Sur le flanc Ouest du front, les Français attaquent depuis Soissons vers
Noyon, pour essayer de tourner les Allemands. Mais ceux-ci ont
pleinement conscience de la manœuvre et se sont renforcés dans le
secteur. Von Falkenhayn prévoit également d'attaquer dans quelques jours
à Saint-Mihiel, dans la Meuse, pour distraire les Français de leur
stratégie de contournement. Sur le front Est, les Autrichiens ne peuvent
plus faire face aux Russes, que ce soit en Pologne
ou en Galicie, et retraitent partout. Les Allemands sont contraints de
les aider en envoyant toute une armée en soutient pour stopper les
Russes. Cette dispersion est d'autant plus préoccupante que, selon le
plan Schlieffen, les opérations en France aurait du se terminer et
permettre d'envoyer les troupes qui y étaient affectées contre les
Russes, ce qui n'est de fait pas possible. En Nouvelle-Guinée, la place
allemande de Toma se rend aux Australiens sans combat, et avec elle
toute la colonie.
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mercredi 17 septembre 2014
17 septembre 1914 - Nouvelle-Guinée
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dimanche 14 septembre 2014
14 septembre 1914 - Paquebot contre paquebot
Les Français tentent d'attaquer les positions allemandes, notamment dans
l'Aisne, mais ceux-ci sont bien retranchés et ne reculent globalement
plus. Les Allemands évacuent Reims, mais la bombardent, notamment la
cathédrale. Suite à l'échec de l'offensive sur la Marne, et à son état
d'épuisement personnel, l'empereur Guillaume II remplace von Moltke par
von Falkenhayn à la tête des armées allemandes. Dans l'Atlantique Sud,
le navire britannique Carmania coule
l'allemand Cap Trafalgar ; les deux sont d'anciens paquebots
commerciaux, armés pour être convertis en croiseurs auxiliaires. Les
Australiens, qui n'avaient pour l'instant pris qu'une île mineure de
Nouvelle-Guinée allemande, débarquent sur l'île principale, et
commencent à assiéger Toma, près de Rabaul avec 200 hommes, 1 canon et 1
croiseur en couverture, sans prendre de risques. L'amiral Graf von Spee
arrive en vue des Samoa allemandes, occupées par les néo-zélandais peu
entraînés et mal équipés, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau ;
il pourrait aisément reprendre la colonie, mais réalise que les Alliés
reviendraient dès son départ, et repart sans perdre plus de temps.
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jeudi 11 septembre 2014
11 septembre 1914 - Bita Paka
Les Français poursuivent les Allemands en retraite de l'Ourcq à Verdun,
reprenant notamment Epernay et Châlons. A Nancy, les Français avancent
péniblement : les Allemands ont fortifié leurs arrières avec de
nombreuses tranchées bien garnies de mitrailleuses. Aux lacs Mazuriques,
les Russes sont repoussés en commencent à entrevoir la possibilité
d'être encerclés par les Allemands : ils doivent se replier vers l'Est
le plus vite possible pour l'éviter. En Galicie,
fin de la bataille de Lemberg, les Autrichiens ont perdu un tiers du
million d'hommes qu'ils avaient engagés et doivent se replier
profondément dans les Carpates. Les Russes capturent 120000 hommes et
400 canons. Bataille de Bita Paka : environ 500 australiens cherchent à
capturer un poste radio allemand sur une île de Nouvelle-Guinée, lequel
est défendu par 61 réservistes allemands et 240 membres de la police
mélanésienne peu entraînés. A la différence des Samoa, les défenseurs
résistent, et les australiens doivent combattre pour s'emparer du poste,
avec des pertes des deux côtés.
![]() |
| Un soldat australien ayant participé à la prise de Bita Paka. Il est ici photographié avec sa mère le 14 août, à Sydney, alors qu'il s'embarque en direction des îles indonésiennes. Domaine public. |
dimanche 7 septembre 2014
07 septembre 1914 - Les fusillés du 327e
Maubeuge est prise aux deux tiers, et ne peut plus résister. A midi, les
Allemands refusent un armistice d'une journée et continuent le
bombardement, aussi le drapeau blanc est hissé à 21h30. La place a
résisté une dizaine de jours, immobilisant un corps d'armée allemand qui
fait défaut sur la Marne au même moment. Sur la Marne justement, l'aile
droite allemande, constituée par la Ière armée de von Kluck, est en
difficulté et peine à maintenir le contact avec
la deuxième armée de von Bülow plus à l'Est, lui-même menacé sur ses
ailes. Si le centre avance toujours, dans le marais de Saint-Gond,
l'aile gauche allemande est stoppée voire commence à retraiter dans le
secteur des Deux Morins. Point culminant de la bataille pour Nancy : si
certains résistent, d'autres secteurs français sont totalement enfoncés,
ce qui ouvre des brèches directes vers la ville dont les allemands ne
se rendent heureusement pas forcément compte. Les Autrichiens lancent
une nouvelle offensive contre les serbes sur la Drina, avec deux armées :
l'une des deux est repoussée mais la seconde parvient à prendre pied
sur le territoire serbe. Des opérations navales alliées débutent au
large du Cameroun, en vue d'un débarquement prévu pour la fin du mois.
Un transport de troupes australien en provenance des Samoa récemment
capturées approche de Nouvelle-Guinée allemande. Une escadre allemande
commandée par Graf von Spee endommage les câbles de communications
sous-marins britanniques dans le Pacifique. Affaire des fusillés du 327e
RI : la veille, quelques soldats ont cédé à un mouvement de panique
dans le marais de Saint-Gond. Sept d'entre eux ont été stoppés par un
général de brigade et fusillés le 7, sans véritable enquête. L'un
d'entre eux en sortira vivant et mourra au combat en juin 1915. Un seul
sera réhabilité, en 1926 ; tous sont indiqués comme "tués à l'ennemi"
sur leurs fiches militaires.
| La fiche de décès d'Alfred Delsarte, l'un des "fusillés du 327e". Sur cette fiche et sur elle seule, la mention "Tué à l'ennemi" a été rayée et remplacée par "Mort pour la France", mais il n'y a tout de même aucune mention de la cause réelle de sa mort, et il ne s'agit pas du soldat réhabilité. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr |
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