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lundi 17 novembre 2014

17 novembre 1914 - Guerre de positions

Les Allemands arrêtent leur offensive à Ypres, sans avoir atteint les ports qui constituaient leur objectif. Le front est définitivement stabilisé sur 700 km entre la mer du Nord et la Suisse et le restera jusqu'en 1918, les combattants s'employant maintenant à améliorer leurs tranchées. Les Russes atteignent à nouveau les Carpates. Les Ottomans sont repoussés en Mésopotamie.

Le croiseur auxiliaire allemand Berlin interné dans le port de Trondheim, en Norvège. Il s'agit à l'origine d'un paquebot transatlantique de la Norddeutschen Lloyd, armé en croiseur auxiliaire destiné à mouiller des mines en mer du Nord, et qui a du se réfugier dans ce port le 17 novembre faute de carburant. Après la guerre, il sera récupéré par les Britanniques et retournera à sa fonction première sous le nom d'Arabic. Municipal Archives of Trondheim, domaine public.

dimanche 14 septembre 2014

14 septembre 1914 - Paquebot contre paquebot

Les Français tentent d'attaquer les positions allemandes, notamment dans l'Aisne, mais ceux-ci sont bien retranchés et ne reculent globalement plus. Les Allemands évacuent Reims, mais la bombardent, notamment la cathédrale. Suite à l'échec de l'offensive sur la Marne, et à son état d'épuisement personnel, l'empereur Guillaume II remplace von Moltke par von Falkenhayn à la tête des armées allemandes. Dans l'Atlantique Sud, le navire britannique Carmania coule l'allemand Cap Trafalgar ; les deux sont d'anciens paquebots commerciaux, armés pour être convertis en croiseurs auxiliaires. Les Australiens, qui n'avaient pour l'instant pris qu'une île mineure de Nouvelle-Guinée allemande, débarquent sur l'île principale, et commencent à assiéger Toma, près de Rabaul avec 200 hommes, 1 canon et 1 croiseur en couverture, sans prendre de risques. L'amiral Graf von Spee arrive en vue des Samoa allemandes, occupées par les néo-zélandais peu entraînés et mal équipés, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau ; il pourrait aisément reprendre la colonie, mais réalise que les Alliés reviendraient dès son départ, et repart sans perdre plus de temps.

Le RMS Carmania, au premier plan, coule le SMS Cap Trafalgar, au fond. Les deux étaient avant la guerre des paquebots transatlantiques, le premier de la Cunard Line et le second de la Hamburg Süd. L'armement ajouté sur le Cap Trafalgar, qui en fait un croiseur auxiliaire, est composé de deux canons de 105 mm et de six de 37 mm. Charles Dixon, Carmania sinking Cap Trafalgar off Trinidad, September 14, 1914, 1923, National Maritime Museum, domaine public.