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dimanche 12 avril 2015

12 avril 1915 - Shaiba

Une importante force ottomane, constituée en grande partie d'irréguliers obtenus auprès des chefs arabes locaux, attaque le camp britannique de Shaiba, en Mésopotamie. Parfaitement inefficaces, ils n'obtiennent aucun résultat, et leur général Süleyman Askeri, blessé et déprimé, se suicide à l'hôpital. Les Britanniques, qui ne s'attendaient pas à un tel échec de la part de leurs adversaires, décident alors de reprendre leur offensive dans la région, même s'ils avancent lentement. L'armée russe entre en Hongrie. Les alliés avancent vers Yaoundé, au Cameroun. Les alliés proposent aux Grecs de leur offrir l'île de Smyrne en échange d'une action immédiate contre l'Empire ottoman.

Un fusil permettant de tirer au-dessus du parapet sans sortir la tête, dans une tranchée française de la Meuse, aux alentours du Bois d'Ailly, en avril 1915. © http://www.histoire-image.org/

vendredi 27 mars 2015

27 mars 1915 - Point X

Aux Eparges, une dernière attaque française permet de prendre 300 mètres de tranchée aux Allemands. Le point X, objectif de l'offensive, n'est plus qu'à 100 mètres, mais toujours imprenable. La flotte russe de mer Noire bombarde les forts ottomans du Bosphore.

Une tombe collective aménagée par les Allemands pour 17 "braves Français" (d'après les inscriptions sur la croix), appartenant pour la plupart au 166e RI et morts au combat le 27 mars à Marcheville-en-Wöevre, dans la Meuse. © http://pages14-18.mesdiscussions.net

mardi 3 mars 2015

03 mars 1915 - Bombardement

Les Russes continuent d'attaquer sur le Niemen, faisant 6000 prisonniers.

L'église de Ville-en-Woëvre, dans la Meuse, sous un bombardement le 3 mars. La fumée ne correspond pas à un incendie mais à l'explosion d'un obus de 210 mm. © http://pages14-18.mesdiscussions.net

mercredi 1 octobre 2014

01 octobre 1914 - Offensive d'Arras

A Anvers, les Allemands prennent sans combat le fort de Sint-Katelijne-Waver qui avait été évacué. Ailleurs, les Belges ont fortifié leurs positions et tiennent bon malgré les assauts et le bombardement. L'attaque de la nouvelle armée rassemblée à Arras est lancée. Les Français progressent efficacement en direction de Douai. Toutefois, trois corps d'armée allemands sont prêts à contre-attaquer. Au saillant de Saint-Mihiel, les Français parviennent à détruire les ponts que les Allemands avaient jeté sur la Meuse. Les troupes britanniques commencent à quitter l'Aisne, à présent stabilisée, pour se repositionner plus au Nord. Les Russes font pression sur les Allemands au niveau du Niemen. Des renforts Portugais arrivent en Angola, pour prévenir une attaque allemande.

Une batterie russe participant au siège de Przemyśl, le 1er octobre. © http://avaxnews.net


vendredi 26 septembre 2014

26 septembre 1914 - Sandfontein

Dans l'Aisne, les Allemands tentent de déboucher du Chemin des Dames, mais sans succès. L'offensive d'Albert est un échec : les Allemands contre-attaquent et prennent Bapaume. A Saint-Mihiel, les Allemands ne parviennent pas à pousser plus loin que la ville et passer la Meuse. Les Allemands ne parviennent pas à passer le Niemen. A Przemyśl, les Russes cessent leurs assauts frontaux : ils ont attaqué sans relâche pendant trois jours et n'ont rien gagné d'autre que de perdre 40000 hommes. Ils installent donc un siège, tandis que les Autrichiens s'organisent pour envoyer des renforts vers la citadelle. L'invasion britannique en Afrique du Sud allemande tourne court : à Sandfontein, les britanniques se hâtent pour trouver de l'eau en s'enfonçant entre des collines fortement tenues par les Allemands. Ils sont pris sous le feu des mitrailleuses et de l’artillerie, retraitent en bon ordre dès le ravitaillement effectué et rentrent directement en Afrique du Sud sans avoir réellement combattu. Les premières unités indiennes débarquent à Marseille.

Des spahis (unité de cavalerie marocaine ou algérienne) pendant la bataille de l'Aisne. © http://avaxnews.net

mardi 23 septembre 2014

23 septembre 1914 - Bataille de Picardie

Les Allemands, n'ayant que peu de défenses dans ce secteur à l'extrémité de la ligne de front, sont bousculés en Picardie. A Saint-Mihiel, le fort du Camp des Romains est pilonné et fortement endommagé ; l'infanterie allemande attaque immédiatement et atteint la lisière de la ville. Des troupes britanniques viennent renforcer les Japonais devant Tsingtao.

Les attaques sur Saint-Mihiel entre le 23 et le 25 septembre. Entre Toul et Verdun, distantes de 75 km, la Meuse est flanquée d'une hauteur appelée les Hauts-de-Meuse et garnie d'une demi-douzaine de forts. Il s'agit de fortifications type Séré de Rivière, datant de 1880 et pour la plupart non modernisées depuis. La ville de Saint-Mihiel est située au milieu de cette ligne, et défendue par le fort du Camp des Romains. © http://www.sambre-marne-yser.be/

lundi 22 septembre 2014

22 septembre 1914 - Alain-Fournier

Dans l'Aisne, bien que Joffre prescrive maintenant d'effectuer des attaques localisées et non plus générales, aucun progrès notable n'est effectué. Les Français essaient donc de déborder de nouveau la ligne allemande un peu plus loin, en Picardie. Dans la Meuse, les allemands tentent péniblement de mettre en batterie leur artillerie contre les forts de Saint-Mihiel : les pièces, jusqu'à 305 mm, s'embourbent dans les chemins. Premier raid aérien sur l'Allemagne : des appareils britanniques bombardent les bases de Zeppelin de Cologne et Düsseldorf. L'aviation britannique fait également le premier usage de la télégraphie sans fil entre un avion de reconnaissance et l'artillerie. Le sous-marin allemand U9 coule les croiseurs britanniques Aboukir, Hogue et Cressy au large de la Hollande. Von Spee, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau, atteint la Polynésie française et bombarde Papeete.

A Saint-Rémy-la-Calonne, dans les Hauts-de-Meuse, 21 soldats français sont tués dans des circonstances discutées lors d'une reconnaissance, dont l'écrivain Alain-Fournier. La fouille de leur fosse commune en 1991, ici en vue d'ensemble, marque l'un des actes de naissance de l'archéologie de la première guerre mondiale. © http://www.images-archeologie.fr/


dimanche 21 septembre 2014

21 septembre 1914 - Cathédrale de Reims

La contre-attaque allemande dans l'Aisne est bloquée, les Français reprennent Noyon. Les Allemands s'aperçoivent qu'il ne sera pas possible de percer et les combattants reçoivent l'ordre de s'enterrer dans des tranchées, marquant ainsi le début de la guerre de positions qui durera jusqu'en 1918. Les Allemands progressent toujours dans les Hauts-de-Meuse, et arrivent en vue des forts de Saint-Mihiel ; à 18h, le commandement français donne enfin les premiers ordres pour réagir, mais les divisions nécessaires se trouvent loin de la zone de combats. En Prusse orientale, les Allemands atteignent le Niemen où se sont retranchés les Russes.

La cathédrale de Reims à la suite des bombardements allemands. Domaine public.

samedi 20 septembre 2014

20 septembre 1914 - Zanzibar

Dans l'Aisne, une contre-attaque allemande permet à ceux-ci de reprendre pied sur le Chemin des Dames. Les Allemands attaquent violemment dans les Hauts-de-Meuse, prenant les réservistes français totalement par surprise ; ils avancent toute la journée sans rencontrer de résistance très sérieuse. Le bombardement de Reims et de sa cathédrale continue. Le croiseur allemand Königsberg est surpris en train de se réapprovisionner en charbon dans la port de Zanzibar par le croiseur britannique Pegasus, envoyé pour le détruire ; toutefois, les canons allemands ont une plus longue portée que les britanniques, et c'est le Pegasus qui coule.

Le front Ouest le 20 septembre. Le front est globalement stabilisé. Si les possibilités de contournement dans l'Aisne semblent évidentes, le manque de troupes pour l'effectuer l'est aussi. On devine également l'axe d'attaque allemand dans les Hauts-de-Meuse, formant un saillant de Metz vers Saint-Mihiel ; la représentation schématique pour les allemands ne permet pas de se rendre compte de la concentration de leurs forces, mais le manque de défenses françaises est flagrant. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 19 septembre 2014

19 septembre 1914 - Colonies

La VIe armée française continue de tenter d'envelopper le flanc de la ligne allemande, sans grand succès, d'autant que les munitions commencent à manquer par endroits. De son côté, von Falkenhayn donne l'ordre à toutes ses unités d'attaquer sur tout le front, avant de revenir dessus en s'apercevant que ses troupes sont épuisées et que personne ne bouge. Dans les Hauts-de-Meuse, les allemands se positionnent sans résistance pour leur offensive, il n'y a qu'une division de réserve et beaucoup d'intervalles vides côté français. Lüderitzbucht, en Afrique occidentale allemande, est prise par les forces sud-africaines qui y ont débarqué la veille. Les gouvernements français et britanniques garantissent aux Belges l'intégrité de leurs colonies.

Les colonies européennes en Afrique en 1914. On note en noir les quatre colonies allemandes, qui constituent les points-clés de la guerre sur ce continent. © http://sunnycv.com

jeudi 18 septembre 2014

18 septembre 1914 - Home Rule

Sur le flanc Ouest, les Français atteignent Noyon mais sont contenus par les Allemands. L'offensive prévue par von Falkenhayn pour le 20 dans les Hauts-de-Meuse, à Saint-Mihiel, se présente bien : les redéploiements français font que ce secteur n'est plus défendu que par des réservistes. Von Hindenburg est nommé commandant en chef des armées allemandes sur le front Est. Dans le secteur de Verdun, six soldats sont condamnés à être fusillés pour blessure volontaire, sur la base de certificats d'un médecin qui, comme souvent, n'a pas réalisé d'examen des blessures. Quatre d'entre eux sont sauvés in extremis lorsqu'un vrai examen révèle qu'il s'agit d'éclats de shrapnel, et donc de blessures involontaires, mais les deux autres ont déjà été exécutés. George V signe le Home Rule, un acte prévoyant de donner une autonomie importante à l'Irlande au sein du Royaume-Uni. Le projet date de 1886, et la version de 1914 n'est en fait toujours pas satisfaisante : elle ne sera finalement jamais appliquée et l'impasse débouchera sur la partition de l'Irlande en 1922.


Des troupes britanniques débarquent à Lüderitzbucht (actuellement Lüderitz, en Namibie), dans le cadre des opérations en Afrique du Sud. Deutsche Kolonialgesellschaft, domaine public.

mercredi 17 septembre 2014

17 septembre 1914 - Nouvelle-Guinée

Sur le flanc Ouest du front, les Français attaquent depuis Soissons vers Noyon, pour essayer de tourner les Allemands. Mais ceux-ci ont pleinement conscience de la manœuvre et se sont renforcés dans le secteur. Von Falkenhayn prévoit également d'attaquer dans quelques jours à Saint-Mihiel, dans la Meuse, pour distraire les Français de leur stratégie de contournement. Sur le front Est, les Autrichiens ne peuvent plus faire face aux Russes, que ce soit en Pologne ou en Galicie, et retraitent partout. Les Allemands sont contraints de les aider en envoyant toute une armée en soutient pour stopper les Russes. Cette dispersion est d'autant plus préoccupante que, selon le plan Schlieffen, les opérations en France aurait du se terminer et permettre d'envoyer les troupes qui y étaient affectées contre les Russes, ce qui n'est de fait pas possible. En Nouvelle-Guinée, la place allemande de Toma se rend aux Australiens sans combat, et avec elle toute la colonie. 

Hermann Detzner, un lieutenant allemand pour le moins aventurier. A la capitulation de la Nouvelle-Guinée, il s'enfonce dans la jungle avec une vingtaine d'hommes et mènera une guérilla pendant toute la guerre. Il se rendra finalement le 5 janvier 1919, dans un grand uniforme impeccable. Ayant passé quatre années dans une zone totalement inexplorée, il publiera après la guerre un livre intitulé "Quatre ans chez les cannibales de Nouvelle-Guinée". La photo est issue de son ouvrage. DETZNER, Hermann, Vier jahre unter kannibalen, Berlin, A. Scherl, 1921, 338 p.

dimanche 24 août 2014

24 août 1914 - Grande Retraite

Début de la Grande Retraite sur tout le front Ouest : sur ordre de Joffre, les Français et Britanniques reculent sur tous les fronts, mais en bon ordre, pour pouvoir se réorganiser avant de contre-attaquer. En Lorraine, la VIe Armée allemande s'engouffre dans la Trouée de Charmes en bousculant les Français. Le général français Castelnau réagit bien et attaque les flancs exposés des troupes allemandes, stoppant leur progression. Au niveau de la frontière franco-belge, le passage de la Meuse à Givet est défendu par le fort de Charlemont, datant de l'époque de Vauban, qui doit retenir les Allemands lorsqu'ils arriveront. Les Belges se préparent également à retenir les Allemands devant Anvers. A Namur, quatre forts supplémentaires se rendent, mais deux résistent encore et fixent les Allemands. La flotte franco-britannique de l'Adriatique bombarde la ville autrichienne de Kotor (actuellement au Monténégro). En Prusse orientale, les Russes sont largement supérieurs en nombre aux Allemands, qui manœuvrent pour éviter l'encerclement. Les Serbes entrent dans Šabac, pour s'apercevoir que les Autrichiens sont partis pendant la nuit. La première offensive autrichienne sur la Serbie se solde définitivement par un échec. Les pertes sont difficiles à évaluer, peut-être 12000 morts dont les deux tiers Autrichiens. Les deux camps ont commis des crimes de guerre sur des civils et des prisonniers (exécutions, viols, mutilations...).

A la tête du 9e lanciers britannique, le capitaine Francis Grenfell mène une charge de retardement contre les Allemands à Audregnies, près de Mons, et gagne la première Victoria Cross de la guerre, ce qui est largement relayé dans la presse, l'action étant comparée à la charge de la brigade légère à Balaklava. Effectivement, malgré l'aperçu qu'en donne cette image de propagande, la charge est un désastre, les chevaux se prennent dans des barbelés avant d'être décimés par les mitrailleuses et l'artillerie. Richard Caton Woodville, http://www.nam.ac.uk, domaine public.

samedi 23 août 2014

23 août 1914 - Massacre de Dinant

Les Allemands pilonnent Namur toute la journée, et l'infanterie s'avance à partir de 10h. Deux des forts se rendent, totalement écrasés, et l'infanterie belge abandonne la ville que les Allemands investissent prudemment. En Belgique, les troupes françaises se replient de Charleroi, et les Britanniques de Mons. Il s'agit du premier engagement important des Britanniques, qui parviennent tout de même à repousser des Allemands supérieurs en nombre avant de décrocher. Les Allemands franchissent la Meuse. Joffre annonce que l'offensive va reprendre, après avoir désigné ses généraux comme coupables de l'échec, mais les unités doivent d'abord se reformer. Le Zeppelin Z8 est abattu au-dessus des Vosges. Des massacres de civils ont encore lieu : on compte en particulier 674 victimes à Dinant (plus qu'à Oradour-sur-Glane en 1944), y compris femmes et enfants, et 218 à Ethe. Début de la bataille de Krasnik entre Russes et Autrichiens en Galicie. Les Russes progressent quelque peu sur les Allemands en Prusse orientale. Les Serbes pilonnent la ville de Šabac. L'ultimatum envoyé le 15 août ayant expiré, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne.

Le front Ouest le 23 août. Par rapport au 16 août, on note que si la situation n'a pas beaucoup bougé en Alsace, les Français ont largement reculé en Lorraine (dans la Trouée de Charmes), les deux armées sont au contact dans les Ardennes avec une amorce de recul français, et surtout la Belgique est presque entièrement traversée, les Allemands atteignant presque la frontière par endroits, et l'armée belge (en vert) n'existant pratiquement plus. © http://www.carto1418.fr/