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| Vue d'un des forts de Przemyśl après la chute de la place ; la photographie n'est pas datée. Library of Congress ; domaine public. |
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dimanche 22 mars 2015
22 mars 1915 - Chute de Przemyśl
Les français tentent une contre-attaque sur le Reichakerkopf, mais les
lignes sont si proches que la préparation d'artillerie est impossible,
et l'attaque échoue. La place autrichienne de Przemyśl se rend aux
Russes, après avoir détruit tout ce qui devait l'être dans la ville. On
compte 117000 prisonniers, dont 9 généraux. La place a résisté pendant
133 jours. Elle accueillait 18000 civils en plus de la garnison
militaire, dans un désordre assez général sous le
feu constant de l'artillerie russe, avec la menace constante de la
famine et du choléra, conduisant à de multiples tensions interethniques
et notamment antisémites : les ordres du jour devaient être traduits en
quinze langues différentes. A cela s'ajoutent les exactions commises par
les militaires sur les civils, notamment envers les jeunes filles
officiellement employées comme infirmières à l'hôpital. Militairement,
ce siège a vu la première utilisation intensive de la poste aérienne,
avec 27 liaisons pendant le siège, plus des ballons et des pigeons. De
plus, même si les Russes n'ont pas profité de cette victoire pour lancer
une offensive majeure dans la région, la perte de Przemyśl porte un
coup important au moral des Autrichiens, avec de plus la perte de plus
de 100000 hommes dont ils ne se remettront jamais. Toutefois, la route
serait désormais ouverte pour la Russie à une invasion de la Hongrie, et
les empires centraux mettent sur pied une contre-attaque d'envergure
dans la région pour le printemps.
mercredi 4 mars 2015
04 mars 1915 - Constantinople
Le U-Boot 8 est coulé près de Douvres, grâce à la présence d'un «
indicator net », un maillage de câble immergés permettant de révéler la
présence des sous-marins. C'est le premier succès de ce système, en
place depuis janvier. L'amiral Carden, qui commande l'escadre attaquant
les Dardanelles, informe Londres qu'il compte pouvoir atteindre
Constantinople en deux semaines. Il est notamment confiant car un
message radio intercepté laisse à penser que les forts ottomans
sont à court de munitions. Les Français prévoient d'envoyer une force
expéditionnaire dans les Dardanelles, tandis que le gouvernement Russe
envoie une circulaire aux gouvernements de l'Entente indiquant ses
prétentions sur la ville de Constantinople et le contrôle des détroits.
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| Dans les Dardanelles, le HMS Agamemnon tire au canon de 234 mm sur les forts ottomans de Sedd el Bahr, le 4 mars. Burt, R. A. British Battleships 1889–1904 ; domaine public. |
samedi 27 septembre 2014
27 septembre 1914 - Siège d'Anvers
Les Allemands arrivent à distance de bombardement des premiers forts
d'Anvers, le siège direct de la ville va pouvoir commencer. Cette place
est considérée à l'époque comme la plus puissante au monde, avec deux
ceintures de forts jusqu'à 9 km de la ville, mettant celle-ci hors
d'atteinte d'un bombardement direct, et un millier de canons. Il y a au
total 17 forts principaux dans la ceinture extérieure, avec des redoutes
dans les intervalles, et 13 sur la ceinture
intérieure. Cependant, les travaux ne sont pas achevés, et ils ont les
mêmes défauts que la place de Liège : en particulier, le béton non armé
résiste aux canons de 210 mm, mais pas au-dessus. La défense de la ville
est assurée par 157000 hommes, capables d'effectuer des sorties ; les
allemands sont 130000, avec 126 canons de 100 à 210 mm, et surtout 9
mortiers de 305 mm et 4 obusiers de 420 mm. Fin de la bataille de
l'Aisne : les Allemands cessent leurs attaques et se retranchent
définitivement, en particulier sur le plateau du Chemin des Dames,
tellement imprenable qu'il ne sera de nouveau attaqué qu'en 1917 lors
des offensives Nivelle, se soldant par une boucherie. Les Allemands
continuent leur contre-offensive dans la Somme, et atteignent Thiepval.
En Galicie, les Russes poussent en direction de Cracovie d'une part, des
Carpates d'autre part. Les alliés prennent Duala, au Cameroun.
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| Le front Ouest le 27 septembre. Alors que la majorité du front est stable, on voit clairement se dessiner la "course à la mer" presque plein Nord qui se met en place au fur et à mesure des offensives de contournement avortées. On observe également l'avancée allemande dans la Meuse ayant créé le saillant de Saint-Mihiel, lequel a du même coup provoqué l'apparition d'un saillant français plus au Nord, celui de Verdun. © http://www.carto1418.fr/ |
lundi 25 août 2014
25 août 1914 - Sac de Louvain
Les deux derniers forts de Namur se rendent. Ils ont résisté assez
longtemps pour permettre à la division d'infanterie belge qui occupait
la ville de s'échapper. Les Français contre-attaquent dans la Trouée de
Charmes, regagnant du terrain, bien que durement acquis. Ils privent
ainsi les Allemands de leurs succès initiaux alors qu'il s'agissait de
l'un des points d'offensive les plus cruciaux, et les font sérieusement
douter puisqu'ils pensaient avoir affaire à
une armée anéantie et incapable de combattre encore sérieusement.
Ailleurs, le repli en bon ordre continue, en particulier sur Nancy où
les Français s'établissent au Grand-Couronné, le tout ponctué de combats
pour les places clés. Les Allemands prennent notamment Sedan et
Mulhouse. Des exécutions sommaires, difficiles à quantifier, ont lieu
dans l'armée française sous divers motifs au cours de la retraite. La
bataille de Krasnik est remportée par les Autrichiens sur les Russes. En
Prusse orientale, les Russes arrivent au contact des Allemands. Leur
commandement transmet ses messages radio en clair, ce qui permet à
Ludendorff et Hindenburg interloqués d'apprendre qu'ils comptent avancer
sans trop se soucier de possibles contre-attaques ; les généraux
allemands prévoient alors de les prendre de flanc. Après avoir débordé
un poste allemand à Tepe, les Britanniques envahissent le Cameroun. Les
Allemands ravagent la ville de Louvain, en Belgique. Ils tuent 248
habitants et incendient la ville, y compris la bibliothèque de
l'université et ses 300000 livres et manuscrits médiévaux.
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| Les ruines de la bibliothèque de l'université de Louvain. © http://s2.lemde.fr/ |
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Trouée de Charmes
dimanche 24 août 2014
24 août 1914 - Grande Retraite
Début de la Grande Retraite sur tout le front Ouest : sur ordre de
Joffre, les Français et Britanniques reculent sur tous les fronts, mais
en bon ordre, pour pouvoir se réorganiser avant de contre-attaquer. En
Lorraine, la VIe Armée allemande s'engouffre dans la Trouée de Charmes
en bousculant les Français. Le général français Castelnau réagit bien et
attaque les flancs exposés des troupes allemandes, stoppant leur
progression. Au niveau de la frontière franco-belge,
le passage de la Meuse à Givet est défendu par le fort de Charlemont,
datant de l'époque de Vauban, qui doit retenir les Allemands lorsqu'ils
arriveront. Les Belges se préparent également à retenir les Allemands
devant Anvers. A Namur, quatre forts supplémentaires se rendent, mais
deux résistent encore et fixent les Allemands. La flotte
franco-britannique de l'Adriatique bombarde la ville autrichienne de
Kotor (actuellement au Monténégro). En Prusse orientale, les Russes sont
largement supérieurs en nombre aux Allemands, qui manœuvrent pour
éviter l'encerclement. Les Serbes entrent dans Šabac, pour s'apercevoir
que les Autrichiens sont partis pendant la nuit. La première offensive
autrichienne sur la Serbie se solde définitivement par un échec. Les
pertes sont difficiles à évaluer, peut-être 12000 morts dont les deux
tiers Autrichiens. Les deux camps ont commis des crimes de guerre sur
des civils et des prisonniers (exécutions, viols, mutilations...).
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| A la tête du 9e lanciers britannique, le capitaine Francis Grenfell mène une charge de retardement contre les Allemands à Audregnies, près de Mons, et gagne la première Victoria Cross de la guerre, ce qui est largement relayé dans la presse, l'action étant comparée à la charge de la brigade légère à Balaklava. Effectivement, malgré l'aperçu qu'en donne cette image de propagande, la charge est un désastre, les chevaux se prennent dans des barbelés avant d'être décimés par les mitrailleuses et l'artillerie. Richard Caton Woodville, http://www.nam.ac.uk, domaine public. |
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Trouée de Charmes,
Victoria Cross
samedi 23 août 2014
23 août 1914 - Massacre de Dinant
Les Allemands pilonnent Namur toute la journée, et l'infanterie s'avance à partir de 10h. Deux des forts se rendent, totalement écrasés, et l'infanterie belge abandonne la ville que les Allemands investissent prudemment. En Belgique, les troupes françaises se replient de Charleroi, et les Britanniques de Mons. Il s'agit du premier engagement important des Britanniques, qui parviennent tout de même à repousser des Allemands supérieurs en nombre avant de décrocher. Les Allemands franchissent la Meuse. Joffre annonce que l'offensive va reprendre, après avoir désigné ses généraux comme coupables de l'échec, mais les unités doivent d'abord se reformer. Le Zeppelin Z8 est abattu au-dessus des Vosges. Des massacres de civils ont encore lieu : on compte en particulier 674 victimes à Dinant (plus qu'à Oradour-sur-Glane en 1944), y compris femmes et enfants, et 218 à Ethe. Début de la bataille de Krasnik entre Russes et Autrichiens en Galicie. Les Russes progressent quelque peu sur les Allemands en Prusse orientale. Les Serbes pilonnent la ville de Šabac. L'ultimatum envoyé le 15 août ayant expiré, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne.
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| Le front Ouest le 23 août. Par rapport au 16 août, on note que si la situation n'a pas beaucoup bougé en Alsace, les Français ont largement reculé en Lorraine (dans la Trouée de Charmes), les deux armées sont au contact dans les Ardennes avec une amorce de recul français, et surtout la Belgique est presque entièrement traversée, les Allemands atteignant presque la frontière par endroits, et l'armée belge (en vert) n'existant pratiquement plus. © http://www.carto1418.fr/ |
vendredi 22 août 2014
22 août 1914 - Triste record
Le jour le plus meurtrier de l'histoire française : 27000 morts en une seule journée, en grande majorité dans les Ardennes. A Namur, le bombardement des forts continue, alors que les troupes belges commencent à évacuer, mais les forts résistent bien. Les armées françaises sont totalement défaites sur les différents fronts : les Allemands prennent Lunéville (bataille de la Trouée de Charmes, en Lorraine, pour prendre les forts de Toul et Verdun à revers et progresser vers Paris en coupant l'armée française en deux), Longwy est en ruines et les différentes attaques françaises, à la baïonnette, échouent toutes quel que soit le secteur, en particulier dans les Ardennes et à Charleroi. Bataille de Rossignol : la 3e division coloniale française rencontre par hasard, en plein brouillard, deux divisions allemandes dans ce village près de Neufchâteau. Elle se fait hacher sur place en tentant de charger toute la journée, et en sort pratiquement anéantie, avec presque 12000 morts sur un effectif de 16000 hommes. Massacre de Tamines : dans ce village sur la Sambre, pendant la bataille de Charleroi, les Allemands exécutent près de 400 civils et brûlent 240 maisons. La bataille de Charleroi en général est perdue pour les français. A Dinant, les Allemands mettent le feu aux maisons, 2500 habitants fuient derrière les lignes françaises avec que celles-ci ne retraitent. En Pologne, Józef Piłsudski organise les volontaires pour combattre du côté autrichien.
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| Le journal de la 3e division d'infanterie coloniale pour les 22 et 23 août 1914, relatant les combats de Rossignol. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr |
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Verdun
jeudi 21 août 2014
21 août 1914 - Coup d'arrêt
A Namur, les forts sont bombardés toute la journée par l'artillerie
allemande, y compris les obusiers de 305 et 420 mm, recevant des
milliers de projectiles. Bien que les plus exposés perdent plusieurs
tourelles, tous tiennent bon. En Belgique, l'armée allemande progressant
vers le Sud et l'armée française venant à sa rencontre se trouvent près
de Charleroi ; les allemands s'établissent immédiatement sur de bonnes
positions. La même situation se répète dans les
Ardennes, à Longwy où les artilleurs allemands pilonnent leurs
homologues français, et Neufchâteau, avec quelques escarmouches dans un
épais brouillard. En Alsace, les Français approchent de Colmar, mais
l'avancée s'arrête car le flanc gauche est découvert, l'offensive en
Lorraine ayant tourné court. De fait, les armées décimées (elles ont
perdu plus de 20.000 hommes) y ont reculé d'une quinzaine de kilomètres
dans la journée, revenant sur la Meurthe et se préparant à détruire les
ponts derrière elles. Profitant de leur succès, les Serbes s'approchent
de la ville fortifiée de Šabac, sur leur territoire, pour la reprendre
aux Autrichiens. Les Allemands envahissent l'Afrique du Sud.
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| Une patrouille du 18e régiment de hussards britannique prend des informations auprès de la population de Mons. Domaine public. |
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Neufchâteau,
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mardi 19 août 2014
19 août 1914 - Neutralité américaine
En Belgique, les Allemands arrivent en vue de Namur. Celle-ci est
défendue par 9 forts, selon une organisation similaire à Liège, mais les
Allemands ont retenu la leçon et décident de les réduire directement à
l'artillerie lourde, sans tenter de coup de main. L'armée belge retraite
sur Anvers. Les français, après des combats maison par maison à
Dornach, reprennent Mulhouse. L'avance en Lorraine est par contre
stoppée, les IIIe et IVe armées étant arrivée sur les
lignes défensives allemandes bien défendues, à 20 km derrière la
frontière. Fin de la bataille du Cer, les Autrichiens sont vaincus et
doivent se replier derrière la Drina face à l'arrivée d'une colonne de
renforts serbe. Les Etats-Unis se déclarent neutres.
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| La déclaration de neutralité américaine, dans un discours prononcé par Woodrow Wilson devant le Congrès. © Wilson, Essential Writings and Speeches of the Scholar-president, 2006, pp.390-391. |
vendredi 15 août 2014
Focus n°1 : Pièces de siège et Grosse Bertha
Au début du conflit, les Allemands ont développé des moyens
importants en artillerie lourde. Le Plan Schlieffen prévoit l’attaque de
la Belgique et notamment la prise des forts autour de Liège. Cette
ceinture défensive de quarante kilomètres est équipée de 400 pièces de
calibres différents.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.
Pour prendre ces forts, l’armée allemande dispose d’une artillerie de siège conséquente : deux batteries d’obusiers de 210mm, mais surtout des pièces autrichiennes de 305mm de la firme Skoda et des obusiers de 420mm. Ces derniers sont de gigantesques obusiers construits par la firme Krupp, transportés par une dizaine de camions. Acheminée sur place, la Grosse Bertha ouvre le feu sur le fort de Pontisse le 12 août, entraînant, dès le lendemain, la capitulation de cette place. Mais, sa portée est très courte et son maniement difficile. Le bombardement des forts se poursuit et l’ensemble de la place de Liège se rend le 16 août, permettant aux armées allemandes de poursuivre leur progression à travers la Belgique afin de tourner l’armée française et britannique par le nord.
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| Modèle réduit de la Grosse Bertha, exposé au Musée de l'Armée à Paris. Domaine public. |
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| Symbole de cette pièce utilisé dans les plans tactiques allemands pendant la guerre. Domaine public. |
mardi 12 août 2014
12 août 1914 - Bataille des Casques d'argent
A Liège, l'artillerie lourde de siège est enfin arrivée, et peut
commencer à tirer en fin de journée : elle comprend les deux obusiers de
420 mm, ainsi que quatre canons de 305 mm prêtés par l'Autriche. Les
forts de Chaudfontaine, Fléron, Embourg et Pontisse sont pilonnés toute
la journée ; les deux premiers résistent, le troisième n'a plus aucune
artillerie à la tombée de la nuit, et le dernier tient bon mais reçoit
la première dizaine d'obus de 420 mm à partir
de 17h30. Bataille des Casques d'argent : en vue d'arrêter la
progression allemande vers Anvers, une force de cavalerie belge fait
sauter un pont sur la Gette à Haelen puis se retranche dans un bois, à
pied avec mitrailleuses et artillerie. Les dragons, cuirassiers et
uhlans allemands chargent sabre au clair et se font décimer huit fois de
suite, leurs casques jonchant le terrain après l'assaut donnant son nom
à la bataille. Cette fois, la leçon sera retenue et on ne verra plus de
grandes charges de cavalerie sur le front Ouest. En Pologne, Józef
Piłsudski prend la ville de Kielce à la tête de forces paramilitaires.
Il essaie de profiter de la guerre pour obtenir l'indépendance de la
Pologne alors aux mains des Russes. En Serbie, les Autrichiens passent
enfin la rivière Drina, qui marque la frontière Nord-Ouest du pays, pour
lancer une importante offensive. La Grande-Bretagne et la France
déclarent la guerre à l'Autriche.
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vendredi 8 août 2014
08 août 1914 - Prise de Mulhouse
En Belgique, le gros de l'armée belge retraite derrière la Dyle, tandis
que trois divisions de cavalerie françaises sont en route pour la
rejoindre. Pendant ce temps, les Allemands entrent prudemment dans la
ville de Liège. Le général belge Leman a pu communiquer avec le
gouvernement pendant la trêve, et a appris que la France avait remis à
la ville la Grand-croix de la Légion d'Honneur ; il décide de résister
jusqu'au bout. Les Allemands concentrent alors leurs
mortiers de 210 mm sur le fort de Barchon, mettant hors-service ses
coupoles. Comme la plupart des forts de Liège, celui-ci souffre d'une
ventilation peu efficace, et à partir de 15h des gaz se répandent dans
les couloirs ; pour éviter l'asphyxie, la garnison se rend à 16h. En
Alsace, les Allemands effectuent un repli stratégique dans les bois
autour de Mulhouse, ce qui permet aux Français de prendre la ville
musique en tête et sans combat. Deux croiseurs britanniques bombardent
Dar es Salaam, en Afrique orientale allemande (actuellement Tanzanie).
Union sacrée en Russie, mais à la différence de la France et de la
Grande-Bretagne, les socialistes ne s'y rallient pas tous.
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| Proclamation du généralissime Joffre suite à la prise de Mulhouse, affichée dans la ville le jour même. ©http://www.psywarrior.com |
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mercredi 6 août 2014
06 août 1914 - Drapeau blanc
A Liège, un petit détachement de la 34e brigade parvient à se faufiler
dans la ville en fin de nuit et atteint le QG belge ; le général Leman
parvient in extremis à s'échapper et va se réfugier dans le fort de
Loncin. A 8h, la 14e brigade, la seule à avoir réellement percé sous les
ordres de Ludendorff, s'établit à Jupille, à 3 km de Liège. Ceci permet
de bombarder la citadelle qui hisse le drapeau blanc au bout de deux
heures. Bien que les forts continuent à se
défendre, les troupes belges occupant Liège quittent la ville. Quelques
affrontements ont lieu en territoire français face au Luxembourg, les
Allemands avançant jusqu'à Longwy. Les Autrichiens sont à Obrenovac, à
25 km de Belgrade, mais sont repoussés avec de lourdes pertes. Français
et Britanniques envahissent le Togo allemand. Le parlement britannique
débloque 100 millions de livres pour envoyer un corps expéditionnaire en
France.
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mardi 5 août 2014
05 août 1914 - Bataille de Liège
Début de la bataille de Liège. La ville est protégée par 12 forts
modernes se couvrant mutuellement. Des duels d'artillerie lourde ont
lieu dans la matinée, notamment avec le fort de Fléron. Dans la nuit,
les allemands engagent 39000 hommes, pensant pouvoir s'infiltrer entre
des forts défendus par 9000 Belges. En réalité, les défenseurs sont
quatre fois plus nombreux et seule une brigade allemande parvient à
passer. En mer du Nord, le croiseur britannique Amphion
coule le mouilleur de mines allemand Königin Luise, avant de sauter sur
l'une des mines de ce dernier le lendemain. Des troupes britanniques
attaquent des avant-postes allemands en Ouganda. L'Autriche déclare la
guerre à la Russie. La Grande-Bretagne mobilise, Lord Kitchener devenant
ministre de la guerre. La censure de la presse est établie en France.
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| La situation à Liège avant l'attaque. Les triangles rouges représentent les forts, les carrés verts les 6 brigades allemandes. Seule la 14e parviendra à dépasser les forts dans la nuit. © http://www.sambre-marne-yser.be, retravaillé. |
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lundi 4 août 2014
04 août 1914 : Grande-Bretagne et Allemagne
En Belgique, les Allemands arrivent devant les forts de Liège, appuyés
par l'armée placée dans les intervalles, qui ne comptent pas se rendre.
Deux avions allemands survolent Bruxelles dans la nuit. En Algérie
française, les croiseurs allemands Goeben et Breslau bombardent
respectivement Philippeville et Bône, tuant 21 personnes. La
Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne pour violation de la
neutralité belge. Les députés français votent à l'unanimité les crédits
de guerre en appelant à l'"Union sacrée", de même que leurs homologues
allemands, y compris les socialistes dans les deux camps.
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| Réquisition des tombereaux de Paris, le 4 août 1914. Photographie de presse, agence Rol, domaine public. |
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jeudi 31 juillet 2014
31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès
Les Russes font sauter les ponts de chemin de fer en
provenance d'Autriche, tandis que les Serbes résistent tant bien que
mal. A 13h, l'Allemagne proclame la loi martiale, et envoie deux
ultimatums, en demandant à la Russie de stopper sa mobilisation sous
24h, et à la France de rester neutre en cédant temporairement à
l'Allemagne les forts de Toul et Verdun. Les Français comptent bien
refuser et prévoient de mobiliser le lendemain. Les Anglais demandent si
la neutralité belge sera respectée :
les Français acquiescent, les Allemands ne répondent pas. La Belgique et
les Pays-Bas mobilisent, l'Italie décide de
rester neutre. Panique financière à la bourse de Londres.
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