais écoute son gouvernement et l'opinion publique qui veulent
entrer en guerre du côté des alliés, ce à quoi il se pliera de bonne
grâce en 1916.
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| Des civils belges fuyant Anvers attendent de pouvoir passer la frontière hollandaise. © http://horizon14-18.eu/ |
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