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| Des civils belges fuyant Anvers attendent de pouvoir passer la frontière hollandaise. © http://horizon14-18.eu/ |
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vendredi 10 octobre 2014
10 octobre 1914 - Capitulation d'Anvers
Capitulation d'Anvers. Les Allemands, dépités, prennent la plus
importante place forte d'Europe, mais ne capturent pas un seul général,
et très peu d'hommes et de matériel : toutes les troupes se sont enfuies
à part celles des forts encore assiégés, et le matériel des autres
forts a été emporté ou saboté. De plus, les Allemands ont consommé
énormément de munitions : plus de 60000 coups, dont presque 20000
d'artillerie lourde contre seulement 8 forts. Dans les
Flandres, il ne reste qu'un espace d'environ 70 km qui ne soit pas
encore fixé. L'extrémité Sud est Béthune avec le secteur de La Bassée,
où les Britanniques se préparent à attaquer. A 25 km plus au Nord, des
mouvements ont lieu dans le secteur de Messines, le plus proche de Lille
et quasiment sur la frontière Belge. Les Allemands bombardent Lille.
Deux soldats français sont fusillés pour abandon de poste. Mort du roi
Carol Ier de Roumanie. Son neveu, Ferdinand Ier, lui succède. Carol
voulait entrer en guerre aux côtés des Empires centraux, avec lesquels
il avait signé un traité secret en ce sens en 1884 ; cependant, en 1914,
son gouvernement s'était opposé à son application en l'apprenant.
Ferdinand, lui, est originaire d'Allemagne et souhaite la victoire de
celle-ci, mais écoute son gouvernement et l'opinion publique qui veulent
entrer en guerre du côté des alliés, ce à quoi il se pliera de bonne
grâce en 1916.
jeudi 9 octobre 2014
09 octobre 1914 - Evacuation d'Anvers
L'armée de campagne belge d'Anvers finit de quitter la ville, en menant
simplement des actions de retardement en arrière-garde contre les
Allemands. Les troupes de forteresses, qui partent en dernières,
trouvent elles refuge aux Pays-Bas, la frontière se trouvant à seulement
15 km, même si elles y seront internées. Pendant ce temps, les
autorités municipales prennent contact avec les Allemands en vue de la
reddition de la place. Les Britanniques de l'Aisne se
repositionnent au Nord de Béthune. Hindenburg atteint la Vistule, il
est à moins de 20 km de Varsovie, son objectif. Il apprend dans le même
temps d'un prisonnier que les Russes comptent lancer une nouvelle
offensive en Silésie et veut hâter le pas. Cependant, les Allemands ne
connaissent pas le terrain et manquent de renforts contrairement aux
Russes, ils ont donc de plus en plus de mal à progresser. Les forces
autrichiennes, aidées par les Allemands, arrivent de nouveau en vue de
Przemyśl assiégée dans le cadre de leur contre-attaque en Galicie. En
Afrique du Sud, les Boers révoltés, alliés aux Allemands, déclare la
guerre aux Britanniques et commencent à rassembler des troupes.
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| Le passage emprunté par l'armée belge entre Anvers et les lignes françaises. Ce journal allemand montre, en bleu, les positions allemandes au soir du 10. Jusqu'au 9, il n'y a donc pas de troupes à l'Ouest d'Anvers, ce qui laisse encore aux Belges un large couloir le long de la mer, via Bruges et Ostende, pour rejoindre en train le Nord de la France. On note également la proximité des Pays-Bas par rapport à la ville. © http://pages14-18.mesdiscussions.net/ |
mercredi 8 octobre 2014
08 octobre 1914 - Passage de l'Escaut
A Anvers, les Allemands jettent des ponts sur l'Escaut et commencent à
la traverser. La seconde ligne de forts ne permettant pas aux Belges de
résister efficacement, ils décident d'abandonner progressivement la
ville. Les britanniques et les premières troupes Belges partent de nuit
vers la côte pour regagner les lignes du Nord de la France, tandis que
les troupes de forteresses continuent à tenir comme elles le peuvent en
s'appuyant sur les quelques forts restants.
Foch est nommé commandant des forces alliées dans les Flandres. Les
britanniques effectuent un nouveau raid aérien en Allemagne, sur les
mêmes bases de Zeppelin déjà attaquées précédemment. Les Russes sont
repoussés de Hongrie. Le sous-marin britannique E.9 coule le destroyer
allemand S.126.
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| Carte postale allemande, en date du 4 mai 1915, évoquant les combats sur l'Escaut du 8 octobre 1914. Domaine public. |
mardi 7 octobre 2014
07 octobre 1914 - Révolte de Maritz
Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le
gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des
reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils
bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule
pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de
refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements
aux alentours du canal de La Bassée, dans les
Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les
Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont
arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours,
les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en
Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En
Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres
des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la
situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette
fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute
proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur.
Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa,
un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de
l'ennemi.
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| Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/ |
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lundi 6 octobre 2014
06 octobre 1914 - Carte postale
A Anvers, les Allemands ont forcé les défenses de la Nèthe, avec une
brèche de 26 km. Albert Ier décide de se replier sur l'Escaut. Les
Allemands arrêtent définitivement leur offensive à Arras : la ligne
s'est stabilisée, et les opérations se déroulent maintenant plus au
Nord. Les Allemands se font en effet pressants vers Lille, et les Alliés
se regroupent pour les stopper.
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| Une carte postale envoyée à sa famille par un soldat d'infanterie blessé. Celui-ci était cultivateur dans la Marne, près de Reims. Il a été blessé lors de la bataille de la Marne, envoyé à l'hôpital d'Albi d'où il écrit sa lettre, puis survivra à une autre blessure en 1917 et finalement à la guerre. Sa famille, dont il ignore la localisation, s'est réfugiée dans l'Ain pour fuir les combats. © http://www.europeana1914-1918.eu |
samedi 4 octobre 2014
04 octobre 1914 - Manifeste des 93
Les Belges retraitent à Anvers, essayant de bloquer les Allemands qui
tentent de couper leur route de retraite. A Arras, les Français
finissent par stopper l'avance allemande. Ceux-ci massent des troupes
dans les Flandres, encore plus au Nord. Les Autrichiens commencent à
contre-attaquer en Galicie. Publication du Manifeste des 93 en
Allemagne. Il s'agit d'un plaidoyer signé par une très grande partie de
l'élite intellectuelle Allemande (professeurs de toutes
les disciplines, notamment le futur prix Nobel de physique Max Planck,
et artistes en particulier) pour soutenir la politique militariste de
leur pays. Ils y expriment leur soutient inconditionnel à leur pays dans
tous les points "litigieux" du conflit à cette date, quitte à les nier
purement et simplement : responsabilité de l'Allemagne dans le
déclenchement du conflit, violation de la neutralité belge, atrocités
sur civils, destruction gratuite de Louvain... Les Alliés, à l'Ouest
comme à l'Est, en sont par contre chargés, et ne font quasiment plus
partie du "monde civilisé", notamment parce qu'intégrant des troupes
coloniales à leurs armées. Albert Einstein est l'une des quelques
figures intellectuelles allemandes notables à refuser de signer.
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| Le front Ouest le 4 octobre. Le front est stabilisé, on note principalement l'avancée des deux belligérants vers le Nord, avec ici des mouvements extrêmes dans la région de Lille. © http://www.carto1418.fr/ |
vendredi 3 octobre 2014
03 octobre 1914 - Offensive sur la Vistule
A Anvers, le fort de Kessel est évacué au matin, totalement ruiné après
2h30 de bombardement. Les Belges n'ont plus que leur artillerie de
campagne et deux trains blindés. Des unités d'infanterie de marine
britannique viennent renforcer les Belges à Anvers, accompagnés par
Winston Churchill, premier lord de l’amirauté britannique. Les Français
parviennent à ralentir et désorganiser la contre-attaque allemande à
Arras. La cavalerie allemande prend position à Ypres.
Les Autrichiens engagent les Russes sur la Vistule, début de la grande
offensive vers Varsovie. Hindenburg, qui détient le commandement
conjoint des forces austro-allemandes, n'a cependant aucune idée claire
sur les forces qui se trouvent en face de lui. D'autre part, la retraite
autrichienne en Galicie s'arrête enfin. Les britanniques commencent à
mouiller des mines en mer du Nord. Les Japonais débarquent en Micronésie
allemande. Un premier contingent canadien de 32000 hommes est mobilisé
pour partir en Europe.
jeudi 2 octobre 2014
02 octobre 1914 - Contre-attaque à Arras
A Anvers, quatre fort tombent ou sont évacués par leurs défenseurs dans
la journée, sous l'effet des bombardements ou suite à aux attaques à la
mines des pionniers allemands. Les Belges établissent une ligne de
défense derrière la Nèthe. Il s'agit de gagner le maximum de temps et de
retraiter le plus tard possible : le front français se déployant vers
le Nord, il sera d'autant plus proche et donc rapide à atteindre au
moment de quitter la ville. L'offensive d'Arras tourne court : alors que
les Français atteignent Douai, les Allemands contre-attaquent et
commencent à les repousser vers leur point de départ.
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| L'étalage d'un fripier à Paris, le 2 octobre. On note que de nombreux hommes restent dans la vie civile. © http://www.parisenimages.fr |
mercredi 1 octobre 2014
01 octobre 1914 - Offensive d'Arras
A Anvers, les Allemands prennent sans combat le fort de
Sint-Katelijne-Waver qui avait été évacué. Ailleurs, les Belges ont
fortifié leurs positions et tiennent bon malgré les assauts et le
bombardement. L'attaque de la nouvelle armée rassemblée à Arras est
lancée. Les Français progressent efficacement en direction de Douai.
Toutefois, trois corps d'armée allemands sont prêts à contre-attaquer.
Au saillant de Saint-Mihiel, les Français parviennent à détruire
les ponts que les Allemands avaient jeté sur la Meuse. Les troupes
britanniques commencent à quitter l'Aisne, à présent stabilisée, pour se
repositionner plus au Nord. Les Russes font pression sur les Allemands
au niveau du Niemen. Des renforts Portugais arrivent en Angola, pour
prévenir une attaque allemande.
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| Une batterie russe participant au siège de Przemyśl, le 1er octobre. © http://avaxnews.net |
mardi 30 septembre 2014
30 septembre 1914 - Inquiétude à Anvers
La situation devient très préoccupante à Anvers. Tous les forts faisant
face aux Allemands sont fortement endommagés, la plupart de leurs pièces
hors d'usage. Les troupes occupant les tranchées dans les intervalles
ont du se replier, laissant certains forts isolés. Pourtant,
l'infanterie allemande n'a encore rien fait, attendant que les forts
soient totalement détruits pour intervenir. Les Français reprennent
Arras, et concentrent une nouvelle armée dans la région d'Amiens et Lens. Ils occupent également Lille.
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| Un aperçu des dégâts causés par l'artillerie allemande sur le fort Sint-Katelijne-Waver, à Anvers. Comme on peut le constater, les forts sont construits presque entièrement en surface, même s'ils sont recouverts de terre, à cause de la nappe phréatique très proche de la surface. Ils tirent de plus à poudre noire, ce qui en fait des cibles parfaites, et sont construits en béton non armé donc ne résistent pas aux obus de gros calibres. © http://www.fortengordels.be |
lundi 29 septembre 2014
29 septembre 1914 - Du Niemen à la Vistule
A Anvers, les Belges ouvrent les digues et inondent une partie du
terrain, ce qui fait partie du plan de défense de la citadelle. Ceci
n'empêche pas la canonnade de continuer : le fort de
Sint-Katelijne-Waver reçoit un projectile de 420 mm toutes les 7
minutes, une poudrière explose et il est évacué en fin de journée. Dans
la nuit, les Belges utilisent la seule voie de chemin de fer restante
pour déplacer discrètement leur base d'opération plus à l'Ouest. Toutes
les offensives entreprises dans le Nord de la France sont arrêtées. Une
nouvelle est programmée, toujours à l'extrémité du front actuel,
c'est-à-dire dans la région d'Arras. Les Allemands abandonnent leur
offensive sur le Niemen, qui n'a pas abouti. Les Allemands attaquent les
Russes sur la Vistule, en Pologne, en direction de Varsovie. Ils n'ont
que 19 divisions contre 60 pour les Russes, mais parviennent tout de
même à les bousculer. Les Russes pénètrent en Hongrie.
dimanche 28 septembre 2014
28 septembre 1914 - Croix noires
L'artillerie lourde commence à tirer sur quelques forts d'Anvers ; son
effet est immédiat : au fort de Sint-Katelijne-Waver, le principal visé,
les obus de 420 mm percent les 2,50 m de béton en endommagent fortement
l'infrastructure. A Albert, les Français parviennent à stopper les
Allemands et à établir une ligne défensive. Les Allemands appliquent
pour la première fois la croix pattée - sur leurs avions, alors qu'ils
se contentaient auparavant d'une bande
noire sur l'aile. Les alliés n'ont pas encore de signe distinctif
comparable. Les Russes avancent toujours en Pologne et en Galicie. La
Turquie ferme le détroit des Dardanelles aux pays de l'Entente. A
Tsingtao, la canonnière allemande Jaguar coule le croiseur japonais
Takashio, dans une tentative pour briser le blocus du port. Les
britanniques commencent les préparatifs pour envoyer une force, composée
de soldats indiens, au Moyen-Orient. Procès des assassins de l'archiduc
à Sarajevo.
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| Des soldats allemands transportent une aile de biplan sur laquelle apparaît la nouvelle croix pattée. La photographie a été prise à Saint-Quentin et n'est pas datée. Cet insigne restera en usage jusqu'en avril 1918, avant d'être remplacé par une "croix balkanique" aux branches droites qui servira jusqu'à l'adoption de l'emblème nazi. La croix pattée est de nouveau utilisée par l'armée allemande (de l'Ouest puis réunifiée) depuis 1955. © http://avaxnews.net/ |
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samedi 27 septembre 2014
27 septembre 1914 - Siège d'Anvers
Les Allemands arrivent à distance de bombardement des premiers forts
d'Anvers, le siège direct de la ville va pouvoir commencer. Cette place
est considérée à l'époque comme la plus puissante au monde, avec deux
ceintures de forts jusqu'à 9 km de la ville, mettant celle-ci hors
d'atteinte d'un bombardement direct, et un millier de canons. Il y a au
total 17 forts principaux dans la ceinture extérieure, avec des redoutes
dans les intervalles, et 13 sur la ceinture
intérieure. Cependant, les travaux ne sont pas achevés, et ils ont les
mêmes défauts que la place de Liège : en particulier, le béton non armé
résiste aux canons de 210 mm, mais pas au-dessus. La défense de la ville
est assurée par 157000 hommes, capables d'effectuer des sorties ; les
allemands sont 130000, avec 126 canons de 100 à 210 mm, et surtout 9
mortiers de 305 mm et 4 obusiers de 420 mm. Fin de la bataille de
l'Aisne : les Allemands cessent leurs attaques et se retranchent
définitivement, en particulier sur le plateau du Chemin des Dames,
tellement imprenable qu'il ne sera de nouveau attaqué qu'en 1917 lors
des offensives Nivelle, se soldant par une boucherie. Les Allemands
continuent leur contre-offensive dans la Somme, et atteignent Thiepval.
En Galicie, les Russes poussent en direction de Cracovie d'une part, des
Carpates d'autre part. Les alliés prennent Duala, au Cameroun.
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| Le front Ouest le 27 septembre. Alors que la majorité du front est stable, on voit clairement se dessiner la "course à la mer" presque plein Nord qui se met en place au fur et à mesure des offensives de contournement avortées. On observe également l'avancée allemande dans la Meuse ayant créé le saillant de Saint-Mihiel, lequel a du même coup provoqué l'apparition d'un saillant français plus au Nord, celui de Verdun. © http://www.carto1418.fr/ |
mardi 16 septembre 2014
16 septembre 1914 - Stabilisation
Pas d'évolution notable sur le front français. Bien que l'ordre du jour
demande encore d'attaquer, les troupes sont épuisées, et soit ne bougent
pas significativement, soit essaient comme dans l'Aisne, mais sont
contenues.
samedi 13 septembre 2014
13 septembre 1914 - Positions défensives
Les Belges sont repoussés à l'intérieur de la place d'Anvers. Les
Allemands, laissant Amiens aux Français, retraitent pour se fixer sur
l’Aisne, la Vesle et la Suippe, mettant en place les premiers réseaux de
tranchées. L'Argonne est un de leurs principaux points d'appui,
notamment le plateau de Craonne connu sous le nom de Chemin des Dames.
L'Aisne est un point crucial car il s'agit de l'extrémité occidentale de
la ligne de front : les Alliés veulent en profiter
pour passer plus à l'Ouest encore et contourner les lignes allemandes.
Depuis Nancy, les Français reprennent Pont-à-Mousson sans combat et
poussent jusqu'à la frontière allemande. Les Allemands se retranchent
sur la Seille, fixant le front à cet endroit pour les quatre années
suivantes. Fin de la bataille des lacs Mazuriques : les Russes sont
parvenus à s'échapper, ayant perdu un quart de leur demi-million
d'hommes. Ils sont donc repoussés en Russie, mettant fin à leur invasion
de la Prusse orientale. Ils se replient dans des forts à la frontière,
autour du Niemen et la situation se stabilise, mais l'avance Russe est
toujours nette plus au Sud, en Pologne et surtout en Galicie. Premières
attaques terrestres japonaises contre les Allemands à Tsingtao. Le Hela,
un aviso allemand effectuant des entraînement en principe en sûreté au
large de Heligoland, est coulé par le sous-marin britannique E-9 ; les
Allemands effectueront désormais leurs exercices en Baltique. En France,
première émission des bons de la défense nationale, des emprunts à 4%
d'intérêt auprès du grand public, qui continueront jusqu'à la fin de la
guerre.
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| Le front Ouest le 13 septembre. Les Allemands sont arrivés sur des positions de repli préparées à l'avance, les Français les poursuivant en ayant plus ou moins perdu le contact. On note des intervalles entre unités, signes de l'usure des troupes et de la nécessité de se reformer, et la position de trois divisions de cavalerie françaises (en bleu clair, vers Montdidier) menaçant le flanc Ouest des Allemands, sur l'Aisne. © http://www.carto1418.fr/ |
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jeudi 4 septembre 2014
04 septembre 1914 - Bataille du Grand Couronné
Les défenses de Maubeuge sont à bout de force. Les Belges ouvrent les
digues autour d'Anvers pour ralentir l'avance allemande. L'armée
allemande occupe Reims. Toutefois, dans son mouvement tournant, elle ne
peut pas protéger son flanc droit, les troupes chargées de le faire
ayant été retenues trop longtemps en Belgique, face à Anvers notamment.
Le général Gallieni, commandant de Paris, y voit une opportunité et
donne l'ordre à la VIe armée, devant initialement
défendre Paris, de se porter en avant et d'attaquer un point faible
dans le flanc allemand sur l'Ourcq. Début de la bataille du Grand
Couronné à Nancy. Il s'agit d'une ligne de défense qui empêche les
allemands d'encercler Nancy par le Sud. La prise de la ville est
importante surtout pour le prestige de l'armée allemande, à tel point
que l'empereur Guillaume II vient en personne assister aux opérations.
Les Allemands lancent une violente attaque qui oblige les défenseurs à
se replier, mais ceux-ci tiennent bon voire parviennent à
contre-attaquer.
dimanche 24 août 2014
24 août 1914 - Grande Retraite
Début de la Grande Retraite sur tout le front Ouest : sur ordre de
Joffre, les Français et Britanniques reculent sur tous les fronts, mais
en bon ordre, pour pouvoir se réorganiser avant de contre-attaquer. En
Lorraine, la VIe Armée allemande s'engouffre dans la Trouée de Charmes
en bousculant les Français. Le général français Castelnau réagit bien et
attaque les flancs exposés des troupes allemandes, stoppant leur
progression. Au niveau de la frontière franco-belge,
le passage de la Meuse à Givet est défendu par le fort de Charlemont,
datant de l'époque de Vauban, qui doit retenir les Allemands lorsqu'ils
arriveront. Les Belges se préparent également à retenir les Allemands
devant Anvers. A Namur, quatre forts supplémentaires se rendent, mais
deux résistent encore et fixent les Allemands. La flotte
franco-britannique de l'Adriatique bombarde la ville autrichienne de
Kotor (actuellement au Monténégro). En Prusse orientale, les Russes sont
largement supérieurs en nombre aux Allemands, qui manœuvrent pour
éviter l'encerclement. Les Serbes entrent dans Šabac, pour s'apercevoir
que les Autrichiens sont partis pendant la nuit. La première offensive
autrichienne sur la Serbie se solde définitivement par un échec. Les
pertes sont difficiles à évaluer, peut-être 12000 morts dont les deux
tiers Autrichiens. Les deux camps ont commis des crimes de guerre sur
des civils et des prisonniers (exécutions, viols, mutilations...).
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| A la tête du 9e lanciers britannique, le capitaine Francis Grenfell mène une charge de retardement contre les Allemands à Audregnies, près de Mons, et gagne la première Victoria Cross de la guerre, ce qui est largement relayé dans la presse, l'action étant comparée à la charge de la brigade légère à Balaklava. Effectivement, malgré l'aperçu qu'en donne cette image de propagande, la charge est un désastre, les chevaux se prennent dans des barbelés avant d'être décimés par les mitrailleuses et l'artillerie. Richard Caton Woodville, http://www.nam.ac.uk, domaine public. |
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mercredi 20 août 2014
20 août 1914 - Contre-attaque allemande
Les Allemands déploient leur artillerie devant Namur. Les Belges
continuent leur repli sur Anvers, alors que les Allemands commencent
leur mouvement tournant vers le Sud, prenant au passage Bruxelles sans
combat. En Lorraine, les Allemands reposés, plus nombreux et placés en
hauteur contre-attaquent violemment à Sarrebourg et Morhange à 4h du
matin, à 11h les unités françaises sont en déroute (plus de 90% de
pertes dans certaines unités) et entament un repli général,
y compris de nuit. Les deux armées se rencontrent également dans les
Ardennes, où les Allemands sont bien retranchés : les attaques
françaises échouent avec de fortes pertes, notamment à cause de
l'artillerie allemande. La même situation se répète également dans les
Vosges, notamment au Petit Donon. Bataille de Gumbinnen en Prusse
orientale. Les Allemands, encouragés par leur précédent succès, lancent
une nouvelle attaque précipitée, sans avoir pris le temps de se préparer
correctement. L'artillerie lourde russe fait un carnage et von François
préfère reculer largement, même si son armée n'est pas poursuivie. Le
chef d’État-major von Moltke, furieux de cette retraite générale, confie
le commandement de cette armée à Hindenburg secondé par Ludendorff. Les
Serbes pourchassent les Autrichiens au-delà de la Drina, en territoire
autrichien.
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| Un train d'artillerie allemand traverse Bruxelles. © http://www.sambre-marne-yser.be, collection privée. |
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mardi 19 août 2014
19 août 1914 - Neutralité américaine
En Belgique, les Allemands arrivent en vue de Namur. Celle-ci est
défendue par 9 forts, selon une organisation similaire à Liège, mais les
Allemands ont retenu la leçon et décident de les réduire directement à
l'artillerie lourde, sans tenter de coup de main. L'armée belge retraite
sur Anvers. Les français, après des combats maison par maison à
Dornach, reprennent Mulhouse. L'avance en Lorraine est par contre
stoppée, les IIIe et IVe armées étant arrivée sur les
lignes défensives allemandes bien défendues, à 20 km derrière la
frontière. Fin de la bataille du Cer, les Autrichiens sont vaincus et
doivent se replier derrière la Drina face à l'arrivée d'une colonne de
renforts serbe. Les Etats-Unis se déclarent neutres.
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| La déclaration de neutralité américaine, dans un discours prononcé par Woodrow Wilson devant le Congrès. © Wilson, Essential Writings and Speeches of the Scholar-president, 2006, pp.390-391. |
dimanche 17 août 2014
17 août 1914 - Bataille de Stallupönen
Les Français progressent en Lorraine, prenant Château-Salins ; certaines
attaques se font dans le vide, les Allemands ayant déjà reculé sur des
positions plus favorables. La bataille du Cer continue, les
contre-attaques serbes sont repoussées. Bataille de Stallupönen, premier
engagement sur le front oriental. Le général von François, commandant
les maigres troupes allemandes, désobéit aux ordres lui disant d'éviter
l'affrontement avec les Russes et de reculer en cas d'attaque, ce qu'il
avait fait jusque-là. La bataille est assez incertaine mais marque le
point de départ de la contre-offensive allemande. Le gouvernement belge
quitte Bruxelles pour Anvers.
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| Des soldats allemands sur la place Saint-Lambert à Liège, peu après la prise de la ville. © Bibliothèque Ulysse Capitaine, domaine public. |
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