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| Hommes et chevaux britanniques morts sur le champ de bataille du Cateau. Domaine public. |
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mardi 26 août 2014
26 août 1914 - Bataille de Tannenberg
Longwy
succombe : la ville et ses défenses sont ravagées, il n'y a aucun
espoir de secours, et il n'y a de toute façon presque plus d'artillerie.
La place se rend à 10h30 avec les honneurs. Les Allemands arrivent en
vue de Maubeuge, défendue par 14 forts, mais leurs troupes sont déjà
éprouvées et il n'est pas possible de commencer immédiatement un siège.
Bataille du Cateau menée par les
Britanniques à l'extrémité gauche du dispositif allié. Bien qu'ils
soient largement en infériorité numérique, ils bloquent les Allemands
pendant 12 heures et évitent l'encerclement, avec des pertes très
élevées (20%). A l'extrême gauche du dispositif allié, une VIe armée
française est constituée à partir de la garnison de Paris, couvrant le
Nord-Est de cette ville. La capitale reçoit le général Gallieni comme
gouverneur. Début de la bataille de Tannenberg, en Prusse orientale. Ce
nom marque une vision de revanche vis-à-vis de la première bataille de
Tannenberg de 1410, lors de laquelle les chevaliers Teutoniques avait
été défaits par les russes, même si l'affrontement se déroule cette fois
sur une zone beaucoup plus large. Les Allemands disposent de 200000
hommes, contre deux armées de 400000 hommes chacune pour les Russes.
Hindenburg profite du réseau de chemin de fer pour retirer ses troupes
face à la première armée russe, au Nord, et les faire renforcer celles
qui font face à la deuxième armée, au Sud ; il appelle de plus des
renforts depuis l'Ouest. Plus au Sud, en Galicie, les Autrichiens
profitent de la désorganisation des Russes après leur défaite à Krasnik
pour les attaquer de nouveau, au Nord à Komarów, et au Sud à Gnila Lipa.
Les Russes s'attendant à une attaque sur Lemberg, ils ont massé leurs
troupes au Sud, et seule la première attaque réussit. Combat naval de
l’île d’Odensholm, en Baltique. Le croiseur allemand Magdeburg, en plein
brouillard, s'échoue sur cette île et ne parvient pas à se dégager.
Deux croiseurs russes prévenus par les gardiens du phare de l'île n'ont
aucun mal à le neutraliser, et mettent la main sur un exemplaire du code
de la Marine allemande qui était censé avoir été détruit. Les Allemands
ignoreront toute la guerre cet élément et ne changeront jamais leur
code. Les Allemands capitulent à Kamina, au Togo. Alors que l'invasion
avait commencé dès le 7 août, ils s'étaient regroupé dans cette ville où
se situait l'émetteur radio permettant le contact avec l'extérieur. La
chute de cette place entraîne la capitulation du Togo entier, que se
partagent Français et Britanniques. Dernière exaction allemande
d'importance à Frasnes-lez-Couvin, en Wallonie. Depuis le début de la
guerre, principalement en Belgique mais également en France, celles-ci
ont coûté la vie à 5000 civils dans plus d'une centaine de localités,
avec 15000 maisons détruites. Le gouvernement français démissionne pour
former un ministère de la défense nationale, intégrant des socialistes
et concrétisant ainsi l'Union sacrée.
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vendredi 8 août 2014
08 août 1914 - Prise de Mulhouse
En Belgique, le gros de l'armée belge retraite derrière la Dyle, tandis
que trois divisions de cavalerie françaises sont en route pour la
rejoindre. Pendant ce temps, les Allemands entrent prudemment dans la
ville de Liège. Le général belge Leman a pu communiquer avec le
gouvernement pendant la trêve, et a appris que la France avait remis à
la ville la Grand-croix de la Légion d'Honneur ; il décide de résister
jusqu'au bout. Les Allemands concentrent alors leurs
mortiers de 210 mm sur le fort de Barchon, mettant hors-service ses
coupoles. Comme la plupart des forts de Liège, celui-ci souffre d'une
ventilation peu efficace, et à partir de 15h des gaz se répandent dans
les couloirs ; pour éviter l'asphyxie, la garnison se rend à 16h. En
Alsace, les Allemands effectuent un repli stratégique dans les bois
autour de Mulhouse, ce qui permet aux Français de prendre la ville
musique en tête et sans combat. Deux croiseurs britanniques bombardent
Dar es Salaam, en Afrique orientale allemande (actuellement Tanzanie).
Union sacrée en Russie, mais à la différence de la France et de la
Grande-Bretagne, les socialistes ne s'y rallient pas tous.
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| Proclamation du généralissime Joffre suite à la prise de Mulhouse, affichée dans la ville le jour même. ©http://www.psywarrior.com |
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lundi 4 août 2014
04 août 1914 : Grande-Bretagne et Allemagne
En Belgique, les Allemands arrivent devant les forts de Liège, appuyés
par l'armée placée dans les intervalles, qui ne comptent pas se rendre.
Deux avions allemands survolent Bruxelles dans la nuit. En Algérie
française, les croiseurs allemands Goeben et Breslau bombardent
respectivement Philippeville et Bône, tuant 21 personnes. La
Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne pour violation de la
neutralité belge. Les députés français votent à l'unanimité les crédits
de guerre en appelant à l'"Union sacrée", de même que leurs homologues
allemands, y compris les socialistes dans les deux camps.
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| Réquisition des tombereaux de Paris, le 4 août 1914. Photographie de presse, agence Rol, domaine public. |
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jeudi 31 juillet 2014
31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès
Les Russes font sauter les ponts de chemin de fer en
provenance d'Autriche, tandis que les Serbes résistent tant bien que
mal. A 13h, l'Allemagne proclame la loi martiale, et envoie deux
ultimatums, en demandant à la Russie de stopper sa mobilisation sous
24h, et à la France de rester neutre en cédant temporairement à
l'Allemagne les forts de Toul et Verdun. Les Français comptent bien
refuser et prévoient de mobiliser le lendemain. Les Anglais demandent si
la neutralité belge sera respectée :
les Français acquiescent, les Allemands ne répondent pas. La Belgique et
les Pays-Bas mobilisent, l'Italie décide de
rester neutre. Panique financière à la bourse de Londres.
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