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samedi 2 mai 2015

02 mai 1915 - Offensive Gorlice-Tarnów

Afin d'éviter que les Russes n'envahissent la Hongrie suite à la chute de Przemyśl, les austro-allemands lancent l'offensive Gorlice-Tarnów en Galicie, sous un commandement commun. Les Russes sont pris par surprise, n'ayant de plus que cinq divisions à opposer aux onze qui les attaquent. Les lignes russes volent en éclat, certaines divisions disparaissant purement et simplement de la carte. A Gallipoli, les alliés contre-attaquent pour reprendre l'initiative sur les Ottomans.

Vue d'artiste d'une action ayant valu la Victoria Cross au soldat britannique John Lynn, dans le secteur d'Ypres, le 2 mai. Durant une attaque au gaz, celui-ci a préféré continuer à mitrailler pour empêcher l'avance allemande plutôt que de prendre le temps d'enfiler son masque. Il est mort le lendemain, empoisonné par le chlore. The War Illustrated, 24 juillet 1915, domaine public.

dimanche 12 avril 2015

12 avril 1915 - Shaiba

Une importante force ottomane, constituée en grande partie d'irréguliers obtenus auprès des chefs arabes locaux, attaque le camp britannique de Shaiba, en Mésopotamie. Parfaitement inefficaces, ils n'obtiennent aucun résultat, et leur général Süleyman Askeri, blessé et déprimé, se suicide à l'hôpital. Les Britanniques, qui ne s'attendaient pas à un tel échec de la part de leurs adversaires, décident alors de reprendre leur offensive dans la région, même s'ils avancent lentement. L'armée russe entre en Hongrie. Les alliés avancent vers Yaoundé, au Cameroun. Les alliés proposent aux Grecs de leur offrir l'île de Smyrne en échange d'une action immédiate contre l'Empire ottoman.

Un fusil permettant de tirer au-dessus du parapet sans sortir la tête, dans une tranchée française de la Meuse, aux alentours du Bois d'Ailly, en avril 1915. © http://www.histoire-image.org/

dimanche 22 mars 2015

22 mars 1915 - Chute de Przemyśl

Les français tentent une contre-attaque sur le Reichakerkopf, mais les lignes sont si proches que la préparation d'artillerie est impossible, et l'attaque échoue. La place autrichienne de Przemyśl se rend aux Russes, après avoir détruit tout ce qui devait l'être dans la ville. On compte 117000 prisonniers, dont 9 généraux. La place a résisté pendant 133 jours. Elle accueillait 18000 civils en plus de la garnison militaire, dans un désordre assez général sous le feu constant de l'artillerie russe, avec la menace constante de la famine et du choléra, conduisant à de multiples tensions interethniques et notamment antisémites : les ordres du jour devaient être traduits en quinze langues différentes. A cela s'ajoutent les exactions commises par les militaires sur les civils, notamment envers les jeunes filles officiellement employées comme infirmières à l'hôpital. Militairement, ce siège a vu la première utilisation intensive de la poste aérienne, avec 27 liaisons pendant le siège, plus des ballons et des pigeons. De plus, même si les Russes n'ont pas profité de cette victoire pour lancer une offensive majeure dans la région, la perte de Przemyśl porte un coup important au moral des Autrichiens, avec de plus la perte de plus de 100000 hommes dont ils ne se remettront jamais. Toutefois, la route serait désormais ouverte pour la Russie à une invasion de la Hongrie, et les empires centraux mettent sur pied une contre-attaque d'envergure dans la région pour le printemps.

Vue d'un des forts de Przemyśl après la chute de la place ; la photographie n'est pas datée. Library of Congress ; domaine public.

vendredi 12 décembre 2014

12 décembre 1914 - Repli à Belgrade

Les Autrichiens ne peuvent plus tenir Belgrade, ordre est donné de battre en retraite. La seconde invasion russe en Hongrie est stoppée, les Autrichiens et Allemands commencent à contre-attaquer. Deux soldats sont fusillés ce jour dans l'Aisne, dont l'un encore une fois à Nouvron-Vingré.

Un groupe de conscrits, cette fois à Sarlat, en Dordogne. Il s'agit d'une photocarte, envoyée le 12 décembre. © http://www.europeana1914-1918.eu

mardi 25 novembre 2014

25 novembre 1914 - Raid sur Cuxhaven

Les Autrichiens avancent toujours en Serbie, après de lourds bombardements. La cavalerie russe effectue des raids en Hongrie. Un hydravion britannique effectue un raid sur la base navale allemande de Cuxhaven. Winston Churchill présente un projet d'opération contre les Dardanelles.

A Visé, sur la Meuse à la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas, les troupes d'occupation bavaroises quittent enfin la ville. Elles y étaient installées depuis le 4 août. Il s'agit du lieu où sont morts les premiers militaires belges, et la première ville martyre de la guerre, avec 42 civils massacrés et 600 maisons incendiées. © http://www.arquebusiers.be

lundi 29 septembre 2014

29 septembre 1914 - Du Niemen à la Vistule

A Anvers, les Belges ouvrent les digues et inondent une partie du terrain, ce qui fait partie du plan de défense de la citadelle. Ceci n'empêche pas la canonnade de continuer : le fort de Sint-Katelijne-Waver reçoit un projectile de 420 mm toutes les 7 minutes, une poudrière explose et il est évacué en fin de journée. Dans la nuit, les Belges utilisent la seule voie de chemin de fer restante pour déplacer discrètement leur base d'opération plus à l'Ouest. Toutes les offensives entreprises dans le Nord de la France sont arrêtées. Une nouvelle est programmée, toujours à l'extrémité du front actuel, c'est-à-dire dans la région d'Arras. Les Allemands abandonnent leur offensive sur le Niemen, qui n'a pas abouti. Les Allemands attaquent les Russes sur la Vistule, en Pologne, en direction de Varsovie. Ils n'ont que 19 divisions contre 60 pour les Russes, mais parviennent tout de même à les bousculer. Les Russes pénètrent en Hongrie.

Un extrait de la première page du journal nationaliste l'Echo de Paris. Si l'on reconnaît toujours le ton grandiloquent du début de la guerre, le contenu s'est modifié. Les opérations ne semblent plus primordiales : il n'y a quasiment rien de plus que le communiqué officiel en haut, qui ne donne aucune information intéressante. A gauche, la peinture de la famille française conserve son ton propagandiste, mais il semble évident que la guerre sera toujours là à l'hiver, et la possibilité de la mort du fils n'est pas exclue. Enfin, à droite, si les blessés sont toujours censés être heureux et bien soignés, la réalité des "grosses plaies" causées par l'artillerie est bien présente. L'Echo de Paris, 29 septembre 1914, p.1.