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samedi 24 janvier 2015

24 janvier 1915 - Bataille de Dogger Bank

En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz lancent une dernière attaque, sur Upington. Au Nyasaland, la révolte Chilembwe s'essouffle déjà : ceux-ci ne tentent aucune action ce jour-là, le mouvement ne prend pas dans la population, et les Britanniques appellent des renforts. Bataille de Dogger Bank : les Allemands lancent un nouveau raid maritime sur les côtes anglaises, avec une force très importante comprenant en particulier quatre croiseurs de bataille. Cette fois, les Britanniques apprennent l'opération en interceptant une communication radio, et envoie à leur rencontre une force plus importante encore (presque une cinquantaine de bâtiments), basée à Scapa Flow. Les deux flottes se rencontrent sur le Dogger Bank, en mer du Nord, et les Allemands prennent la fuite, parvenant seulement à endommager le croiseur britannique Lion. Les Britanniques, mieux armés et plus rapides, parviennent eux à endommager les croiseurs de bataille Seydlitz et Blücher. Ce dernier est immobilisé et coule sur place, tandis que le reste de la flotte tente de fuir. Les Britanniques auraient pu les rattraper, mais une erreur de transmission des ordres par drapeaux leur fait perdre du temps, et leur adversaire leur échappe. Les Britanniques ont ainsi stoppé pour un temps les raids allemands sur leurs côtes, mais ils ne font rien pour remédier aux carences que ce combat a mis en lumière dans leur propre flotte : outre les problèmes inhérents à la transmission des ordres, moins de 10% de leurs obus ont touché leur objectif...

Le croiseur de bataille allemand SMS Blücher en train de couler. La photo est prise depuis le croiseur britannique HMS Arethusa. International Film Service, domaine public.

lundi 3 novembre 2014

03 novembre 1914 - Bataille de Tanga

Dans le secteur d'Ypres, quelques attaques allemandes sont de nouveau lancées sur Dixmude, qui résiste. Les Britanniques minent la mer du Nord qu'ils déclarent "zone de guerre". Face à la faiblesse numérique de leur armée de terre, ils doivent en effet compter sur leur marine pour se défendre et établir un blocus offensif. Ils ramènent justement celle-ci à Scapa Flow, alors que le même jour les Allemands mènent leur premier raid naval contre les côtés britanniques, près de Yarmouth. Les Russes avancent toujours en Pologne. Les Britanniques bombardent des forts ottomans à l'entrée du détroit des Dardanelles. Les indiens ayant débarqué en Afrique orientale allemande prennent la ville de Tanga avant de se déplacer sur Longido. Les Allemands sont trois fois moins nombreux qu'eux mais bien retranchés sur les pentes du Kilimanjaro ; ils parviennent de plus à mettre en déroute la colonne de ravitaillement britannique. Ceux-ci se replient donc sur Tanga.

L'escadre de l'amiral von Spee quitte le port de Valparaiso, au Chili, à la suite de la bataille de Coronel. Les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau sont en tête, au fond de l'image. Domaine public.

samedi 18 octobre 2014

18 octobre 1914 - Offensive sur Dixmude

Les Allemands débutent une offensive visant à repousser le front pour prendre les ports de Calais, Boulogne et Dunkerque, par lesquels sont acheminés les renforts anglais. Ils attaquent violemment au Sud d'Arras ainsi qu'entre Dixmude et la mer, et ce pendant 3 jours sans se soucier des pertes. Les alliés se défendent vigoureusement, lançant des contre-attaques et appuyés par des bateaux croisant au large. L'attaque britannique sur Messines est définitivement stoppée par les Allemands. A Armentières, le même scénario se déroulent, et les alliés commencent à s'enterrer. Des navires de guerre britanniques bombardent Ostende ; la flotte quitte Scapa Flow pour passer sur la côte Ouest de l'Ecosse. Les Autrichiens échouent à passer la rivière San en Galicie. Deux soldats sont fusillés pour mutilation volontaire alors qu'ils avaient été blessés au combat, et seront réhabilités en 1933 et 1934. L'un d'eux, François-Marie Laurent, n'a même pas pu tenter de se défendre puisqu'il ne parle que le breton.

Le front Ouest le 18 octobre. On aperçoit bien les deux armées allant jusqu'à la mer, avec les unités belge, en vert, à l'extrémité du front, et les Britanniques en orange autour d'Ypres. Les unités alliés semblent toutefois relativement désorganisées, alors qu'une importante armée allemande est massée juste devant. © http://www.carto1418.fr/


vendredi 17 octobre 2014

17 octobre 1914 - Retraite à Varsovie

Sur le front de l'Yser, les Belges et Français résistent à Dixmude malgré de fortes pertes. Outre l'importance stratégique de ne plus reculer, l'opinion publique y voit également le symbole d'une défense héroïque. A Messines, les Britanniques ne parviennent pas à enlever les défenses allemandes. Les services de renseignement alliés détectent la présence d'une grande armée allemande au niveau de l'Yser, qui s'était constituée à leur insu. Malgré la proximité de Varsovie, les Allemands sont dépassés sur le front de la Vistule face aux renforts Russes, Hindenburg ordonne la retraite. Celle-ci s'effectue en bon ordre, et l'armée en profite pour ravager le terrain, dans une stratégie de terre brûlée. Le torpilleur allemand S-90 tente de forcer le blocus de Tsingtao : il coule d'une seule torpille le croiseur japonais Takachiho. Il est cependant incapable de remplir sa mission puisqu'il tombe en panne de carburant et doit être sabordé. Quatre destroyers allemands sont coulés dans la mer du Nord par une flottille britannique. Dans le même temps, deux sous-marins britanniques entrent pour la première fois en Baltique, alors que des sous-marins allemands tentent d'attaquer la base de Scapa Flow.

Le destroyer britannique HMS Loyal en mer du Nord, le 17 octobre. Il s'agit de l'un des bâtiments ayant participé à la destruction des destroyers allemands. Domaine public.

lundi 28 juillet 2014

28 juillet 1914 - Déclaration de guerre

Comme prévu, l'Autriche déclare la guerre à la Serbie à 11h, marquant ainsi le début "officiel" de la première guerre mondiale. L'Angleterre réitère encore ses offres de médiation, cette fois-ci directement de la part du roi George V, mais ne crois plus vraiment en la possibilité d'éviter une guerre mondiale. L'empereur Guillaume II, impressionné que les serbes aient accepté quasiment tout l'ultimatum, propose à l'Autriche de s'arrêter et d'organiser une médiation dès que Belgrade sera prise. Chacun évalue ses alliés potentiels ou sa neutralité. La Russie continue sur sa lancée, en prévision d'une mobilisation totale, pendant que l'armée française s'annonce opérationnelle et que les éléments d'active s'acheminent aux frontières. La flotte anglaise rejoint sa base de guerre à Scapa Flow. Les socialistes français et allemands manifestent toujours contre la guerre. En France, fin du procès Caillaux, Henriette Caillaux est acquittée.

La déclaration de guerre, toujours en français, publiée le jour même dans un journal autrichien. Wiener Zeitung, 28 juillet 1914.