Les Russes font sauter les ponts de chemin de fer en
provenance d'Autriche, tandis que les Serbes résistent tant bien que
mal. A 13h, l'Allemagne proclame la loi martiale, et envoie deux
ultimatums, en demandant à la Russie de stopper sa mobilisation sous
24h, et à la France de rester neutre en cédant temporairement à
l'Allemagne les forts de Toul et Verdun. Les Français comptent bien
refuser et prévoient de mobiliser le lendemain. Les Anglais demandent si
la neutralité belge sera respectée :
les Français acquiescent, les Allemands ne répondent pas. La Belgique et
les Pays-Bas mobilisent, l'Italie décide de
rester neutre. Panique financière à la bourse de Londres.
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jeudi 31 juillet 2014
vendredi 25 juillet 2014
25 juillet 1914 - Réponse
Le conseil serbe se réunit en urgence et transmet sa réponse à
l'ultimatum à 17h58. A la surprise générale, tous les points sont
acceptés sauf celui portant sur la participation de fonctionnaires
autrichiens à l'enquête ; et encore, il ne s'agit pas d'un refus net
mais de la volonté d'en référer à un tribunal international qui
statuera. L'Autriche considère tout de même qu'il s'agit d'un refus, et
son ambassadeur signifie à la Serbie la rupture des relations
diplomatiques avant de quitter le pays à 18h30. Tandis que Grey, de
Londres, continue à proposer sa médiation en se détachant quelque peu de
l'Entente, la plupart des puissances commencent les préparatifs de
guerre. L'Autriche mobilise 8 corps d'armée en vue d'attaquer le 28, de
même que la Serbie pour se défendre dès 15h, la Russie confirme son
amorce de mobilisation pour 13 corps, et la France rappelle ses soldats
en permission et ordonne aux troupes marocaines de rejoindre la
métropole. Viviani, alors à Stockholm et que la France presse de
rentrer, déclare qu'il suivra certainement la Russie dans la guerre. A
Lyon, Jaurès prononce son avant-dernier discours, juste après avoir
appris les nouvelles des Balkans ; il appelle à la grève générale dans
toute l'Europe pour stopper la guerre.
jeudi 17 juillet 2014
17 juillet 1914 - L'Allemagne est prête
Berchtold confie à l'ambassadeur allemand qu'il craint que l'ultimatum
ne soit rejeté et qu'il veut prendre le temps de bien le formuler en
conséquence. Le ministre des affaires étrangères allemand, von Jagow,
reçoit un rapport comme quoi l'armée est prête et peut entamer une
guerre à tout moment.
jeudi 10 juillet 2014
10 juillet 1914 - "Et ils ont le temps pour ça !"
Berchtold, ministre autrichien des Affaires étrangères, amorce la
rédaction de l'ultimatum. Il en prévient l'ambassadeur allemand à
Vienne, lequel fait remonter l'information jusqu'à Guillaume II.
Celui-ci, d'après une note manuscrite en marge du télégramme, ne voit
pas l'intérêt de perdre du temps à monter un simulacre de diplomatie.
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